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Face au large, prendre un grand bol d’oxygène en classant le fonds de l’Agence d’urbanisme et de développement de la région Flandre-Dunkerque

Un article repris de https://ahl.hypotheses.org/1165

Hélène Orange (M2) fait son stage au sein du Centre de la Mémoire Urbaine d’Agglomération de Dunkerque. Elle est chargée du classement du volumineux fonds de l’Agence d’urbanisme et de développement de la région Flandre-Dunkerque.


L’organisme d’accueil

Le stage que j’effectue dans le cadre de ma deuxième année de Master Archives se déroule à Dunkerque. Je suis accueillie par une institution un peu particulière, puisqu’il s’agit d’une agence d’urbanisme. L’Agence d’urbanisme et de développement de la région Flandre-Dunkerque – aussi nommée AGUR – est une association loi 1901 exerçant une mission de service public. Elle intervient auprès des collectivités publiques en tant que conseillère et outil à la réalisation (assistance à maitrise d’ouvrage) des aménagements du territoire.

Elle permet la réalisation d’études spécifiques et contribue au montage et suivi des opérations, ce qui permet un développement des enjeux de l’urbanisme à travers le temps, aussi bien sur des questions de transports, d’habitats ou d’environnement. Elle assure ainsi un rôle de mémoire locale, de laboratoire d’idées.

Le service d’archives référent

L’agence d’urbanisme ne possède pas de service d’archives propre et unique à ses besoins. Il s’avère que je suis sous la supervision des Archives de la Communauté Urbaine de Dunkerque (CUD), au sein du Centre de la Mémoire Urbaine d’Agglomération (CMUA) où les archives de l’agence sont déposées. Il existe un partenariat entre l’AGUR et le service d’archives qui permet aussi bien le classement et la conservation des documents que la réalisation de mon stage, suite à une convention signée en 2009. Je suis donc accueillie par l’agence d’urbanisme sous la supervision professionnelle du CMUA.

La Halle aux sucres, sur le port de Dunkerque

Le lieu d’exercice

Le stage a lieu au sein de la « Halle aux sucres » où l’agence d’urbanisme et le service des archives exercent leur fonction à différents étages. Le cadre de stage est un bâtiment dont l’origine remonte au commerce et à l’entreposage de denrées au XIXe siècle au port de Dunkerque, notamment le tabac ou le sucre. Ce bâtiment est réhabilité et rénové en 2011 par l’architecte Pierre-Louis Faloci qui transforme cet élément patrimonial d’aujourd’hui en établissement de nouvelle génération avec une rampe ascendante au-dessus de trois magasins d’archives, qui mène vers une plate-forme panoramique d’accueil du public. 

La « Halle aux sucres » est un outil pour différentes structures de la Communauté Urbaine de Dunkerque dont le Learning Center de la Ville Durable (LCVD), l’INSET-CNFPT, le service des Archives, ses équipements et sa salle de lecture, l’Agence et les directions Environnement et Habitat de la Communauté Urbaine de Dunkerque.


Ma mission

Le fonds de l’AGUR qui constitue l’objet de ma mission principale a connu plusieurs étapes de traitement. Il y a eu notamment un traitement antérieur au déménagement de l’Agence du quai des Hollandais à la Halle aux sucres en 2014. Plusieurs tris ont été réalisés, en particulier concernant les cartes et plans. L’ensemble du fonds présente à son entrée à la Halle aux sucres de 400 ml, une modification importante puisqu’il en fait 550 avant le déménagement. Cela fait suite aux éliminations validées par l’AGUR et les Archives départementales du Nord.

L’implantation du Centre de la Mémoire Urbaine d’Agglomération et de l’Agence à la Halle aux sucres constitue une base pour le dépôt de l’ensemble du fonds de l’AGUR, via a rédaction de bordereaux de versement et de la réalisation d’un plan de classement.

Les missions qui me sont confiées sont la poursuite du classement et le traitement du fonds de l’AGUR commencé par d’autres étudiants. Ce classement est effectué par morceaux et permet une succession de traitement. Un plan de classement a été établi au sein du service d’archives et un répertoire des thématiques classées a pu être réalisé. Parmi les 400 ml évoqués, une cinquantaine de ml sont dorénavant classés. Il s’agit de la partie administrative du fonds. Il est désormais possible d’assurer une bonne conservation des documents du fonds et une présentation correcte des analyses de l’aspect administratif.

Mon poste de travail, sous la lumière du Nord

En prenant en compte le classement de documents complémentaires comme les études de l’AGUR, les mémoires universitaires et la partie iconographie (photographies et diapositives), il reste encore 290 ml à traiter. Le traitement par phases successives a pour objectif d’aboutir au classement définitif du fonds de l’Agence. Cette même logique de traiter le fonds section par section en correspondant au plan de classement est appliquée au cours de mon stage. Cela fait l’objet de ma mission, puisque je réalise le classement successif de plusieurs sections, comme les conventions et contrats ou encore les plans d’occupation des sols (POS) et les plans locaux d’urbanisme (PLU). 

Le traitement des archives d’une agence d’urbanisme

  • Le cadre réglementaire

Les archives d’une agence d’urbanisme sont soumises à des règles précises, notamment la circulaire AD 98-5 du 19 juin 1998 qui correspond au traitement des archives des directions départementales de l’équipement. Cela inclut les archives des agences d’urbanisme qui doivent être, sauf exception, conservées aux Archives départementales.

  • La partie organisation et vie de l’agence

Les thématiques abordées au cours de cette première mission sont similaires à celles des archives présentes dans une collectivité territoriale, à l’image d’une mairie. Il s’agit de documents administratifs avec par exemple des règlements intérieurs, des documents du personnel comme les ressources humaines, de la communication ainsi que des dossiers d’urbanisme et des projets urbains. Ces différents documents constituent une ressource essentielle à la vie de l’agence d’urbanisme, mais peuvent tout aussi bien être traités et triés à l’aide des circulaires relative aux archives des collectivités dont les DAF/DPACI/RES/2009/018 et DGP/SIAF/2014/006.

  • Les missions spécifiques d’une agence d’urbanisme

Il y a une notion de généralité retraçant l’ensemble des aspects que nous pourrions retrouver dans l’exercice de mission de service public. Les spécificités de l’agence d’urbanisme, en particulier celle qui m’accueille à Dunkerque, n’interviennent que plus tard dans le classement. C’est dans cette mesure que ma mission principale prend forme. Mon objectif consiste à poursuivre le classement, à m’adapter aux spécificités de l’agence d’urbanisme pour effectuer mon analyse et proposer au final un répertoire qui corresponde au mieux aux attentes de l’AGUR et du CMUA.

  • La mise à disposition des dossiers

Le fonds de l’Agence a pour cote le 10 S. Je poursuis donc le classement engagé par mes prédécesseurs pour conserver les documents essentiels à la vie de l’Agence, avec mise en forme du répertoire. Le stage permet l’utilisation et la compréhension des outils mis à la disposition des services pour le traitement des archives. Cela peut prendre différentes formes, notamment par l’enregistrement des données du classement ou la mise en ligne des informations du fonds 10 S sur le logiciel Avenio. Cela a pour but de permettre à l’Agence de consulter rapidement et efficacement les documents déposés et aux lecteurs éventuels de découvrir ce fonds une fois son classement et sa saisie effectués.

Licence : Pas de licence spécifique (droits par défaut)

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