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La place des communs à l‘université : entre expérience pédagogique et projet politique

10 avril 2018 Coopérer 208 visites 0 commentaire

Sur l’initiative de WOS/agence des hypothèses/Claire Dehove, de Coopaname et de la chaire ESS-UPEM de l’université de Marne-la-Vallée

samedi 21 AVRIL 2018 de 14h30 à 18h30 au 100 ECS (Etablissement Culturel Solidaire) [1]

7ème session du cycle d’ouverture
Biens communs - histoire, actualités et perspectives

relais d’un mel de présentation envoyé par Gille Yovan

L’université française est une institution organisée autour de nombreux silos administratifs, statutaires, disciplinaires qui laissent peu ou pas de place à l’interdisciplinarité et au (bien) commun. A travers deux expériences collaboratives liées à la pédagogie, le projet politique des communs fait une entrée à l’université.

Avec

  • Hervé Defalvard (Chaire ESS-UPEM),
  • Claire Dehove & Camille Olivier (WOS/agence des hypothèses),
  • Pierre Marsaa (association Point de Fuite/Action Nouveaux Commanditaires),
  • et Joseph Sangiorgio (Coopaname)

- Animation : Yovan Gilles (Les périphériques vous parlent).

Les deux projets :

- Ambassade des Communs, œuvre collective initiée par Claire Dehove dans le cadre d’une commande Nouveaux Commanditaires (groupe d’enseignants et étudiants de la Maison des Arts de l’université Bordeaux-Montaigne) soutenue par la Fondation de France et la DRAC Nouvelle Aquitaine et menée avec la médiation de Point de Fuite (Marie-Anne Chambost et Pierre Marsaa).

-  Coop’à-prendre, un projet de coopérative pédagogique et productrice de biens et de services sur le campus Descartes de l’université de Marne-la-Vallée. Pédagogique parce que ce sont les étudiants qui pilotent et son démarrage et sa gestion. Productrice parce qu’elle vise à transformer des ressources en bien commun comme le papier à travers son recyclage ou la mobilité.

Déroulé :

- Projection de la vidéo Ambassade des Communs de WOS/agence des hypothèses/Claire Dehove & Camille Olivier, 14’, 2018.
- Projection de la vidéo Coop’à-prendre, 7’07, 2015.

Regards croisés sur les deux expériences à l’aune de leur enjeu politique.

Présentation

Si l’éducation populaire s’est inventée et développée en dehors du cadre académique de l’Education Nationale, elle fait aussi parfois le pari d’investir ce lieu pour l’ouvrir à d’autres horizons. C’est le cas des deux expériences discutées en miroir lors de cette septième séance de l’UBC dont leur désir est d’ouvrir pour les étudiants un espace transversal du faire en commun qui décloisonne les modes de décision et d’action au bénéfice d’une autogestion. L’une des caractéristiques de ce faire en commun est sa confrontation avec la transmission du commun entre les différentes promotions d’étudiants qui se succèdent à l’université.

La possibilité de telles expériences qui travaillent à même l’organisation pédagogique suppose, en effet, leur inscription dans la durée en se construisant à travers une temporalité longue qui transcende les projets individuels et les divisions disciplinaires tout en échappant à l’attente de finalité.

L’enjeu de cette temporalité longue est l’émergence et la fédération d’une communauté mobile qui comporte une part fictionnelle tout en étant opératoire dans le réel. Dans cette cristallisation communautaire, les « ambassadeurs » (étudiants, enseignants, employés) sont acteurs, aussi bien sur le campus de Montaigne à Bordeaux que sur celui de la Cité Descartes à Marne-la-Vallée.

Les ambassadeurs assurent la transmission qui permet la délégation successive des actions. Les intervenants professionnels ont alors un rôle d’accompagnement et de médiation.

Trouver les formes qui permettent de restituer une expérience collective, afin qu’elle puisse se complexifier dans le temps est indispensable car cette transmission se réalise aussi à travers un processus d’archivage, voire même d’anarchivage des activations collectives (documents textuels, photographiques et audiovisuels, site internet, émission de radio...) Ce corpus commun est mis en partage et sa (re)découverte fait partie du chemin.

Plusieurs années d’expérience de ce faire commun montrent que cette xénogreffe (une greffe où le donneur est d’une espèce biologique différente de celle du receveur) parvient à prendre, malgré les quelques phénomènes de rejet qui engendrent d’inévitables difficultés. Par exemple, le recyclage des papiers par Coop’à-prendre au sein de l’université de Marne-la-Vallée où il s’agit de faire du papier un bien commun à valoriser, bute toujours sur un contrat public/privé avec un collecteur qui n’assure aucune traçabilité. De même l’Université de Bordeaux n’a pas octroyé à ce jour de financement pour les aménagements matériels prévus par l’ADC alors qu’elle a dépensé beaucoup pour les interventions « spectaculaires » de son Opération Campus .

Ces expériences, dans leur durée et avec leurs difficultés et leurs avancées, créent de nouveaux agencements et de nouvelles territorialités de vie. Elles fonctionnent comme un laboratoire politique où peuvent être lues, discutées et évaluées les problématiques du Commun.

Pour nous signaler votre présence :
- universitebiencommun@gmail.com
- ou au 01 40 05 05 67 (Il est conseillé de suivre la session dans son intégralité)

Licence : Pas de licence spécifique (droits par défaut)

Notes

[1100 Etablissement Culturel Solidaire, 100 Rue de Charenton (Paris 12e). Métro : Gare de Lyon (L1) ou Ledru-Rollin (L8) - RER : Gare de Lyon - Bus : 57 et 29 - Vélib : Hector Malot – Charenton.

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