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Recherches sur les technologies éducatives et usage des méthodes mixtes

3 janvier 2017 par Matthieu Cisel Veille 105 visites 0 commentaire

Un article repris de https://numpedago.hypotheses.org/59

Dans le cadre d’une ANR, l’ANR Hubble, je me suis intéressé à deux questions relatives à la classification des démarches de recherche dans le champ de la fouille de données issues d’Environnements Informatiques pour l’Apprentissage Humain (EIAH), que nous nommerons traces d’interaction. L’objectif qui sous-tend cette démarche est avant tout de contribuer à l’établissement d’un vocabulaire commun au sein d’une communauté de recherche sur les EIAH caractérisée par sa pluridisciplinarité. La première classification est celle des méthodes mixtes (Creswell, 2009) dans le champ des recherches en éducation, celles-ci étant définies par l’usage conjoint des données qualitatives et quantitatives dans la démarche de recherche. La seconde est relative à la classification des analyses quantitatives réalisées à partir des traces d’interactions. Je vous propose une série de billets consacrés à cette question.

En nous basant sur des typologies issues de divers ouvrages et articles de référence, nous chercherons dans les billets qui suivent à classifier les différents « scénarios d’analyse » appliqués aux cas d’étude inclus pour la plupart au sein de l’ANR Hubble. Les ouvrages sur les méthodes mixtes en éducation comme ceux portant sur l’analyse quantitative se multiplient depuis deux décennies. Nous y avons puisé un certain nombre de concepts au cours de ce travail de classification.

Les méthodes mixtes connaissent une popularité croissante dans le champ des sciences sociales (Creswell, 2009, p.203) en général, et dans celui de l’éducation en particulier. La complexité des problèmes étudiés limite la portée des approches quantitatives ou qualitatives prises de manière isolée. Elles s’intègrent aussi bien dans des démarches de type hypothético-déductif que dans des démarches inductives, et le lien entre théorie et données est d’autant plus complexe qu’elles correspondent à des paradigmes distincts.

La méthode mixte s’est constituée en champ de recherche à part entière depuis peu, et il faut selon Creswell attendre le début des années 2000 pour voir apparaître les premiers manuels de méthodologie exclusivement consacrés à la question (Tashakkori & Teddlie, 1998 ; Tashakkori & Teddlie, 2003), ainsi que les premières revues de méthodologies dédiées au sujet, comme Journal of Mixed Methods Research, Quality and Quantity. Le rythme de publication d’ouvrages relatifs aux méthodes correspondantes s’accélère désormais (Bryman, 2006 ; Creswell & Plano Clark, 2007 ; Greene, 2007 ; Plano Clark & Creswell, 2008). Nous disposons de davantage de repères pour classifier les approches suivies, et nous nous proposons de passer ici en revue certaines des classifications faisant référence en la matière, que nous illustrerons à partir du billet à venir avec des exemples pris dans la littérature portant sur les MOOC.

PS : La bibliographie associée à cet article est disponible dans ce billet.

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