Innovation Pédagogique
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Outils d’analyse

Articles de cette rubrique

  • UN LANGAGE POUR COMPRENDRE, UN LANGAGE POUR AGIR ?

    Le langage ‘naturel’ de l’action est fait d’incessantes transitions entre langage pour comprendre et langage pour agir. Ces transitions ne sont pas toujours perçues, que ce soit dans le langage de la recherche ou dans le langage de l’action.

    La pierre de Rosette - libre de droit
  • Activité, interactivité, action, interaction

    Dans ses usages académiques, le concept d’action reste souvent lié à son usage social. Il qualifie un acte : on ‘entre’ dans l’action. Est célébré le ‘pouvoir d’agir’. Les référentiels de compétence apparaissent comme un désir de maitrise de l’agir, alors même que celui-ci reste largement une énigme. Dans les travaux de recherche contemporains sur les champs de pratiques professionnelles activité et action sont largement pris l’un pour l’autre.
    Pour chercher à clarifier les échanges sur les champs de pratiques, ce texte a pour objectif de proposer quelques définitions de concepts relatifs au domaine de l’agir, propositions entrant plus généralement dans le cadre d’une entrée ‘activité’, entrée à la fois épistémologique et théorique.

    14 avril 2021 par jean-marie.barbier Outils d’analyse 714 visites 2 commentaires
  • RATIONNEL / SCIENTIFIQUE ?

    Loin d’être des outils d’analyse des activités de pensée, rationalité et scientificité sont des outils de finalisation et d’évaluation de ces activités intellectuelles.
    C’est l’usage croisé de ces références, les ambiguïtés dont elles s’accompagnent, leur fonction sociale en contexte, leur place dans les stratégies d’acteurs qui sont significatives. Comme la référence récurrente au cerveau , ce sont des analyseurs des enjeux de l’analyse de l’action humaine.
    Cette voie d’analyse est la voie déjà ouverte par ceux qui attribuent à la mythologie et la science une fonction sociale comparable : « Je crois, écrit François Jacob, que le cerveau humain a une exigence fondamentale : celle d’avoir une représentation unifiée et cohérente du monde qui l’entoure, ainsi que des forces qui animent ce monde. Les mythes, comme les théories scientifiques, répondent à cette exigence humaine » .

  • Le POUVOIR : « AVOIR LA MAIN » SUR L’ACTIVITE D’AUTRUI

    Les cultures du sujet (empowerment, autonomie) n’offrent que peu d’outils d’analyse des rapports effectifs qu’entretiennent entre eux les acteurs impliqués dans une action. Elles comportent surtout des concepts mobilisateurs, illustrant le plaisir de nos contemporains occidentaux à se représenter cause de leurs propres actes. C’est précisément à l’analyse des rapports de pouvoir dans et par l’activité qu’est consacré ce texte.

  • Apprendre : être plus grand dans sa tête

    Tant dans le langage savant que dans le langage quotidien, apprendre est habituellement considéré sur le mode de l’appropriation.
    Il est probablement plus fécond, tant sur le plan académique que sur le plan professionnel de voir l’apprentissage comme une transformation, et plus précisément comme une transformation valorisée d’activités et de sujets-en-activité. Cette transformation est souvent aussi une transformation conjointe de plusieurs sujets engagés dans une même situation d’action.
    Cette problématique met en perspective également la construction de possibles d’action et de possibles de soi en action.

  • Le retour des ’valeurs’ : un empêchement de penser ?

    Qu’elles soient en-acte, éprouvées ou déclarées, les valeurs sont relatives à des engagements d’activité de sujets en situation. C’est dans l’activité que les objets du monde, physiques, sociaux, symboliques, sont appréciés, et deviennent chargés de sens/significations. Sans l’exercice d’une activité, il n’y a pas de substrat possible pour les valeurs. Il n’y a donc ni objectivité, ni universalité des valeurs, sinon en discours. Elles sont obligatoirement rapportées à des sujets et à des situations. La valeur n’est ni un objet, ni un concept, elle n’est connue que si elle est vécue.

    19 novembre 2020 par jean-marie.barbier Outils d’analyse 1227 visites 0 commentaire
  • La création comme expérience de transformation conjointe de l’activité, du produit de l’activité, et du sujet-en-activité.

    Le pas a été franchi au détour du siècle/millénaire (21ème siècle) : la créativité, censée fondée sur l’autodétermination du sujet dans l’engagement de son action, est devenue une nouvelle prescription, orchestrée par de multiples relais sociaux, aussi bien dans le domaine des ressources humaines, du management, de la gestion, de l’organisation, que de l’ergonomie ou de l’éducation/formation.

    Présentée à la fois comme une responsabilité du sujet dans l’engagement de l’action, et comme invention de soi dans l’action, elle est promue aujourd’hui dans les discours managériaux comme la qualité cardinale des sujets au travail. Le modèle de l’artiste devient figure de référence du discours managérial.

    6 novembre 2020 par jean-marie.barbier Outils d’analyse 801 visites 1 commentaire
  • Penser ensemble l’activité et la construction des sujets en activité

    La recherche en éducation, et plus largement la recherche en sciences sociales, qui ont pour ambition large d’analyser la construction des sujets humains dans le but espéré de pouvoir agir sur cette construction, laissent apparaitre sur ce plan plusieurs ambiguïtés.

    15 octobre 2020 par jean-marie.barbier Outils d’analyse 1303 visites 0 commentaire
  • Les actions d’optimisation

    Dans la culture occidentale, les rapports entre science et action font habituellement l’objet d’un discours mythique : la science serait capable de ’fonder’ ; d’’éclairer’, d’’appuyer’ les pratiques. Une représentation moins naïve consisterait probablement à distinguer intelligibilité et optimisation dans l’approche des actions.

    L’intention de ce texte est précisément de s’interroger sur les actions d’optimisation : leurs contours, leur statut, leur définition, leur place dans les constructions intellectuelles relatives à l’activité humaine, leur organisation avant leur rapport à la recherche, les activités qu’elles recouvrent, et tout particulièrement les rapports qu’elles entretiennent avec les intérêts d’acteurs.

    1er juillet 2020 par jean-marie.barbier Outils d’analyse 1010 visites 0 commentaire
  • Ce que fait la formation des adultes

    La place donnée à la formation des adultes peut paraitre quelquefois variable. En réalité elle joue des fonctions irremplaçables dans le fonctionnement social contemporain : introduction explicite de l’expérience des apprenants dans le champ éducatif, articulation de la formation avec les enjeux de transformation en cours, mise à jour et confrontation d’intérêts d’acteurs. Elle offre aussi sous contrôle social de multiples espaces d’investissements personnels.

    12 juin 2020 par jean-marie.barbier Outils d’analyse 1829 visites 0 commentaire

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