Innovation Pédagogique
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Un retour sur la 1ère journée de rencontre Agora @interactik entre acteur.ice.s de l’éducation en Bretagne

26 janvier 2019 par Michel Briand Coopérer 234 visites 0 commentaire

Chargé d"intervenir en conclusion de cette journée de rencontre, dans le cadre du projet interactik de living lab "numérique et éducation en Bretagne" (interactik.fr) voici le retour que j’en ai fait au fil des petits témoignages recueillis.

Beaucoup de monde, plus d’une centaine de participants à cette première rencontre des acteurs et actrices de l’éducation et du numérique en Bretagne. Il était difficile de proposer une synthèse qui reflète les contributions des ateliers dans la mesure où ceux-ci étaient très nombreux et très varié. Aussi pour rédiger cette petite conclusion j’ai fait le choix d’aller à à la rencontre d’une trentaine de participants qui ont bien voulu témoigner de quelque chose qui les a intéressé d’une question ou d’une proposition pour le futur site « Bretagne éducative » [1] de l’agora.

Cette collecte n’est ainsi qu’un point de vue partiel auprès d’une partie seulement des participants et comme chacun ayant quelque chose à dire, une attente, dans compter celles et ceux nombreux qui n’ont pas pu se déplacer, se libérer ou n’étaient pas au courant il reste à imaginer une suite à ce temps de rencontre et de mise en réseau.

Conférence introductive d’Olivier David, géographe et président de l’Univesité Rennes 2

Des rencontres conviviales

En premier les participants ont apprécié le caractère convivial de cette rencontre de pouvoir échanger facilement à la pause de midi, de rencontrer aussi bien des personnes nouvelles que déjà connues. Parmi les mots entendus il y a ceux d’une respiration , de profs « ordinaires » venus un peu en aventuriers, à la recherche d’idées, d’une belle dynamique, d’un croisement peu fréquent entre profs et acteurs de l’enseignement supérieur ou des entreprises de l’Edtech.

Et à la question pourquoi l’agora marcherait mieux que d’autres plates-formes ? c’est peut-être dans cette dimension de rencontres conviviales qui favorisent un agir local que se trouve une partie de la solution. Avec ce souhait exprimé que la rencontre des personnes soit au cœur du projet et que la coopérative ne soit pas que numérique

Table ronde

Une présence des entreprises appréciée

Plusieurs personnes ont indiqué l’intérêt d’un rapprochement des cultures. Nous avons parfois des représentations erronées des mondes que nous connaissons moins et l’envie a été exprimée d’apprendre à travailler ensemble, de créer du réseau en dehors des partenaires habituels, de trouver de nouveaux partenaires, de diffuser une culture de l’entreprenariat, de faire connaître ce que l’on fait qu’il s’agisse de propositions de projets de la part des enseignants ou d’outils proposés par les entreprises. Certains ont parlé aussi du besoin d’apprendre à monter des projets.

Le lien entre profs du secondaire, de l’enseignement supérieurs et de la recherche

Une demande est venue à la suite d’un atelier celle d’éprouver la validité de ce que l’on enseigne. Certains savoirs arrivent d’en haut et parfois rebutent les élèves qui peuvent ressentir un côté faux de ce qui leur est enseigné à défaut d’être outillé pour le questionner. Cette situation amène l’élève à en rejeter la responsabilité de l’incompréhension sur lui-même. D’où la question d’interagir pour questionner du point de vue scientifique les savoirs enseignés. Ou autrement dit comment construire des communs scientifiques ?

Entre ces deux mondes des profs et de l’enseignement supérieur et de la recherche on a aujourd’hui quelques gués pour se rencontrer comme cette journée le besoin a été exprimé de davantage de ponts et de passerelles, de mise en relation de chercheurs et de terrains.

Entre profs

Une remarque a été faite que les profs au-delà de leur appartenance au premier au second degré peuvent avoir besoin les uns des autres par exemple un prof des écoles peut aider un prof de lycée pour enseigner la grammaire d’où l’idée exprimée de « faire communauté ».

Le besoin été exprimé d’être accompagné, d’être rassuré sur sa capacité à engager un projet, de connaître ce qui se fait, ce qui représente autant de pistes d’actions possibles.

Sur le process de la coopérative an II

Face à des cultures qui restent différentes entre profs du secondaire, de l’enseignement supérieur, entreprises, recherche, association, il y a la nécessité d’un temps long et d’une démarche volontariste pour se rencontrer ?

La demande a été exprimée d’un apport scientifique sur comment favoriser la coopération et comment on peut l’évaluer.

Pour que l’implication des personnes se prolonge dans la durée il nécessaire d’imaginer comment valoriser les personnes et les compétences développées.
Il a été signalé la difficulté de coopérations dans la vie réelle comme par exemple l’accès à des salles pour se réunir lorsqu’aujourd’hui les salles du pôle numérique, les salles entre l’ESPE et l’académie sont louées.

Ces échanges impromptus ont aussi été l’occasion de relever quelques demandes pouvant paraître un peu utopiques :

  • mettre de la souplesse dans le fonctionnement pour par exemple avoir des après-midi libérés pour innover en fonctionnement pluridisciplinaire
  • et légitimer le droit d’essayer
  • ouvrir des espaces d’expérimentation
  • faire émerger des envies

Et dans les manques exprimés puisqu’il y a toujours des améliorations possibles :

  • comment améliorer l’’information sur ces rencontres ?
  • comment associer les élèves au projet d’établissement ?
  • comment prendre en compte leurs pratiques numériques ?
  • comment l’élève peut-il aussi être producteur ?

L’agora gare centrale

Dans sa présentation Alain Van Santé nous a parlé d’un essaimage des quatre coopératives pédagogiques à partir des premiers sites pilotes en engageant tous les établissements, les acteurs privés ou associatifs à s’inscrire dans ce projet sur la base d’une charte des valeurs d’interactik.

une charte dont les objectifs principaux sont

  • de mobiliser les acteurs du territoire, leurs compétences et leurs moyens afin de faire vivre les coopératives qui s’appuient sur la coopération et l’intelligence collective ;
  • de favoriser l’inclusion numérique, l’acquisition d’une culture numérique pour tous et l’émergence de nouvelles richesses culturelles, éducatives et sociales s’appuyant sur les technologies numériques ;
  • de rendre visibles les dynamiques numériques territoriales et d’y contribuer ;
  • de consolider un maillage de « sites de coopérative » de proximité disposant d’une capacité d’animation et de mutualisation pour répondre au plus près a-x besoins du territoire ...

C’est ici que le projet d’espaces Web que je qualifie de gare centrale prend toute son importance pour développer et faire vivre ce réseau. Voici quelques attentes exprimées :

atelier de co-design de l’agora au tilab

faire connaître :

  • par exemple le blog d’une enseignante de l’université Rennes 2 qu’elle a créée pour échanger avec ses élèves et anciens élèves
  • les outils mis à disposition (la MAIF, un enseignant)
  • les outils proposés par des start-up
  • trouver des partenaires pour des terrains d’expérimentation, pour finaliser un outil, ou en organiser la diffusion

faire réseaux

  • permettre de rassembler chercheurs de l’espe et praticiens concernés par une même problématique
  • être accompagné pour fonctionner en réseau
  • créer une dynamique qui favorise la coopération

donner à voir

  • avec un retour sur les nouveaux sites qui rejoignent les coopératives pour favoriser l’envie de rejoindre ce réseau
  • raconter le projet que je développe dans ma classe
  • connaître ce qui a été fait
  • identifier les acteurs sur une thématique
  • se relier rapidement

le souhait d’une coopération ouverte

  • comment faire pour qu’un animateur de fablab par exemple vienne sur l’agora pour trouver des partenaires
  • avoir un espace ouvert pour poser des questions, proposer une problématique (on retrouve la l’idée de connecteurs humains évoquée lors du l’atelier de co design de l’agora c’est-à-dire de personnes qui acceptent de répondre aux questions posées en facilitant le lien vers d’autres personnes ou des projets)
  • des espaces ouverts pour déposer une idée, une une demande
  • un espace ouvert versus les sites disciplinaires de l’éducation nationale au format contraint

Donc beaucoup d’attentes pour cette future plate-forme de mise en relation qui témoignent aussi de l’envie de faire communauté dans une Bretagne éducative ouverte, en quelque sorte un commun de l’éducation à construire ensemble

L’Agora Interactik constitue la troisième composante du projet Interactik repris de la page du projet

Licence : CC by-sa

Notes

[1pour reprendre ici un nom évoqué lors de l’atelier de co design au Tilab

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