Innovation Pédagogique et transition
Institut Mines-Telecom

Une initiative de l'Institut Mines-Télécom avec un réseau de partenaires

Martine Dutoit

Contacter Martine Dutoit

Envoyer un message

Articles de cet auteur (24)

  • Ces représentations de soi qui accompagnent nos activités

    L’activité de représentation est donc une activité qui a pour produit la présence à un sujet-en-activité d’objets en même temps absents de son environnement. Elles peuvent être définies comme des activités tenant lieu de leurs objets et pouvant survenir en leur absence. Les représentions de soi accompagnant les activités ont les mêmes contours que les activités elle- mêmes. Les représentations de soi à soi correspondent aux constructions de sens qu’un sujet effectue sur son propre parcours. Les propositions d’images qu’un sujet ‘offre’ à autrui correspondent aux faces que ce sujet aimerait donner à voir. La tension générée entre ces représentations et ces images constitue un outil essentiel pour comprendre les dynamiques identitaires des sujets.

  • L’INTÉRÊT À L’ACTION DÉSINTÉRESSÉE

    Dans le contexte actuel des violences subies par les peuples dans la guerre imposée à l’Ukraine, le présent texte, simplement consacré à la diversité des intérêts qui peuvent aussi être présents dans des actions dites désintéressées, souligne les possibles liens entre intérêt, référence au bien collectif et aveuglement des acteurs.

  • La communication à soi : une activité secrète universellement repandue

    Beaucoup de naïvetés et d’auto-illusions sont régulièrement proférées sur la question du sens.
    De la même façon que l’apprentissage ne peut pas consister en une simple appropriation d’un élément’ extérieur (cad le savoir, https://www.innovation-pedagogique.fr/article8610.html ) la construction des sujets par eux-mêmes ne peut pas consister en simple appropriation/transmission de valeurs. Il faut probablement s’intéresser aux voies par lesquelles les sujets construisent le sens de leur activité. L’hypothèse que font les auteurs de ce texte, encore charmés rétrospectivement par le doux babil de leurs enfants en bas âge, comme observé aussi par des chercheurs https://ct3.ortolang.fr/valange/dist/fr/dossier_offre.html?Anae-0_10-babillage-girafe-coupe= , est que s’intéresser aux ‘communications à soi’ peut peut-être y contribuer de façon décisive.

  • L’organisation de l’action comme mobilisation d’une configuration d’énergies

    Loin d’apparaître seulement comme un effort de rationalisation et planification de la mise en œuvre de moyens en référence à une fin, représentation sociale habituelle, le travail d’organisation est le travail complexe, de reconfiguration de configurations d’énergie. A ce titre, il a, comme l’ergonomie, un statut de discipline de travail sur le travail ou d’activité sur l’activité.

  • Indispensable travail empirique

    Dans une approche privilégiant l’entrée activité en sciences humaines, la recherche est elle-même considérée comme une activité. Ce qui conduit à faire le constat que ce sont les opérations empiriques qui permettent de préciser l’objet réel des recherches.
    Des confusions apparaissent entre ce à quoi on croit accéder et ce à quoi on accède effectivement. L’usage fréquent de l’analyse de contenu des discours conduit à faire l’hypothèse que l’on croit accéder à des activités alors qu’on accède en réalité à des discours d’intentions. Les constructions discursives (énoncés) et les constructions mentales (représentations) ne se recouvrent pas, même si les constructions discursives sont souvent un moyen d’accès aux constructions mentales. Il convient de distinguer objet et moyen d’accès.
    Les questions à se poser deviennent simples : sur quoi j’ai voulu produire des représentations et des savoirs ? Sur quoi j’en ai produit effectivement ? La recherche telle qu’elle se fait, se situe dans l’empan de cette interrogation.

  • Enchaînement d’activités et constructions de sens

    Dans deux situations prises en exemple, l’activité musicale et la communication, enchainement d’activités et constructions de sens s’opèrent dans un même mouvement pour les acteurs concernés.

    • Ce sont des activités concaténées.
    • Elles renvoient à l’expérience des sujets, qui en ont une maitrise pratique, au sens de de P. Bourdieu.
    • Leur mobilisation relève d’une action intentionnelle, singulière, située dans des circonstances données.
    • Cette mobilisation implique également et dans le même temps à la fois une représentation d’action et une représentation de soi comme sujet agissant dans l’action.

    Reconnaitre les chaines d’activité dont nous avons l’expérience et que nous remobilisons dans l’action, n’est-il pas aussi un outil de reconnaissance, construction/reconstruction de soi ?

  • De quoi parle-t-on quand on parle du travail ?

    Dans le contexte d’un renouveau des luttes sociales autour du travail, après des annonces aussi étonnantes que la fin du travail, et après l’émergence d’une interrogation sur un revenu universel fonctionnant de fait comme un revenu d’existence, un débat social élargi vient fort opportunément de se réouvrir, mêlant toutefois les questions relatives à l’objet travail, à son produit, à l’appréciation /dépréciation de sa valeur, à la possibilité de son exploitation, aux rapports sociaux dans lesquels il s’établit.
    Dans ce contexte, il parait peut-être utile de prendre comme préalable d’étude la désignation même du travail : de quoi parle t’on quand on parle du travail ? Quel (s) objet(s) est (sont) construit(s) par le discours lui-même ? Quelles transformations le travail désigne-t-il ? Quels types de questions peut-on se poser à propos de ce terme  ? Autant de lectures possibles.

  • Propositions pour penser les champs de pratiques

    L’’entrée activité’ cherche à rendre compte à la fois de la dimension observable des activités, indépendamment des points de vue de sujets concernés, des sens que les sujets humains construisent autour d’’elles ou des significations qu’ils leur donnent. Elle considère que ces sens et ces significations sont des matériaux ou des objets pour la recherche et non des outils et/ou d’interprétation. Autrement dit, les sciences sociales ont tout à la fois pour objet les activités des sujets humains indépendamment de la conscience qu’ils peuvent en avoir, et les constructions mentales et discursives qu’ils édifient autour d’eux.

  • Pour approcher la singularité : le concept de "configuration"

    Approcher la singularité des actions et des sujets en action est un défi tant pour l’action de connaissance que pour l’action professionnelle.
    Le concept de configuration, attaché à rendre compte de la co-présence de composantes régulières et d’organisations singulières constitue peut-être une voie heuristique dans ce sens. Penser en termes de configurations et de reconfigurations, en termes de déliaisons-reliaisons, ne permet-il de préparer aux reconfigurations que constitue l’exercice même de la vie ?

  • La recherche sur les pratiques : un acte mental doublé d’un acte discursif

    Très nombreux sont aujourd’hui les professionnels désireux d’engager des recherches à partir et sur leurs pratiques. Il existe de multiples formes de recherche sur les pratiques, toutefois leur mise en intelligibilité suppose l’établissement d’un rapport entre des informations produites dans la recherche et l’énoncé d’une corrélation entre ces différentes informations dans le cadre d’énoncés théoriques. Informer, communiquer, argumenter : ces trois fonctions complémentaires sont présentes dans la conduite d’une recherche en sciences sociale. Les énoncés produits par la recherche peuvent être un atout pour les pratiques professionnelles dans la mesure où ils ouvrent à d’autres possibles d’activité. La mise en valeur et la reconnaissance des résultats de recherche suppose enfin l’exercice d’un acte discursif : l’argumentation de recherche.

0 | 10 | 20