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Soft skills vs hard skills : quelles sont les compétences de demain pour les recruteurs ?

27 novembre 2016 par Miss RH Dvt Veille 3680 visites 2 commentaires

Un article repris de https://missmoocparis.wordpress.com...

« Soft skills » = compétences « douces ».

Mais qu’est-ce que c’est ? Pourquoi sont-elles recherchées ?

A lire et à entendre régulièrement cette notion de « soft skills » j’ai voulu me pencher sur le sujet et en savoir plus. Quelles sont ces fameuses compétences « douces » que doivent posséder les équipes de demain, je dirais même, d’ores et déjà, aujourd’hui ? Je me suis dit que je ne devais pas être la seule à me poser la question et qu’explorer le sujet pourrait vous intéresser, chers lecteurs.soft-skills-sketch-note

A l’ère du digital, une nouvelle façon de travailler

Nous connaissons une période d’immense basculement et de chamboulements. Une société bouleversée par les nouvelles technologies obligent à se réinventer et à solliciter des compétences différentes de celles de nos grands-parents et parents.

A l’heure du digital finie l’ère des têtes bien pleines. Les outils de notre époque ne nécessitent plus d’apprendre par coeur puisque l’information est à portée de main, ou plutôt de clavier, en permanence. Le savoir est accessible partout et immédiatement. La première, je cherche une info je lance google et j’ai ma réponse. Je patine sur excel ? You Tube me délivre tous les tutos immédiatement et j’ai la solution « en live ».

L’espace, le travail, le savoir, tout change. Le cerveau aussi. Pour le coup les compétences dites « techniques » cèdent le pas petit à petit aux compétences humaines. De l’entreprise « paternaliste » avec de l’information descendante, aujourd’hui l’information est partout et c’est le sens qui est recherché. Pourquoi je dois faire ceci ou celà dans mon entreprise ?

Les compétences dites « douces » prennent petit à petit le pas sur les compétences purement techniques.

Les softs skills, des compétences relationnelles et émotionnelles

Avoir des connaissances techniques est une chose, mais disposer des compétences relationnelles et émotionnelles en est une autre. A quoi bon être le plus expérimenté de tous sur un sujet, si le relationnel ne suit pas ? Si personne n’aime travailler avec nous ?

Si l’on a en face de soi un grand pessimiste, compétent, certes, mais pour qui rien ne va jamais quoiqu’il arrive ? Qui voit toujours le verre à moitié vide même s’il est plein au 3/4 ?

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Au delà du savoir-faire, c’est le savoir-être qui prend de plus en plus le pas et sera de plus en plus recherché par les entreprises et donc par les recruteurs. D’ailleurs, qu’est-ce qui fait qu’une personne progresse dans l’entreprise ? Ses compétences techniques ou bien ses compétences relationnelles et émotionnelles ? L’un ne va pas sans l’autre.

A côté des compétences techniques dites les « hard skills » (savoir utiliser un logiciel, être titulaire d’un diplôme ou bien d’une certification attestant de compétences technique), des qualités humaines et relationnelles les « soft skills » sont de plus en plus valorisées.

Pour les définir, le plus simple est de le faire par opposition aux hard skills

« Les hard skills sont des compétences formellement démontrables, nées d’un apprentissage technique, souvent d’ordre académique et dont la preuve est apportée par l’obtention de notes, de diplômes, certificats. Face à ces hard skills, palpables, les soft skills sont plus diffuses et informelles, d’où leur qualificatif de « soft » c’est à dire de « douces ».

Ce sont les compétences que l’on n’apprend pas à l’école et que l’on utilise tous les jours

Une compétence de l’intelligence émotionnelle

Une « soft skills » est une qualité souvent associée au domaine de l’intelligence émotionnelle. Par exemple, votre façon d’entrer en relation, de cultiver cette relation et de communiquer avec les autres, d’être apprécier pour vos qualités humaines, d’être intuitif, chaleureux, d’être optimiste et de voir le verre à moitié plein, etc.

« Ce sont des caractéristiques personnelles qui permettent d’interagir de manière efficace et harmonieuse avec d’autres personnes, ce sont des compétences qui relèvent plus de la personnalité, et qui dépendent (si vous voulez faire un parallèle) plus du cerveau droit que du cerveau gauche (cerveau gauche plus analytique et cerveau droit plus intuitif). Les soft skills sont les compétences que l’on mobilise le plus dans nos organisations. Nos collaborateurs consacrent de plus en plus de temps à instaurer de l’harmonie et de l’efficacité au sein de nos équipes. » Fabrice MAULEON

Des compétences qui favorisent l’agilité dans l’entreprise

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Plus de 70 % des employeurs estiment que les compétences « douces » ou « soft skills » associées à votre personnalité (assertivité, congruence, empathie, résilience ou sérendipité) sont aussi importantes que vos compétences « dures » (celles que vous avez apprises pour produire un travail spécifique, mesurable tel que la gestion comptable ou la maîtrise de word).

Pourquoi ? Tout simplement parce qu’elles permettent de mieux collaborer ensemble.

Et quelles sont-elles précisément ?

Selon les articles, revues, études la liste des soft skills indispensables diffère.

Je retrouve ainsi dans une étude menée dans 15 pays, World economic forum a identifié les soft skills que les salariés estiment indispensable de posséder en 2020 ;

  • Résolution de problème complexe
  • Pensée critique
  • Créativité
  • Gestion des équipes
  • Coordination
  • Intelligence émotionnelle
  • Jugement et prise de décision
  • Souci du service client
  • Négociation
  • Souplesse cognitive

De façon générale, les soft skills les plus recherchées sont celles qui vont permettre de mettre du lien dans les équipes, d’interagir avec les autres de manière efficace.

Ce que recherchent désormais les entreprises ce sont des collaborateurs dotés de compétences telle que l’empathie, l’écoute, la pédagogie, l’adaptabilité, la créativité, la gestion du stress… toutes ces compétences mettant l’accent sur travail en équipe, l’écoute et la communication ou encore l’organisation, et qui renforceront non seulement la culture de l’entreprise mais aussi son organisation agile. Parce que le rythme est plus en plus rapide, toutes les compétences permettant de coordonner, de donner du sens et de créer du lien sont recherchées.

Et comment les évaluer ?

C’est là que le métier de recruteur va demander de plus en plus de finesse et de pertinence pour qualifier le savoir-être. Le recrutement axé uniquement sur le diplôme et l’éducation ne suppute que le savoir faire technique pourtant indissociable des soft skills. Si les cabinets de recrutement utilisent déjà les techniques de mises en situations et d’assessment, ces techniques se démocratisent dans les entreprises. Par ailleurs, Le digital favorise la mise en place de recrutement par mise en situation virtuelle, notamment à travers les serious games. Ainsi, Coxibiz propose une solution de recrutement par challenge permettant d’évaluer les candidats sur leurs compétences à travers des mises en situation en ligne. PEPCo MISIVAS propose un Serious Game d’évaluation de compétences par des mises en situation virtuelles réalistes (3D).

Pour aller plus loin :

  • Petite poucette -Michel Serre
  • Le réflexe Soft skills – Fabrice Mauléon, Julient Bouret, Jérôme Hoarau

 

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Vos commentaires

  • Le 23 novembre à 16:21, par Steve Edline En réponse à : Soft skills vs hard skills : quelles sont les compétences de demain pour les recruteurs ?

    Hey there !
    Yet another attempt at using english to make others believe that we’re being serious.
    Le terme " soft skills " ne se traduit pas en " compétences douces " dans le monde du recrutement français, mais en " savoir-être. "
    En fait, si l’on a découvert le terme soft skills il y a quelques années en France, cela fait déjà très longtemps que les professionnels de la Gestion des Ressources Humaines et donc du recrutement utilisent le savoir-être.
    Un exemple que tout le monde connaît : les fiches ROME ; voyez comment sont classifiées les compétences ;-)
    de mémoire : savoir, savoir-faires, savoir-êtres.
    Bien sûr, je peux me tromper et peut-être réagis-je un peu trop à chaud, mais ce que je remarque depuis quelques années, c’est l’arrivée des anglicismes dans la GRH alors que les meilleurs chercheurs écrivent en français. Il me semble que faire des recherches du côté des Amériques, si cela dénote une ouverture d’esprit salutaire, cela peut aussi s’expliquer par une méconnaissance des travaux européens. On a chez nous des Le Boterf, Lieury, Desmurget (que les autres pointures de la recherche me pardonnent) qui ont défriché le terrain il y a déjà très longtemps.
    Ce que je veux dire, comme ça, à chaud, c’est qu’angliciser ne rend pas plus moderne ou sérieux.
    ...Et rappelons que si les premiers maîtres du management étaient anglais ou américains, leurs derniers écrits remontent aux années 70 !

  • Le 23 novembre à 16:23, par Steve Edline En réponse à : Soft skills vs hard skills : quelles sont les compétences de demain pour les recruteurs ?

    Rappelons aussi que les dernières théories du management anglo-saxon telles qu’on veut nous les inculquer (ou qu’on veut en tout cas nous faire croire qu’elles sont intelligentes parce qu’américaines) ont des noms plus que douteux : voyez le management par dispositifs et autres horreurs démoralisantes et aliénantes ;-)

    (et désolé pour les Québécois qui sont à la pointe de la GRH avec leurs travaux modernes et intelligents ; ils sont américains mais je ne les englobais pas dans mon emporte-pièce du management Franchouillard).

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