John Dewey nous invite à penser l’apprentissage comme une expérience concrète, vécue et réflexive, dans laquelle l’action et l’interaction avec l’environnement construisent des savoirs mobilisables et transférables. Pourtant, si ces principes nourrissent largement la réflexion pédagogique, leur mise en œuvre dans l’enseignement supérieur reste encore à explorer.
Cet article propose une lecture originale de cinq dispositifs pédagogiques itinérants, regroupés sous le concept d’apprentissage par expédition (APE). De quelques jours à un semestre, ces expériences conduisent des étudiants, notamment ingénieurs, à apprendre hors des murs de leur institution, au fil d’étapes locales, nationales, européennes ou internationales.
À travers une grille d’analyse inspirée de trois principes éducatifs de Dewey, nous montrons comment l’itinérance devient bien plus qu’un déplacement : elle constitue le fil conducteur d’une expérience structurée par les interactions avec le milieu. La diversité des terrains et des situations rencontrées immergent les étudiants dans une continuité expérientielle dont le parcours enrichit naturellement et progressivement leurs apprentissages.



Des futurs ingénieurs abordent l’enseignement supérieur avec de nombreuses préconceptions erronées et/ou lacunaires à la fois au niveau des connaissances, des compétences et des attitudes. Pour éviter que celles-ci constituent des obstacles à un apprentissage scientifique durable, il est indispensable de faire éprouver aux étudiants les limites de leur cadre de référence et de les motiver à réaliser l’effort nécessaire pour le réorganiser et l’enrichir. Cet article présente deux dispositifs de formation d’étudiants ingénieurs, l’un en dynamique de groupe, l’autre en mécanique classique, qui font émerger les représentations initiales des étudiants, pour ensuite les transformer en profondeur, par le moyen de la création en petits groupes d’un sketch théâtral pour le premier dispositif, d’un clip vidéo pour le second.




