Innovation Pédagogique et transition
Une initiative de l'Institut Mines-Télécom avec un réseau de partenaires
Les habitués le savent, chaque mois, nous utilisons notre lettre d’actu pour parler de nos offres, mais plutôt que de simplement faire notre auto-promotion, nous montrons notre expertise en traitant un sujet de fond, en ouvrant une réflexion, une discussion et en partageant des conseils. Toujours sans assistance d’IA, mais avec des savoirs éprouvés par nos apprentissage et nos expériences. Ce mois ci nous abordons la notion d’ingénierie de la participation.
« Et si on faisait un world café ? j’en ai vécu un c’était super ! »
Aujourd’hui mettre de la participation dans les démarches devient de plus en plus incontournable. Les collectivités territoriales sont amenées régulièrement à mener des projets associant habitants, élus, associations, entreprises,… bref des personnes aux cultures et aux attentes très différentes.
Pourtant il arrive bien souvent que la méthode (le comment) soit choisie sans clarifier l’objectif (le pourquoi). Or les méthodes participatives ne sont pas magiques. Mal employées elle peuvent être contre-productives et, pire, créer ou renforcer des tensions existantes.
Il ne s’agit pas de faire un world-café ou un forum ouvert. Il s’agit de mettre un outil au service d’une intention et d’une stratégie claire.
Récemment des chercheuses ont publié une série d’articles particulièrement intéressants sur l’ingénierie de la participation, c’est à dire la conception structurée de démarches participatives et elles en proposent la définition suivante (elles travaillent sur le modèle de la gestion collective de l’eau, mais vous en déduirez facilement des principes centraux) :
L’ingénierie de la participation peut être définie comme « une forme de méta-niveau d’ingénierie et de processus décisionnel organisationnel qui définit les règles et les processus de choix collectif dans la politique et la planification de la gestion de l’eau » (Daniell et al., 2010). Concrètement, cette ingénierie se matérialise par une réflexion en vue de décider des objectifs, du design, du choix de méthodes, de la mise en œuvre et du suivi-évaluation d’un processus participatif.
Mieux cette ingénierie de la participation peut elle même se faire de manière participative :
L’« ingénierie participative de la participation », également appelée co-ingénierie de la participation, se distingue de l’ingénierie de la participation par le fait que cette réflexion est portée par un groupe d’acteurs mixte, incluant aussi de futurs participants. Le groupe peut inclure l’instigateur de la démarche, la facilitatrice, des élus, des spécialistes et tout autre participant ciblé par la démarche participative. Le terme « ingénierie de la participation » est issu d’une vision de l’ingénierie qui ne s’applique pas seulement à des processus mécaniques, mais aussi à des processus cognitifs et décisionnels (March, 1978 ; IEA, 2000). Elle prend également en compte l’action collective et les processus sociaux associés à l’ingénierie pratique (Bucciarelli, 1994).
Extrait de : « L’ingénierie de la participation : préparer et penser une démarche participative » par Emeline Hassenforder, Nils Ferrand et Sabine Girard

Toujours dans le même article, les chercheuses proposent quatre idées clés à prendre en compte
Elles proposent aussi six questions à se poser lors de la mise en place de ses démarches participatives :
Enfin leur publication propose une synthèse très utile :

Si vous souhaitez creuser le sujet, voici quelques ressources pour aller plus loin :
Vous travaillez dans un contexte d’ingénierie territoriale (PETR, GAL, Communautés de communes…). vous êtes directeur / directrice, responsable, coordinateur / coordinatrice, ou agents, chargé·es de mission et vous souhaitez sortir des réunions descendantes pour aller vers plus de participatifs, créer de la cohésion et de l’implication ?
Nous avons l’habitude de travailler avec des publics différents (communes, PETR, entreprises, associations, collectifs, citoyens…) et nous amenons conseil et expertises pour vous aider à construire et animer :
Nous proposons un accompagnement à distance rapide et abordable pour être plus efficace et gagner en sérénité avec :
Contactez nous pour nous parler de votre projet et voir si un accompagnement a du sens pour votre contexte.
Il y a deux mois nous vous présentions un aspect de la boite à outil numérique éthique : son usage comme outil pédagogique à destination des enseignants et formateurs (Comment éduquer à un numérique acceptable à l’heure de l’IA et des GAFAM ?). Aujourd’hui nous vous montrons un autre angle de cette boite à outil compacte et surpuissante : l’usage de couteau suisse à destination des professionnels de l’accompagnement à la transformation numérique.
Il est difficile de mesurer à quel points nos outils et nos usages numérique dépendent d’une poignée d’acteurs, essentiellement des entreprises américaines. Or, l’hypothèse (autrefois hautement improbable) que les USA coupent l’accès des européens aux services numérique des entreprises américaines du numérique existe désormais.

Se voir couper ces accès vous semble irréaliste ? C’est pourtant exactement ce qui est arrivé à Nicolas Guillou, juge français à la Cour Pénale Internationale, qui enquête sur les évènements en Palestine.
Cette histoire montre que nous nous trouvons désormais dans un contexte où des décisions politiques peuvent, avec le relais des fournisseurs des services connectés et les éditeurs d’applications, avoir des conséquences conduisant – selon les mots du magistrat – à « mener une existence des années 1990 ». Voilà la confirmation que les acteurs du monde numérique jouent également un rôle politique et que la maîtrise de la souveraineté technologique est une nécessité.
Et si cette hypothèse de coupure délibérée est de moins en moins improbable, elle n’est pas la seule. Avec la centralisation très forte des services numériques autour de quelques géants de la tech, la possibilité de pannes massives devient elle aussi plus probable et surtout plus risquée. Panne géante du logiciel Windows de Microsofts en juillet 2024, panne géante de Amazon Web services en octobre 2025, panne géante de Cloudfare en novembre 2025, toutes ces pannes mettent en exergue la dépendance excessive d’Internet à une poignée d’acteurs.

Notion popularisée par le biologiste Olivier Hamant, la robustesse désigne la capacité d’un système à se maintenir stable (sur le court terme) et viable (sur le long terme) malgré les fluctuations. Or quelle soient politiques, sociales, environnementales, énergétiques, les fluctuations sont nombreuses et certainement destinées à s’amplifier.

Comme le précise Infogreen Factory dans le livre Voyage vers la robustesse, une question devient cruciale pour toute organisation :
comment garantir la continuité des activités quand le numérique, devenu indispensable, devient aussi une grande vulnérabilité ?

Que ce soient des entreprises, mairies, des associations, des centres sociaux, toutes les organisations, petites ou grandes, vont être amenées tôt ou tard à s’interroger sur la robustesse de leur dispositifs numériques au risque de se retrouver paralysées ( Si le sujet vous intéresse, testez cet outil d’auto-évaluation de la robustesse de votre système d’information). Ce sujet éminemment politique a fait même l’objet d’un cahier de 10 propositions pour une désescalade numérique à destination des listes aux municipales.
Depuis des années, certaines personnes, dont nous faisons partie, alertent sur l’importance d’un numérique émancipateur, c’est à dire qui libère ou affranchit d’une autorité, contrainte ou limitation.
Longtemps cette réflexion est restée à la marge, beaucoup de personnes ou d’organisations privilégiant le confort d’un outil ergonomique et clé en main au contrôle d’un outil libre et convivial mais parfois moins évident à prendre en main au premier abord.
La force de l’habitude, la difficulté de changer nos usages individuellement, mais surtout collectivement (difficile de quitter Whatsapp quand tout votre entourage l’utilise) ont souvent relégué la possibilité de changement au second plan.
Mais aujourd’hui il semble plus important que jamais de se poser la question de nos dépendances numériques et de comment reprendre le contrôle de notre vie numérique dès maintenant !
Or transformer nos dispositif numérique, ce n’est pas juste passer d’un outil à un autre. Cela implique aussi une transformation des usages à l’échelle individuelle et surtout à l’échelle collective. A ce sujet, le livre Voyage vers la robustesse, propose de distinguer la Résilience du numérique et la Robustesse d’une organisation (en relation avec le numérique) pour montrer qu’il ne faut pas seulement travailler sur les aspects techniques, mais aussi sur les aspects organisationnels :
Résilience du numérique
La capacité d’un système numérique à résister aux perturbations (pannes, cyberattaques, crises) et à revenir à un état fonctionnel après l’incident. Cette disposition est limitée par la dépendance du système à des ressources externes (énergie, matériaux, infrastructures) sur lesquelles il n’a pas de contrôle
direct et qui pourront manquer dans l’avenir.Robustesse d’une organisation (en relation avec le numérique)
La capacité d’une organisation à maintenir ses fonctions essentielles de manière stable et viable face aux défaillances du numérique, en créant les conditions pour ne pas tomber. Cette robustesse, dimensionnée pour assurer la pérennité souhaitée par l’organisation, repose sur l’hétérogénéité des solutions, la redondance des moyens, l’acceptation d’une lenteur relative et le maintien d’alternatives faiblement technologiques.
Cette distinction permet de reconnaître que la résilience concerne uniquement les systèmes techniques alors que la robustesse relève de l’organisation, c’est à dire ses modes de fonctionnement.
Or travailler sur les modes de fonctionnement n’a rien d’évident : par où commencer ?
Conscient de la difficulté de changer les modes de fonctionnements individuels et surtout collectifs, nous avons conçu un parcours qui amène un groupe à passer à travers plusieurs étapes clés pour aller vers une transformation des usages numériques à l’échelle d’un groupe ou d’une organisation :

Ce parcours propose de passer à travers les étapes suivantes, chaque étape servant à faire un pas en direction d’un numérique plus émancipateur et plus robuste :
Pour chacune de ces étapes, le set Numérique éthique propose une ou plusieurs méthodes listées dans un tableau récapitulatif. Destiné aux accompagnateurs, qu’il soient des coach/consultants professionnels ou bien des amateurs éclairés, ce tableau vous indique quelles cartes choisir et donc quelles méthodes mobiliser en fonction de votre objectif et de votre état d’avancement.
Une telle transformation nécessite du temps et de nombreux changements. Il s’avère donc essentiel qu’une personne interne ou externe au groupe anime et fasse vivre cette démarche. Dans les petits groupes certaines personnes plus sensibilisées jouent souvent ce rôle en plus de leur travail.
Dans les organisations plus grandes, une intervention extérieure s’avère nécessaire pour garantir des temps de travail collectifs de qualité et une régularité de travail.
Heureusement il existe de nombreux professionnels qui peuvent accompagner la transformation numérique des organisations. Citons à ce sujet l’annuaire Emancip asso qui recense des prestataires de confiance formé·es aux enjeux du monde associatif, le collectif CHATONS qui propose des solution techniques alternatives aux GAFAM, le collectif designers éthiques qui explore les pratiques de conception numérique, le collectif Info green factory qui propose conseil et formation pour un numérique plus responsable ainsi qu’une multitude de professionnels, consultants, développeurs….
Si nos cartes peuvent déjà apporter une utilité certaine à de petits groupes, elles constituent aussi une boite à outils très puissante pour les professionnels de la transformation numérique. Amenant des propositions d’ateliers, des questions à poser, des notions à discuter, des propositions d’alternatives à tester, elle cache derrière leur simplicité apparente une mine de ressources.
Si vous aussi, vous accompagnez des organisations dans la transformation de leurs usages numériques, les Métacartes « Numérique Éthique » sont faites pour vous. Elles vous proposent un outil de médiation pour structurer les discussions avec les différentes parties prenantes et et faciliter vos accompagnements. Les Métacartes peuvent ainsi être vues comme une boîte à outils sous forme de cartes : vous utiliserez une partie des outils, selon vos besoins, que ce soit pour un atelier d’une heure ou un accompagnement de plusieurs mois, les Métacartes démultiplie votre action.
Besoin de mettre un peu de participatif dans votre démarche ? Explorer les cartes et piochez en une ou deux pour un atelier clé en main. Vous accompagnez des démarches sur plusieurs mois ? Nous vous aidons à tirer le meilleur de notre parcours de transformation numérique.
Aujourd’hui les cartes Numérique Éthique ont été utilisées par des entreprises, des tiers-lieux, des centres sociaux, des associations, des communautés de communes, des développeurs, des designers, des formateurs, des médiateurs, des enseignants…. Voici quelques uns des retours d’usages que nous avons pu collecter.
Encore un atelier ...Vous organisez des ateliers sur le numérique responsable, l’écoconception, la transformation numérique ? Nous pouvons vous aider à rendre vos ateliers plus dynamiques et participatifs ! Faites nous part de votre besoin et nous accompagnerons vos projets !
contactez nous par mail à contact@metacartes.cc ou via le formulaire ci-dessous
Vous voulez nous connaître ou en savoir plus sur nos outils ? Venez nous rencontrer pour un café ! Le café Métacartes, c’est trente minutes d’échange en visio, ouvert à tous.tes et gratuit, sans ordre du jour préalable.
Venez échanger, découvrir les usages des cartes, poser des questions ou partager des retours d’expérience avec nous.
Prochain rendez vous le vendredi 6 mars, 13h30 en ligne (sur inscription, limité à 10 places). Au plaisir de vous rencontrer !
Lien d’inscription à l’évènement :
https://mobilizon.fr/events/65fdf73e-0099-483d-9eb3-d1ab2b148556
Depuis la création du projet, nous avons à cœur de vous fournir des outils de qualité, mais aussi de vous accompagner dans leur prise en main, de transmettre nos pratiques, dans la démarche de vous autonomiser. Nous vous accompagnons dans la conception et la mise en œuvre de démarches participatives en nous appuyant sur notre expérience interdisciplinaire. Ce mois-ci petit zoom sur nos accompagnement et en fin d’article le café Métacartes .
Si les outils d’IA peuvent être utilisés pour trouver des idées ou recevoir des propositions d’animation, ils ignorent le sens de ce qu’ils recrachent. Si vous n’êtes pas expert certains détails clés peuvent vous échapper.
Ici pas d’ « intelligence » artificielle, nous accompagnons vos démarches participatives en nous appuyant sur l’intelligence collective en co-construisant pas à pas avec vous.
Nous écoutons les besoins que vous exprimez et nous prêtons aussi attention à ce qui n’est pas dit. Nous vous aidons à anticiper, à éviter les écueils potentiels et nous vous outillons pour que vos animations et formations se déroulent dans les meilleures conditions possibles.

Lilian Ricaud
Ancien biologiste, chercheur indépendant et facilitateur de projet coopératifs depuis plus de 15 ans, Lilian est spécialisé dans la conception d’évènements participatifs « hors normes » et l’animation de grands groupes.

Mélanie Lacayrouze
Ingénieure pédagogique, formatrice, facilitatrice et facilitatrice graphique depuis 10 ans, Mélanie est spécialisée dans la conception de séquences participatives et les pédagogies actives.
Pour celles et ceux qui souhaitent mieux maîtriser nos outils, nous proposons des accompagnement à la prise en main des cartes : ils permettent de découvrir les outils Métacartes, les sets, leur contenu, les différentes typologies de cartes et leur structure, aller vers des usages « clés en mains ». Nous vous vous aidons aussi à prendre en main certaines méthodes puissantes, mais plus complexes au premier abord.
Pour celles et ceux qui souhaitent aller plus en profondeur nous proposons aussi un accompagnement à la conception d’animations et de formations participatives pour concevoir, préparer et analyser un processus participatif dans vos projets d’animation de rencontres, ateliers, formations.
Parce que se réunir et travailler ensemble, efficacement, et en favorisant la participations de tous·tes est loin d’être une évidence, nous vous transmettons les trucs et astuces en terme de méthodes et postures pour mettre en œuvre la participation en évitant les écueils.
Pour les professionnel.le.s de la facilitation ou de la formation qui savent où ils vont, mais qui ont besoin d’un appui pour des cas particuliers (grands groupes, temps contraints, besoin de capitaliser sur les productions…) nous proposons des temps de conseil stratégique personnalisé.


Vous sortez de l’accompagnement avec une séquence d’animation consolidée, claire, adaptée à vos objectifs et une liste des prochaines actions à mettre en œuvre .
Nous vous transmettons des contenus supports réexploitables. Il peut s’agir de nos propres d’outils ou d’autres outils sous licences libres que nous avons sélectionnés spécialement pour vous.
Au besoin nous pouvons aussi produire des documents personnalisés (canevas graphiques, pictos, …) adaptés à vos besoins.
contactez nous par mail à contact@metacartes.cc ou via le formulaire ci-dessous
Découverte des outils Métacartes, échanges de pratiques, autour du numérique et de la coopération : c’est le café Métacartes ! Trente minutes d’échange en visio, ouvert à tous.tes et gratuit, sans ordre du jour préalable.
Venez échanger, découvrir les usages des cartes, poser des questions ou partager des retours d’expérience avec nous.
Prochain rendez vous le vendredi 6 février, 13h30 en ligne (sur inscription, limité à 10 places). Au plaisir de vous rencontrer !
Lien d’inscription à l’évènement :
https://mobilizon.fr/events/59e6b496-0d08-4353-b67d-ab831b70f76b
Photo de Nathalie Lays sur Unsplash
Où va le numérique ? Et nous, où voulons nous aller ? Dans cet article nous vous partageons plusieurs retours d’usage de la boite à outil métacartes Numérique éthique et notre envie d’organiser une résidence pour co-construire des contenus pédagogiques complémentaires. En ce début d’année, une lettre d’actu aux couleurs du numérique… et en fin d’article le café Métacartes.
Depuis l’arrivée des outils d’IA générative, la présence du numérique dans nos vies augmente et s’accélère encore drastiquement.
Fin analyste du numérique, Hubert Guillaut propose depuis des années des revues extrêmement bien vulgarisées et documentée d’abord via le fameux InternetActu et aujourd’hui via l’excellent Dans les algorithmes, un média pour comprendre déchiffrer, se réapproprier et mettre dans le débat public l’impact social de la tech.
Sans rentrer dans le détail, il suffit de regarder la page d’accueil du site Dans les algorithmes pour avoir un aperçu de quelques unes des nombreuses questions que posent les impacts du numérique et des algorithmes à l’heure de l’IA et des GAFAM.

La technologie n’est ni bonne, ni mauvaise, ni neutre. Plus que jamais il y a besoin d’interroger les enjeux les pratiques, les outils du numériques et maintenant de l’IA qui touchent tous les secteurs et s’immisce de plus en plus au cœur de nos vies et de nos sociétés.
De plus en plus d’experts ou groupes posent la question de l’usage des technologies numérique, notamment de l’IA (Les enjeux éthiques de l’IA vus depuis le traitement automatique des langues; Face à l’IA générative, l’objection de conscience – Manifeste pour l’enseignement supérieur et l’éducation nationale; Charte pour une Intelligence Artificielle éthique, Charte pour une utilisation éthique de l’Intelligence Artificielle pour la Ville et l’Eurométropole de Strasbourg, NIG, un cadre de référence pour le Numérique d’Intérêt Général).
Pour autant, nous pensons qu’il est essentiel de démocratiser la compréhension des enjeux du numérique au-delà des cercles d’experts et vers la société civile dans son ensemble : étudiants, associations, entreprises, institutions, décideurs ou citoyens…

Comme Louis Derrac l’exprime brillamment, nous pensons que l’éducation au numérique ne peut plus se contenter d’accompagner et de fait d’encourager la numérisation du monde sans la critiquer, la repenser, l’interroger, et la transformer.
Éduquer au numérique, ce n’est pas seulement apprendre à l’utiliser, mais à le comprendre, le critiquer, le transformer. C’est former des citoyen·ne·s capables de dire : non, ceci n’est pas acceptable, et de proposer autre chose. Pas de le subir, mais de le réinventer. C’est un véritable défi. Le défi d’éduquer à un numérique acceptable.
Mais alors que tout change à grande vitesse et que les derniers développement du numérique et de l’IA risquent encore d’accélérer le temps , comment sensibiliser, former, questionner les enjeux du numérique et de l’IA ? Éduquer à un numérique acceptable reste un défi.

Travaillant avec des outils numériques et des méthodes participatives depuis 20 ans, nous avons construit les Métacartes Numérique Éthique en nous appuyant sur plusieurs principes favorisant l’apprentissage et la réflexion autour de ce sujet extrêmement complexe qu’est le numérique. Voici une brève présentation de ces principes.
Chacune des 17 cartes recettes proposent une méthode ludique et participative clés en main que vous pouvez utiliser pour favoriser l’engagement actif des apprenants et participants. Le set « Numérique éthique » peut être utilisé en synergie avec « Faire ensemble » afin de créer des animations participatives encore plus riches.
Les cartes ont été rédigées pour servir de support de discussion, favoriser les échanges, le partage de savoirs et de représentations pour concevoir des situations d’apprentissage coopératifs.
Les 40 cartes « ingrédients » proposent chacune plusieurs questions à se poser individuellement ou en groupe (soit plus de 120 questions) pour approfondir la compréhension, encourager la participation active, et stimuler la pensée critique.
L’usage de cartes et leur manipulation permet de créer des temps où on sort la tête des écrans, où l’on retrouve les sensations et les mouvements du corps pour favoriser l’attention, l’engagement et l’apprentissage actif (Approche kinesthésique).
Chaque carte représente un outil pédagogique à part entière qui peut être combiné avec d’autres cartes ou d’autres dispositifs pour créer des ateliers adaptés à votre contexte.
Compactes et complètes, les cartes tiennent dans la poche pour être amenées partout.
Les cartes peuvent être utilisée pour préparer des ateliers ou formations seul.e ou collaborativement à plusieurs. Pour les personnes expérimentées, le format permet aussi d’associer les apprenants en rendant visible le programme et en proposant au groupe de participer à certains choix.
Si l’approche « débranchée » du numérique est très importante pour nous, nous continuons à tirer parti des possibilités du numériques là où elles nous semblent pertinentes. Ainsi, des QR codes situés sur les cartes donnent un accès direct à des ressources en ligne à destination des animateur·ice·s, formateur·ice·s, des apprenant·e·s et participant·e·s pour enrichir la réflexion et les apprentissages, créer des ateliers en autonomie.
Basé sur des licences libres, le set Numérique éthique est un commun pédagogique qui s’enrichit des retours d’usages de la communauté et peut être remixé pour créer de nouvelles formations. Et justement, depuis la sortie des cartes en 2021, nous avons eu de nombreux retours d’usages dans des contextes très différents.
Aujourd’hui les cartes Numérique Éthique ont été utilisées par des entreprises, des tiers-lieux, des centres sociaux, des associations, des communautés de communes, des développeurs, des designers, des formateurs, des médiateurs, des enseignants…. Voici quelques uns des retours d’usages que nous avons pu collecter.
Encore un atelier ...
Lorsque nous avons conçu la boite à outils numérique éthique, nous l’avons pensée pour qu’elle soit à la fois synthétique et polyvalente.
Mais il fallait aussi qu’elle soit actualisable (via la ressource en ligne complémentaire des cartes imprimées), et utilisables pour des démarches d’éco-conception, d’éducation au numérique (outils, usages, esprit critiques). L’idée était aussi de faciliter des d’ateliers pour parler de numérique en sortant la tête de l’écran (mais avec la possibilité d’y revenir au besoin).
Aujourd’hui, nous constatons que pour beaucoup de gens, le coté synthétique et polyvalent peut être bloquant au premier abord : ils sentent des possibilités, mais ne voient pas immédiatement comment s’en saisir, quoi faire précisément avec toutes ces possibilités.
Nous avons donc à cœur de faciliter l’appropriation et pour cela nous voulons proposer plus de contenus pédagogiques clé en main (conducteurs pédagogiques, canevas et autres contenus visuels, faire le lien avec d’autres contenus, supports communs existants par ailleurs…).
Nous aimerions organiser une résidence/living lab qui associerait des enseignants, pédagogues, chercheurs, designers pour co-construire des contenus pédagogiques complémentaires pour la boite à outils Numérique éthique qui soient adaptés aux besoins de terrain, à la fois en s’appuyant sur ce qui est déjà construit : nos cartes, les canevas, les ressources mais aussi leur intégration avec des ressources externes existantes par ailleurs. Nos outils n’ont pas vocation à remplacer ou réinventer l’existant, mais plutôt tirer parti de la spécificité du support Métacartes cartes pour créer du lien.
Nous profitons donc de cette actu pour solliciter vos retours, conseils et éventuelles envies de participer d’une manière ou d’une autre.
Pour cela nous vous proposons un formulaire à remplir avec 3 questions : https://metacartes.net/?SoutienNumEth
Découverte des outils Métacartes, échanges de pratiques, autour du numérique et de la coopération : c’est le café Métacartes ! Un temps d’échange en visio, ouvert et gratuit, sans ordre du jour préalable.
Venez échanger et/ou découvrir les usages des cartes, poser des questions ou partager des retours d’expérience avec nous.
Prochain rendez vous le vendredi 16 janvier, 13h30 en ligne (sur inscription, limité à 10 places). Au plaisir de vous rencontrer !
Lien d’inscription à l’évènement :
https://mobilizon.fr/events/fc1f061b-775b-4549-b22a-b520af28a991
Photo de Rubenz Arizta sur Unsplash
Ce mois ci : des retours de la communauté, le test du nouveau canevas, et la mise en lumière de nos accompagnements et les infos du café Métacartes de ce vendredi 5 décembre.
Vous êtes maintenant plus 1750 abonnés à notre lettre d’actu et nous avons régulièrement des retours de personnes qui nous lisent et cela fait bien plaisir 
Vous le savez, depuis nos débuts nous co-construisons nos outils avec des utilisateur.ices. Nous sommes en train de préparer un outil complémentaire aux cartes et pour le concevoir au mieux nous nous sommes intéressés à vos usages et cas pratiques des cartes.
Conformément à notre politique de confidentialité, nous effaçons les données personnelles des acheteurs au bout d’un an. Nous avons donc uniquement contacté les personnes ayant acheté des cartes cette année pour avoir des retours et ceux-ci s’avèrent toujours très intéressants. Nous vous les partageons ici .
Si vous aussi vous souhaitez nous partager vos retours, voici un court questionnaire pour le faire (8 questions, moins de 5 min) : https://metacartes.net/?UsageCartes
Vous savez aussi que pour garantir la qualité de nos outils nous appuyons sur une démarche de prototypage afin de recueillir des retours d’utilisation. Ceci nous permet de bénéficier de précieux retours de terrain afin d’affiner nos outils.
Et comme vous l’avez peut être vu dans notre actus de septembre, nous avons conçu un canevas pour faciliter la structuration de rencontres avec les cartes.
Nous sommes en train de le tester notre coté et nos premiers retours sont très encourageant. Aujourd’hui, nous serions très intéressés d’avoir vos retours d’usage sur ce canevas.
Nous proposons pour l’instant ce canevas sous forme de modèle téléchargeable au format A4, mais nous souhaitons proposer à terme une version imprimée plus large et transportable. Vous pouvez l’imprimer pour vous inspirer ou le proposer à des personnes avec qui vous travaillez pour voir si le canevas les guide.
Télécharger le modèle canevas Méthode Metacartes format A4 – PDF 1,3mb
Nous avons là aussi mis en place un court formulaire pour collecter vos retours (8 questions, moins de 5 min) : https://metacartes.net/?UsagesCanevas
Depuis la création du projet, nous avons à cœur des vous fournir des outils de qualités, mais aussi de vous accompagner dans leur prise en main, et de former des collectifs.
Pour cela, deux formes d’accompagnements sont possibles :
Quelques exemples concrets :
Je veux animer une rencontre ou une formation participative, mais je débute et je ne sais pas comment m’y prendre !
Parce que se réunir et travailler ensemble, efficacement, et en favorisant la participations de tous·tes est loin d’être une évidence, nous vous faisons découvrir des formats de travail créatifs qui ont fait leurs preuves et les trucs et astuces pour les mettre en œuvre.
Je sais déjà animer et je sais ce que je veux faire, mais j’ai un doute…
Pour les professionnel.le.s de la facilitation ou de la formation qui souhaitent mettre en place et animer une méthode précise, mais qui ont besoin d’être conseillés pour affiner leur trame notamment certains cas particuliers (grands groupes, temps contraints, besoin de capitaliser sur les productions…) nous proposons du conseil stratégique personnalisé.
Nous avons désormais la possibilité de vous présenter les cartes, leur utilisation, et la conception de séquences via une plateforme en ligne dédiée qui nous permet de travailler en direct avec vous.


Accompagnements, cartes, si vous souhaitez faire un cadeau qui a du sens, c’est le moment !
Et si vous avez des reliquats de budgets dans votre organisations, sachez que nous maîtrisons Chorus, les bons de commandes et nous sommes réactifs !
Découverte des outils Métacartes, échanges de pratiques, autour du numérique et de la coopération : c’est le café Métacartes ! Un temps d’échange en visio, ouvert et gratuit, sans ordre du jour préalable.
Venez échanger et / ou découvrir les usages des cartes, poser des questions ou partager des retours d’expérience avec nous.
Prochain rendez vous le vendredi 5 décembre, 13h30 en ligne (sur inscription, limité à 10 places). Au plaisir de vous rencontrer !
Lien d’inscription à l’évènement :
https://mobilizon.fr/events/3f689b8c-de81-46c5-93c6-8a0662e197eb