Innovation Pédagogique et transition
Institut Mines-Telecom

Une initiative de l'Institut Mines-Télécom avec un réseau de partenaires

Outils d’analyse

Articles de cette rubrique

  • Position et variations des positions dans la construction d’une posture de chercheur

    Nos activités de praticien-chercheur nous ont conduit à nous interroger sur les variations de postures auxquelles se trouve soumis le chercheur. Nous proposons d’aborder les variations de postures comme une dynamique d’ajustement postural intrinsèquement liée à la démarche d’enquête. La position première, envisagée comme la plus opérante au regard de l’objet étudié, est soumise dans l’approche empirique à des tensions qui vont la faire osciller vers d’autres positions. Ces oscillations, l’observation qui en est faite et leur gestion constituent une dynamique d’ajustement permanente.
    Nous mobiliserons le terme de posture, terme ancien (1588) selon le Grand Robert de la langue française, utilisé couramment dans le registre médical et en sciences de l’éducation notamment quand il est associé au terme de position. Nous retiendrons la définition proposée par Alphandéry et Bobbé de la posture comme « la position que le chercheur occupe au regard de ses objets de recherche, de ses interlocuteurs, de son terrain, et enfin de ses pairs et des institutions qui structurent son activité. »

  • Le rôle de l’accompagnement en centre de formation en entreprise dans la construction des identités professionnelles des apprenant-e-s en automatisation.

    Cet article propose d’étudier le rôle de l’accompagnement des apprenant-e-s dans le cadre des centres de formation. Ce type d’apprentissage, encadré par des personnes formatrices en entreprise qui consacrent l’entier de leur temps à cette tâche, privilégie un accompagnement laissant progressivement la place à l’autonomie, tout en amenant des feedbacks réguliers sur le travail effectué. Il encourage les apprenant-e-s à s’impliquer dans leur formation, mais avec le risque de les éloigner de l’activité de production. En s’appuyant sur une recherche qualitative auprès d’apprenant-e-s en automatisation, cette contribution s’intéresse à comprendre comment ces jeunes en formation en alternance vivent leur accompagnement en entreprise et quel est son rôle dans leur construction identitaire.

  • Le délire comme construction de soi dans une situation de présence à autrui

    Comme praticienne et chercheure, j’ai axé mon travail de recherche et de réflexion sur la manière dont se construit l’expérience des acteurs. Pour rendre compte de l’expérience j’ai été amenée à adopter un mode de travail de recherche similaire à celui qui fait que l’expérience se construit, c’est-à-dire en rendant compte de transformations simultanées de l’action et de la pensée de l’action, dans les aspects microsociaux d’un continuum de transformations. Ce récit d’expérience est la résultante de faits collectés dans des situations d’écoute et ne prétend pas rendre compte de catégories psychiatriques, notamment celles caractérisant les types de productions délirantes en lien avec une nomenclature des maladies psychiques.

  • L’INTÉRÊT À L’ACTION DÉSINTÉRESSÉE

    Dans le contexte actuel des violences subies par les peuples dans la guerre imposée à l’Ukraine, le présent texte, simplement consacré à la diversité des intérêts qui peuvent aussi être présents dans des actions dites désintéressées, souligne les possibles liens entre intérêt, référence au bien collectif et aveuglement des acteurs.

  • CONSTRUITS D’EXPERIENCE ET CONSTRUITS D’ANALYSE

    Il est important de savoir reconnaitre les concepts d’expérience et les concepts d’analyse pour tirer le meilleur profit de leur fonction distincte et complémentaire dans une conceptualisation plus globale susceptible de servir à la fois enjeux de connaissance et enjeux d’action. C’est l’objectif de cet article qui de ce point de vue peut s’inscrire dans une double perspective de formation de professionnels et de chercheurs.

    La perception est une construction - iStock -

    15 février 2022 par jean-marie.barbier Outils d’analyse 2673 visites 0 commentaire
  • DIRIGER : AGIR SUR L’ENGAGEMENT D’ACTIVITE...

    L’action de direction ne se réduit pas à une relation de pouvoir permettant, à un acteur de faire agir un autre acteur, comme dans la définition d’inspiration weberienne. Elle fonctionne comme un couplage d’activités ordonné autour de l’engagement de l’action des sujets dirigés, et elle fonctionne comme une communication entre sujets’.

    Alondra de la Parra -Womens.forum 21/12 /16 HuffPost News. ©2021 BuzzFeed,
    2 février 2022 par jean-marie.barbier Outils d’analyse 1105 visites 0 commentaire
  • QUELS SAVOIRS PRODUISENT LES RECHERCHES

    Dans l’analyse des intentions dominantes auxquelles elles sont ordonnées, il est possible de distinguer trois modes d’organisation des activités de recherche :
      Les recherches en identification
      Les recherches en intelligibilité
      Les recherches en optimisation
    Les actions de recherche sont toujours des constructions.

    10 décembre 2021 par jean-marie.barbier Outils d’analyse 1560 visites 0 commentaire
  • POUR SITUER SA PROPRE ACTION : LE CONCEPT DE...

    Une culture d’action est un mode, évolutif et partagé par plusieurs sujets, d’organisation des constructions de sens autour des activités dans lesquels ils sont engagés, ces constructions pouvant donner lieu à communication dans le cadre d’interactions avec autrui. L’approche des cultures d’action apparait comme un projet de nature anthropologique, philosophique et sémantique. Elle implique certainement aussi de reposer la question des rapports entre subjectivité et démarche scientifique. Nos constructions de sens nous sont probablement d’autant moins connues qu’elles nous sont le plus familières.

    26 novembre 2021 par jean-marie.barbier Outils d’analyse 1294 visites 0 commentaire
  • Analyser les interactions entre sujets : les couplages d’activités

    Quelle est la part d’autrui et la part de soi dans la construction de soi ?
    L’analyse des interactions entre sujets permet elle de penser ensemble vie sociale et vie personnelle ?

    5 novembre 2021 par jean-marie.barbier Outils d’analyse 1936 visites 0 commentaire
  • La pensée comme action ?

    Tout nous y pousse dans les catégories du langage quotidien : la pensée aurait les caractéristiques inverses de celles de l’action. Et, la pensée serait relativement transparente au langage.
    Ces attributions ne sont que des déclinaisons d’une opposition/complémentarité présente aussi bien dans la langue académique que dans la langue ordinaire : le clivage théorie/pratique, si puissant dans les cultures occidentales. La pensée organiserait l’action ; l’action réaliserait la pensée. Ce clivage serait au fondement du rapport conception/application.
    Si l’on appelle activité un processus de transformation du monde caractérisé par la spécificité de son produit, et action l’organisation d’activités ordonnée autour la survenance de ce produit spécifique, alors la pensée est un espace spécifique de survenance d’activités, les activités de pensée, et un espace spécifique d’organisation d’actions, les actions de pensée.
    Les pensées sont des activités adressées à soi.
    Penser, c’est transformer ses représentations.

    1er septembre 2021 par jean-marie.barbier Outils d’analyse 4325 visites 1 commentaire

0 | ... | 30 | 40 | 50 | 60 | 70 | 80 | 90 | 100 | 110 | 120