Quelles activités pédagogiques pour faire interagir ses étudiants en classe virtuelle ? Et pour les faire apprendre ? Et pour les faire apprendre en interagissant ?
Innovation Pédagogique et transition
Une initiative de l'Institut Mines-Télécom avec un réseau de partenaires
Quelles activités pédagogiques pour faire interagir ses étudiants en classe virtuelle ? Et pour les faire apprendre ? Et pour les faire apprendre en interagissant ?
Pour toute équipe d’enseignants à l’université, concevoir et utiliser des ressources éducatives libres (REL) est une tâche difficile, à la fois à cause d’une certaine méconnaissance des types de licences, mais aussi de la diversité des types d’accès et d’usages des ressources : à distance ou en présence, pour un accès en cours ou hors cours, dans une plateforme ou hors plateforme d’enseignement. Nous dressons ici un cadre d’analyse de ce que peut être une REL selon deux facettes : leur conception et leur impact sur leurs utilisateurs, et nous le testons à partir d’un dispositif collaboratif de ressources libres réalisé au sein de l’Inspé de l’Université Grenoble Alpes, dans un contexte de formation initiale d’enseignants.
En cette période entre l’avant et l’après, nombreux sont les enseignants confrontés à la mise en œuvre de formations hybrides alliant différentes modalités à distance, en présence, par petits groupes ...
Pouvoir réutiliser des ressources produites par d’autres, les adapter co-produire sont d’actualité quand il faut mettre en œuvre de nouvelles pratiques et faire face à cette charge de travail.
Dans le cadre de la lutte contre l’épidémie de Covid-19, les établissements d’enseignement supérieur ont fermé leurs portes. Mais si les salles de classe sont vides, les cours se réorganisent en ligne et le recours à la visioconférence explose, alors qu’il était jusqu’ici assez marginal.
Dans le fonctionnement d’un projet coopératif, les contraintes du travail à distance ont amplifié la place des technologies. Encore faut-il que ces technologies soient au service des humains et du projet. A la lumière de l’expérience des Ripostes Créative et de projets en coopération ouverte, voici dans un entretien avec Laurent Marseault et Florent Merlet une présentation du rôle du techno-pédagoque dans une techno-socio-structure pour l’appropriation d’outils conviviaux qui augmentent l’efficience sans réduire l’autonomie, ne génèrent ni maître ni esclaves, et renforcent le pouvoir d’agir avec la proposition d’un réseau d’entraide entre (…)
Dans cet article, nous présenterons le processus de conception d’une formation en ligne appelée POMI (Préparer et Optimiser sa Mobilité Internationale) destinée à des élèves-ingénieurs, mais qui peut être transposée dans d’autres contextes de formation. Le principal objectif pédagogique est d’accompagner les apprenants dans le développement d’une démarche interculturelle en s’appuyant sur leur expérience de mobilité internationale, obligatoire en formation d’ingénieur. La particularité de ce projet a été d’articuler ce travail d’ingénierie pédagogique à une recherche visant à identifier, au préalable, les besoins spécifiques des (…)
Sophie Jequier est Maître de conférences en physique à l’Université de Bordeaux depuis 1998, où elle réalise des travaux de recherche en physique des plasmas intégrant des simulations numériques importantes. Convaincue que le numérique peut aider dans l’enseignement supérieur, elle intègre le service TICE de l’Université Bordeaux 1 en 2004, dont elle devient directrice de 2006 à 2010. Elle s’implique alors dans les universités numériques thématiques (UNT) en lien avec les sciences (UNIT, UVED, Unisciel) puis dans l’association L’université Numérique de l’inter-UNT.
Nous vous proposons d’analyser l’évolution du contexte de travail d’un élève dans le contexte actuel de confinement et de continuité pédagogique. A partir de cet état des lieux, nous verrons les leviers actionnables pour faciliter son engagement dans la durée.
L’histoire récente de l’École est semée d’élans, d’innovations, de prescriptions afin de pallier les pathologies et inégalités scolaires, violences symboliques et effectives et multiples échecs de nos systèmes scolaires. La pédagogie différenciée fait-elle partie de ces tentatives ? Quelles dimensions viciées de l’École vise-t-elle à compenser, voire à masquer ? Peut-elle échapper à cette malédiction et effectivement contribuer à l’émancipation de tous les élèves ? L’objet de cet article est d’interroger le concept de « pédagogie différenciée » et de le mettre en relation avec l’organisation structurelle de l’école, telle que nous la (…)
Différents scénarios montrent que l’unité de temps, de lieu et d’action n’est souvent plus garantie en formation. La période que nous vivons nous permet d’en prendre conscience et nous oblige à évoluer pour pouvoir répondre à ces différents cas.
L’approche classique est de privilégier une modalité et de la proposer aux étudiants. Sur l’unité de lieu, on distingue en présence (ou présentiel) parce que c’est ce qui est connue, et que cela peut faciliter les interactions et renforcer la construction social, ou à distance pour toucher un public plus large, ou empêché de rejoindre un (notre) campus. Sur l’unité de temps, la formation classique propose des temps synchrones, pour apprendre ensemble, mais aussi des temps asynchrones (ou l’étudiant travaille seul ou en groupe, sans l’enseignant, en présence sur le campus à la bibliothèque ou à distance).