(Je mets ici la vidéo Youtube parce que ça aidera le média et la chaîne d'avoir des vues sur ce canal, surtout au début, mais vous pouvez aussi accéder à la même vidéo sur Peertube 😇 Lire notre politique médias sociaux)
Dans cet article, je vous propose de découvrir Flus, un outil de veille complet qui englobe un agrégateur de flux RSS, un readitlater et un outil de partage. Depuis ses débuts, Flus propose de faire sa veille avec des partis pris d'ergonomie, de design et même de modèle économique que je trouve super intéressants.
J'ai profité de la sortie de la version 3 de Flus pour le réexplorer, et je vous partage mon test complet, en vidéo et en article.
L'onboarding et l'importation de ses flux
Quand on crée son compte Flus, on démarre par un onboarding, composé de plusieurs écrans qui nous expliquent les principales fonctionnalités. C'est assez bienvenu pour les néophytes.
C'est à cette étape que Flus propose une première possibilité d'importer ses flux sous un fichier OPML. Il faut savoir que l'écosystème des agrégateurs RSS est l'un des rares à fonctionner sans techniques d'enfermement. En effet, tous les agrégateurs proposent d'exporter et d'importer ses flux sous un format commun : l'OPML.
Cette interopérabilité est remarquable, et elle donne une énorme liberté aux utilisatrices et utilisateurs. D'autant qu'affiner sa stratégie de veille (avec des flux RSS toujours mieux choisis et catégorisés, combinant des sites très connus mais aussi des petits blogs de niche, des chaînes YouTube/Peertube, des podcasts indés) sur de nombreuses années finit par avoir beaucoup de valeur. À l'inverse, si vous organisez votre veille sur X ou Instagram en suivant des comptes, bon courage pour les emmener avec vous si vous décidez un jour de fermer votre compte.
Le journal, point d'entrée des articles

Flus met en avant le journal, composé de liens. L'approche ergonomique, me semble-t-il, c'est de ne pas se faire submerger par le flux d'information. Sur Flus, pas de scroll infini, pas de centaines d'articles à lire, et plein de petites fonctionnalités bien pensées, sur lesquelles je reviendrai. Cette approche est très agréable, à vrai dire, et très différente de mon système actuel où je lutte sans cesse contre la peur de rater un article.
Ces liens, on peut les marquer comme lus, à lire plus tard, ou encore les ranger dans une collection (qui peut être privée ou partagée publiquement, j'en reparle dans un instant). Lorsqu'ils sont marqués comme à lire, les liens basculent dans la page « À lire ». Flus intègre donc nativement des fonctionnalités de readitlater et constitue une alternative sérieuse à un outil comme Wallabag.
Les dossiers sont des fils dans Flus

J'organise ma veille avec des dossiers comme Actu FOSS, Actu Tech, Tech. Flus appelle ces dossiers des fils, là où d'autres agrégateurs parlent de catégories. Peu importe tant qu'on se comprend.
Toujours pour lutter contre le trop-plein de liens dans le journal, Flus propose de choisir, source par source, quels liens recevoir dans le journal. Plusieurs choix sont possibles : recevoir tous les liens, ceux des 7 derniers jours, des dernières 24 heures ou aucun lien. Ici, dans le cas de Next (qui publie en moyenne 9 articles par jour), Flus conseille de ne pas afficher les liens dans le journal. Et donc d'y accéder par les fils, en l'occurrence le fil Actu tech chez moi. Ici, à chacun·e de voir selon son organisation de veille.


Un parti pris : pas de lecteur intégré
Quand je clique sur un lien, on est dirigé sur le site de l'article. C'est un des partis pris de Flus : il n'y a pas (pour l'instant) de lecteur intégré. En ce sens, c'est plus un agrégateur (et un outil de veille complet) qu'un lecteur, puisqu'on a la liste de nos liens et chaque lien renvoie vers le site en question.
Ça plaira à certaines et certains, moins à d'autres, selon les habitudes de veille de chacun·e. Je trouve que cette approche a beaucoup de sens pour certains sites et médias dont le flux RSS n'est pas accessible en entier. Encore davantage pour les blogs, qui sont souvent de beaux sites, et pour lesquels c'est dommage de ne voir que le contenu des articles. On rate la navigation, les pages annexes, tout ce qui fait la richesse d'un blog. En revanche, pour des médias où le fond prime sur la forme, je préfère pour ma part l'efficacité du lecteur intégré. Cela retire les fioritures en affichant uniquement le texte et l'image dans une ergonomie unifiée (et sans pub, sans bannière de cookie...), la même pour tous les sites : c'est également très efficace et reposant.
Les collections et le partage de veille
Pour conserver et classer ses articles, Flus propose de créer des collections. Ces collections peuvent être privées ou partagées publiquement (en lecture et même en écriture avec un lien dédié). Il est possible de personnaliser la collection avec une image, une raison d'être, des thématiques. Pour chaque lien partagé dans la collection, il est possible d'ajouter des notes. Cette fonctionnalité est vraiment très sympa et bien intégrée. Pour le coup, c'est une alternative très sérieuse à ce que propose un outil plus minimaliste comme Shaarli, qui propulse ma propre veille partagée. D'autant que vous l'aurez compris, tout est intégré dans le même outil.
Voici deux beaux exemples de collections. À gauche, vous avez une collection de Maïtané, à droite, une autre de Thierry.


En bonus : des extensions et des paramétrages
Flus propose des extensions pour Firefox et Chrome. Si vous avez un autre navigateur, vous pouvez ajouter un petit « Ajouter à Flux » dans votre barre. Pas encore d'application smartphone, mais la version web est très responsive et peut fonctionner comme une application mobile. Côté préférences, j'ai bien noté la possibilité de configurer directement le partage vers Mastodon. On aime !
Modèle économique et tarifaire
Derrière Flus, il y a Marien, un développeur de logiciels libres qui a décidé de passer une partie de son temps sur ce projet et d'essayer d'en vivre. C'est ce que je fais moi aussi sur mes projets de création de contenus, et donc je sais bien ce que ça implique.
Flus fonctionne sur un système d'abonnement annuel, et pour son modèle tarifaire, Marien a privilégié une logique de prix libre avec des tarifs recommandés : le tarif solidaire à 15 € (pour celles et ceux qui ne sont pas prêts à dépenser plus mais souhaitent soutenir le projet), le tarif équilibre à 30 € (ce qui lui semble juste par rapport à ses coûts), et le tarif soutien (ce qu'il faudrait que tous les adhérents payent pour qu'il atteigne son objectif financier). Une offre pro arrive en 2027.
En plus de ce modèle tarifaire très inspirant, je dois dire que la transparence autour du projet est remarquable. Marien publie ses bilans depuis 2020 et c'est très intéressant à suivre. Flus est une très belle aventure entrepreneuriale, et même sur cette dimension économique, il s'agit bien d'une réelle alternative numérique !
Conclusion
Flus, c'est le combo d'un agrégateur de flux RSS, d'un readitlater, et d'un outil de partage de veille. Et c'est très fort d'arriver à faire tout ça de manière ergonomique. Je trouve personnellement que le résultat est très réussi, Flus est efficace ET beau à utiliser.
Je suis ravi d'avoir fait ce test, et je vais continuer à jouer avec Flus pendant mon mois d'essai. Je dois reconnaître que j'étais parti avec l'a priori que Flus n'était pas adapté à mon process de veille, mais je n'en suis plus si sûr. Bien sûr, il faudrait changer quelques habitudes (n'oublions pas qu'un outil n'est rien sans l'organisation qu'on met autour), mais certains partis pris de Flus m'ont réellement séduit et la dimension tout-en-un constitue un très gros avantage.
Si vous aussi, vous cherchiez depuis longtemps un outil de veille à la fois simple et complet, foncez tester Flus (gratuitement pendant un mois). Et si vous cherchez des flux pour commencer, voici mon propre fichier OPML avec toutes mes sources.
Je vous souhaite de bonnes lectures via la magie des flux RSS !




Répondre à cet article
Suivre les commentaires :
|
