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jean-marie.barbier

Professeur émérite au Cnam
Président de l’association Biennale internationale de l’éducation, de la formation et des pratiques professionnelles

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Articles de cet auteur (73)

  • Ces représentations de soi qui accompagnent nos activités

    L’activité de représentation est donc une activité qui a pour produit la présence à un sujet-en-activité d’objets en même temps absents de son environnement. Elles peuvent être définies comme des activités tenant lieu de leurs objets et pouvant survenir en leur absence. Les représentions de soi accompagnant les activités ont les mêmes contours que les activités elle- mêmes. Les représentations de soi à soi correspondent aux constructions de sens qu’un sujet effectue sur son propre parcours. Les propositions d’images qu’un sujet ‘offre’ à autrui correspondent aux faces que ce sujet aimerait donner à voir. La tension générée entre ces représentations et ces images constitue un outil essentiel pour comprendre les dynamiques identitaires des sujets.

  • Penser en termes de transformations conjointes

    Penser en termes de transformations conjointes est peut-être un moyen de contourner les limites des explications en termes de causalité. Cette voie permet particulièrement de rendre compte de phénomènes habituellement désignés comme relevant de la ‘complexité’ : par exemple la construction / transformation de l’expérience, le passage des logiques d’analyse aux logiques d’action, l’acte de création, les rapports entre conceptualisation et langage

    25 avril 2022 par jean-marie.barbier Outils d’analyse 1368 visites 0 commentaire
  • De quoi parle-t-on quand on parle du travail ?

    Dans le contexte d’un renouveau des luttes sociales autour du travail, après des annonces aussi étonnantes que la fin du travail, et après l’émergence d’une interrogation sur un revenu universel fonctionnant de fait comme un revenu d’existence, un débat social élargi vient fort opportunément de se réouvrir, mêlant toutefois les questions relatives à l’objet travail, à son produit, à l’appréciation /dépréciation de sa valeur, à la possibilité de son exploitation, aux rapports sociaux dans lesquels il s’établit.
    Dans ce contexte, il parait peut-être utile de prendre comme préalable d’étude la désignation même du travail : de quoi parle t’on quand on parle du travail ? Quel (s) objet(s) est (sont) construit(s) par le discours lui-même ? Quelles transformations le travail désigne-t-il ? Quels types de questions peut-on se poser à propos de ce terme  ? Autant de lectures possibles.

  • Expérience, transformation de soi, construction du moi, affirmation du je

    Une culture de pensée relativement partagée aujourd’hui, présente aussi bien dans le monde académique que dans le monde professionnel, tend à privilégier l’énoncé de postures « constructivistes », faisant de la construction des activités et de la construction des sujets par et dans les activités des constructions conjointes.

    L’influence nouvelle de ce paradigme est probablement à mettre en lien avec la pression sociale contemporaine exercée sur l’engagement personnel dans les activités, pression parfois désignée en termes d’« injonction de subjectivité ».

    10 janvier 2018 par jean-marie.barbier Outils d’analyse 1707 visites 0 commentaire
  • Des émotions fondatrices ?

    L’émotion est à la fois une suspension d’activité et une révision des constructions de sens qu’un sujet opère à la fois autour de son parcours de vie, de la situation dans laquelle il se trouve, et sur ce qu’il y a à y faire. Les émotions fondatrices sont considérées par le sujet comme une représentation de son passé et de lui-même au regard de son engagement à venir. Elles introduisent à la connaissance des enveloppes de sens qu’un sujet construit autour de lui-même dans son itinéraire de vie.

  • Le projet d’action : inducteur d’action et/ou induit par l’action ?

    En s’appuyant sur une recherche portant sur l’analyse de l’activité d’élaboration de projet dans les situations les plus variées de vie sociale et sur le concept de transformations conjointes, ce texte fait deux hypothèses :
     l’activité d’élaboration de projet n’est jamais qu’une des transformations conjointes survenant dans des processus de transformation du monde par les sujets, et de transformation d’eux-mêmes par et dans leurs activités de transformation du monde. Les sujets transforment le monde et se transforment en transformant.
     l’ensemble de ces transformations conjointes peut relever d’un cadre théorique plus global relevant d’une pensée-transformation, utilisable en particulier dans/pour l’action professionnelle : https://www.cairn.info/formation-clinique-et-travail-de-la-pensee—9782804159153-page-129.htm et https://doi.org/10.18778/2450-4491.13.04

    6 juillet 2022 par jean-marie.barbier Outils d’analyse 1860 visites 0 commentaire
  • DIRIGER : AGIR SUR L’ENGAGEMENT D’ACTIVITE...

    L’action de direction ne se réduit pas à une relation de pouvoir permettant, à un acteur de faire agir un autre acteur, comme dans la définition d’inspiration weberienne. Elle fonctionne comme un couplage d’activités ordonné autour de l’engagement de l’action des sujets dirigés, et elle fonctionne comme une communication entre sujets’.

    Alondra de la Parra -Womens.forum 21/12 /16 HuffPost News. ©2021 BuzzFeed,
    2 février 2022 par jean-marie.barbier Outils d’analyse 908 visites 0 commentaire
  • Les contours de l’action de soins

    Que peut-on appeler action de soins quand l’action est objet d’analyse par/pour les professionnels ? Les soins sont une intervention ordonnée autour de la restauration des paramètres habituels de vie d’un sujet. Ils correspondent au terme anglais cure et se différencient du care qui se caractérise par une intention de préservation d’existence. L’action de soins suppose dans tous les cas un couplage entre proposition d’activité du soignant et engagement/investissement du patient que l’on peut désigner en termes de travail du patient.

  • Modes de présence des sujets au monde et du monde aux sujets

    Les rapports entre sujets et objets du monde peuvent être considérés comme des retraductions successives d’expériences antérieures.
    On peut ainsi faire les hypothèses suivantes :
    - Les expériences de sensation ont comme produit chez les sujets qui les éprouvent l’existence d’entités du monde qui leur sont externes.
    - Les expériences de perception ont pour produit l’existence d’objets pour l‘activité des sujets.
    - Les expériences de représentations sont donc des transformations d’entités externes en entités internes aux sujets, susceptibles de survenir en leur absence immédiate.
    - Les expériences de découverte ont comme produit des transformations d’objets donnant lieu à représentations, et plus précisément des objets de savoirs et de connaissances.
    - Les expériences de conduite (ou d’ingénierie) des actions sont des expériences de transformation de représentations relatives à la conduite des actions.

  • Transformer les champs de pratiques en champs de recherches

    Le tournant semble avoir été pris il y a cinquantaine d’années environ en France : l’enseignement supérieur a vu se développer en son sein un certain nombre de disciplines correspondant à des champs de pratiques professionnelles : sciences de l’ingénieur, ergonomie, gestion, santé, éducation, information et communication, travail social, activité physique et sportive, par exemple. Ces disciplines de « transformation du monde » sont souvent en relation ambiguë sinon difficile avec les disciplines « classiques » correspondant, elles, davantage à des objets-états du monde (le physique, le vivant, la terre, le collectif, l’individuel, etc.), et n’ont pas le même statut épistémologique et social.

    2 décembre 2018 par jean-marie.barbier Outils d’analyse 291 visites 0 commentaire

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