Innovation Pédagogique et transition
Institut Mines-Telecom

Une initiative de l'Institut Mines-Télécom avec un réseau de partenaires

prof en transition

https://profsentransition.com/

Articles

  • Agir pour la transition

    Temps de lecture : 3 minutes / visionnage : 12 minutes

    L’ADEME est un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) placé sous la tutelle du ministère en charge de l’environnement, du ministère en charge de l’énergie et du ministère en charge de la recherche. En tant qu’agence de la transition écologique, sa mission est d’accélérer le passage vers une société plus sobre et solidaire, créatrice d’emplois, plus humaine et harmonieuse. À cette fin, l’ADEME soutient l’innovation, la recherche jusqu’à l’application et le partage des solutions, en généralisant les bonnes pratiques et en faisant progresser les connaissances.

    Agir pour la transition écologique (AGIR) est la plateforme de conseils et de services de l’ADEME pour tous les citoyens, acteurs économiques et territoires engagés dans la lutte contre le réchauffement climatique et la dégradation des ressources. Le site est divisé en 4 parties : particuliers, entreprises, collectivités et acteurs de l’éducation. C’est cette dernière que le réseau Profs en transition souhaite mettre en avant en invitant ses membres à la consultation. 

    Poussons plus en avant la visite : sous l’entrée “Acteurs de l’éducation“, nous trouvons quatre onglets : accueil, enseigner, se former et actualités. Regardons de plus près les deux entrées intermédiaires. Effectivement, avant d’enseigner efficacement, il est bien utile d’être correctement informé / formé aux thématiques du Développement Durable.

    “Se former”, c’est une sélection d’une trentaine de formations, en présentiel ou en distanciel, afin de “rester au fait des actualités scientifiques et techniques sur le développement durable, trouver de nouvelles inspirations pour animer votre classe, mieux intégrer les objectifs de développement durable à votre enseignement”.

    Quant à “Enseigner-Animer“, ce sont plus d’une centaine de ressources éducatives sélectionnées, de divers formats (quiz, vidéos, jeux, podcasts, kits pédagogiques, etc.), classées par niveau scolaire et indexées selon les 17 Objectifs de Développement Durable. 

    Quelques lignes de texte, c’est bien ! Mais découvrir la plateforme en vrai avec la personne qui la fait vivre, c’est mieux ! C’est pourquoi, nous vous proposons une visite en vidéo avec Florence CLÉMENT, Responsable de la Mobilisation grand public et jeunes & Éducation :

    Vous l’aurez compris : cette initiative de l’ADEME est très intéressante à utiliser pour les éducateurs souhaitant accéder à du contenu de qualité et varié pour animer / enseigner la transition écologique et sociale.

    Ainsi, nous vous souhaitons une bonne découverte de la plateforme “Agir pour la transition“.

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    22 avril par Frédérick Heissat
  • L’École Jardinière

    Temps de lecture : 5 minutes

    Il faut cultiver notre jardin. Cette célèbre maxime de Voltaire, extraite de Candide, nous invite à prendre soin de notre environnement immédiat, mais elle résonne aussi comme un appel à cultiver notre esprit, nos relations et notre monde. Le jardin devient alors une métaphore puissante de l’apprentissage, de la croissance personnelle et collective.

    Dans cet esprit, le WWF France a lancé le projet L’École Jardinière, une initiative qui vise à intégrer des potagers pédagogiques au sein des établissements scolaires. Cette démarche s’inscrit dans une volonté de reconnecter les enfants à la nature, de les sensibiliser aux enjeux environnementaux tout en leur permettant de développer de multiples compétences. Ce projet éducatif prend racine dans une approche concrète : celle d’apprendre par l’expérience, en cultivant la terre et en l’observant.

     

    Éducation à la santé

    Passer du temps en plein air, les mains plongées dans la terre, offre bien plus que de simples connaissances agricoles. Les bienfaits sur la santé physique et mentale sont indéniables. En étant impliqués dans un projet de jardinage, les enfants sont incités à bouger, à adopter une posture active qui contraste avec la sédentarité des journées passées en classe ou devant des écrans. Le jardin devient un espace où l’on apprend à utiliser son corps autrement, en creusant, semant, arrosant, récoltant.

    Ce contact direct avec la nature a également un impact positif sur la santé mentale. Les études montrent que l’exposition aux environnements naturels réduit le stress, améliore l’humeur et stimule la concentration. La satisfaction de voir pousser les plantes qu’ils ont eux-mêmes semées procure aux enfants un sentiment d’accomplissement et de responsabilité, essentiel à leur développement personnel.

    De plus, le jardinage scolaire est une porte d’entrée privilégiée pour aborder l’alimentation saine. Cultiver ses propres fruits et légumes permet de prendre conscience de la valeur des aliments, de leur saisonnalité, et d’adopter une alimentation plus équilibrée. C’est aussi un moyen de redonner de la dignité à l’acte de se nourrir, en sortant du schéma de consommation rapide et standardisé.

    Renforcement du lien social

    Les potagers scolaires représentent par ailleurs un formidable outil de cohésion sociale. Le projet École Jardinière encourage une pédagogie active et participative. Les enseignants, en adoptant une posture d’accompagnant, deviennent des facilitateurs de l’apprentissage, laissant davantage de place à l’expérimentation, à l’observation et aux échanges.

    Pour ritualiser la pratique, l’Ecole Jardinière a développé un nouveau format, l’hebdo, qui consiste à partager une activité par semaine à réaliser en lien avec le potager pédagogique, qu’importe ainsi son format ou la saison.

    Mais ce n’est pas tout : ce projet permet également de tisser des liens bien au-delà des murs de l’école, avec sa collectivité bien entendu, mais aussi avec les associations de son territoire. Autre invitation : celle des familles à participer à l’entretien des potagers, en particulier pendant les vacances scolaires. Cette implication crée une dynamique de coéducation où l’expérience familiale vient enrichir l’apprentissage scolaire.

    La présence des grands-parents dans ce processus peut également être précieuse. Leur savoir-faire traditionnel, leurs récits de jardinage et leur sens de la patience peuvent être transmis aux plus jeunes. Le potager devient alors un lieu de transmission intergénérationnelle, où l’on apprend autant à cultiver la terre qu’à cultiver les relations humaines.

    En parallèle, ces projets de jardinage offrent aussi la possibilité de créer des événements collectifs, comme des fêtes de la récolte ou des ateliers de cuisine partagés. Ils deviennent des moments privilégiés où chacun, enfants, parents, enseignants et membres de la communauté, se retrouve autour d’un objectif commun : faire vivre le jardin.

     

    Compétences psychosociales

    Au-delà des aspects pratiques et sociaux, le jardinage scolaire permet également de développer des compétences psychosociales essentielles. Prendre soin d’un jardin exige de la patience, de l’attention, mais aussi une certaine forme d’empathie. Les enfants apprennent à observer les plantes, à comprendre leurs besoins et à agir pour leur bien-être. 

    Le jardin est un laboratoire vivant, un lieu d’expériences et de découvertes. Support d’activités ludiques, le jardin pédagogique se révèle être pour l’enfant un espace idéal pour s’exprimer, s’évader, apprendre.

    Ces compétences d’empathie et de responsabilité sont facilement transposables aux relations humaines. En travaillant ensemble sur un même projet, les élèves développent leur capacité à communiquer, à collaborer, à partager leurs connaissances et leurs ressentis. L’école devient alors un espace de dialogue où chacun apprend à écouter et à respecter le point de vue de l’autre.

    Le jardinage favorise également l’autonomie et la prise de décision. En se confrontant à des situations concrètes — comme choisir la meilleure méthode d’arrosage ou décider de l’emplacement idéal pour chaque plante — les enfants apprennent à résoudre des problèmes par eux-mêmes, tout en développant leur confiance en leurs capacités.

    Une éducation au développement durable

    Le projet L’École Jardinière ne se limite pas à la sensibilisation aux bienfaits de la nature. Il s’agit également d’acquérir des compétences techniques qui pourront être mobilisées dans une logique de transition écologique. Les potagers scolaires deviennent ainsi des terrains d’expérimentation où l’on apprend non seulement à cultiver, mais aussi à comprendre les mécanismes qui régissent notre environnement.

    Sur le plan scientifique, les élèves peuvent étudier la biodiversité, la croissance des végétaux, la pollinisation, ou encore les cycles de l’eau. Ces notions théoriques prennent une dimension concrète lorsqu’elles sont expérimentées sur le terrain. Les enfants peuvent ainsi réaliser des relevés, des mesures, des schémas, des calculs de surfaces, autant d’activités qui enrichissent leur apprentissage en mathématiques et en sciences.

    Mais l’éducation au développement durable va plus loin. Elle inclut aussi l’apprentissage de techniques de production alimentaire respectueuses de l’environnement : paillage, associations de cultures, rotations des plantes, gestion raisonnée de l’eau. On y découvre aussi la low-tech, le do-it-yourself et la récupération, autant de pratiques essentielles pour concevoir des systèmes résilients et durables.

    Enfin, le jardinage est également propice à l’expression artistique et littéraire. Qu’il s’agisse de décorer le jardin, de rédiger des poèmes inspirés par les plantes ou d’illustrer le cycle de vie des végétaux, la créativité trouve ici un terrain d’expression privilégié.

    De manière directe ou détournée, il invite à la démarche scientifique : observation, expérimentation, questionnement, émission d’hypothèses et vérification sont mises en œuvre par tous les jardiniers.

     « Les maîtres d’école sont des jardiniers en intelligence humaine. » (Victor Hugo)

    Intégrer des potagers dans les écoles, c’est offrir aux enfants l’opportunité d’apprendre par la pratique, de développer leur esprit critique, leur sens de l’observation et leur créativité. C’est aussi leur permettre de devenir des citoyens engagés, conscients des enjeux écologiques et sociaux.

    Pour découvrir cette initiative passionnante et la mettre en œuvre dans votre établissement, rendez-vous sur le site officiel de L’École Jardinière du WWF France. Retrouvez-y les outils pédagogiques, affiches et illustrations ou encore fiches techniques pour vous lancer et faire du potager, un rendez-vous pour vos élèves.

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    9 avril par Frédérick Heissat
  • 1 “séance verte” par semaine

    Temps de lecture: 4 minutes 

    [ECOLE EN TRANSITION] une initiative du réseau Profs en transition pour mettre en valeur les ressources et projets d’éducation à la transition écologique et sociale pertinents pour co-construire des solutions pédagogiques et citoyennes efficaces.

    1 séance verte par semaine : 100 activités pluridisciplinaires 

    Pourquoi ce guide ? 

    Les collègues de notre école, Sophie G. (collègue, co-autrice)  et moi sortons régulièrement en extérieur pour apprendre au contact du dehors : cour de récréation, forêt, jardin de l’école. Avant chaque sortie, c’était toujours un grand questionnement à propos du contenu de ces séances et du lien qu’il nous fallait trouver entre dehors et la classe. Nous avons expérimenté, organisé, envisagé pour harmoniser, hors des murs de la classe, les contenus et attendus de cycle 3.

    Quand l’équipe de Belin Éducation nous a contactées via le groupe Profs en transition, nous avons vu là l’occasion de compiler nos séances, de prendre le temps de les « mettre au propre », d’imaginer, de chercher les documents pour les élèves, puis de les expérimenter encore avec nos classes de CM.  Ce guide s’intitule «  100 activités interdisciplinaires d’éducation au développement durable ». Il s’adresse aux cycles 3, mais certaines activités peuvent aussi être accessibles en fin de cycle 2.

    Ce guide est le fruit du travail de plusieurs auteurs, chacun dans son domaine, ce qui donne 100 activités interdisciplinaires (sciences, mathématiques, géographie, français, langues vivantes, arts plastiques, éducation musicale, EPS). Chaque activité offre une grande liberté de pratique à l’enseignant, des éclairages didactiques sur l’intérêt de la « classe dehors » et la manière de la mettre en œuvre.  Ce guide est un dispositif clé en main, avec des étapes minutées et détaillées, le matériel à prévoir, des pistes de différenciation et de prolongement variées. Pour chaque activité, l’enseignant trouvera de nombreux documents, schémas, images, textes et liens Internet (articles, vidéos), flashcards pour construire sa banque documentaire et appuyer les activités travaillées ainsi que des ressources complémentaires pour approfondir.

    J’ai beaucoup aimé travailler à l’écriture de ce guide. C’était enrichissant de  réfléchir  pour envisager des séances répondant aux  objectifs de développement durable, de retravailler avec Anne P. et Marie M.  le déroulé d’une séance afin qu’elle soit transposable dans chaque classe. C’était extra de prendre le temps de travailler avec Sophie G. sur des sujets qui nous animent. Et enfin, c’est apaisant de trouver comment articuler cette nécessité d’aller apprendre dehors, de donner le goût du nom des choses et de la préservation de la biodiversité qui nous entoure et de comprendre comment tout cela interagit. 

    Présentation complète du manuel à retrouver sur le site de l’éditeur.

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    8 mars par Julie Marboutie