Un article repris du magazine The Conversation, une publication sous licence CC by nd
Vingt ans après la disparition de Pierre Bourdieu, voici l’occasion de se pencher à nouveau sur l’un de ses ouvrages les plus commentés, co-écrit avec Jean-Claude Passeron, Les Héritiers, les étudiants et la culture, paru aux Éditions de Minuit en 1964. Bien au-delà du cercle restreint des sociologues, ses analyses firent émerger des débats passionnés sur l’école et restent, près de soixante ans plus tard, d’une grande actualité. Car l’inégalité sociale dans le cadre scolaire demeure un fait patent, aujourd’hui comme hier. (…)


Initié dès la 1ère année de licence en sciences de l’éducation, un dispositif de formation accueille des étudiant.e.s (n=90) peu favorisé.e.s provenant de cursus variés, dont l’une des finalités est de les (re)positionnement au cœur des apprentissages à partir de leur histoire et de leur projet. Notre intention est d’interroger un mode d’apprentissage qui les met en situation d’activité et de production de savoirs, notamment au moyen du journal de formation (faire), en même temps que les transformations des individus apprenants qui en découlent (se faire). L’interprétation des premiers résultats est produite à la lumière d’un triptyque conceptuel « innovation, apprentissages (formels, non formels, informels), transformation » pour éclairer les liens entre « le faire » et « se faire » ; elle permet de discuter les conditions d’une réussite élevée des parcours d’apprentissage des étudiant.e.s et leur volonté de poursuivre dans le même dispositif.

Riposte créative pédagogique