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	<title>Innovation P&#233;dagogique et transition</title>
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	<description>Un site participatif, lieu de partage et d'&#233;change autour des initiatives en transitions et des innovations p&#233;dagogiques dans l'enseignement sup&#233;rieur francophone.</description>
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		<title>Innovation P&#233;dagogique et transition</title>
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		<title>&#171; Projet de formation &#187; : accompagner vers la r&#233;ussite universitaire et l'insertion professionnelle </title>
		<link>https://www.innovation-pedagogique.fr/article12878.html</link>
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		<dc:date>2023-01-05T08:57:40Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Florence Stinglhamber, Mariane Frenay, Mika&#235;l De Clercq, V&#233;ronique Leroy</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Les processus de transition et d'adaptation au monde universitaire, ainsi que l'orientation vers le monde professionnel constituent des d&#233;fis majeurs pour les &#233;tudiants universitaires. Face &#224; cette probl&#233;matique, de nombreux dispositifs de soutien ont &#233;t&#233; propos&#233;s par les universit&#233;s. Cependant, leur impact n'a pas souvent &#233;t&#233; &#233;valu&#233;. L'objet de cette recherche vise pr&#233;cis&#233;ment &#224; pr&#233;senter les r&#233;sultats de l'&#233;valuation d'un dispositif de soutien au projet d'&#233;tudes et au projet d'insertion (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.innovation-pedagogique.fr/rubrique33.html" rel="directory"&gt;RIPES&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les processus de transition et d'adaptation au monde universitaire, ainsi que l'orientation vers le monde professionnel constituent des d&#233;fis majeurs pour les &#233;tudiants universitaires. Face &#224; cette probl&#233;matique, de nombreux dispositifs de soutien ont &#233;t&#233; propos&#233;s par les universit&#233;s. Cependant, leur impact n'a pas souvent &#233;t&#233; &#233;valu&#233;. L'objet de cette recherche vise pr&#233;cis&#233;ment &#224; pr&#233;senter les r&#233;sultats de l'&#233;valuation d'un dispositif de soutien au projet d'&#233;tudes et au projet d'insertion socioprofessionnelle : le dispositif &#171; Projet de formation &#187;. Cette &#233;valuation a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e aupr&#232;s de deux cohortes d'&#233;tudiants, &#224; trois ans d'intervalle, selon trois niveaux d'analyses, inspir&#233;s du mod&#232;le d'&#233;valuation de Kirkpatrick et Kirkpatrick. Les r&#233;sultats de cette &#233;tude montrent une am&#233;lioration significative des b&#233;n&#233;fices per&#231;us du dispositif ainsi qu'une augmentation rapport&#233;e du transfert des comp&#233;tences acquises. Apr&#232;s avoir situ&#233; les limites de notre &#233;tude, nous &#233;voquons quelques perspectives au regard de l'approche &#233;valuative employ&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;R&#233;f&#233;rence &#233;lectronique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mika&#235;l De Clercq, V&#233;ronique Leroy, Florence Stinglhamber et Mariane Frenay, &#171; &#171; Projet de formation &#187; : accompagner vers la r&#233;ussite universitaire et l'insertion professionnelle &#187;, Revue internationale de p&#233;dagogie de l'enseignement sup&#233;rieur [En ligne], 38(1) | 2022, mis en ligne le 10 juin 2022, consult&#233; le 04 janvier 2023. URL : &lt;a href=&#034;http://journals.openedition.org/ripes/3808 &#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://journals.openedition.org/ripes/3808&#160;&lt;/a&gt; ; DOI : &lt;a href=&#034;https://doi.org/10.4000/ripes.3808&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://doi.org/10.4000/ripes.3808&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3 spip&#034;&gt;1. Introduction g&#233;n&#233;rale&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le passage vers le monde universitaire est une probl&#233;matique largement &#233;tudi&#233;e dans la litt&#233;rature en sciences de l'&#233;ducation, car elle est souvent consid&#233;r&#233;e comme une des transitions &#233;ducatives les plus difficiles du jeune dans son parcours scolaire (Jacques, 2015). Ce dernier est alors confront&#233; &#224; un ensemble de changements et de d&#233;fis tels que la confrontation &#224; un enseignement plus anonyme, la n&#233;cessit&#233; de d&#233;velopper un apprentissage autonome, ou encore la difficult&#233; de coordonner ses &#233;tudes avec d'autres sph&#232;res de sa vie (Chevrier, 2019 ; Cred&#233; et Niehorster, 2012 ; De Clercq et al., 2020). Cette adaptation au monde universitaire est entre autres d&#233;crite comme un processus d'adaptation n&#233;cessitant de l'&#233;tudiant&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les termes utilis&#233;s dans cet article doivent &#234;tre entendus dans leur sens (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; d'apprendre le m&#233;tier d'&#233;tudiant et de surmonter les obstacles de ce nouvel environnement d'apprentissage (Coulon, 1997 ; Jenert et al., 2017 ; Trautwein et Bosse, 2017).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En parall&#232;le &#224; ce processus d'adaptation &#224; l'environnement universitaire, un autre d&#233;fi se pr&#233;sente &#224; l'&#233;tudiant universitaire : celui de construire un projet professionnel clair qui facilitera sa future transition vers le monde de l'emploi. L'&#233;tudiant est alors amen&#233; &#224; s'approprier son choix d'&#233;tudes, &#224; d&#233;velopper des attentes r&#233;alistes et claires sur le monde professionnel et &#224; poser un choix motiv&#233; de futures professions (Purnell, 2002). Ces diff&#233;rents &#233;l&#233;ments sont d&#233;velopp&#233;s dans le mod&#232;le des cycles de transition de Nicholson (1990) qui pointe l'importance de ces t&#226;ches de pr&#233;paration vers le monde professionnel pour faciliter la transition professionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Belgique francophone, le contexte de cette &#233;tude, l'accompagnement du choix professionnel se pose tout particuli&#232;rement. En effet, l'entr&#233;e &#224; l'universit&#233; n'est pas conditionn&#233;e par un processus de s&#233;lection fort, ce qui a pour cons&#233;quence que le processus de choix d'&#233;tudes, initi&#233; parfois tardivement, se pose souvent avec moins de r&#233;flexion, ce qui peut le rendre moins solide et affirm&#233; par l'&#233;tudiant (Boudrenghien et al., 2011 ; De Clercq et al., 2017). C'est cette complexit&#233; du processus de choix d'&#233;tudes et professionnel que d&#233;veloppent particuli&#232;rement Germeijs et ses coll&#232;gues dans leur conception multidimensionnelle du processus du choix de carri&#232;re (Germeijs et al., 2012 ; Germeijs et Verschueren, 2006). Ces auteurs pr&#233;cisent l'importance de poser un choix (1) ancr&#233; dans les buts et motivations du jeune, (2) bas&#233; sur une r&#233;elle exploration de la future profession et (3) reposant sur un r&#233;el engagement de l'&#233;tudiant (Germeijs et al., 2012).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; ce double enjeu d'adaptation aux &#233;tudes universitaires et d'orientation, un grand nombre d'&#233;tudiants se retrouve en difficult&#233;, ce qui peut conduire &#224; l'&#233;chec ou l'abandon de leur formation (Torenbeek et al., 2010) et qui engendre des co&#251;ts importants tant psychologiques que financiers (Roland et al., 2015). Les questions de l'&#233;chec et de la difficult&#233; d'orientation &#224; l'universit&#233; se sont constitu&#233;es en enjeux politiques pour l'enseignement sup&#233;rieur, ayant conduit &#224; l'introduction de nombreux dispositifs de soutien pour faciliter la transition vers le monde universitaire (dont celui d&#233;velopp&#233; dans cet article) ainsi que de structures au sein de l'enseignement sup&#233;rieur qui coordonnent les initiatives. En Belgique francophone, ce renforcement de la pr&#233;occupation pour la transition secondaire-sup&#233;rieur a men&#233; &#224; l'&#233;mergence de centres de p&#233;dagogie universitaire, &#224; la mise sur pied de services d'aide &#224; la r&#233;ussite et a notamment motiv&#233; &#224; la cr&#233;ation d'un organisme centralis&#233; : l'Acad&#233;mie de Recherche et de l'Enseignement Sup&#233;rieur qui coordonne les actions de soutien aux &#233;tudiants entre les diff&#233;rents &#233;tablissements de l'enseignement sup&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un grand nombre de dispositifs a donc vu le jour. N&#233;anmoins, plusieurs auteurs affirment que l'&#233;valuation rigoureuse de ces dispositifs d'accompagnement est encore trop rare et se limite souvent &#224; la satisfaction des &#233;tudiants (De Clercq et al., 2016 ; Stes et al.,2010). Dans cet article, nous viserons &#224; &#233;valuer l'efficacit&#233; d'un de ces dispositifs, appel&#233; &#171; Projet de formation &#187; par la mesure de ses effets, allant au-del&#224; de la seule satisfaction des &#233;tudiants &#224; l'&#233;gard du dispositif.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3 spip&#034;&gt;2. Un dispositif de cours pour soutenir le d&#233;veloppement du projet d'&#233;tudes et du projet professionnel&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ce dispositif &#171; Projet de formation &#187; vise &#224; accompagner l'&#233;tudiant tout au long du bachelier (le premier cycle d'enseignement sup&#233;rieur) dans la construction progressive de son projet professionnel en lien avec son programme d'&#233;tudes (choix de stages, de fili&#232;res d'&#233;tudes dans le master) en vue de sa r&#233;ussite acad&#233;mique et de son insertion socioprofessionnelle future. Il constitue une unit&#233; d'enseignement, d&#233;clin&#233;e sur les trois ann&#233;es du programme de Bachelier en sciences psychologiques et de l'&#233;ducation, pour un total de 9 cr&#233;dits sur les 180 cr&#233;dits. Il est &#224; noter que ce programme de Bachelier compte un grand nombre d'&#233;tudiants. Ainsi, en 2019&#8209;2020, 940 &#233;tudiants ont suivi ce cours dans l'une des trois ann&#233;es qui le constituent. Ce nombre important d'&#233;tudiants a des incidences sur l'organisation du dispositif. Il est &#233;galement utile de pr&#233;ciser que ces &#233;tudiants ont des repr&#233;sentations et des attitudes concernant le m&#233;tier de psychologue d&#232;s leur inscription &#224; l'universit&#233; (Gaither et Butler, 2005 ; Neuville et al., 2004 ; Pirot et De Ketele, 2000). En outre, ils ont tendance &#224; percevoir leur facult&#233; comme un lieu d'&#233;change de savoirs et non de pr&#233;paration &#224; la r&#233;alit&#233; du monde professionnel (Dezauzier, 2010).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une premi&#232;re sp&#233;cificit&#233; de ce dispositif est son int&#233;gration compl&#232;te dans le programme de cours de l'&#233;tudiant, comme unit&#233; d'enseignement conduisant &#224; une validation de cr&#233;dits comme tout autre &#233;l&#233;ment constitutif du programme de l'&#233;tudiant (Frenay et Arnould, 2015 ; Frenay et al., 2018). De plus, la construction de ce dispositif int&#233;gr&#233; dans le programme de Bachelier s'est inscrite dans une approche programme : les diff&#233;rentes activit&#233;s de ce dispositif en particulier sont &#233;troitement articul&#233;es aux autres cours qui composent le programme de l'&#233;tudiant (Frenay et al., 2018 ; Pr&#233;gent et al., 2009). L'offre du dispositif est donc ajust&#233;e aux sp&#233;cificit&#233;s du contexte de l'&#233;tudiant et s'organise dynamiquement pour r&#233;pondre aux besoins qui ponctuent le processus d'adaptation &#224; l'enseignement sup&#233;rieur dans son contexte sp&#233;cifique. A ce titre, l'&#233;tudiant r&#233;alise un certain nombre d'activit&#233;s, certaines sont obligatoire alors que d'autre sont choisies par l'&#233;tudiant dans une offre propos&#233;e : cela n&#233;cessite son implication et permet d'offrir un accompagnement coh&#233;rent en fonction des besoins qu'il identifie. L'importance d'ajuster le dispositif d'accompagnement &#224; la sp&#233;cificit&#233; du contexte et du public est coh&#233;rente avec la litt&#233;rature r&#233;cente (De Clercq, 2019).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plut&#244;t que de consid&#233;rer le d&#233;veloppement du m&#233;tier d'&#233;tudiant comme un pr&#233;requis implicite &#224; son adaptation, il est envisag&#233; comme une r&#233;elle comp&#233;tence explicitement travaill&#233;e au sein du programme de cours, au m&#234;me titre que toutes les comp&#233;tences disciplinaires qui composent la formation. Autrement dit, le cours &#171; Projet de formation &#187; postule que l'accompagnement &#224; l'adaptation de l'&#233;tudiant est progressif et essentiel au processus de formation. Il s'ins&#232;re donc dans la cat&#233;gorie de dispositifs transversaux et continus telle que d&#233;velopp&#233;e par Robbins et ses coll&#232;gues (Robbins et al., 2009), dans le sens o&#249; il n'a pas une vis&#233;e unique et ponctuelle mais soutient l'&#233;tudiant de fa&#231;on multiple et tout au long de son parcours. D'apr&#232;s ces auteurs, ce type de dispositif a un effet positif sur la performance de l'&#233;tudiant et la motivation de l'&#233;tudiant pour ces &#233;tudes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seconde sp&#233;cificit&#233; majeure du cours &#171; Projet de formation &#187; est d'int&#233;grer au volet classique de soutien &#224; la r&#233;ussite (ex. ateliers de m&#233;thodes de travail, de gestion du stress, &#8230;), un volet d'accompagnement &#224; l'insertion socioprofessionnelle. Ce type de soutien de l'&#233;tudiant a d'ailleurs &#233;t&#233; point&#233; par Perret (2014) comme une dimension &#224; part enti&#232;re des dispositifs d'aide &#224; la r&#233;ussite. En effet, au seuil de l'enseignement sup&#233;rieur, l'&#233;tudiant est amen&#233; &#224; r&#233;aliser un choix d'&#233;tudes qui s'accompagne de l'&#233;laboration d'un projet professionnel. Ce projet n'est pas sans influence sur l'implication de l'&#233;tudiant dans ses &#233;tudes. Il d&#233;termine, entre autres, une part significative de la valeur qu'il accorde aux t&#226;ches qui lui sont demand&#233;es (Eccles et Wigfield, 2002) et de son engagement tout au long du cursus (Boudrenghien et al., 2011 ; Boudrenghien et al., 2014). Pr&#233;ciser les principales caract&#233;ristiques du projet professionnel de l'&#233;tudiant semble donc indispensable pour renforcer son engagement dans les &#233;tudes sup&#233;rieures (Neuville et al., 2004).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2.1. Une structuration triaxiale organis&#233;e autour de trois d&#233;marches&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dispositif p&#233;dagogique adopt&#233; est construit autour de trois axes : la connaissance approfondie que l'&#233;tudiant a de lui-m&#234;me (ex. la gestion de son &#233;tude), la connaissance de son parcours de formation (ex. la structuration et l'articulation des unit&#233;s d'enseignement qui composent son programme d'&#233;tudes, la possibilit&#233; de r&#233;aliser des stages &#8230;) et la connaissance de la diversit&#233; du champ professionnel de la psychologie (ex. la diversit&#233; des lieux o&#249; le psychologue peut exercer). Au travers des activit&#233;s propos&#233;es aux &#233;tudiants, ces trois axes sont mis en relation pour permettre l'&#233;mergence d'un projet personnel coh&#233;rent. Cette &#233;mergence est soutenue par la construction d'un portfolio par l'&#233;tudiant tout au long de son bachelier (Germeijs et Verschueren, 2006). En s'inspirant de la m&#233;thode du d&#233;veloppement vocationnel et personnel (pour une revue, voir Guichard et Huteau, 2006), cette mise en relation des axes du cours se structure autour de trois d&#233;marches inter-reli&#233;es de fa&#231;on dynamique : (1) d&#233;couvrir, (2) questionner et (3) synth&#233;tiser. Il s'agit donc de pousser l'&#233;tudiant &#224; r&#233;aliser une exploration forte de l'environnement professionnel (d&#233;couvrir), d'orienter son choix en fonction de ses connaissances et motivations (questionner) et de renforcer son engagement le menant &#224; une prise de d&#233;cision finale (synth&#233;tiser) (Germeijs et Verschueren, 2006).&lt;br class='autobr' /&gt;
La construction d'un projet n'est en effet pas lin&#233;aire et ne se r&#233;alise pas au m&#234;me rythme pour tous. Si une synth&#232;se du projet est bien attendue en fin de baccalaur&#233;at, des phases de d&#233;couvertes et de questionnements sont propos&#233;es de fa&#231;on cyclique sur les trois ann&#233;es du bachelier et sont ponctu&#233;es de synth&#232;ses partielles. Ces d&#233;marches sont travaill&#233;es lors de s&#233;ances magistrales en amphith&#233;&#226;tre et d'ateliers en petits groupes (obligatoires ou facultatifs), d'exp&#233;riences sur le terrain et de travaux individuels &#224; r&#233;aliser &#224; domicile. Notons que le dispositif et l'ensemble des activit&#233;s qui le composent sont d&#233;taill&#233;s dans un pr&#233;c&#233;dent article permettant d'encore mieux comprendre son fonctionnement (Leroy et al., 2021).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;2.1.1. D&#233;couvrir&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de son entr&#233;e &#224; l'universit&#233;, l'&#233;tudiant va d&#233;couvrir un mode de fonctionnement qui lui est peu connu. En consid&#233;rant les travaux r&#233;cents sur les d&#233;terminants de la r&#233;ussite acad&#233;mique (pour une revue, voir les synth&#232;ses de Dupont et al., 2016 ; Frenay et al., 2019 ; Neuville et al., 2013 ; Parmentier, 2011), plusieurs ateliers abordant des questions m&#233;thodologiques transversales classiques sont propos&#233;s &#224; des moments cl&#233;s de l'ann&#233;e acad&#233;mique (ex. ateliers sur la prise de notes, les strat&#233;gies d'&#233;tude ou encore la gestion d'une session d'examen&#8230;). En coh&#233;rence avec l'approche programme vis&#233;e dans le Bachelier, ces ateliers sont ancr&#233;s dans un contenu disciplinaire sp&#233;cifique au contexte de l'&#233;tudiant (ex. &#233;tudier pour le cours de statistiques ou de psychologie g&#233;n&#233;rale).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, l'accompagnement m&#233;thodologique inclut une attention particuli&#232;re &#224; l'affiliation et l'int&#233;gration sociale de l'&#233;tudiant (ex. activit&#233;s en petits groupes tr&#232;s t&#244;t dans l'ann&#233;e pour renforcer les &#233;changes entre &#233;tudiants) et &#224; la gestion de ses &#233;motions (ex. : technique de relaxation &#224; utiliser en p&#233;riode d'examens). Il s'agit en effet de deux difficult&#233;s particuli&#232;rement pr&#233;gnantes point&#233;es dans la litt&#233;rature (De Clercq et al., 2019 ; Richardson et al., 2012 ; Schmitz et al., 2010). La d&#233;couverte par rapport aux &#233;tudes se prolonge tout au long du baccalaur&#233;at, notamment par l'invitation &#224; participer &#224; des s&#233;ances d'information sur les &#233;tudes (ex. la possibilit&#233; de partir en Erasmus ou les choix d'options).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Progressivement, l'&#233;tudiant va &#233;galement d&#233;couvrir les diff&#233;rentes facettes du m&#233;tier de psychologue au travers d'ateliers de discussions autour de vid&#233;os et de documents (ex. : descriptifs de fonction, offres d'emploi), d'&#233;changes avec des &#233;tudiants de fin de master sur leur exp&#233;rience de stage, des rencontres m&#233;tiers avec des psychologues issus de secteurs professionnels diff&#233;rents, &#8230; Ainsi, l'&#233;tudiant va d&#233;couvrir que le m&#233;tier de psychologue varie en fonction de diff&#233;rents aspects d&#233;j&#224; d&#233;velopp&#233;s dans de pr&#233;c&#233;dentes recherches (Neuville et al., 2004). Ces aspects sont : le lieu o&#249; il exerce sa profession (ex. &#233;cole, entreprise), l'objet sur lequel il travaille (ex. la d&#233;linquance, les apprentissages scolaires), les actions qu'il accomplit (ex. r&#233;aliser des bilans intellectuels, animer une formation) ou encore le secteur d'activit&#233; dans lequel il &#233;volue (ex. secteur hospitalier, secteur carc&#233;ral). D&#233;couvrir cette diversit&#233; de projets possibles permet d'augmenter la motivation de l'&#233;tudiant car il peut directement percevoir l'utilit&#233; de ses cours pour sa profession future, comprendre l'importance de certaines comp&#233;tences pour le m&#233;tier et &#233;galement augmenter son int&#233;r&#234;t personnel pour certains m&#233;tiers qui lui sont pr&#233;sent&#233;s (Boudrenghien et al., 2011 ; 2014 ; Neuville et al., 2004).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;2.1.2. Questionner&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tudiant est invit&#233; &#224; questionner les informations d&#233;couvertes sur les &#233;tudes et le m&#233;tier afin d'&#233;valuer si elles correspondent &#224; ses buts professionnels (ex. Quel cours, options, stages, pour quel m&#233;tier du psychologue ? Quels sont les acquis d'apprentissage &#224; d&#233;velopper dans ses &#233;tudes en vue de sa future profession ?). Pour approfondir ce questionnement, il va rencontrer un psychologue de son choix pour confronter les repr&#233;sentations qu'il a du m&#233;tier &#224; la r&#233;alit&#233; du terrain, questionner les comp&#233;tences n&#233;cessaires &#224; l'exercice de ce m&#233;tier et les acquis d'apprentissage d&#233;velopp&#233;s dans le cursus universitaire. L'&#233;tudiant va &#233;galement r&#233;aliser une activit&#233; d'immersion de minimum 40 heures avec un public particulier auquel il pourrait &#234;tre confront&#233; dans ce futur m&#233;tier de psychologue (ex. enfant, personne &#226;g&#233;e, &#8230;). A nouveau, cela lui permettra de questionner ce qu'il a appris de fa&#231;on th&#233;orique dans ses cours universitaires et d'approfondir la connaissance qu'il a de lui-m&#234;me en termes de savoirs (ex. En quoi le contenu de mes cours m'a-t-il &#233;t&#233; utile dans cette exp&#233;rience ?), de savoir-faire (ex. Dans quelle mesure est-ce que je me suis senti capable de r&#233;aliser les t&#226;ches demand&#233;es ?) et de savoir-&#234;tre (ex. Dans quelle mesure est-ce que je me suis senti &#224; l'aise avec ce public ?).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;2.1.3. Synth&#233;tiser&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout au long du dispositif, l'&#233;tudiant est invit&#233; &#224; synth&#233;tiser ce qu'il a d&#233;couvert et questionn&#233;. Certaines synth&#232;ses sont r&#233;alis&#233;es en sous-groupes (ex. R&#233;aliser une fiche m&#233;tier qui synth&#233;tise un entretien r&#233;alis&#233; avec un professionnel). A cela s'ajoute un travail r&#233;flexif individuel &#224; produire &#224; l'issue de chaque ann&#233;e du baccalaur&#233;at. Alors que ce travail est &#224; r&#233;aliser par &#233;crit en fin de Bloc 1 et 2, il est &#224; r&#233;aliser oralement en fin de Bloc 3. Il est alors demand&#233; &#224; l'&#233;tudiant de rendre compte de l'&#233;volution de la d&#233;marche r&#233;flexive qu'il pose sur son projet d'&#233;tudes en lien avec une meilleure connaissance de soi et des diff&#233;rents champs professionnels de la psychologie. L'objectif est de lui permettre de d&#233;gager un projet coh&#233;rent afin de choisir de fa&#231;on &#233;clair&#233;e son orientation pour la suite de son parcours (master, stage, emploi). Le projet doit donc int&#233;grer les qualit&#233;s et les atouts dont dispose l'&#233;tudiant (connaissance de soi), tout en &#233;tant coh&#233;rent avec le programme d'&#233;tudes et les possibilit&#233;s du march&#233; du travail. Ce n'est pas le projet de l'&#233;tudiant en tant que tel qui est &#233;valu&#233; mais bien la r&#233;flexion qui le sous-tend et sa fa&#231;on de le d&#233;fendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs ateliers (ex. optimiser son CV et sa lettre de motivation) lui sont propos&#233;s pour lui fournir des outils pour l'accompagner dans son travail de synth&#232;se.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; lire &lt;a href=&#034;https://journals.openedition.org/ripes/3808&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;la suite de l'article sur le site de RIPES&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les termes utilis&#233;s dans cet article doivent &#234;tre entendus dans leur sens &#233;pic&#232;ne, en sorte qu'ils visent les femmes et les hommes.}&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#201;tude exploratoire des obstacles &#224; la transition universitaire selon le v&#233;cu d'&#233;tudiants fran&#231;ais et belges</title>
		<link>https://www.innovation-pedagogique.fr/article8489.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.innovation-pedagogique.fr/article8489.html</guid>
		<dc:date>2020-12-31T09:21:17Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Cathy Perret, Mika&#235;l De Clercq</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La transition universitaire est une p&#233;riode ponctu&#233;e de d&#233;fis que l'&#233;tudiant devra pouvoir relever pour s'adapter &#224; son nouvel environnement. Alors que l'analyse concr&#232;te des obstacles &#224; la transition reste encore trop peu d&#233;velopp&#233;e dans la litt&#233;rature scientifique ; la plupart des &#233;tudes se concentrant sur les d&#233;terminants centr&#233;s sur l'&#233;tudiant, la transition universitaire est g&#233;n&#233;ralement consid&#233;r&#233;e comme un processus universel et invariant entre les pays et les &#233;tablissements. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.innovation-pedagogique.fr/rubrique3.html" rel="directory"&gt;Veille&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La transition universitaire est une p&#233;riode ponctu&#233;e de d&#233;fis que l'&#233;tudiant devra pouvoir relever pour s'adapter &#224; son nouvel environnement. Alors que l'analyse concr&#232;te des obstacles &#224; la transition reste encore trop peu d&#233;velopp&#233;e dans la litt&#233;rature scientifique ; la plupart des &#233;tudes se concentrant sur les d&#233;terminants centr&#233;s sur l'&#233;tudiant, la transition universitaire est g&#233;n&#233;ralement consid&#233;r&#233;e comme un processus universel et invariant entre les pays et les &#233;tablissements. N&#233;anmoins, les particularit&#233;s nationales et institutionnelles laissent pr&#233;sager que les contextes de transition seraient sp&#233;cifiques et n'impliqueraient pas toujours exactement les m&#234;mes d&#233;fis d'adaptation. Afin de r&#233;pondre &#224; ces limites, cet article propose de r&#233;aliser une comparaison exploratoire du v&#233;cu des &#233;tudiants entre une universit&#233; fran&#231;aise et une universit&#233; belge et d'&#233;tudier les caract&#233;ristiques des deux contextes qui se distinguent en regard des obstacles per&#231;us par les &#233;tudiants lors de leur transition universitaire. Les analyses montrent des similitudes mais &#233;galement d'importantes diff&#233;rences telles qu'une plus grande perception d'obstacles pour les femmes d'un niveau socio-&#233;conomique faible dans le cas belge et de plus fortes diff&#233;rences entre les secteurs d'&#233;tudes dans le cas fran&#231;ais. La discussion propos&#233;e en fin d'article est enrichie par une pr&#233;sentation de perspectives futures pour faire avancer le d&#233;bat sur l'impact de la diversit&#233; de contextes dans l'enseignement sup&#233;rieur.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Un &lt;a href=&#034;https://journals.openedition.org/edso/13276&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;article&lt;/a&gt; de Mika&#235;l De Clercq et Cathy Perret repris de la revue &#034;Education et socialisation&#034;, une publication sous licence CC by nc nd&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3 spip&#034;&gt;Introduction&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En Belgique francophone comme en France, la question de l'&#233;chec en 1&#232;re ann&#233;e s'est constitu&#233;e en enjeu politique. Le passage de l'enseignement secondaire vers l'universit&#233;, est stimulant pour les jeunes mais aussi difficile compte tenu des multiples aspects nouveaux &#224; g&#233;rer par l'&#233;tudiant (Cred&#233; et Niehorster, 2012). Un grand nombre d'&#233;tudiants n'arrive pas &#224; surmonter les obstacles et &#233;choue ou abandonne leur formation (Torenbeek, Jansen et Hofman, 2010). Ce processus d'adaptation aux obstacles est d&#233;crit par Coulon (1997) comme l'apprentissage du &#171; m&#233;tier d'&#233;tudiant &#187; en vue de la construction d'une socialisation universitaire d&#233;finie par &#171; le degr&#233; auquel l'&#233;tudiant s'adapte &#224; son environnement d'&#233;tudes et r&#233;pond aux attentes et aux exigences p&#233;dagogiques &#187; (Paivandi, 2016), tout en passant par la construction d'une sociabilit&#233; &#233;tudiante, ajoutant &#224; l'affiliation intellectuelle une affiliation sociale (Jellab, 2011). Ainsi, en Belgique et en France, le taux d'&#233;chec acad&#233;mique &#224; la fin de la premi&#232;re ann&#233;e universitaire dans les formations non s&#233;lectives s'&#233;l&#232;ve &#224; environ 60 %. Plus pr&#233;cis&#233;ment, en Belgique francophone, 22 % des &#233;tudiants abandonnent d&#233;finitivement l'enseignement sup&#233;rieur apr&#232;s la premi&#232;re ann&#233;e et 41 % se r&#233;orientent ou redoublent dans la fili&#232;re &#233;chou&#233;e (ARES, 2020). En France, 27 % des &#233;tudiants de licence abandonnent et 29 % redoublent leur premi&#232;re ann&#233;e (Razafindratsima et Bonnevialle, 2019).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour comprendre cette probl&#233;matique, nombre d'&#233;tudes ont adopt&#233; une perspective centr&#233;e sur l'&#233;tudiant ; se concentrant sur l'identification des principaux pr&#233;dicteurs individuels de la r&#233;ussite et de la pers&#233;v&#233;rance de l'&#233;tudiant (cf. Duguet, Le Mener et Morlaix, 2016 ; Dupont, De Clercq et Galand, 2016). Ainsi, plusieurs facteurs tels que le pass&#233; scolaire, le niveau socio&#233;conomique, la motivation et les strat&#233;gies d'apprentissage ont &#233;t&#233; identifi&#233;s comme des pr&#233;dicteurs de la r&#233;ussite et de la pers&#233;v&#233;rance de l'&#233;tudiant (Richardson, Abraham et Bond, 2012).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3 spip&#034;&gt;D&#233;finition des concepts de transition et d'ajustement&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le champ de recherche portant sur la transition est riche et questionne plusieurs &#233;tapes importantes de la vie d'un individu. Cette richesse engendre diff&#233;rentes conceptualisations du terme de transition (pour une revue adapt&#233;e &#224; l'enseignement sup&#233;rieur, voir Gale et Parker, 2014). Par exemple Zittoun (2008, 2009) par son approche d&#233;veloppementale, consid&#232;re la transition comme une rupture brutale impliquant des changements majeurs dans les attitudes et les comportements de l'individu pour s'ajuster &#224; cet environnement. Briggs et ses coll&#232;gues (2012) d&#233;peignent la transition comme un processus d'ajustement &#224; un changement de vie majeur. Ces derniers propos se rapprochent de la notion de transition psychosociale (Dupuy et Leblanc, 1997 ; Almudever, 1998) se caract&#233;risant par un processus de confrontation &#224; la nouveaut&#233; et &#224; l'incertitude caract&#233;ris&#233; par l'apparition de conflits de valeurs, d'objectifs et d'organisation. Ce processus impliquant un changement significatif dans la vie d'un individu r&#233;alis&#233; au travers d'un effort de restructuration, d'adaptation et d'interrogation individuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon cette perspective nous pourrions d&#233;finir la transition universitaire comme une p&#233;riode d'instabilit&#233; et de rupture d&#233;termin&#233;e dans le temps qui m&#232;nera &#224; une &#233;volution qualitative de la personne dans ses connaissances, ses comp&#233;tences, son identit&#233;, ses r&#244;les et son fonctionnement quotidien. Dans cette m&#234;me logique, l'ajustement est consid&#233;r&#233; ici comme le processus actif d'adaptation mis en place par l'&#233;tudiant pour mener &#224; bien cette &#233;volution qualitative et in fine performer dans le contexte universitaire. Au-del&#224; de la notion de changement auquel est rattach&#233; le passage de l'enseignement secondaire vers l'universit&#233; (Alava, 1999), cette d&#233;finition s'inscrit dans les perspectives selon lesquelles le passage du secondaire &#224; l'universit&#233; est toujours vu comme une rupture et non comme une continuit&#233; (Jellab, 2011) et comme une p&#233;riode d&#233;stabilisante voire comme une mise &#224; l'&#233;preuve conduisant parfois &#224; un d&#233;couragement (Coulon, 1997). Il s'agit d'une &#233;tape de la socialisation &#233;tudiante dite &#171; d'acculturation &#187; retranscrivant la confrontation entre une culture scolaire et une culture universitaire. Les jeunes &#233;tudiants sont ainsi confront&#233;s &#224; de nombreux changements qui sont autant de ruptures avec leur exp&#233;rience scolaire ant&#233;rieure ; rupture des contraintes institutionnelles et acad&#233;miques par le moindre contr&#244;le de l'assiduit&#233; et l'absence d'implication des parents, rupture identitaire par les effectifs importants qui noient l'individu dans la masse, rupture du cadre institutionnel par les difficult&#233;s de compr&#233;hension du fonctionnement universitaire, rupture dans le rapport aux savoirs qui ne sont plus exclusivement transmis par les enseignants, rupture dans le rapport aux &#233;tudes qui ne sont plus d&#233;finies exclusivement par l'obtention d'un dipl&#244;me terminal mais aussi par l'&#233;laboration d'un projet professionnel ou encore rupture dans les lieux de vie pour les &#233;tudiants qui prennent leur ind&#233;pendance (Grebot et Barumandzadeh, 2005). Les acquis et les repr&#233;sentations &#233;manant du secondaire peuvent aussi &#234;tre remis en cause &#224; l'arriv&#233;e &#224; l'universit&#233; o&#249; les attentes sont sup&#233;rieures (Larose et Roy, 1993). Les modifications op&#233;r&#233;es dans l'organisation du cursus, le rythme des apprentissages, le niveau exig&#233; ou encore les modes relationnels entre pairs (Alava, 1999) sont autant de ruptures qui g&#233;n&#232;rent d'une part un sentiment de libert&#233; appr&#233;ci&#233; des &#233;tudiants, du fait de l'all&#232;gement de nombreuses contraintes mais qui donnent aussi aux &#233;tudiants le sentiment d'&#234;tre &#171; l&#226;ch&#233; &#187; dans un environnement complexe o&#249; ils ne sont suffisamment guid&#233;s (Jellab, 2011). Les &#233;tudiants peuvent ainsi &#233;voquer un &#171; rite de passage &#187; qui recouvre &#224; la fois l'id&#233;e de maturit&#233;, d'autonomisation et d'ind&#233;pendance, mais la libert&#233; gagn&#233;e peut toutefois repr&#233;senter une source d'angoisse de par la peur de se retrouver seul et d&#233;sempar&#233; devant des situations nouvelles (Haas et al., 2012). Finalement, cette transition est aussi associ&#233;e &#224; un processus d'acquisition via de nombreux apprentissages comme par exemple l'apprentissage des normes qui sont relatives &#224; la gestion de l'emploi du temps, au travail personnel et aux m&#233;thodes de travail associ&#233;es (Jellab, 2011).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3 spip&#034;&gt;Les obstacles &#224; la transition universitaire&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Une limite importante peut &#234;tre point&#233;e de la litt&#233;rature abordant la question de la transition universitaire. La plupart des &#233;tudes se sont concentr&#233;es sur les d&#233;terminants individuels de la r&#233;ussite sans se concentrer sur les difficult&#233;s caract&#233;ristiques du contexte universitaire telles que la complexit&#233; administrative, l'enseignement plus anonyme, la charge de travail accrue ou le climat d'apprentissage (De Clercq, Van Meenen et Frenay, 2020). Or, l'analyse rigoureuse des obstacles inh&#233;rents &#224; la transition permettrait de mieux comprendre les d&#233;fis concr&#232;tement v&#233;cus par l'&#233;tudiant lors de cette premi&#232;re ann&#233;e et d'offrir une vision plus claire des diff&#233;rents enjeux de l'ajustement acad&#233;mique (Noyens, Donche, Coertjens et Van Petegem, 2017).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;cemment, des chercheurs allemands et belges ont cherch&#233; &#224; mieux conna&#238;tre ces obstacles gr&#226;ce &#224; une taxonomie quadridimensionnelle des obstacles v&#233;cus par l'&#233;tudiant lors de la transition vers l'universit&#233; (Trautwein et Bosse, 2017 ; De Clercq et al., 2020), les obstacles &#233;tant personnels, sociaux, de contenu et administratifs (voir tableau 1). Une plus grande consid&#233;ration de ces obstacles renouvellerait la compr&#233;hension de la transition universitaire.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_5689 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.innovation-pedagogique.fr/local/cache-vignettes/L482xH601/om_1-a6f71.jpg?1609406578' width='482' height='601' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Une seconde limite identifi&#233;e dans la litt&#233;rature actuelle est le manque de consid&#233;ration des variations d'exp&#233;rience de la transition universitaire en fonction des contextes et des publics. De r&#233;cents travaux ont montr&#233; l'importance de consid&#233;rer cette diversit&#233; dans la mesure o&#249; la transition universitaire est v&#233;cue de fa&#231;on tr&#232;s diff&#233;rente en fonction des caract&#233;ristiques de l'&#233;tudiant et du contexte dans lequel cette transition s'inscrit (De Clercq, Galand et Frenay, 2020 ; Kyndt, Donche, Trigwell et Lindblom-Yl&#228;nne, 2017 ; Winstone et Hulme, 2019). Il n'existerait donc pas une transition universitaire prototypique mais plut&#244;t une vari&#233;t&#233; d'exp&#233;riences de transition. Ces auteurs insistent sur la n&#233;cessit&#233; de consid&#233;rer davantage ces diversit&#233;s de transitions (Winstone et Hulme, 2019). Plus pr&#233;cis&#233;ment, le niveau de diversit&#233; qui reste encore aujourd'hui peu explor&#233; est celui qui incombe &#224; la diff&#233;rence de contextes (De Clercq, Galand et Frenay, 2017). Bien que plusieurs auteurs aient commenc&#233; &#224; analyser la diversit&#233; sous l'angle de l'h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233; &#233;tudiante ou celui de la diversit&#233; de programme au sein d'un m&#234;me &#233;tablissement (De Clercq, Galand, Dupont et Frenay, 2013 ; Van Herpen, Meeuwisse, Hofman et Severiens, 2019), la variation de v&#233;cu de la transition d'une universit&#233; &#224; l'autre et d'un pays &#224; l'autre reste peu explor&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'un point de vue th&#233;orique cette approche est encourag&#233;e par des mod&#232;les tels que celui des trois niveaux d'analyse (Enders, 2004 ; Munge, Thomas et Heck, 2018 ; Taylor et Ali, 2017). Selon ces auteurs, trois niveaux d'analyses peuvent &#234;tre combin&#233;s pour comprendre la transition universitaire : (1) le niveau micro relatant le v&#233;cu individuel de l'&#233;tudiant, (2) le niveau m&#233;so se r&#233;f&#233;rant aux caract&#233;ristiques de l'environnement proximal d'apprentissage (caract&#233;ristiques du programme d'&#233;tude) et (3) le niveau macro consid&#233;rant les caract&#233;ristiques de l'&#233;tablissement et plus largement du syst&#232;me &#233;ducatif &#224; un niveau national.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3 spip&#034;&gt;Objectif de l'&#233;tude&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Afin de r&#233;pondre aux deux limites identifi&#233;es plus haut, cet article vise &#224; contribuer &#224; une approche de la transition universitaire en proposant une comparaison du v&#233;cu des &#233;tudiants des obstacles &#224; la transition entre deux universit&#233;s issues de deux pays : la Belgique et la France. Plus pr&#233;cis&#233;ment, il s'agit de fournir une analyse exploratoire des variations de la perception des obstacles &#224; la transition, selon la taxonomie de Trautwein et Bosse (2017), entre deux universit&#233;s, tout en consid&#233;rant les diverses caract&#233;ristiques d'entr&#233;e de l'&#233;tudiant. Nous proposons donc d'appr&#233;hender les obstacles &#224; la transition en consid&#233;rant tant un niveau micro et macro du ph&#233;nom&#232;ne. Cette perspective permettrait de comprendre les similitudes et les diff&#233;rences entre les universit&#233;s et les publics afin de proposer une compr&#233;hension plus fine de la transition universitaire.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3 spip&#034;&gt;M&#233;thodologie de la recherche&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La population&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette recherche se base sur deux &#233;chantillons issus d'une universit&#233; belge (universit&#233; catholique de Louvain - UCLouvain) et d'une universit&#233; fran&#231;aise (Universit&#233; de Bourgogne - uB).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'UCLouvain est une universit&#233; belge pluridisciplinaire et multisites comptant plus de 31 000 &#233;tudiants proposant des formations de premier, deuxi&#232;me et troisi&#232;me cycle. Elle organise des programmes d'&#233;tudes de Bachelier dont l'acc&#232;s est majoritairement ouvert, &#224; l'exception des &#233;tudes en ing&#233;nieurs civil et en m&#233;decine qui imposent un examen d'admission. Une enqu&#234;te en ligne a &#233;t&#233; men&#233;e aupr&#232;s des &#233;tudiants de premier bachelier lors du second semestre (en mai 2019) afin de faire un bilan sur leur premi&#232;re ann&#233;e et afin d'analyser leur pr&#233;paration &#224; la session d'examen &#224; venir. Tous les &#233;tudiants peuvent choisir de b&#233;n&#233;ficier de dispositifs d'aide &#224; la r&#233;ussite. Ces dispositifs sont diversifi&#233;s et tentent de r&#233;pondre aux difficult&#233;s rencontr&#233;es par l'&#233;tudiant (aide &#224; l'int&#233;gration, d&#233;veloppement des comp&#233;tences acad&#233;miques, gestion du stress&#8230;). N&#233;anmoins, l'offre de dispositif est fonction du programme d'&#233;tude de l'&#233;tudiant et varie donc fortement d'un secteur &#224; l'autre. Il est donc difficile de dresser un bilan unique de l'offre propos&#233;e aux &#233;tudiants et des dispositifs auquel ils ont particip&#233;es. Parmi ces &#233;tudiants, 617 ont r&#233;pondu &#224; l'enqu&#234;te, soit un taux de participation de 19.9 %. Cet &#233;chantillon &#233;tait compos&#233; de 237 hommes et de 381 femmes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'uB est une universit&#233; fran&#231;aise publique pluridisciplinaire et multisites de plus 34 000 &#233;tudiants situ&#233;e en province proposant des formations jusqu'au doctorat. Depuis l'introduction de la r&#233;forme de l'acc&#232;s &#224; l'enseignement sup&#233;rieur en 2018 dans le cadre de la loi l'Orientation et la r&#233;ussite des Etudiants (ORE), l'acc&#232;s &#224; la premi&#232;re ann&#233;e est conditionn&#233; &#224; un examen des dossiers pr&#233;universitaires par les &#233;quipes p&#233;dagogiques. Les &#233;tudiants re&#231;oivent ainsi les r&#233;ponses des formations demand&#233;es avec le classement de leur candidature dans chacune des formations avec des propositions d'admission de type &#171; oui &#187; ou &#171; oui si &#187;. Ces propositions &#233;voluent en fonction des inscriptions des autres &#233;tudiants. La r&#233;ponse &#171; oui-si &#187; signifie une acceptation dans la formation, &#224; condition de suivre un parcours adapt&#233; de remise &#224; niveau. L'uB se caract&#233;rise par un meilleur taux de r&#233;ussite qu'au niveau national, avec des caract&#233;ristiques sociod&#233;mographiques et scolaires du public &#233;tudiant tr&#232;s proches des celles constat&#233;es au niveau national (taux de r&#233;ussite en licence en trois ans sup&#233;rieur de pr&#232;s de 3 points)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;1 Cf. - Tableaux r&#233;ussite et passage par discipline et &#233;tablissement (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, les obstacles &#233;tant personnels, sociaux, de contenu et organisationnels (soit quatre dimensions). En fonction des sp&#233;cificit&#233;s du contexte, cette taxonomie a donn&#233; lieu &#224; une s&#233;rie de 33 items dans le cas de, l'UCLouvain et de 28 items dans le cas de l'uB. Ces items renvoient ainsi &#224; ces quatre dimensions se divisant en 10 sous-dimensions (cf. tableau 1). Plus pr&#233;cis&#233;ment, il &#233;tait demand&#233; aux &#233;tudiants d'estimer chaque difficult&#233; au moyen d'une &#233;chelle de Likert allant de 1 &#171; tr&#232;s difficile &#187; &#224; 5 &#171; tr&#232;s facile &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les analyses factorielles exploratoires (rotation Varimax) ont montr&#233; la m&#234;me structure pour l'&#233;chantillon fran&#231;ais et belge, expliquant respectivement 68.78 % et 60.87 % de la variance des r&#233;ponses des participants. Cette analyse pr&#233;liminaire montre que la taxonomie est valable pour ces deux contextes universitaires. Plus pr&#233;cis&#233;ment, &#224; l'UClouvain, les 33 items ont distingu&#233; 10 sous dimensions pr&#233;sent&#233;es plus haut. A l'uB, 9 sous dimensions ont &#233;t&#233; identifi&#233;es (essentiellement car les questions de justification du choix d'&#233;tudes n'ont pas &#233;t&#233; pos&#233;es). Le tableau 2 repr&#233;sente les analyses de fiabilit&#233; des &#233;chelles construites.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_5690 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.innovation-pedagogique.fr/local/cache-vignettes/L478xH418/im2-53e39.jpg?1609406578' width='478' height='418' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_5690 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.innovation-pedagogique.fr/local/cache-vignettes/L478xH418/im2-53e39.jpg?1609406578' width='478' height='418' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;D'autres aspects, comparables aux deux contextes universitaires, ont aussi &#233;t&#233; appr&#233;hend&#233;s dans le questionnaire concernant les caract&#233;ristiques d'entr&#233;e de l'&#233;tudiant. Il est &#224; noter que les mesures utilis&#233;es dans les deux universit&#233;s ne sont pas exactement similaires. Cette limite sera abord&#233;e dans la discussion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les deux contextes, genre, secteurs d'&#233;tudes et ann&#233;e d'entr&#233;e &#224; l'universit&#233; ont &#233;t&#233; collect&#233;s via le syst&#232;me de gestion des inscriptions. D'autres informations ont &#233;t&#233; construites &#224; partir des d&#233;clarations des &#233;tudiants dans le questionnaire. Dans le cas de l'universit&#233; francophone belge, le niveau socio-&#233;conomique a &#233;t&#233; mesur&#233; par le dipl&#244;me des parents et cod&#233; comme suit : pas de parents titulaires d'un dipl&#244;me universitaire, un parent ou deux parents titulaires d'un dipl&#244;me universitaire. Dans le cas de l'universit&#233; fran&#231;aise, le niveau socio-&#233;conomique a &#233;t&#233; mesur&#233; par la nature de l'emploi des parents et cod&#233; de la mani&#232;re suivante : pas de parents occupant un emploi de cadres ou une profession intellectuelle sup&#233;rieure ou de chef d'entreprise de plus de 10 salari&#233;s, un seul parent occupe une telle position professionnelle et les deux parents &#233;tant dans ces situations professionnelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'universit&#233; belge, le pass&#233; scolaire a &#233;t&#233; mesur&#233; en demandant de rapporter sa note moyenne finale sur 20 en fin de secondaire. Dans l'universit&#233; fran&#231;aise, le pass&#233; scolaire a &#233;t&#233; mesur&#233; par deux indicateurs : le type de baccalaur&#233;at et la mention au baccalaur&#233;at (examen final de l'enseignement secondaire fran&#231;ais), sachant qu'une mention &#171; assez bien &#187; correspond &#224; une moyenne g&#233;n&#233;rale comprise entre 12 et 14/20, une mention bien est associ&#233;e &#224; une moyenne comprise entre 14 et 15,5/20 et une mention &#171; tr&#232;s bien &#187; correspond &#224; une moyenne d'au moins 16/20.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le choix de la formation, a &#233;t&#233; mesur&#233;, &#224; l'UCLouvain, par un indice de profondeur du choix d'orientation compos&#233; de la moyenne de plusieurs items inspir&#233; des travaus de De Clercq et ses coll&#232;gues (2017). Ces items rassemblaient les diff&#233;rentes sources que l'&#233;tudiant avait consult&#233; pour r&#233;aliser son choix de formation (discussion avec des professionnels de l'orientation, rencontres avec d'autres &#233;tudiants&#8230;) et ont &#233;t&#233; rassembl&#233;es en une &#233;chelle dont l'alpha de Cronbach est de 0.80. &#224; l'uB, le choix de la formation a &#233;t&#233; mesur&#233; par une question ferm&#233;e binaire (Oui-Non) demandant aux &#233;tudiants si la formation suivie correspondait &#224; leur premier choix de formation &#171; votre inscription dans cette formation correspond-elle &#224; votre 1er choix d'orientation Parcoursup ? &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement, dans le cas belge, le recours &#224; un dispositif de soutien a &#233;t&#233; mesur&#233; par la question &#171; As-tu particip&#233; &#224; au moins un dispositif de soutien depuis le d&#233;but de l'ann&#233;e ? &#187;. Dans le cas fran&#231;ais, le recours au dispositif d'aide &#171; oui-si &#187; a &#233;t&#233; connu par la question &#171; Etiez-vous inscrit(e) dans le dispositif &#171; oui-si &#187; appel&#233; AGIL de l'universit&#233; de Bourgogne ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3 spip&#034;&gt;R&#233;sultats&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les analyses multivari&#233;es (Manovas) men&#233;es, s&#233;par&#233;ment dans les deux &#233;chantillons, permettent d'explorer les diff&#233;rences d'obstacles per&#231;us au niveau du genre, du niveau socio&#233;conomique, du secteur, de la participation &#224; un dispositif d'aide et de l'ann&#233;e d'entr&#233;e &#224; l'universit&#233;. Pour la variable de profondeur du choix de formation et de pass&#233; scolaire, des r&#233;gressions multiples ont &#233;t&#233; utilis&#233;es dans le cas de l'universit&#233; belge. Les r&#233;sultats sont pr&#233;sent&#233;s de mani&#232;re synth&#233;tique dans le tableau 3&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Dans ce texte le M correspond &#224; la moyenne calcul&#233; pour chaque obstacle pour (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les obstacles ressentis selon les &#233;tudes suivies&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quatre diff&#233;rences significatives apparaissent au niveau des secteurs pour l'UClouvain. Ces diff&#233;rences concernent les difficult&#233;s organisationnelles (F(2,614) = 3.17 ; p&lt;.05 ), de gestion des activit&#233;s d'&#233;tude (F(2,614) = 3.40 ; p&lt;.05 ), d'approche scientifique (F(2,614) = 5.05 ; p&lt;.05) et d'attente personnelle (F(2,614) = 3.57 ; p&lt;.05). Les &#233;tudiants en &#171; sciences exactes et naturelles &#187; rapportent &#233;prouver plus de difficult&#233;s dans la gestion administrative de leurs &#233;tudes (Mscience = 3.36 ; M&#945; =3.48) mais moins de difficult&#233;s &#224; s'approprier le langage scientifique (Mscience = 3.24 ; M&#945; =3.02). Les &#233;tudiants en &#171; droit-&#233;conomie-gestion &#187; rapportent plus de facilit&#233;s &#224; g&#233;rer leurs activit&#233;s d'&#233;tude (Mdroit_&#233;co = 2.68 ; M&#945; =2.50). Finalement, les &#233;tudiants en &#171; psychologie, philosophie, arts et lettres &#187; &#233;prouvent plus de facilit&#233;s que les autres &#224; faire le lien entre le contenu de leurs &#233;tudes et leurs objectifs personnels (Mpsycho_philo = 3.50 ; M&#945; =3.32).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'uB, les obstacles v&#233;cus par les &#233;tudiants sont significativement diff&#233;rents entre les deux secteurs d'&#233;tudes au niveau de 6 dimensions, les &#233;tudiants du secteur &#171; droit-&#233;conomie &#187; ressentant toujours plus de difficult&#233;s que leurs homologues du secteur &#171; sciences exactes et naturelles &#187;. Ainsi, les obstacles v&#233;cus sont plus importants pour ces &#233;tudiants quand il s'agit de s'approprier le langage scientifique (F(2,614) = 4.19 ; p .01 ; MDE =2.93 ; MSEN = 3.29) et de r&#233;aliser les activit&#233;s li&#233;es &#224; leurs &#233;tudes en L1 (F(2,614) = 9.76 ; p&lt;.01 MDE =2.93 ; MSEN = 3.29), mais aussi de g&#233;rer leurs &#233;tudes avec leur vie quotidienne (F(2,614) = 9.44 ; p&lt;.01 MDE =3.11 ; MSEN = 3.43) et leurs relations avec les autres &#233;tudiants (F(2,614) = 15.10 ; p&lt;.01 ; MDE =3.30 ; MSEN = 3.75). Ces &#233;tudiants ont &#233;galement plus de difficult&#233;s &#224; vivre la pression et l'&#233;chec (F(2,614) = 21.06 ; p&lt;.01 ; MDE =3.09 ; MSEN = 3.46) et les attentes personnelles (F(2,614) = 17.83 ; p&lt;.01 ; MDE =3.08 ; MSEN =3.50&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les obstacles ressentis selon le genre&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les deux universit&#233;s, cinq dimensions sp&#233;cifiques sont marqu&#233;es par des diff&#233;rences significatives selon le genre. Certains sont communes aux deux contextes, &#224; savoir l'appropriation de la d&#233;marche scientifique universitaire, la gestion de la pression et de l'&#233;chec ainsi que la gestion du climat relationnel. Ainsi, les femmes rapportent syst&#233;matiquement plus de difficult&#233;s que les hommes &#224; acqu&#233;rir l'appropriation de la d&#233;marche scientifique (UCLouvain : F(1,615) = 5.85 ; p&lt;.05, Mf = 3.08 ; Mg =3.21 ; uB : F(2,614) = 8.10 ; p&lt;.01 ; Mf = 3.04 ; Mg =3.28). Les femmes ont &#233;galement particuli&#232;rement plus de difficult&#233;s &#224; g&#233;rer le climat comp&#233;titif (uCLouvain : F(1,615) = 5.85 ; p&lt;.05, Mf = 3.36 ; Mh =3.64 : uB : F(2,614) = 34.22 ; p&lt;.01 ; Mf =3.31 ; Mh =3.59)) et la pression du monde universitaire (uCLouvain : F(1,615) = 31.76 ; p&lt;.001 Mf = 2.78 ; Mh =3.06 ; uB : F(2,614) = 25.37 ; p&lt;.01 ; Mf = 3.28 ; Mh =3.74).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les deux universit&#233;s ont aussi des diff&#233;rences genr&#233;es sp&#233;cifiques. Ainsi, pour l'UCLouvain, les femmes rapportent syst&#233;matiquement plus de difficult&#233;s que les hommes &#224; justifier leur choix d'&#233;tude aupr&#232;s de leur proche (F(1,615) = 6.47 ; p&lt;.01, Mf = 3.95 ; Mh =4.11) ; &#224; faire le lien entre le contenu de leurs &#233;tudes et leurs objectifs personnels (F(1,615) = 3.85 ; p&lt;.05Mf = 3.31 ; Mh =3.40). Quant &#224; l'uB, les obstacles apparaissent plus importants pour les femmes dans leurs activit&#233;s d'&#233;tudes (F(2,614) = 7.04 ; p&lt;.01 ; Mf =3.06 ; Mh =3.29) et dans les relations avec les enseignants (F(2,614) = 4.73 ; p&lt;.01 ; Mf = 3.33 ; Mh 3.55).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les obstacles ressentis selon l'environnement socio&#233;conomique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cas de l'uB, un seul type d'obstacles appara&#238;t variable selon le niveau socio&#233;conomique : les relations avec les enseignants sont d'autant plus faciles que le niveau socio&#233;conomique des &#233;tudiants est peu &#233;lev&#233; (F(2,614) = 2.71 ; p .03 ; M0cad. =3.50 ; M1cad. = 3.24 ; M2cad. =3.13). En revanche, &#224; l'UCLouvain, le niveau socio&#233;conomique est associ&#233; &#224; des diff&#233;rences significatives dans cinq dimensions, &#224; savoir la relation avec les pairs, le climat relationnel, la gestion de la pression et surtout l'approche scientifique ainsi que l'organisation du quotidien. Ainsi les &#233;tudiants n'ayant pas de parents titulaires de dipl&#244;me universitaires ont plus de difficult&#233;s &#224; g&#233;rer les relations avec les autres &#233;tudiants (F(2,614) = 2.97 ; p&lt;.05 ; M0dip. =3.45 ; M1ou2dip. =3.65), &#224; supporter la comp&#233;tition (F(2,614) = 3.73 ; p&lt;.05 ; M0dip. =3.38 ; M1ou2dip. =3.57), &#224; g&#233;rer la pression universitaire (F(2,614) = 3.77 ; p&lt;.05 ; M0dip. = 2.81 ; M1ou2dip. = 2.96) que les &#233;tudiants ayant un ou deux parents universitaires. Ils ont &#233;galement particuli&#232;rement plus de difficult&#233;s &#224; s'approprier l'approche scientifique universitaire (F(2,614) = 10.87 ; p&lt;.001 ; M0dip. = 3.01 ; M1ou2dip. =3.30) et &#224; combiner leur obligations personnelles avec leur obligations scolaires (F(2,614) = 9.88 ; p&lt;.001, M0dip. = 3.07 ; M1ou2dip. =3.34). Notons finalement qu'un effet d'interaction significatif entre le genre et le niveau socio&#233;conomique apparait pour les difficult&#233;s de relations avec les enseignants). En effet, les femmes dont aucun parent n'a de dipl&#244;me universitaire rapportent plus de difficult&#233;s que les autres &#224; entrer en relation avec les enseignants (F(2,614) = 4.34 ; p&lt;.05 ; Mf ;0dip. = 2.95 ; M&#945;. =3.30).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les obstacles ressentis selon le pass&#233; scolaire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concernant le pass&#233; scolaire des &#233;tudiants, il convient d'abord de relever que les n&#233;oarrivants se distinguent des autres &#233;tudiants de premi&#232;re ann&#233;e quant aux obstacles v&#233;cus &#224; l'UCLouvain alors que ce n'est pas le cas &#224; l'uB. &#192; l'UCLouvain, les n&#233;oarrivants semblent avoir plus de facilit&#233;s que les &#233;tudiants redoublant &#224; g&#233;rer les activit&#233;s d'&#233;tudes (F(2,614) = 6.04 ; p&lt;.05 ; Mnon_n&#233;oB = 2.42 ; Mn&#233;oB =2.70) et la pression et les &#233;checs (F(2,614) = 4.35 ; p&lt;.05 ; Mnon_n&#233;oB = 2.70 ; Mn&#233;oB. =2.91). Un effet d'interaction significatif apparait &#233;galement avec le genre concernant la relations avec les autres &#233;tudiants (F(2,614) = 5.53 ; p&lt;.05). En effet, les femmes redoublantes montrent de plus grandes difficult&#233;s &#224; g&#233;rer leurs relations avec les autres &#233;tudiants (Mf ;nn_n&#233;oB = 3.27 ; M&#945;. =3.75).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'UCLouvain, le pass&#233; scolaire de l'&#233;tudiant semble par contre peu li&#233; au niveau de difficult&#233; qu'il rapporte durant l'ann&#233;e puisque seuls des obstacles en termes d'appropriation du langage scientifique se retrouvent faiblement li&#233; au pass&#233; scolaire (&#946; =.11 ; p&lt;.05). Ainsi au plus un &#233;tudiant aura &#233;t&#233; performant en secondaire, au plus il estime s'approprier le langage scientifique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cas de l'uB, nature du dipl&#244;me de l'enseignement secondaire et niveau associ&#233; &#224; ce dipl&#244;me via la mention au baccalaur&#233;at sont associ&#233;s &#224; une grande vari&#233;t&#233; d'obstacles v&#233;cus par les &#233;tudiants. En effet, les &#233;tudiants des s&#233;ries g&#233;n&#233;rales de l'enseignement secondaire vivent des obstacles sociaux plus importants que ce soit dans leurs relations avec leurs pairs (F(2,614) = 5.62 ; p .02 ; MG =3.52 ; MA =3.85) et avec les enseignants (F(2,614) = 4.30 ; p .04 ; MG =3.37 ; MA =3.63) mais aussi dans le climat relationnel (F(2,614) = 5.62 ; p .02 ; MG =3.42 ; MA =3.69). Par contre, ces &#233;tudiants sont moins en difficult&#233;s lorsqu'il s'agit de s'approprier le langage scientifique universitaire (F(2,614) = 4.73 ; p&lt;.01 ; MG =3.20 MA = 2.90). Ces difficult&#233;s dans l'appropriation de langage sp&#233;cifique aux &#233;tudes universitaires est aussi moins important pour les &#233;tudiants arrivant &#224; l'universit&#233; avec une mention au baccalaur&#233;at (F(2,614) = 6.87 ; p&lt;.01 ; MMENTION =3.24 ; M0MENTION =3.02). Mais ces &#233;tudiants les plus brillants dans leurs &#233;tudes secondaires sont en revanche plus en difficult&#233;s dans leurs relations avec les autres &#233;tudiants (F(2,614) = 8.07 ; p&lt;.01 ; MMENTION =3.45 ; M0MENTION =3.77).&lt;br class='autobr' /&gt;
Les obstacles ressentis selon le choix de la formation&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les analyses concernant la qualit&#233; du processus de choix de formation ont montr&#233; un effet significatif positif sur les obstacles en termes de justification du choix et d'attentes personnelles pour l'UCLouvain. Plus l'&#233;tudiant aura consult&#233; un nombre de sources importants pour poser son choix de formation, plus il justifie facilement son choix de formation aupr&#232;s de ses proches (&#946; =.16 ; p&lt;.01). Dans le m&#234;me ordre d'id&#233;e, il aura &#233;galement plus de facilit&#233;s &#224; faire le lien entre le contenu de ses &#233;tudes et ses objectifs personnels et professionnels (&#946; =.27 ; p&lt;.001). Notons &#233;galement qu'un &#233;tudiant issu d'un milieu socio&#233;conomique plus &#233;lev&#233; aura &#233;galement tendance &#224; consulter davantage de sources d'information pour r&#233;aliser son choix de formation (&#946; =.11 ; p&lt;.05). A l'uB, les obstacles li&#233;s aux attentes des &#233;tudiants dans la formation apparaissent moins importants pour les &#233;tudiants dont la formation de premi&#232;re ann&#233;e universitaire correspond &#224; leur premier de choix de formation d&#232;s la fin de l'enseignement secondaire : (F(2,614) = 3.82 ; p .05 ; M1erchoix =3.40 ; Mhors1er choix =3.18).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les obstacles ressentis selon la participation &#224; un dispositif de soutien&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'UCLouvain, aucune diff&#233;rence significative n'a pu &#234;tre identifi&#233;e entre les &#233;tudiants ayant participer ou non &#224; un dispositif de soutien. En revanche dans le cas de l'uB les obstacles ressentis par les &#233;tudiants ne sont pas identiques selon qu'ils aient b&#233;n&#233;ficier ou non du dispositif &#171; oui-si &#187;. Ainsi, les &#233;tudiants int&#233;gr&#233;s dans ce dispositif durant toute l'ann&#233;e universitaire ressentent moins de pression et ont moins peur de l'&#233;chec (F(2,614) = 12.11 ; p&lt;.01 ; Maide =3.63 ; Mhors aide =3.23) et ils vivent plus facilement le travail &#224; r&#233;aliser pour leurs &#233;tudes (F(2,614) = 4.88 ; p .03 ; Maide =3.29 ; Mhors aide =3.09). Ils sont &#233;galement plus &#224; l'aise dans le domaine social (relations avec les pairs : F(2,614) = 6.97 ; p&lt;.01 Maide =3.80 ; climat scolaire : F(2,614) = 10.85 ; p&lt;.01 ; Maide =3.69 ; Mhorsaide =3.37). Ces ressentis diff&#233;renci&#233;s entre les &#233;tudiants ayant b&#233;n&#233;fici&#233; ou non du dispositif &#171; oui-si &#187; ne sont pas associ&#233;s &#224; des diff&#233;rences en termes de pass&#233; scolaire, except&#233; pour les &#233;tudiants sortant de l'enseignement secondaire avec une mention.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_5691 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.innovation-pedagogique.fr/local/cache-vignettes/L484xH789/im3-c0df6.jpg?1609406578' width='484' height='789' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_5692 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.innovation-pedagogique.fr/local/cache-vignettes/L487xH503/im4-d5932.jpg?1609406578' width='487' height='503' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;h3 spip&#034;&gt;Discussion&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cet essai de comparaison entre deux universit&#233;s des syst&#232;mes universitaires diff&#233;rents sur les obstacles v&#233;cus par les &#233;tudiants permet de montrer des convergences et des divergences. Il ne montre pas un sch&#233;ma simple et unique de ces obstacles, chaque universit&#233; ayant ses propres sp&#233;cificit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Similitudes dans les deux universit&#233;s&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les deux universit&#233;s &#233;tudi&#233;es, des similitudes peuvent &#234;tre point&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Premi&#232;rement, la structure m&#234;me des difficult&#233;s v&#233;cues par les &#233;tudiants semblent similaires pour les deux universit&#233;s, la taxonomie th&#233;orique d&#233;velopp&#233;e par Trautwein et Bosse (2017) se v&#233;rifiant tant dans le contexte belge que fran&#231;ais. Ceci nous permet de montrer que cette taxonomie pourrait s'appliquer largement &#224; une grande diversit&#233; de contextes universitaires et pourraient donc servir de cadre d'analyse dans d'autres pays que la Belgique, la France ou l'Allemagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, les r&#233;sultats montrent que les &#233;tudiantes sont identifi&#233;es comme un public &#224; risque dans les deux contextes, essentiellement sur la gestion de la comp&#233;tition et de la pression des &#233;tudes. Ces constats trouvent un &#233;cho dans la litt&#233;rature sur les effets de genre tendant &#224; montrer que, bien que plus motiv&#233;es, les &#233;tudiantes auront tendance &#224; avoir moins confiance dans leurs capacit&#233;s et &#224; se sous &#233;valuer sur les dimensions acad&#233;miques (Litalien, Gillet, Gagn&#233;, Ratelle et Morin, 2019).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, la qualit&#233; du processus du choix de la formation &#224; l'UClouvain d'une part et, le fait que la formation soit le premier choix de formation &#224; l'uB d'autre part, s'accompagnent de plus de facilit&#233;s &#224; faire le lien entre le contenu de ses &#233;tudes et ses objectifs personnels. Ceci permet aussi de mieux justifier son choix mais n'appara&#238;t pas avoir d'effets sur les difficult&#233;s d'une autre nature. Ces r&#233;sultats sont en concordance avec les recherches men&#233;es sur le processus de choix et l'importance de ce dernier pour g&#233;rer le caract&#232;re motivationnel de la transition universitaire (Germeijs, Luyckx, Notelaers, Goossens et Verschueren, 2012).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, le pass&#233; scolaire apparait dans les deux universit&#233;s comme un facilitateur important de l'acquisition du langage et de la d&#233;marche scientifique montrant l'importance de la pr&#233;paration scolaire &#224; l'entr&#233;e de l'universit&#233;. L'effet sur l'appropriation de l'approche scientifique est en accord avec les nombreuses recherches d&#233;montrant l'importance des performances pass&#233;es dans la r&#233;ussite universitaire (pour une revue, voir Dupont et al., 2016).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De nombreuses diff&#233;rences de contexte&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; des similitudes permettant d'identifier des pr&#233;dicteurs transversaux aux deux universit&#233;s, un ensemble de diff&#233;rences apparaissent &#233;galement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout d'abord, le secteur d'&#233;tude est un facteur de diff&#233;renciation important entre les universit&#233;s. Le cas fran&#231;ais nous montre un niveau de difficult&#233; moins important pour les &#233;tudiants issus du secteur des sciences exactes et naturelles sur un grand nombre d'obstacles de contenu, personnels et sociaux. Le cas belge est plus nuanc&#233; montrant &#233;galement moins de difficult&#233;s des &#233;tudiants de ce secteur pour l'approche scientifique mais plus de difficult&#233;s au niveau organisationnel. De plus, l'universit&#233; belge met &#233;galement d'autres secteurs tel que celui de la psychologie comme des contextes facilitateurs. Nous pourrions donc ici postuler que l'universit&#233; belge retenue dans cette &#233;tude montre une plus grande variabilit&#233; des conditions de transition entre les secteurs que l'universit&#233; fran&#231;aise &#233;tudi&#233;e dans cet article. Si nous nous rattachons au mod&#232;le th&#233;orique des trois niveaux d'analyse de la transition universitaire (Mountford-Zimdars et al., 2018) nous pourrions alors inf&#233;rer une plus grande diversit&#233; au niveau m&#233;so pour cette universit&#233; belge, sans toutefois rattacher ce point &#224; une sp&#233;cificit&#233; g&#233;n&#233;rale des universit&#233;s belges comparativement aux universit&#233;s fran&#231;aises. En effet, aucune de ces deux universit&#233;s ne peut pr&#233;tendre &#234;tre repr&#233;sentative des universit&#233;s de son pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant au genre, si des similitudes existent, des sp&#233;cificit&#233;s dans les obstacles de contenu sont identifi&#233;es : l'UCLouvain note plus de difficult&#233;s dans les attentes personnelles alors que l'uB souligne plus de difficult&#233;s au niveau de l'approche scientifique des &#233;tudes de premi&#232;re ann&#233;e de la formation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs diff&#233;rences apparaissent concernant l'effet de niveau socio&#233;conomique. Concernant les obstacles sociaux, l'&#233;tude montre une sp&#233;cificit&#233; de cette universit&#233; fran&#231;aise de Bourgogne dans les relations avec les &#233;tudiants, ces relations &#233;tant plus faciles pour les &#233;tudiants d'un milieu socio&#233;conomique moins &#233;lev&#233;. Dans le cas de l'universit&#233; francophone belge &#233;tudi&#233;e, cet effet est oppos&#233; et s'accompagne d'un effet positif sur la capacit&#233; &#224; g&#233;rer le climat relationnel. De plus, les r&#233;sultats belges montrent plus de difficult&#233;s sur d'autres dimensions telles que l'approche scientifique, l'organisation du quotidien ou la gestion de la pression. Ces r&#233;sultats corroborent les propos de plusieurs auteurs qui affirment que les &#233;tudiants issus d'un milieu plus modeste auraient plus de difficult&#233;s &#224; se familiariser avec le cadre social et acad&#233;mique de l'universit&#233; dans le cas belge (Dupont et al., 2016 ; Rodr&#237;guez-Hern&#225;ndez, Cascallar et Kyndt, 2020). N&#233;anmoins, le cas fran&#231;ais tend &#224; montrer un effet inverse, les &#233;tudiants issus des milieux les plus favoris&#233;s tendraient &#224; rencontrer plus de difficult&#233;s dans leurs relations avec les enseignants. Notons &#233;galement que les &#233;tudiants belges issus de milieu modeste montreraient plus de difficult&#233;s &#224; organiser leur quotidien alors que du c&#244;t&#233; fran&#231;ais, une sensibilit&#233; plus grande apparaitrait dans l'acquisition des r&#232;gles et codes universitaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que le pass&#233; scolaire est associ&#233; &#224; la capacit&#233; &#224; se familiariser avec l'approche scientifique dans les deux universit&#233;s, il est &#233;galement associ&#233; aux obstacles sociaux &#224; l'uB. Le plus surprenant est que les &#233;tudiants issus d'un pass&#233; scolaire plus brillant semblent pr&#233;senter plus de difficult&#233;s sociales dans l'universit&#233; fran&#231;aise. Les &#233;tudiants issus d'une fili&#232;re g&#233;n&#233;rale auraient g&#233;n&#233;ralement plus de difficult&#233;s avec l'ensemble des obstacles sociaux. Ce r&#233;sultat surprenant m&#233;riterait &#233;galement de plus amples investigations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement, Les deux universit&#233;s se distinguent par l'importance du b&#233;n&#233;fice qu'apporte les dispositifs de soutien. L'UCLouvain ne montre pas d'effet de la participation &#224; des dispositifs de soutien alors que des diff&#233;rences significatives sont apparues dans l'universit&#233; fran&#231;aise &#233;tudi&#233;e. Le dispositif &#171; oui-si &#187; destin&#233; aux &#233;tudiants auxquels est recommand&#233; de suivre un parcours adapt&#233; de remise &#224; niveau semble avoir facilit&#233; la gestion de la relation avec les autres &#233;tudiants, du climat relationnel, des activit&#233;s d'&#233;tudes et de la pression. Ces r&#233;sultats positifs pour l'universit&#233; fran&#231;aise restent interpellants pour l'universit&#233; belge et m&#233;riteraient d'&#234;tre plus amplement analys&#233;s dans de prochaines &#233;tudes. Une piste d'explication peut &#234;tre cependant trouv&#233;e dans la nature de l'organisation de l'aide &#224; la r&#233;ussite dans l'universit&#233; belge. Les dispositifs de soutien propos&#233;s aux &#233;tudiants varient fortement d'un secteur &#224; l'autre et leur participation et totalement volontaire. Le fait de participer &#224; au moins un dispositif d'aide ne nous donne donc aucune information sur la nature des dispositifs concern&#233;s ni sur le nombre de dispositifs suivi par l'&#233;tudiant. De plus, d'un &#233;tudiant &#224; l'autre la configuration varierait fortement ce qui peut &#233;galement expliquer pourquoi aucun effet global n'a pu &#234;tre identifi&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les limites de la recherche&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien &#233;videmment, ces deux universit&#233;s ne sont pas repr&#233;sentatives des syst&#232;mes universitaires de leur pays respectif. Le pari de cette recherche a &#233;t&#233; de produire une analyse comparative &#224; partir de deux cas, en se basant sur une approche quantitative men&#233;e sur deux &#233;chantillons dont les r&#233;sultats sont compar&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce premier essai de comparaison des obstacles &#224; la transition universitaire dans deux universit&#233;s de deux contextes universitaires diff&#233;rents a tent&#233; d'adopter un questionnement identique. Une pr&#233;c&#233;dente &#233;tude (Van Meenen, De Clercq, De Viron et Frenay, 2021) a d&#233;j&#224; montr&#233; les am&#233;nagements n&#233;cessaires pour recourir &#224; une taxonomie produite dans un autre pays. Ici, le recours &#224; certaines dimensions relatives aux caract&#233;ristiques d'entr&#233;e des &#233;tudiants a &#233;t&#233; men&#233; selon les normes habituelles de questionnement et/ou de collecte d'informations dans chaque universit&#233;. A cet &#233;gard, l'homog&#233;n&#233;isation de cette collecte reste &#224; r&#233;aliser et &#224; tester pour limiter les diff&#233;rences li&#233;es au recours &#224; des informations diff&#233;rentes. Mais encore, la qualification du pass&#233; scolaire des &#233;tudiants est tr&#232;s diff&#233;rente d'un syst&#232;me &#233;ducatif &#224; un autre. Dans le cas fran&#231;ais, la mention obtenue au baccalaur&#233;at peut &#234;tre consid&#233;r&#233;e comme une donn&#233;e objective compte tenu du caract&#232;re national de l'&#233;valuation lors du baccalaur&#233;at et parce qu'elles ont &#233;t&#233; ici collect&#233;es via le syst&#232;me des inscriptions &#224; l'universit&#233;. Les points obtenus dans l'enseignement secondaire dans le cas belge n'ont pas la m&#234;me signification parce que ces points sont d&#233;pendants de chaque &#233;tablissement d'enseignement secondaire et parce que peu d'&#233;tablissements de l'enseignement secondaire belge francophone mentionne une moyenne g&#233;n&#233;rale mais fournissent des moyennes par discipline qui sont ici rapport&#233;s par les &#233;tudiants dans le questionnaire (donn&#233;e subjective). Le niveau socio&#233;conomique des &#233;tudiants a lui aussi &#233;t&#233; rapport&#233; de mani&#232;re diff&#233;rente dans les deux universit&#233;s avec une information li&#233;e au niveau de dipl&#244;me des parents dans le cas belge et &#224; la profession exerc&#233;e par les parents dans le cas fran&#231;ais. Ces deux informations sont des informations donn&#233;es par les &#233;tudiants mais elles ont &#233;t&#233; donn&#233;es pour le syst&#232;me d'inscription dans le cas de l'uB et pour un questionnaire sp&#233;cifique dans le cas de l'UCLouvain. Cette diff&#233;rence est susceptible de constituer un biais non pris en compte dans cette recherche.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3 spip&#034;&gt;Conclusion&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cette collaboration entre chercheurs d'universit&#233;s de deux pays diff&#233;rents permet de conforter de nouveau la taxonomie &#233;tablie par les coll&#232;gues allemands (Trautwein et Bosse, 2017). Cette taxonomie devient ainsi encore plus une piste int&#233;ressante &#224; explorer pour renouveler la r&#233;flexion sur la transition de l'enseignement secondaire &#224; l'universit&#233; et m&#233;riterait d'&#234;tre test&#233;e dans d'autres universit&#233;s moyennant des am&#233;nagements marginaux ayant trait aux particularit&#233;s de chaque syst&#232;me local et national d'enseignement sup&#233;rieur. L'une des perspectives de cette recherche ayant montr&#233; l'int&#233;r&#234;t d'int&#233;grer les points de vue &#233;tudiants est d&#233;sormais d'&#234;tre appliqu&#233;e &#224; d'autres contextes pour &#233;prouver notamment les constats relatifs au sentiment d'estime de soi afin d'en estimer une possible universalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il devient ainsi maintenant important d'&#233;tudier ces obstacles &#224; la r&#233;ussite v&#233;cus par les &#233;tudiants dans d'autres contextes universitaires pour savoir si ces convergences sont largement partag&#233;es. Mais surtout, les sp&#233;cificit&#233;s point&#233;es pour chaque universit&#233; &#233;tudi&#233;e r&#233;interrogent sur les effets des contextes universitaires tels que mis en avant par Mountford-Zimdars et ses coll&#232;gues (2015). Plus encore, ces diff&#233;rences entre deux contextes universitaires nous invitent &#224; nous interroger sur la pertinence de recourir &#224; des recherches r&#233;alis&#233;es dans d'autres contextes universitaires pour conduire une politique d'aide &#224; la r&#233;ussite &#233;tudiante locale, alors que la recherche sur la r&#233;ussite &#233;tudiante produit encore peu de comparaisons internationales dans ce domaine, ni m&#234;me des comparaisons inter-universit&#233;s dans un m&#234;me pays (Coertjens, Brahm, Trautwein et Lindblom-Yl&#228;nne, 2017). Quels seraient les &#233;l&#233;ments transversaux du processus de transition universitaire et quels seraient les &#233;l&#233;ments sp&#233;cifiques aux contextes &#233;ducatifs ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la taille de ces universit&#233;s apparait presque comparable en raison de leur caract&#232;re pluridisciplinaire et multisites avec des effectifs &#233;tudiants de m&#234;me ordre et des formations allant du premier eu 3&#232;me cycle, nombre d'autres dimensions invitent &#224; la prudence dans les comparaisons notamment eu &#233;gard au march&#233; universitaire dans lequel s'ins&#232;rent ces deux universit&#233;s. Il n'est pas raisonnable de tirer d'ores et d&#233;j&#224; des conclusions g&#233;n&#233;rales sur les obstacles v&#233;cus par les &#233;tudiants entrant &#224; l'universit&#233; sur les seules conclusions de cette recherche exploratoire. Mais cette recherche exploratoire a le m&#233;rite de mettre en &#233;vidence la vari&#233;t&#233; des exp&#233;riences de transition permettant de r&#233;futer l'existence d'une transition universitaire prototypique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'une des perspectives stimulantes de cette recherche est d&#233;sormais de s'atteler &#224; mettre en regard les diff&#233;rents obstacles per&#231;us par les &#233;tudiants avec des informations sur leur pers&#233;v&#233;rance et leur r&#233;ussite acad&#233;mique. Les r&#233;sultats pourraient constituer un instrument nouveau dans la recherche des facteurs de la r&#233;ussite universitaire et constituer des outils de r&#233;flexion nouveaux pour les &#233;quipes p&#233;dagogiques charg&#233;es de l'accompagnement des &#233;tudiants dans les universit&#233;s, et ainsi de fournir des pistes d'actions pour faciliter cette transition pour un public &#233;tudiant de plus en plus h&#233;t&#233;rog&#232;ne (Winstone et Hulme, 2019). Cet axe de r&#233;flexion sur les liens entre obstacles per&#231;us /r&#233;ussite acad&#233;mique appara&#238;t essentiel car les r&#233;sultats de cet article &#233;clairent d'une mani&#232;re nouvelle la transition secondaire/sup&#233;rieure en mettant en exergue des obstacles acad&#233;miques per&#231;us de mani&#232;re diff&#233;rente par les &#233;tudiants. Cette diff&#233;rence de perception des difficult&#233;s est source d'in&#233;galit&#233;s dans les conditions d'&#233;tudes des &#233;tudiants, au-del&#224; des conditions de vie traditionnellement mises en avant dans la litt&#233;rature (travail &#233;tudiant, ressources &#233;conomiques et sociales&#8230;). Tous les &#233;tudiants ne sont ainsi pas &#233;gaux face aux obstacles acad&#233;miques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bibliographie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Acad&#233;mie de Recherche et de l'Enseignement Sup&#233;rieur (ARES) (2020). Consultation des bases de donn&#233;es SATURN ; traitement r&#233;alis&#233; par la Direction &#201;tudes et Statistiques de l'ARES, &lt;a href=&#034;https://ares-digitalwallonia.opendatasoft.com/pages/home/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://ares-digitalwallonia.opendatasoft.com/pages/home/&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alava, S. (1999). M&#233;diation(s) et m&#233;tier d'&#233;tudiant. BBF, 1, 8-15.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Almudever, B. (1998). Relations interpersonnelles et soutien social en situations de transition psychosociale. Dans A. Baubion-Broye (&#233;d.). Ev&#233;nements de vie, transitions et construction de la personne. Toulouse : &#233;r&#232;s, p. 111-132, &lt;a href=&#034;https://doi.org/10.3917/eres.broye.1998.01.0111&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://doi.org/10.3917/eres.broye.1998.01.0111&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Briggs, A., Clark, J., Hall, I. (2012). Building bridges : understanding student transition to university. Quality in Higher Education, 18(1), 3-21.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Coertjens, L., Brahm, T., Trautwein, C., Lindblom-Yl&#228;nne, S. (2017). Students' transition into higher education from an international perspective. Higher Education, 73(3), 357-369. doi:10.1007/s10734-016-0092-y&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Coulon, A. (1997). Le m&#233;tier d'&#233;tudiant : l'entr&#233;e dans la vie universitaire. Paris : PUF.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cred&#233;, M., Niehorster, S. (2012). Adjustment to college as measured by the student adaptation to college questionnaire : a quantitative review of its structure and relationships with correlates and consequences. Educational Psychology Review, 24(1), 133-165.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Clercq, M., Galand, B., Dupont, S., Frenay, M. (2013). Achievement among first-year university students : an integrated and contextualised approach. European Journal of Psychology of Education, 28(3), 641-662. doi:10.1007/s10212-012-0133-6&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Clercq, M., Galand, B., Frenay, M. (2017). Transition from high school to university : a person-centered approach to academic achievement. European Journal of Psychology of Education, 32(1), 39-59. doi:10.1007/s10212-016-0298-5&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Clercq, M., Galand, B., Frenay, M. (2020). One goal, different pathways : Capturing diversity in processes leading to first-year students' achievement. Learning and Individual Differences, 81, 101908. doi :&lt;a href=&#034;https://doi.org/10.1016/j.lindif.2020.101908&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://doi.org/10.1016/j.lindif.2020.101908&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Clercq, M., Van Meenen, F., Frenay, M. (2020). Les &#233;cueils de la transition universitaire : validation fran&#231;aise du questionnaire des obstacles acad&#233;miques (QoA). Evaluer. Journal international de Recherche en Education et Formation. 6(2), 73-106.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Duguet, A., Le Mener, M., Morlaix, S. (2016). Les d&#233;terminants de la r&#233;ussite &#224; l'universit&#233; Quels apports de la recherche en &#201;ducation ? Quelles perspectives de recherche ? &#187; Spiral-E 2016&#8212;SPIRALE Revue de recherches en &#233;ducation, 57, 31-53.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dupont, S., De Clercq, M., Galand, B. (2016). Les pr&#233;dicteurs de la r&#233;ussite dans l'enseignement sup&#233;rieur : revue critique de la litt&#233;rature en psychologie de l'&#233;ducation. Revue fran&#231;aise de p&#233;dagogie, 191(2), 105-136.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dupuy, R., Le Blanc, A. (1997). Transitions psychosociales conduites de projet. Pratiques psychologiques, 1, 63-74.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enders, J. (2004). Higher education, internationalisation, and the nation-state : Recent developments and challenges to governance theory. Higher Education, 47(3), 361-382.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gale, T., Parker, S. (2014). Navigating change : a typology of student transition in higher education. Studies in Higher Education, 39(5), 734-753. doi:10.1080/03075079.2012.721351&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Germeijs, V., Luyckx, K., Notelaers, G., Goossens, L., Verschueren, K. (2012). Choosing a major in higher education : Profiles of students' decision-making process. Contemporary Educational Psychology, 37(3), 229-239. doi :10.1016/j.cedpsych.2011.12.002&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Grebot, E., Barumandzadeh, T. (2005). L'acc&#232;s &#224; l'Universit&#233; : une situation stressante &#224; l'origine de certaines strat&#233;gies d'ajustement dysfonctionnelles. Annales M&#233;dico-Psychologiques, 163, 561-567.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Haas, V., Morin-Messabel, C., Fieulaine, N., Demoures, A. (2012). L'entr&#233;e &#224; l'universit&#233; et ses difficult&#233;s : regards crois&#233;s &#224; partir d'un dispositif du Plan R&#233;ussite Licence. L'orientation scolaire et professionnelle, 41/4, 625-654.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jellab, A. (2011). La socialisation universitaire des &#233;tudiants. Une exp&#233;rience scolaire &#224; l'&#233;preuve du projet d'apprendre et des projets d'avenir. Recherches sociologiques et anthropologiques, 42(2), 115-142.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Kyndt, E., Donche, V., Trigwell, K., Lindblom-Yl&#228;nne, S. (2017). Higher education transitions : theory and research : London : Taylor &amp; Francis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Larose, S., Roy, R. (1993). Mod&#233;lisation de l'int&#233;gration aux &#233;tudes coll&#233;giales et facteurs de r&#233;ussite scolaire chez les nouveaux arrivants &#224; risque. Rapport de recherche (192 p.). Sainte-Foy : C&#233;gep de Sainte-Foy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Litalien, D., Gillet, N., Gagn&#233;, M., Ratelle, C. F., Morin, A. J. S. (2019). Self-determined motivation profiles among undergraduate students : A robust test of profile similarity as a function of gender and age. Learning and Individual Differences, 70, 39-52, doi :&lt;a href=&#034;https://doi.org/10.1016/j.lindif.2019.01.005&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://doi.org/10.1016/j.lindif.2019.01.005&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mountford-Zimdars, A., Sabri, D., Moore, J., Sanders, J., Hiagham, L. (2015). Causes of differences in student outcomes. Higher Education Funding Council for England (HEFCE), &lt;a href=&#034;http://www.hefce.ac.uk/media/HEFCE,2014/Content/Pubs/Independentresearch/2015/Causes,of,differences,in,student,outcomes/HEFCE2015_diffout.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.hefce.ac.uk/media/HEFCE,2014/Content/Pubs/Independentresearch/2015/Causes,of,differences,in,student,outcomes/HEFCE2015_diffout.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Munge, B., Thomas, G., Heck, D. (2018). Outdoor fieldwork in higher education : Learning from multidisciplinary experience. Journal of Experiential Education, 41(1), 39-53.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Noyens, D., Donche, V., Coertjens, L., Van Petegem, P. (2017). Transition to Higher Education : moving beyond quantity. In Higher Education Transitions : Theory and Research, 1. London : Taylor &amp; Francis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paivandi, S. (2016). Comment les &#233;tudiants appr&#233;cient-ils leur environnement d'&#233;tudes ? In J.-F. Giret, C. Van de Velde, E. Verley (dir.), Les vies &#233;tudiantes. Tendances et in&#233;galit&#233;s (p. 117-132). Paris : La Documentation Fran&#231;aise, coll. &#171; Etudes &amp; recherche &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Razafindratsima, N., Bonnevialle, L. (2019). Parcours et r&#233;ussite en licence : les r&#233;sultats de la session 2018, Note Flash du SIES, 26, d&#233;cembre 2019.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Richardson, M., Abraham, C., Bond, R. (2012). Psychological correlates of university students' academic performance : A systematic review and meta-analysis. Psychological Bulletin, 138(2), 353-387, doi:10.1177/0016440206200300910.1177/001644020620030092002-01523-009&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rodr&#237;guez-Hern&#225;ndez, C. F., Cascallar, E., Kyndt, E. (2020). Socio-economic status and academic performance in Higher Education : A systematic review. Educational Research Review, 29, doi :&lt;a href=&#034;https://doi.org/10.1016/j.edurev.2019.100305&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://doi.org/10.1016/j.edurev.2019.100305&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Taylor, G., Ali, N. (2017). Learning and Living Overseas : Exploring Factors that Influence Meaningful Learning and Assimilation : How International Students Adjust to Studying in the UK from a Socio-Cultural Perspective. Education Sciences, 7(1), 35, &lt;a href=&#034;https://doi.org/10.3390/educsci7010035&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://doi.org/10.3390/educsci7010035&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Torenbeek, M., Jansen, E., Hofman, A. (2010). The effect of the fit between secondary and university education on first year student achievement. Studies in Higher Education, 35(6), 659-675, doi:10.1080/03075070903222625&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trautwein, C., Bosse, E. (2017). The first year in higher education&#8212;critical requirements from the student perspective. Higher Education, 73(3), 371-387, doi:10.1007/s10734-016-0098-5&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;van Herpen, S. G. A., Meeuwisse, M., Hofman, W. H. A., Severiens, S. E. (2019). A head start in higher education : the effect of a transition intervention on interaction, sense of belonging, and academic performance. Studies in Higher Education, 1-16, doi:10.1080/03075079.2019.1572088&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Van Meenen, F., De Clercq, M., De Viron, F., Frenay, M. (2021). Les obstacles acad&#233;miques &#224; l'ascension vers la r&#233;ussite : une approche mixte du v&#233;cu des &#233;tudiants classiques et apprenants adultes. Orientation Scolaire et Professionnelle. &#224; para&#238;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Winstone, N. E., Hulme, J. A. (2019). &#8216;Duck to Water' or &#8216;Fish Out of Water' ? Diversity in the Experience of Negotiating the Transition to University. Dans S. Lygo-Baker, I. M. Kinchin et N. E. Winstone (Eds.). Engaging Student Voices in Higher Education : Diverse Perspectives and Expectations in Partnership. Cham : Springer International Publishing, p. 159-174.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Zittoun, T. (2008). Learning through transitions : The role of institutions. European Journal of Psychology of Education, 23(2), 165-181.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Zittoun, T. (2009). Dynamics of Life-Course Transitions : A Methodological Reflection. Dans J. Valsiner, M. P. C. Molenaar, C. D. P. M. Lyra et N. Chaudhary (Eds.). Dynamic Process Methodology in the Social and Developmental Sciences (pp. 405-430). New York, NY : Springer US.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;f&#233;rence &#233;lectronique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mika&#235;l De Clercq et Cathy Perret, &#171; &#201;tude exploratoire des obstacles &#224; la transition universitaire selon le v&#233;cu d'&#233;tudiants fran&#231;ais et belges &#187;, &#201;ducation et socialisation [En ligne], 58 | 2020, mis en ligne le 30 d&#233;cembre 2020, consult&#233; le 31 d&#233;cembre 2020. URL : &lt;a href=&#034;http://journals.openedition.org/edso/13276&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://journals.openedition.org/edso/13276&lt;/a&gt; ; DOI : &lt;a href=&#034;https://doi.org/10.4000/edso.13276&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://doi.org/10.4000/edso.13276&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mika&#235;l De Clercq&lt;/strong&gt; IPSY-Girsef-LLL, universit&#233; catholique de Louvain, mikael.declercq@uclouvain.be&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cathy Perret&lt;/strong&gt; CIPE/IREDU, universit&#233; de Bourgogne Franche-Comt&#233;, cathy.perret@u-bourgogne.fr&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;1 Cf. &lt;a href=&#034;https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid147406/parcours-et-reussite-en-licence-les-resultats-de-la-session-2018.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid147406/parcours-et-reussite-en-licence-les-resultats-de-la-session-2018.html&lt;/a&gt; - Tableaux r&#233;ussite et passage par discipline et &#233;tablissement &#8211;R&#233;ussite en licence en 3 ou 4 ans des n&#233;o-bacheliers inscrits en licence en 2014 qui n'ont pas chang&#233; de discipline entre la L1 et la L3 &#8211; Taux national = 31.4% . Taux Universit&#233; de Bourgogne toutes disciplines : 34.3% (taux simul&#233; : 31.5%)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le mat&#233;riel d'enqu&#234;te&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;La mesure des obstacles &#224; la transition&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Men&#233;es en mai 2019, les deux 'enqu&#234;tes s'appuient sur un questionnement commun concernant les obstacles &#224; la r&#233;ussite universitaire issus de la taxonomie quadridimensionnelle des obstacles v&#233;cus par l'&#233;tudiant lors de la transition vers l'universit&#233;. Cette taxonomie a &#233;t&#233; construite pour l'Allemagne par Trautwein et Bosse (2017) et am&#233;nag&#233; au contexte francophone belge par De Clercq et ses coll&#232;gues (2020) et valid&#233; par les auteurs originels de la taxonomie[[&lt;br class='autobr' /&gt;
2 La version francophone de la taxonomie allemande propose une division plus fine des obstacles sociaux et une fusion des obstacles organisationnels.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Dans ce texte le M correspond &#224; la moyenne calcul&#233; pour chaque obstacle pour chaque cat&#233;gorie de population consid&#233;r&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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