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Chicago et la bibliothécaire « intégrée »

20 février 2015 par marieidille Veille 3 visites 0 commentaire

Un article repris de https://lafacette.wordpress.com/201...

Chicago vue du ciel, par E. Liard (CC BY)

Chicago vue du ciel

Aventurière de l’extrême, je me suis rendue en mai 2013 aux Etats-Unis, comme ça, pour des vacances. Et comme souvent avant d’être vraiment en vacances, je n’imaginais pas qu’une fois loin du boulot je n’aurais plus envie d’approcher une bibliothèque à moins de 100 mètres. J’avais beau être bibliodéconnectée une fois sur place, j’avais pris rendez-vous, je ne pouvais plus me désister. D’où le bibliotourisme à Chicago.

Sommaire :
  1. L’annuaire international des bibliothécaires couch-surfers
  2. La BU santé de l’Université de l’Illinois : une bib lambda
  3. Rencontre avec une liaison subject reference faculty embedded librarian (what ???)
  4. Etre « super bibliothécaire liaison » ou carrément « bibliothécaire intégré(e) »
  5. Références bibliographiques à creuser
  6. En savoir plus sur Chicago : culture et architecture

1. L’annuaire international des bibliothécaires couch-surfers

Très enthousiasmée par l’initiative de l’association professionnelle britannique CILIP, qui a constitué un annuaire international de bibliothécaires-hôtes (un genre de couchsurfing pour bibliothécaires – inscrivez-vous !), j’avais donc pris contact avec une bibliothécaire de Chicago avant mon départ. Ladite bibliothécaire était absente au moment de ma visite mais m’a confiée aux bons soins de deux collègues à la Library of Health Sciences (BU médecine-pharma) de la University of Illinois at Chicago – il paraît que j’ai raté l’occasion de squatter dans un appart’ ma-gni-fique genre penthouse avec vue sur tout Chicago. Peu importe, j’étais très bien logée et en bonne compagnie, ce n’est pas ce qui m’avait motivée à prendre contact. Mais si un voyage à Chicago vous tente…

2. La BU santé de l’Université de l’Illinois : une bib lambda
UIC Library, par Emilie Liard CC BY-SA

UIC Library

Je ne vais pas m’attarder sur le descriptif complet de cette bibliothèque. Loin des bibliothèques-vitrine particulièrement à la pointe des usages et des technologies, je visitais là une bibliothèque lambda sur un campus lambda au bout d’une ligne de métro lambda. Rien à signaler architecturalement, des collections pas particulièrement remarquables, des problématiques assez courantes… Alors quel intérêt ? D’abord, ils avaient une sculpture de Don Quichotte et Sancho Panza intégralement constituée d’instruments de médecine, c’était rigolo, ça valait le coup d’oeil. Et puis je trouve qu’on souffre souvent du syndrome de la vitrine. L’herbe est plus verte dans le pré d’à-côté parce qu’on assiste à des journées d’études, à des conférences, à des visites où nous sont exposés les projets ambitieux, novateurs, remarquables. On oublie souvent qu’à côté de ces « vitrines », la majorité des institutions sont comme nous, se posent des questions, galèrent à trouver les réponses, manquent de moyens humains et financiers… Et aux Etats-Unis aussi, figurez-vous.

La sculpture de la BU santé

La sculpture de la BU santé

J’ai donc quand même pioché des idées qui m’ont fait réfléchir lors de cette visite (notez que ça va faire 2 ans que j’y réfléchis, hein, vu la date du voyage) et j’y ai trouvé quelque chose d’à la fois rassurant et inquiétant : non, les bibliothécaires américains ne sont pas nécessairement plus avancés que nous. Sur la masse, évidemment qu’au niveau national on retrouve des bibliothèques motrices à rayonnement international, mais le bibliothécaire de BU de base, il est autant à la ramasse que nous sur la valorisation de la doc élec, sur le développement des contacts avec les chercheurs, sur la formation à la recherche documentaire et le renseignement bibliographique.

3. Rencontre avec une liaison subject reference faculty embedded librarian (what ???)

J’ai passé un bon moment à discuter avec Abigail Goben, dont le bureau était un espèce de minuscule placard avec cloison en carton dans une grande salle de lecture, un truc effroyable mais cosy. Comme toute bibliothécaire américaine qui se respecte, Abigail a des chats et tricote. Nous avons échangé sur nos difficultés : leur tentative de « reference desk » n’avait rencontré aucun succès (comme chez nous), les enseignants-chercheurs (EC)* ne fréquentaient pas la bibliothèque (comme la plupart des nôtres), ils ne trouvaient pas comment valoriser leur doc élec efficacement (comme nous)… Elle s’est tour à tour décrite comme academic librarian, faculty librarian, reference librarian, subject librarian et liaison librarian. Autant dire tout de suite que sur le coup, la nuance m’est passé complètement au-dessus, et ce n’est pas en reprenant mes quelques notes 2 ans plus tard que ça s’arrange. J’ai donc un peu cherché pour clarifier tout ça dans ma tête.

Le Cook County Hospital, voisin de l'UIC. Ça vous dit quelque chose?

Le Cook County Hospital, voisin de l’UIC. Ça vous dit quelque chose ?

La littérature est foisonnante sur le sujet, et selon les auteurs ou sites de bibliothèque, ces différents termes sont employés indifféremment ou de manière distincte. Je n’ai pas perçu de différence flagrante en fonction de l’origine géographique des sources. Dans sa rubrique « jobs description » le CILIP indique d’ailleurs à propos de l’academic librarian  :

Academic librarians might also be referred to as a subject librarian, a liaison librarian or a learning support librarian amongst others.

Dans un article paru en 2011, ‘… and any other duties deemed necessary :’ an analysis of subject librarian job descriptions, Antony Brewerton de l’Université de Warwick explique :

Although ‘subject librarian’ remains the most popular term […], other job titles include :
• academic subject librarian
• academic support librarian
• academic support consultant
• academic librarian
• academic liaison librarian
• information librarian
• information specialist
• senior information adviser
• liaison librarian
• faculty liaison

Là encore c’est une référence britannique, mais je n’ai pas trouvé d’équivalent de la rubrique « job descriptions » sur le site de l’ALA. J’ai dû chercher comme un pied.

Gruikui a obtenu le Faculty status ! (CC BY Deviant Art)

Gruikui a obtenu le Faculty status ! (CC BY Deviant Art)

Bref, s’il fallait retenir de subtiles distinctions, lorsqu’elles sont mentionnées dans la littérature, je dirais schématiquement que :

  • l’academic librarian est un bibliothécaire de BU plutôt chargé de fonds documentaire ;
  • le reference librarian est spécialisé dans le renseignement bibliographique ;
  • le subject librarian est un reference librarian avec un double cursus bibliothéconomie + discipline ;
  • le liaison librarian est un reference/subject librarian qui développe bien les relations avec les enseignants/chercheurs de son domaine ;
  • le faculty librarian est tellement bien intégré à la faculté qu’il a obtenu un statut qui l’assimile à son propre personnel ;
  • l’embedded librarian participe pleinement à un enseignement ou un projet de recherche en collaboration avec un enseignant ou une équipe.

En ce qui concerne le liaison librarian, plus particulièrement, son rôle est de : promouvoir les services et la documentation de la bibliothèque auprès de l’UFR**, aider à la recherche documentaire et, dans sa forme la plus évoluée, effectuer des permanences hebdomadaires dans l’UFR. C’est cette idée de permanence sur place qui m’intéresse en premier lieu. Voir par exemple le descriptif très complet de l’Université du Dakota du Sud ou celui de la Deakin University Library (Australie).
En France l’équivalent du reference librarian est en général chargé du fonds documentaire et donc des acquisitions, de la cotation, du désherbage, etc. dans son fonds. Ce n’est pas nécessairement le cas pour un reference librarian à l’anglo-saxonne.
Abigail et moi avons aussi parlé de ce qu’apportait en tant qu’academic librarian son faculty status : grosso modo, quand on est intégré à une unité de recherche, on obtient le faculty status, high five, on fait partie de l’équipe pour de vrai. Le job est plus stable, les grilles de salaire et l’évolution de carrière sont différentes, on a une obligation de recherche et de publication. J’aurais bien dit que c’est un statut assimilable à IGE/ IGR I.T.R.F., du coup, dans un monde où le bibliothécaire d’Etat n’existerait pas.
Abigail était à l’époque dentistry liaison. Ce que j’ai trouvé intéressant, c’est qu’à force de mails et de déplacements pour présenter les services de la BU, on avait fini par lui attribuer un bureau dans lequel elle venait régulièrement faire des permanences, elle participait aux réunions des équipes, était invitée aux pots et était sollicitée pour participer à la veille et au référencement bibliographique des équipes. Elle avait fini par devenir embedded librarian et travaillait étroitement avec certains enseignants pour contribuer à leurs cours en enseignant la recherche documentaire et l’utilisation des bases de données. Elle m’a dit que ça lui avait pris 2 ans pour en arriver là.
Le stade d’évolution finale du liaison librarian, ce serait donc le embedded librarian : le « bibliothécaire intégré » (ou incrusté, on pourrait dire, si on considère la patience et la persévérance que ça requière), qui participe pleinement aux activités de recherche et d’enseignement des institutions.

4. Etre « super bibliothécaire liaison » ou carrément « bibliothécaire intégré(e) »

Maintenant que j’ai expliqué d’où me venait ma nouvelle lubie, je vais en reporter le développement sur un prochain billet (avec un peu de bol avant la fin de l’année). L’idée est pour moi de faire le point sur des questions récurrentes (et sans doute un peu naïves) qui me taraudent depuis plusieurs années :

      • vaut-il mieux un learning center ou des bibliothèques d’UFR (notez que nous on a un truc entre les deux : des sites pour la plupart éclatés et non-intégrés aux lieux d’enseignement) ?
      • vaut-il mieux dédier des moyens à apporter une réponse globale d’ampleur à des besoins généraux ou apporter des réponses minimales mais ciblées à des besoins spécifiques ?
      • doit-on faire de la macrobibliothéconomie ou de la microbibliothéconomie ?
      • peut-on connaître les besoins de nos publics cibles (je ne dis pas usagers, le public-cible étant pour moi composé d’une très grande partie de non-usagers, justement) et y répondre en attendant tranquillement le chaland ou faut-il aller chercher l’usager potentiel où qu’il se trouve ?
- Bob, tu crois qu'on pourrait améliorer nos relations avec notre public? - je ne sais pas, Joe, je ne sais pas...

– Bob, je me demande si le public se rend compte des services qu’on peut lui rendre…
– Non, Joe, il est temps de passer en mode incrust’

Et [alerte spoiler], ce qui me turlupine c’est que la réponse qui me vient instinctivement est la suivante : il faut les deux. Mais on n’a pas les moyens. C’est là que le bibliothécaire-liaison et le bibliothécaire intégré interviennent. Tadaaaaaaaaaaa. Notons que des bibliothécaires complètement intégrés dans des unités de formation et de recherche, ça existe déjà. On y trouve notamment des personnels I.T.R.F. qui gèrent un centre de doc et sont les interlocuteurs privilégiés des publics à proximité. Ce que j’ai en tête est quelque chose d’hybride, centré sur les services et pas sur la gestion de collections. Il ne s’agit pas de faire du lobbying pour envoyer des personnels SCD gérer des centres de docs (re)constitués dans les UFR.
Je travaille en BU Sciences, avec pour voisin l’UFR SFA, que nous desservons. Plutôt que d’essayer de les faire venir « chez nous », j’aimerais bien aller plus souvent « chez eux », où il n’y a pas de centre de documentation officiel et de personnel qualifié (en documentation) pour faire le lien avec la BU. Attention, il ne s’agit pas non plus de dire qu’actuellement les bibliothécaires de S.C.D. sont coupés des EC ou que rien n’est fait pour y remédier. Nous avons le conseil documentaire pour nous rencontrer, en général un VP pour faire le lien avec la présidence de l’Université, et à Poitiers la Directrice du S.C.D. assiste à certains conseils d’UFR ou demande aux responsables de sections d’y assister. Par ailleurs nous travaillons en coopération avec les UFR pour prendre en charge les cours de recherche documentaire intégrés aux maquettes ; nos formations Zotero marchent très bien auprès des doctorants et des EC ; nous encadrons des groupes d’étudiants de divers cursus sur de la gestion de projet (je vous parlerai un jour de la grainothèque…) ; nous mettons en place des opérations de communication ciblées sur nos services et formations, par exemple pour promouvoir les archives ouvertes ou présenter notre nouvel outil de recherche.
Mais force est de constater que ça n’est pas suffisant, ou pas satisfaisant, et que la BU n’est pas spontanément considérée comme un partenaire par une grande partie des EC, et par ricochet, par les étudiants et doctorants.

5. Références bibliographiques à creuser

« A creuser » parce que pour ce premier billet, je n’ai pas poussé les recherches, sinon j’y serais encore à la St Glinglin. Pour le prochain, je devrais avoir avancé un peu dans mes lectures.

  • Bibliothécaire intégrée ? (octobre 2014), billet de Raphaëlle Bats sur son blog Crieurs publics. Elle y liste des ressources (qu’il me reste à consulter) et y décrit très bien le concept de « bibliothécaire intégré ». La mise en application que j’ai à proposer différera en revanche, l’environnement n’étant évidemment pas le même, puisque Raphaëlle Bats est en poste à l’ENSSIB, moi dans un SCD d’Université. J’envisage aussi dans un premier temps quelque chose de plus modeste, correspondant peut-être plutôt à ce que fait le liaison librarian zélé.
  • Pour les subtilités de vocabulaire et une comparaison pays anglo-saxon / France, j’attends beaucoup de ce mémoire de Master Enssib « Politique des bibliothèques et de la documentation » de Cécile Etesse (2014) : La place du « reference librarian » en France : entre polyvalence et spécialisation. Je n’ai fait que le survoler pour le moment.

6. En savoir plus sur Chicago : culture et architecture

Hasards de parcours, Chicago c’est un peu la maison. J’y retournais après 20 ans et tout était à la fois familier et nouveau.

Vue depuis le pavillon Jay Pritzker, par E. Liard (CC BY)

Vue depuis le pavillion Jay Pritzker

C’est une ville dans laquelle on se balade nez en l’air, tout y semble démesurément haut, un peu comme si Paris n’était qu’une immense La Défense, mais sans le côté artificiel. Comme si à la place de Notre-Dame, il était normal de trouver une Sears Tower (ouais ouais, dans le genre nouveauté, pendant mon absence la Sears Tower, longtemps plus haute tour du monde, a pris le nom de Willis Tower, en 2009, et s’est dotée de balcons intégralement en verre pour voir la ville sous ses pieds comme si on marchait dans le vide. Bande de maboules).
Il faut dire que le centre de Chicago a quasi intégralement brûlé en 1871. Les rares bâtiments qui ont survécu n’avaient que quelques années. Il a fallu tout reconstruire, et, quitte à reconstruire, éviter de toute refaire en bois. On a donc profité des dernières techniques et nouveaux matériaux : structure métallique, acier, verre… Les urbanistes s’en sont donné à coeur joie et les gratte-ciels ont poussé comme des champignons, au point qu’un mouvement architectural porte le nom de la ville : la célèbre Ecole de Chicago (il y a d’autres courants architecturaux issus des expériences chicagoiennes, le sujet est passionnant. L’Ecole de Chicago est aussi le nom d’un courant de sociologie urbaine). Cet incendie a au final permis à Chicago de se développer, au point d’en faire la troisième plus grosse ville des Etats-Unis.
Parce que moins cosmopolite, Chicago est plus américaine que New York ou San Francisco. Et Chicago, toute moderne qu’elle soit, reste une métropole du Midwest : la corn belt à sa porte, l’Amérique rurale, agricole, avec les rednecks pas loin (notons à ce propos que FRBR désigne aussi une ligne de vêtements et accessoires For Rednecks By Rednecks, pour ceux qui revendiquent leur statut de bouseux. C’est cocasse).

Macaroni & cheese pané et frit, par E. Liard (CC0)

Macaroni & cheese pané et frit

Bref, pour vous la faire version carte postale : Chicago n’a rien à voir avec l’intellectuelle côte Est ou la hippie-bobo côte Ouest. A Chicago, on mange des pizzas qui n’ont de pizza que le nom (la Chicago pizza, ça s’appelle, même), des hamburgers à 12 étages (j’exagère un chouïa), et on se fout de son taux de cholestérol comme de sa première carie. Le summum du fin du fin dans les fêtes de quartiers : les chips recouvertes de bacon et de fromage ou les boulettes de macaroni & cheese panés.
Loin d’être une ville parfaite, Chicago méritait encore en partie sa réputation il y a 20 ans, mais ça s’est amélioré depuis. Dans certaines rues, il ne fallait pas se tromper de trottoir : d’un côté les bobos, de l’autre les gangs. Au milieu le boulevard, avec pour consigne de survie d’appuyer sur le champignon, quitte à griller les feux, si quelqu’un venait à s’approcher de la voiture à l’arrêt. Chicago est surnommée la Windy City, à vrai dire pas tant parce qu’elle est excessivement venteuse (allez faire un tour à San Francisco, pour voir) que parce que les vents qui s’engouffrent depuis le lac Michighan dans ses rues bien rectilignes ne rencontrent aucun obstacle. Notons que le vent accentue l’hiver la sensation de froid et qu’on atteint allégrement les -40°C en ressenti. On peut aussi atteindre les +40°C l’été. Welcome.
Côté célébrités, Chicago est indissociable d’Al Capone et de la prohibition (dans les années 1920/1930). Chicago est aussi la ville natale de Barack Obama. Bien que Gotham soit l’un des surnoms de New York, certains spécialistes estiment que Chicago a plus inspiré la Gotham City de Batman que New York, du moins à certaines périodes des comics, et Christopher Nolan en a fait le décor de ses adaptations cinématographiques.
Côté sport, Chicago a connu son heure de gloire avec les Bulls du temps de Michael Jordan. Elle abrite aussi les Bears, les Blackhawks, et les irréconciliables fans des White Sox et des Cubs.
Pour l’anecdote : le cours de la Chicago River a été inversée au XIXème siècle pour qu’elle ne se jette plus dans le lac Michighan, et elle est teinte en vert chaque année à la St Patrick. Eh ouais.

The bean, par E. Liard (CC BY-CC-ND)

Cloud gate

Nouveau et admirable : le récent Millennium Park aménagé sur le Grant Park s’est doté d’oeuvres magnifiques qui en font un lieu magique, là où n’existait auparavant qu’une grande esplanade de pelouse. On peut maintenant y contempler le pavillon Jay Pritzker, qui accueille le festival annuel de musique classique en plein air. Les chanceux comme moi auront pu admirer le travail de Frank Gehry à l’occasion d’une exposition récente au Centre Pompidou, les autres profiteront d’une balade à Paris pour découvrir sa dernière oeuvre : le pavillon Vuitton, dans le bois de Boulogne. J’ai aussi un faible pour le Cloud Gate (ou « Bean ») d’Anish Kapoor. Et chouette, pour ceux qui aiment ou ne connaissent pas encore, Anish Kapoor est invité à exposer à Versailles en 2015. Au bout de ce parc, on rejoint The Art Institute, et là en fait y’a plus qu’à venir avec sa tente, on peut passer 3 jours dedans avant d’avoir tout vu.
Un autre regard sur Chicago et les Etats-Unis : On the route, road trip décalé et poétique (avec du Daniel Bourrion dedans). Notez que je ne crée pas de rubrique de blog « Bibliotourisme » tellement je ne compte pas passer mes vacances à visiter des bibliothèques. Mais il y a des choses très bien ailleurs, si ça vous intéresse, et même un tumblr dédié. Toutes les photos sont prises par moi, et comme je ne peux pas revendiquer un talent de ouf en la matière, elles sont en CC BY pour l’instant, mais je vais regarder de plus près la licence CC0.

*Par souci de commodité, je vais parler d’EC, mais j’englobe enseignants, maîtres de conférence, enseignants-chercheurs, chercheurs et tout ça.
**A nouveau par souci de commodité, je parle d’UFR, mais mon « UFR » (Unité de formation et de recherche) englobe labos, écoles, instituts… Partout où il y a du public à desservir pour la bibliothèque universitaire.

Licence : Pas de licence spécifique (droits par défaut)

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