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L’inventaire des valeurs de Schwartz : un outil pédagogique pour l’orientation ?

5 novembre 2015 par Hervé Leyrit Retours d’expériences 2042 visites 0 commentaire
Notre recherche exploratoire vise une application de l’inventaire des valeurs de Schwartz pour caractériser le profil motivationnel commun aux élèves inscrits en formation d’ingénieur en géologie mais surtout pour discriminer les valeurs associées aux 5 domaines de spécialisation proposés lors du parcours professionnalisant. Ce nouvel outil devra être testé sur d’autres formations.

Mots-clés : Valeurs, motivation, parcours professionnalisant, ingénieur, géologie

Hervé Leyrit
Institut Polytechnique Lasalle Beauvais, Beauvais, France.

Herve.leyrit [at] lasalle-beauvais.fr

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Un article publié au VIIe Colloque des Questions de Pédagogie dans l’Enseignement Supérieur, Sherbrooke, 2 au 5 juin 2013.



I. INTRODUCTION

Le choix d’une profession est influencé par de nombreux facteurs externes aux individus comme les conditions économiques ou les attentes de l’entourage (parents, amis, enseignants…) ou des facteurs internes comme les aptitudes intellectuelles et la personnalité. Peu de travaux ont tenté d’établir un lien direct entre les valeurs de base des individus et le choix de la filière universitaire et d’une profession [Holland, 1985 ; Myyry et Helkama, 2001 ; Schwartz et al., 2001]. Or, les valeurs représentent ce qui est personnellement ou socialement désirable [Rokeach, 1973]. Ce sont des principes directeurs qui transcendent les actions et les situations spécifiques et permettent de faire des sélections ou des évaluations des actions, des personnes, des phénomènes ou des faits [Schwartz et Bilsky, 1987 ; Schwartz, 2006]. Ces préférences relèvent logiquement de la psychologie de la motivation, ce qui les lie aux besoins des individus. Ainsi, au cours de leur vie, les personnes cherchent un métier puis un emploi qui leurs permettent d’exprimer au quotidien leurs valeurs de base. Notre étude explore comment la théorie des valeurs de Schwartz [1992, 1994] peut être utilisée pour éclairer le choix de spécialisation d’élèves ingénieurs en géologie lors de leurs deux dernières années d’étude.

II. LA THEORIE DES VALEURS DE SCHWARTZ

Sur la base d’une analyse des plus petits espaces (SSA) sur des échantillons provenant de 20 pays, Schwartz [1992] postule que les valeurs de base des individus forment un système organisé correspondant à dix grands types de motivations présents dans toutes les cultures : autonomie, stimulation, hédonisme, accomplissement, pouvoir, sécurité, conformisme, tradition, universalisme et bienveillance (tableau 1). L’universalité de ces valeurs traduit trois nécessités pour les humains : satisfaire les besoins biologiques des individus, permettre l’interaction sociale, et enfin, assurer le bon fonctionnement et la survie des groupes [Schwartz et Bilsky, 1987].
Les valeurs de base des individus sont disposées selon une structure circulaire (un circumplex) qui les organise en fonction de leur degré de compatibilité et d’antagonisme et non pas en fonction de leur importance relative (figure 1). Deux types adjacents sur le schéma correspondent à des valeurs compatibles (par exemple la conformité et la sécurité), tandis que deux types diamétralement opposés correspondent à des valeurs antagonistes (par exemple la bienveillance s’oppose au pouvoir). A un niveau global, deux axes perpendiculaires divisent le circumplex en quatre quadrants distincts. Le premier axe correspond à l’opposition entre l’ouverture au changement (indépendance de l’action, de la pensée et des sensations ; recherche de nouvelles expériences) et la continuité (auto-restriction, ordre et résistance au changement). Le second axe oppose le transcendance de soi (bien-être et intérêt des autres et de la nature) à l’affirmation de soi (propre intérêt même si cela peut avoir des répercussions négatives sur les autres).

Figure 1 : Le circumplex des 10 types motivationnels de Schwartz


La structure du modèle de Schwartz a été validée dans de nombreuses études utilisant aussi bien des analyses d’échelles multidimensionnelles et d’autres méthodes exploratoires sur des étudiants universitaires et des enseignants provenant de 67 nations [Bardi & Schwartz, 2003 ; Fontaine et al., 2008 ; Schwartz, 2006] ou sur des professionnels de l’administration provenant de 50 nations [Ralston et al., 2011]. Elle a aussi été validée par une analyse factorielle confirmatoire en utilisant des échantillons provenant de 27 pays [Schwartz & Boehnke, 2004]. Ainsi, l’Inventaire des Valeurs de Schwartz est devenu l’instrument prédominant pour étudier les valeurs dans de nombreux domaines en lien avec les sciences sociales, aussi bien à l’échelle individuelle (éthique des affaires, attitudes environnementales, choix de spécialisation à l’université, différence entre les genres, etc.), l’échelle organisationnelle (responsabilité sociale des entreprises…) et l’échelle culturelle.

Tableau 1. Les 10 valeurs de base ou types motivationnels et leurs contenus (d’après Schwartz, 1992 ; 1994).


Le choix de la filière universitaire est une première étape vers une carrière professionnelle. En conséquence, le choix d’une filière est un indicateur des motivations et des buts des individus, donc par suite, de leurs valeurs. Schwartz et al. [2001] ont montré que le choix entre les filières à dominante économique (économie, comptabilité, commerce) ou à dominante humaine (langue et littérature, histoire, philosophie, études juives) diffère par une plus forte valorisation de la réussite et du pouvoir pour la filière économique et une plus forte valorisation de la tradition dans la filière des sciences humaines.
Myyry et Helkama [2001] ont étudié des étudiants estoniens inscrits dans trois filières : technologie, commerce et sciences sociales. Les étudiants en commerce valorisent beaucoup plus la réussite que les 2 autres filières. De plus, les valeurs de conformité et de tradition sont plus élevées pour les étudiants en technologie et en commerce que pour les étudiants de sciences sociales.
Ainsi, les rares études publiées font état d’un lien entre les valeurs de base et le choix de la filière universitaire, en début de cycle supérieur. Nous ferons donc l’hypothèse H1 que le modèle de Schwartz peut permettre de différencier les valeurs humaines utilisés par les élèves pour faire leur choix entre 5 spécialisations possibles en dernière année d’une filière d’ingénieur en géologie.
Par ailleurs, en se basant sur un échantillon de 652 israéliens (âge moyen = 47 ans, 43% d’hommes), Knafo et Sagiv [2004] ont mis en évidence l’importance des valeurs sur le choix d’un emploi selon la typologie du RIASEC de Holland [1985]. Les environnements de travail de type Investigateur (I) sont associés positivement avec les valeurs d’autonomie et négativement avec les valeurs de tradition. Les environnements de type artistique (A) sont corrélés négativement avec les valeurs de conformité. Les environnements de type social (S) sont associés positivement avec les valeurs de bienveillance et d’universalisme et négativement avec les valeurs de pouvoir et de réussite. Les environnements de travail de type entreprenant (E) sont corrélés négativement avec les valeurs d’Universalisme. Les environnements de type Réaliste (R) et de type Conventionnel (C) ne montrent pas de corrélation [Knafo et Sagiv, 2004]. Ces résultats confirment la synthèse de Spokane et al. [2002].
Les ingénieurs géologues ont un profil RIASEC majoritairement de type investigateur (IRS, IRE ou IAR). Aussi sur la base des travaux de Knafo et Sagiv [2004], on pose l’hypothèse H2 que les élèves géologues valoriseront fortement l’autonomie et tendront à rejeter les valeurs de tradition selon le modèle de Schwartz.

III. METHODE

Les participants à cette étude sont tous des étudiants de 4ème année de la spécialité Géologie de l’Institut Polytechnique LaSalle Beauvais, école d’ingénieur en 5 ans recrutant dès le baccalauréat. L’enquête a porté sur 4 promotions (n°070 à 073), entre 2008 et 2012, avec un total de 262 répondants. Sur les 262 répondants, seuls 247 ont précisé leur choix au sein des 5 spécialisations possibles : hydrogéologie et risques industriels (N=54), géotechnique et risques naturels (N=58), mines et carrières (N=56), géologie pétrolière (N=68) et géologie marine (N=11). Le taux de femme est de 52%, l’âge moyen est compris entre 22 et 23 ans.
Le questionnaire des valeurs de Schwartz (« Schwartz Value Survey » ou SVS) est composé de 57 items, chaque item étant suivi d’une courte définition entre parenthèses. Les étudiants doivent noter l’importance de chaque item en tant que principe qui guide sa vie sur une échelle de 9 points : -1 (opposé à mes valeurs), 0 (sans importance), 1 (peu important) à 7 (fondamentale). Quarante-cinq items ont une signification équivalente dans 65 pays dans le monde. Ces 45 items sont utilisés pour indexer les 10 valeurs de base. Chacune des 10 valeurs générales est composée de plusieurs items compris entre trois pour l’hédonisme et huit pour l’universalisme. Chaque valeur est exprimée par la moyenne des items correspondants [Schwartz, 1992, 1994]. Pour les promotions 070 à 072, les tests sont de type papier et crayon alors que la promotion 073 a passé les tests sur tableur excel sous format informatique.
L’analyse sera faite sur la base des scores normalisés par rapport à la moyenne des réponses de l’individu sur l’ensemble des 57 items du SVS (ipsatisation). Ainsi, ce procédé présente l’avantage de corriger les biais de désirabilité sociale et d’acquiescence, et par suite de pouvoir comparer des groupes d’individus de cette étude (promotion, spécialisation, genre…) mais aussi de les comparer aux résultats d’autres études.

IV. RESULTATS ET DISCUSSION

Pour les étudiants en géologie de LaSalle Beauvais (52% de femmes), la hiérarchie des 10 valeurs de Schwartz sur la base des moyennes ipsatives est la suivante : 1. Autonomie, 2. Hédonisme, 3. Bienveillance, 4. Stimulation, 5. Conformité, 6. Universalisme, 7. Réussite, 8. Sécurité, 9. Tradition et 10. Pouvoir (tableau 2).
Elle est sensiblement différente de la hiérarchie des valeurs de l’échantillon représentatif des français dans l’enquête internationale de Ralston et al. [2011]. Cet échantillon de français composé de 350 individus, à part égal homme-femme, d’un âge moyen de 37,9 ans donne la hiérarchie suivante : 1. Bienveillance (0,41), 2. Autonomie (0,35), 3. Hédonisme (0,32), 4. Universalisme (0,25), 5. Sécurité (0,11), 6. Conformité (-0,05), 7. Réussite (-0,07), 8. Stimulation (-0,43), 9. Tradition (-0,70) et 10. Pouvoir (-0,96). L’amplitude des différences entre les étudiants en géologie et l’échantillon représentatif des français portent essentiellement sur une plus forte valorisation de la stimulation (+0,60) et du pouvoir (+0,23) et une plus faible valorisation de la sécurité (-0,52) et l’universalisme (-0,23) (figure 2).

Tableau 2 : Moyennes ipsatives des 10 valeurs de Schwartz pour l’ensemble des élèves (Géologie) et pour les 5 spécialisations.


Figure 2 : Spiderdiagramme des valeurs de base normalisé à la moyenne individuelle pour l’échantillon représentatif des français (Ralston et al., 2011) et les élèves ingénieurs géologues de LaSalle Beauvais.


Ces différences sont imputables, au moins partiellement, à deux variables modératrices : l’âge et l’éducation. En effet, plusieurs études ont montré que l’âge est corrélé positivement avec les valeurs de continuité (tradition, conformité, sécurité) et négativement avec les valeurs d’ouverture au changement (autonomie, stimulation) et les valeurs d’hédonisme [Feather, 1975 ; Helkama, 1999 ; Rokeach, 1973 ; Schwartz, 2006 ; Wach et Hammer, 2003]. Quant à l’éducation, le niveau d’étude est corrélé positivement avec les valeurs d’ouverture au changement (autonomie et stimulation) et négativement aux valeurs de tradition et de conformité [Helkama, 1999 ; Kohn et Schooler, 1983, Prince-Gibson et Schwartz, 1998].
Une analyse plus détaillée de la hiérarchie des valeurs au sein des 5 spécialités montre qu’un ordre sensiblement identique en trois catégories peut être dégagé. Le premier groupe est formé de l’autonomie, l’hédonisme et la bienveillance. La deuxième catégorie est constituée par la stimulation, la conformité et l’universalisme. Enfin, le dernier groupe est formé par la réussite, la sécurité, la tradition et le pouvoir. D’après Schwartz [2006], le premier groupe concorde avec le besoin d’apprendre, de comprendre et d’appréhender son environnement (autonomie et hédonisme) et le besoin de nouer des relations sociales ou de développer des relations d’entraide (bienveillance) alors que le troisième groupe coïncide avec le besoin d’acquérir un statut social ou des ressources matérielles (réussite, pouvoir) et le besoin de se défendre soi-même ou l’ordre existant (sécurité, tradition). De plus, les valeurs d’autonomie, d’hédonisme, de stimulation, de bienveillance expriment des motivations d’où l’anxiété est absente ce que confirme également le faible score de la sécurité (figure 3 et tableau 2).
On peut donc conclure que l’hypothèse H2 est partiellement validée car l’autonomie est fortement valorisée et la tradition tend à être rejetée. Ceci est donc conforme au profil Investigateur du RIASEC. Cependant, il faudra encore valider ce résultat sur d’autres profils (sciences humaines et sociales) pour mieux discerner la part culturelle française et la part de la discipline scolaire.

Figure 3 : Spiderdiagramme des valeurs de base normalisées à la moyenne individuelle pour les cinq filières de spécialisation des élèves ingénieurs en géologie de LaSalle Beauvais.


Au-delà des points communs, il existe des différences de hiérarchie entre les 5 spécialités (figure 3). Ainsi, pour les valeurs de la première catégorie, on constate la valorisation plus forte de l’hédonisme (classée 1 au lieu de 2) par les élèves en spécialité géotechnique, la valorisation de l’universalisme (2 au lieu de 6) par les élèves de la spécialité géologie marine et la valorisation plus forte de la stimulation (classé 3 au lieu de 4) par les élèves de la spécialité Mines et Carrières. Pour le second groupe, les élèves de la spécialité géologie pétrolière valorisent plus la réussite (classée 4 au lieu de 7), les élèves de la spécialité hydrogéologie valorisent plus l’universalisme (classé 4 au lieu de 6), les élèves de la spécialité géotechnique valorisent plus la conformité (classé 4 au lieu de 5). Enfin, pour les valeurs du dernier groupe, les principales différences portent sur la valorisation plus forte de la sécurité (classée 7 au lieu de 8) par les élèves en spécialité hydrogéologie et la valorisation plus forte du pouvoir (classée 9 au lieu de 10) par les élèves en spécialité géologie pétrolière.
Des tests d’intervalle post-hoc selon la méthode de Tukey ont été appliqués pour comparer les moyennes ipsatives des 10 valeurs entre les 5 spécialités et connaître celles qui diffèrent significativement les unes des autres. Les étudiants qui ont choisi la filière géologie pétrolière se distinguent par une plus forte valorisation du pouvoir par rapport aux filières hydrogéologie (p<0.02) et géotechnique (p<0.02). Ils se distinguent aussi par une plus forte valorisation de la réussite par rapport aux étudiants de la filière hydrogéologie (p<0.01). Les étudiants de la filière géologie marine se distinguent des élèves des filières géotechnique et géologie pétrolière (p<0.05) par une plus forte valorisation de l’universalisme.
Ces résultats tendent donc à valider l’hypothèse H1 : les types motivationnels représentés par les valeurs universels de Schwartz sont à la base des choix entre les 5 spécialisations possibles en dernière année d’une filière d’ingénieur en géologie.
Par ailleurs, il semble que les variations observées pour les valeurs du deuxième groupe aient réellement une incidence sur le choix de la spécialisation. Ainsi, les valeurs de stimulation, de recherche de la nouveauté et de défi (audacieux, une vie passionnante, une vie variée…) auraient une incidence plus forte sur la motivation des élèves de la spécialité Mines et Carrières. De même, les valeurs de réussite, de recherche de la performance au regard de la norme dominante (ambitieux, compétent, orienté vers le succès…) influenceraient partiellement le choix de la spécialité géologie pétrolière. Enfin, les valeurs d’universalisme, de protection du bien-être de tous et de la nature (tolérance, protéger l’environnement, égalité, justice sociale…) motiveraient davantage les élèves des spécialités géologie marine et hydrogéologie. Ces résultats inattendus peuvent cependant être comparés au RIASEC de Holland [1985] : les éléments discriminants du deuxième groupe qui permettent d’affiner le choix du domaine d’application seraient alors équivalents à la deuxième voire la troisième lettre des codes du RIASEC.

V. CONCLUSIONS

Cette étude exploratoire sur l’utilité de l’inventaire des valeurs de Schwartz (SVS) pour guider l’orientation en école d’ingénieur donne des résultats prometteurs car il permet de discriminer des groupes d’élèves ayant fait des choix de spécialisation différents. Elle devra encore faire l’objet de confirmation auprès d’étudiants d’autres écoles (ingénieur, commerce) ou d’universités (sciences humaines et sociales, économie, sciences…) afin de mieux cerner l’universalité du SVS et ses applications.
On peut se demander comment les valeurs influencent le choix des élèves plutôt vers telle ou telle filière. En général, les valeurs s’expriment de manière préférentielle par un processus d’auto-sélection dans les sociétés présentant une culture plutôt individualiste comme en Amérique du Nord ou en Europe de l’Ouest. Par opposition, le processus de socialisation présente un plus fort impact dans les cultures collectivistes comme en Europe de l’Est ou en Asie [Chatard et Selimbegovic, 2007]. Dans notre cas, il est possible qu’une partie de l’homogénéité de la hiérarchie générale des valeurs des élèves ingénieurs en géologie soit liée tout autant au processus de sélection à l’entrée par l’école (entretien et concours) qu’à un processus d’autolimitation des candidatures ou à un processus de socialisation pendant le cursus aussi bien par le contenu des enseignements que par les échanges avec les enseignants et les autres élèves. Il pourrait donc être intéressant de tester l’impact de la socialisation au sein de l’école. Pour cela, il faudra faire passer les tests sur les valeurs dès l’entrée à l’école puis 4 ans plus tard, lors de l’entrée en spécialisation. Ces tests pourraient également être mis en corrélation avec les contenus du curriculum et les modalités pédagogiques choisies (enseignement, évaluation…) afin de mesurer l’impact de l’environnement sur les valeurs et les choix de filières.

REFERENCES

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Licence : CC by-sa

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