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	<title>Innovation P&#233;dagogique et transition</title>
	<link>https://www.innovation-pedagogique.fr/</link>
	<description>Un site participatif, lieu de partage et d'&#233;change autour des initiatives en transitions et des innovations p&#233;dagogiques dans l'enseignement sup&#233;rieur francophone.</description>
	<language>fr</language>
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		<title>Innovation P&#233;dagogique et transition</title>
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<item xml:lang="fr">
		<title>Les Learning Analytics vus par Vanda Luengo</title>
		<link>https://www.innovation-pedagogique.fr/article5800.html</link>
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		<dc:date>2019-11-18T07:27:02Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Daniel Peraya, Vanda Luengo</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Un article entretien de Daniel Peraya et Vanda Luengo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le texte de cette contribution a pour origine un entretien r&#233;alis&#233; par Skype le 22 ao&#251;t 2019 (50 minutes). Il a &#233;t&#233; r&#233;dig&#233; par D. Peraya et relu par V. Luengo. Nous avons d&#233;cid&#233; d'un commun accord de conserver certaines caract&#233;ristiques du langage oral initial.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.innovation-pedagogique.fr/rubrique25.html" rel="directory"&gt;Distances et M&#233;diations des Savoirs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Un &lt;a href=&#034;https://journals.openedition.org/dms/4096&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;article&lt;/a&gt; entretien de Daniel Peraya et Vanda Luengo repris de la revue Distances et M&#233;diations des Savoirs, une publication sous licence CC by sa &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
Le texte de cette contribution a pour origine un entretien r&#233;alis&#233; par Skype le 22 ao&#251;t 2019 (50 minutes). Il a &#233;t&#233; r&#233;dig&#233; par D. Peraya et relu par V. Luengo. Nous avons d&#233;cid&#233; d'un commun accord de conserver certaines caract&#233;ristiques du langage oral initial.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;D. P. : Si nous commencions par ce qui divise les chercheurs : la posture &#233;pist&#233;mologique et les approches inductive et d&#233;ductive&#8230;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;V.L : Je rappellerai tout d'abord que l'on a souvent tendance &#224; penser ou &#224; affirmer que les Learning Analytics consistent en des proc&#233;dures d'analyse statistique. Mais en r&#233;alit&#233; cette d&#233;finition est incompl&#232;te, car on utilise aussi des proc&#233;dures informatiques (algorithmiques), notamment dans la recherche de patterns, de comportements ou plus g&#233;n&#233;ralement de r&#233;currences de ph&#233;nom&#232;nes. Cela dit, je voudrais revenir sur la question &#233;pist&#233;mologique, sur celle de l'approche scientifique, qui touche au choix d'un mod&#232;le d'analyse soit inductif soit d&#233;ductif. Tout d'abord, les LA ne se limitent pas &#224; une approche explicative. Pour ma part, mes travaux s'appuient sur les propositions de Gartner qui distingue quatre types d'analyse des LA, quatre approches de difficult&#233; croissante : descriptive (What happened ?) ; diagnostique (Why did happen ?) ; pr&#233;dictive (What will happen ?) ; prescriptive (How can we make it happen ?) (Davenport, Harris et Morris, 2010 ; Van Harmelen et Workman, 2012). Dans les deux premiers cas, la m&#233;thode d&#233;ductive est tout &#224; fait pertinente et son usage classique. Cette approche est d'ailleurs bien ant&#233;rieure &#224; l'&#233;mergence de LA et &#224; son succ&#232;s actuel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les donn&#233;es permettent de valider des hypoth&#232;ses qui d&#233;coulent de th&#233;ories et de mod&#232;les issus des sciences sociales, de la psychologie de l'apprentissage, des diff&#233;rents domaines des sciences de l'&#233;ducation, de la didactique, de la psychologie de l'apprentissage ou encore de l'ergonomie. Dans d'autres cas, la d&#233;marche consiste &#224; travailler sur des donn&#233;es de mani&#232;re &#171; non supervis&#233;e &#187;, c'est-&#224;-dire que les chercheurs n'ont &#224; propos de ces donn&#233;es aucune attente a priori. On d&#233;couvre ainsi des ph&#233;nom&#232;nes qui, le plus souvent, peuvent alors &#234;tre mis en rapport avec des mod&#232;les et des th&#233;ories qui permettent de les expliquer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est en tout cas de cette fa&#231;on que je m&#232;ne mes recherches. Par exemple, dans le cadre d'analyse de l'apprentissage et dans une perspective pr&#233;dictive, il est rare que la pr&#233;diction d'un certain type d'erreurs ne puisse &#234;tre expliqu&#233;e au regard d'une th&#233;orie. Si l'on fait du clustering, on va distinguer des groupes et m&#234;me si la d&#233;marche de distinction de ces groupes a &#233;t&#233; men&#233;e sans aucun a priori th&#233;orique, ce sont bien les th&#233;ories qui vont permettre d'expliquer les distinctions entre ces groupes. Un autre exemple tir&#233; de mes travaux personnels est l'utilisation des LA pour traiter les donn&#233;es d'oculom&#233;trie et des donn&#233;es d'interactions factuelles dans le cadre d'une recherche men&#233;e avec de coll&#232;gues de sciences de l'&#233;ducation qui utilisent une m&#233;thode d'observation issue des sciences de l'&#233;ducation &#8211; CLASS &#8211; les comportements d'interactions de l'enseignant avec ses &#233;tudiants durant la classe (Dessus, Cosnefroy et Luengo, 2016). Dans cette &#233;tude, les r&#233;sultats de l'observation et de l'annotation des interactions (m&#233;thode CLASS et ceux du traitement des donn&#233;es oculom&#233;triques et des donn&#233;es factuelles qui ne proviennent pas de l'annotation par des observateurs humains) ont permis de valider des hypoth&#232;ses formul&#233;es partir de th&#233;ories et de mod&#232;les issus des SHS (triangulation des m&#233;thodes). En France d'ailleurs, il me semble que, dans le cadre d'&#233;quipes pluridisciplinaires, on travaille principalement selon une approche d&#233;ductive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;D. P. : Venons-en aux donn&#233;es dont la nature est souvent mise en cause.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;V.L. : Je pr&#233;ciserais encore qu'il existe une diff&#233;rence importante entre Data Mining et Learning Analytics. Les &#233;quipes, les approches ne sont pas les m&#234;mes. Dans le premier cas, il s'agit plus de produire des connaissances sur les m&#233;thodes et algorithmes permettant de produire des connaissances &#224; partir des donn&#233;es tandis que dans le second il s'agirait d'une approche plut&#244;t explicative permettant la prise de d&#233;cision. Le Data Mining, et c'est l&#224; tout son int&#233;r&#234;t, permet d'identifier des ph&#233;nom&#232;nes que l'on n'avait jamais pu observer auparavant et que les th&#233;ories permettent ensuite d'expliquer et de comprendre. J'ai v&#233;cu une telle situation &#224; l'occasion de mes travaux ant&#233;rieurs en m&#233;decine (Toussaint, Luengo et Jambon, 2017). Nous avions construit un mod&#232;le didactique extr&#234;mement pointu qui d&#233;crivait les connaissances et leurs modalit&#233;s d'&#233;valuation (Luengo, Vadcard, Tonetti et Dubois, 2011). L'analyse des donn&#233;es a fait appara&#238;tre des ph&#233;nom&#232;nes, par exemple des erreurs de comportements, que nous n'avions pas anticip&#233;s et donc qui n'avaient pas &#233;t&#233; pris en compte dans la mod&#233;lisation initiale et que nous ne pouvions donc pas expliquer. Avec le temps, en multipliant les analyses, &#224; travers des processus it&#233;ratifs, il a &#233;t&#233; progressivement possible de les expliquer (Toussaint et al., op. cit.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fin de compte, pour moi, la principale diff&#233;rence ne r&#233;side donc pas dans l'approche scientifique puisque les deux approches, d&#233;ductive et inductive, peuvent &#234;tre compl&#233;mentaires en SHS, mais bien dans le type de donn&#233;es &#224; partir desquelles se font les analyses. Il y a quinze ans, les donn&#233;es habituellement recueillies &#233;taient observ&#233;es et d&#233;j&#224; lab&#233;lis&#233;es ou &#233;tiquet&#233;es &#224; travers des conceptions et des cadres de r&#233;f&#233;rence a priori alors qu'actuellement les traces, que nous recueillons sont des faits qui ne sont soumis &#224; aucun a priori. Certes, nous pouvons les interpr&#233;ter ou non, mais ce sont des faits qui ne sont pas construits pour les besoins de l'analyse. Cette approche peut apporter des perspectives int&#233;ressantes dans la mesure o&#249; l'on n'a pas d'a priori d'observation, mais elle peut aussi amener des difficult&#233;s ou des utilisations qui ne peuvent &#234;tre soutenues scientifiquement parlant, car elles manquent de contexte. Par ailleurs certains chercheurs, notamment Alain Mille&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;A. Mille avance la notion d'Obsel : &#171; Obsels (short for &#8216;Observed elements') (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et S&#233;bastien Iksal&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les travaux de S. Iksal et de ses coll&#232;gues portent sur la sp&#233;cification et (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, proposent une d&#233;marche dans laquelle on d&#233;clare a priori le mod&#232;le de trace permettant la collecte. Cette d&#233;marche sera donc plut&#244;t d&#233;ductive, puisque dans le mod&#232;le on embarque des hypoth&#232;ses d'observation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; propos des donn&#233;es, je parle souvent de &#171; donn&#233;es &#233;paisses &#187;. Je m'explique. Ce qui me g&#234;ne dans de nombreuses recherches utilisant les LA, men&#233;es en dehors d'une perspective et d'une &#233;quipe pluridisciplinaires, c'est qu'elles cherchent &#224; valider des d&#233;marches, des proc&#233;dures, des m&#233;thodes statistiques et/ou algorithmiques, mais qui ne font pas appara&#238;tre un int&#233;r&#234;t suffisant du point de vue de l'apprentissage et de l'enseignement. Par exemple, quand on travaille sur la notion de d&#233;crochage dans les MOOC, se baser uniquement sur les traces d'utilisation des vid&#233;os, les logs de connexions me semblent insuffisants dans la mesure o&#249; l'on ne prend en compte ni le contexte p&#233;dagogique, ni le contenu de la vid&#233;o ni l'activit&#233; d'appropriation de celui-ci par l'apprenant. Ce que j'appelle une donn&#233;e &#233;paisse est une donn&#233;e qui d&#233;crit l'activit&#233; de l'apprenant de fa&#231;on plus fine, comme on peut le faire dans un EIAH : je peux savoir que l'apprenant a construit un point, un segment, qu'il a d&#233;plac&#233; la figure. Je peux donc reconstituer la s&#233;mantique de l'action qui est li&#233;e au processus d'apprentissage. J'ai aussi avanc&#233; la notion de donn&#233;e h&#233;t&#233;rog&#232;ne qui est li&#233;e &#224; celle d'&#233;paisseur. Il y a bien s&#251;r plusieurs formes d'h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233; de la donn&#233;e, mais j'utilise le terme dans l'acception que voici. Il s'agit de multiplier les traces qui d&#233;crivent une action de l'apprenant afin d'enrichir le plus possible la description de celle-ci, autrement dit de lui donner cette &#233;paisseur. Il convient donc de croiser plusieurs traces de nature diff&#233;rente relative &#224; la m&#234;me action de l'apprenant : je peux par exemple savoir que celui-ci a d&#233;plac&#233; un objet (trace dans l'EIAH), quels sont les gestes qu'il a effectu&#233;s, quels sont les &#233;v&#233;nements (d&#233;placement de la souris, par exemple) qui se sont d&#233;roul&#233;s et ce qu'il a regard&#233; au m&#234;me moment (donn&#233;e oculom&#233;trique). Id&#233;alement, il est donc question de d&#233;crire exhaustivement l'activit&#233; par l'ensemble des param&#232;tres observables et objectivables qui la constituent. Je dirai aussi que les donn&#233;es recueillies dans les EIAH ont plus d'&#233;paisseur que celles que l'on peut r&#233;colter dans les MOOC, sans doute car les premiers sont plus orient&#233;s vers l'apprentissage et vers la recherche que vers la diffusion &#224; grande &#233;chelle : leur ing&#233;nierie est donc diff&#233;rente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je pense que ces deux notions, l'&#233;paisseur de la donn&#233;e et son h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233; permettent de mieux rendre compte de la complexit&#233; du ph&#233;nom&#232;ne &#233;tudi&#233; ce qui du point de vue m&#233;thodologique, je le conc&#232;de, n'est jamais une t&#226;che ais&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;D.P. : Pourrait-on dire que le passage de la donn&#233;e factuelle &#224; la donn&#233;e &#233;paisse et h&#233;t&#233;rog&#232;ne passe par une prise en compte du contexte dans lequel se d&#233;roule l'activit&#233; d'apprentissage ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;V. L. : En sciences de l'&#233;ducation, la description des contextes (p&#233;dagogique, didactique, physique, etc.) est une t&#226;che complexe, mais pourtant essentielle pour d&#233;terminer le domaine de validit&#233; des r&#233;sultats. Par exemple, des algorithmes tr&#232;s int&#233;ressants et pointus utilis&#233;s pour &#233;tudier le d&#233;crochage dans un MOOC ne sont n&#233;cessairement exploitables dans un autre MOOC, diff&#233;rent par la discipline, le contexte r&#233;gional, etc., et linguistique de conception et de diffusion. Ils le seront encore moins dans une classe pr&#233;sentielle o&#249; l'on utilise un EIAH dont les dimensions contextuelles (objectifs, approches p&#233;dagogiques, publics, ing&#233;nierie, environnement, etc.) sont tr&#232;s diff&#233;rentes. Pour cette raison, j'insiste beaucoup sur la n&#233;cessit&#233; de d&#233;crire et de documenter de mani&#232;re tr&#232;s pr&#233;cise toutes les caract&#233;ristiques du contexte de chaque recherche. La connaissance de ce dernier d&#233;finit bien s&#251;r le domaine de validit&#233; de la recherche, mais elle constitue aussi l'une des conditions de sa r&#233;plicabilit&#233; et, par cons&#233;quent, de sa validit&#233; scientifique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette perspective, je pense profond&#233;ment qu'il est plus important de partager les m&#233;thodes, les processus et les protocoles d'analyse que les donn&#233;es elles-m&#234;mes. Si l'interop&#233;rabilit&#233; des donn&#233;es entre les plateformes, les chercheurs, les &#233;quipes n'est pas enti&#232;rement r&#233;solue, des solutions techniques commencent &#224; exister. Par contre, de nombreuses raisons rendent ce partage difficile. Il y a d'abord, de fa&#231;on tr&#232;s pragmatique, les chercheurs qui craignent la concurrence et refusent donc de partager leurs donn&#233;es avant de les avoir exploit&#233;es et d'avoir publi&#233; leurs r&#233;sultats. Ensuite, d'un point de vue &#233;thique, les r&#233;glementations et notamment le RGPD rendent le partage plus compliqu&#233; d'autant plus que dans mon domaine par exemple, celui de l'adaptation et de la personnalisation, anonymiser les donn&#233;es n'a &#233;videmment aucun sens. Le partage impliquerait dans ces cas la suppression de tellement d'informations, un tel appauvrissement des donn&#233;es, que celles-ci ne seraient quasiment plus int&#233;ressantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne le partage des processus d'analyse, on est moins avanc&#233; et pourtant, du point de vue de la d&#233;marche scientifique, partager ces processus me para&#238;t essentiel. Un tel partage est en effet la condition m&#234;me de la r&#233;plicabilit&#233; des recherches scientifiques. C'est pour cette raison que j'ai construit avec des coll&#232;gues de plusieurs &#233;quipes fran&#231;aises le projet HUman oBservatory Based on anaLysis of e-LEarning traces (HUBBLE, ANR 2014) qui avait pour probl&#233;matique centrale ces diff&#233;rentes questions. Nous cherchions aussi &#224; mesurer la distance &#171; intercontextuelle &#187; entre deux recherches, entre leurs deux contextes. Mon hypoth&#232;se est que du degr&#233; de proximit&#233; de ces contextes d&#233;pend la possibilit&#233; d'appliquer et de transf&#233;rer &#224; un nouveau contexte les processus d'analyse utilis&#233;s dans le premier contexte. Concr&#232;tement, la question est de savoir comment pouvoir &#233;valuer deux contextes afin de pouvoir les consid&#233;rer comme &#233;quivalents ou suffisamment proches pour r&#233;pliquer les proc&#233;dures utilis&#233;es dans le premier au second. Pour l'instant, du point de vue de la m&#233;thodologie, nous utilisons une analyse s&#233;mantique men&#233;e par un observateur humain sur la base d'une analyse crit&#233;ri&#233;e des contextes. Du point de vue informatique, il n'est pas impossible de mod&#233;liser cette approche de la distance intercontextuelle, mais c'est un projet et le domaine est encore jeune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, dans mon labo, et dans le domaine des EIAH, nos travaillons beaucoup sur ces probl&#232;mes &#233;pist&#233;mologiques et m&#233;thodologiques qui sont r&#233;currents et qui ne concernent d'ailleurs pas seulement les LA. Il s'agit de questions essentielles de la d&#233;marche scientifique qui touchent &#224; la validit&#233; et &#224; la g&#233;n&#233;ralisation de toute recherche ainsi qu'&#224; la capitalisation des r&#233;sultats et, par voie de cons&#233;quence, au d&#233;veloppement m&#234;me de notre domaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;D.P. : Dans plusieurs interventions r&#233;centes, notamment lors de votre intervention aux &#171; rencontres universitaires : p&#233;dagogie et num&#233;rique &#187; en novembre 2018 (run.2018)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir Intervention capt&#233;e le jeudi 8 novembre 2018.&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, vous faisiez la distinction, dans votre travail, entre la recherche et la &#171; vraie vie &#187;&#8230;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;V. L. : C'est vrai et la distinction est importante. Si aucune question n'est inint&#233;ressante du point de vue la recherche (le travail de mes doctorants en est la preuve), dans mon contexte actuel je consid&#232;re les LA comme un outil de d&#233;cision pour agir sur les pratiques p&#233;dagogiques au sein de mon universit&#233;. Aujourd'hui, je suis responsable du centre d'innovation p&#233;dagogique de celle-ci et c'est dans ce contexte que j'essaie d'utiliser les LA pour faire &#233;voluer les pratiques p&#233;dagogiques de mes coll&#232;gues, des scientifiques, qui sont vraisemblablement plus sensibles &#224; ce type de donn&#233;es et de r&#233;sultats qu'aux mod&#232;les th&#233;oriques des SHS. Je dois donc prendre un certain nombre de d&#233;cisions relatives &#224; des questions qui orientent le choix de mes donn&#233;es et leurs modalit&#233;s de traitement. Mais il est clair pour moi qu'avant de m'engager dans une quelconque recherche-action, je dois m'assurer du degr&#233; d'acceptabilit&#233; de la d&#233;cision potentielle. La question principale est de savoir si l'utilisation des LA peut contribuer &#224; un changement r&#233;el, sinon je ne crois pas que cela vaille la peine. La distinction que je pose ainsi de fa&#231;on un peu sommaire entre la recherche et la vraie vie est celle qui d&#233;finit les deux grandes communaut&#233;s internationales. EDM plus centr&#233;es sur la recherche et la validation d'algorithmes ou de mod&#232;les d'une part, et d'autre part SoLAR qui se pr&#233;occupe davantage de donner aux acteurs un retour sur leurs pratiques et l'appropriation des environnements afin de les faire &#233;voluer&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir notamment Labarthe et Luengo (2016) cit&#233; par Peraya, D. (2019), DMS, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par contre, ma frustration provient souvent de la difficult&#233; &#224; trouver des donn&#233;es d'&#233;paisseur dans ces conditions &#233;cologiques. En situation exp&#233;rimentale ou quasi exp&#233;rimentale, comme cela a &#233;t&#233; le cas avec les logiciels de g&#233;om&#233;trie ou de chirurgie orthop&#233;dique sur lesquels j'ai beaucoup travaill&#233;, c'est &#233;videmment beaucoup plus simple. Je pense que plus les donn&#233;es sont massives, plus elles sont factuelles et donc moins elles poss&#232;dent d'&#233;paisseur au sens o&#249; j'ai d&#233;fini cette notion ci-dessus. Ensuite, nous rencontrons une autre difficult&#233; qui sans aucun doute nuit aux r&#233;sultats que nous pouvons obtenir. Je le disais r&#233;cemment (Luengo, 2019), aux &#201;tats-Unis, les chercheurs en IA et &#233;ducation s'installent dans une &#233;cole pour dix ans : ils s'inscrivent donc dans une perspective longitudinale qui leur permet de comprendre en profondeur les ph&#233;nom&#232;nes observ&#233;s gr&#226;ce &#224; la capitalisation des donn&#233;es, des processus d'analyse et des r&#233;sultats. En France, je suis persuad&#233;e que nos travaux souffrent d'un mode de financement &#224; court terme (trois, quatre ans) qui ne permet pas une telle capitalisation. Elle est pourtant indispensable. Aussi une approche de type Design Based Research serait une solution acceptable en France aujourd'hui comme sans doute dans nos pays francophones. Certains coll&#232;gues, par exemple Eric Sanchez, se positionnent dans cette perspective.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;D.P. : Revenons au point de vue &#233;thique. Les intervenants &#224; ce d&#233;bat (DMS n&#176; 26) ont soulign&#233; l'importance de la transparence et de l'implication des utilisateurs dans le choix de donn&#233;es, dans leur traitement et dans l'utilisation des r&#233;sultats. La complexit&#233; des processus, notamment des dimensions statistiques et informatiques, rend leur compr&#233;hension pour des personnes non expertes bien &#233;videmment tr&#232;s difficile. Comment r&#233;soudre cette difficult&#233; ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;V.L. : Je n'ai malheureusement aucune r&#233;ponse scientifique &#224; cette question pourtant importante. J'ai quelques exp&#233;riences de terrain qui concernent l'utilisation des tableaux de bord qui montrent que ce nous croyons &#233;vident ne l'est nullement pour les utilisateurs finaux. Il faut imp&#233;rativement une transparence, il faut que les processus et les algorithmes soient accessibles aux utilisateurs aux enseignants. Par contre, je ne pense pas qu'il faille leur donner les comp&#233;tences statistiques et informatiques n&#233;cessaires &#224; la compr&#233;hension des protocoles et des processus, bien que certains coll&#232;gues le recommandent. Dans mon domaine d'int&#233;r&#234;t, celui des tableaux de bord, la solution r&#233;side sans doute dans la confiance qu'accordent les enseignants et les utilisateurs aux informations qui leur sont restitu&#233;es. On peut se demander si une labellisation officielle ne pourrait pas &#234;tre cr&#233;&#233;e par le minist&#232;re en collaboration avec des scientifiques. &#192; condition bien s&#251;r qu'elle soit accept&#233;e par les enseignants, cela pourrait constituer une r&#233;ponse ad&#233;quate &#224; ce probl&#232;me, sachant qu'il s'agit en effet d'une bo&#238;te noire qui le restera pour un grand nombre d'entre eux. Mais il faut n&#233;anmoins qu'elle soit accessible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;D.P. : Les membres du projet LACE&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, cherchaient &#224; identifier les sc&#233;narios les plus cr&#233;dibles, des points de vue de leur d&#233;sirabilit&#233; comme de leur faisabilit&#233;, dans une perspective &#224; moyen terme. Pour conclure, quels sont les principaux r&#233;sultats que vous en retiendriez ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;V.L. : L'un des r&#233;sultats marquants de cette analyse prospective va dans le sens de ce que nous &#233;voquions &#224; l'instant : que les LA deviennent une approche partag&#233;e, ouverte et accessible &#224; tous est une perspective hautement d&#233;sirable bien qu'elle paraisse moyennement faisable. Un deuxi&#232;me sc&#233;nario concerne de l'apport des LA dans le d&#233;veloppement de l'auto-apprentissage ce qui va permettre &#224; l'enseignant de changer de r&#244;le et de posture. Il deviendra ainsi progressivement un accompagnateur du processus d'apprentissage plus qu'un transmetteur de connaissances. Ce sc&#233;nario ne semble pas tr&#232;s innovant dans la mesure o&#249; c'est une des tendances actuelles en &#233;ducation, largement soutenue par l'usage des technologies. Mais les LA peuvent &#234;tre consid&#233;r&#233;es comme une des technologies qui peut grandement contribuer &#224; cette transformation de la posture de l'enseignant. Une autre proposition est moins optimiste, puisqu'elle postule la faillite des LA dans la mesure o&#249; les apprenants pourraient d&#233;jouer les proc&#233;dures mises en &#339;uvre et donc &#171; tricher &#187; avec le syst&#232;me, faire croire au syst&#232;me qu'ils font autre chose que ce qu'il font r&#233;ellement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;D.P. : Pour conclure, pourquoi ces sc&#233;narios d'utilisation des LA vous passionnent-ils ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;V.L. : En dehors de toute vis&#233;e prospective, ces sc&#233;narios m'int&#233;ressent dans mes enseignements de master en sciences de l'&#233;ducation avec des &#233;tudiants qui enseignent d&#233;j&#224;. Je peux ainsi leur faire prendre conscience du potentiel des LA et ils peuvent imaginer des utilisations pertinentes dans leur propre contexte. Ce sont donc des instruments de formation. &#192; la question de savoir quel est le meilleur sc&#233;nario &#224; l'horizon 2025, je suis bien incapable de r&#233;pondre du point de vue scientifique. Qui pourrait d'ailleurs le dire&#8230; Mais je suis tr&#232;s int&#233;ress&#233;e &#224; voir si nous sommes capables de mettre en &#339;uvre ce premier sc&#233;nario, nous avons les connaissances, les algorithmes, mais en aurons-nous la capacit&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bibliographie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des DOI sont automatiquement ajout&#233;s aux r&#233;f&#233;rences par Bilbo, l'outil d'annotation bibliographique d'OpenEdition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les utilisateurs des institutions qui sont abonn&#233;es &#224; un des programmes freemium d'OpenEdition peuvent t&#233;l&#233;charger les r&#233;f&#233;rences bibliographiques pour lequelles Bilbo a trouv&#233; un DOI.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dessus, P., Cosnefroy, O. et Luengo, V. (2016). Keep Your Eyes on &#8220;em all !&#8221; : A Mobile Eye-Tracking Analysis of Teachers' Sensitivity to Students. Dans K. Verbert, M. Sharples et T. Klobu&#269;ar (dir.), 11th European Conf. on Technology Enhanced Learning (EC - Tel 2016) (p. 72-84). Lyon, France : Springer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Davenport, T., Harris, J. et Morison, R. (2010). Analytics at Work, Harvard Business School Publishing Corporation. R&#233;cup&#233;r&#233; le 5 septembre de &lt;a href=&#034;http://blogs.gartner.com/matthew-davis/top-10-moments-from-gartners-supply-chain-executive-conference/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://blogs.gartner.com/matthew-davis/top-10-moments-from-gartners-supply-chain-executive-conference/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Luengo, V., Vadcard, L., Tonetti, J. et Dubois, M. (2011). Diagnostic des connaissances et r&#233;troaction &#233;pist&#233;mique adaptative en chirurgie. Revue d'Intelligence Artificielle, 25(4), 499-524.&lt;br class='autobr' /&gt;
DOI : 10.3166/ria.25.499-524&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Luengo, V. (2019, 14 f&#233;vrier). Un environnement de recherche nouveau. Intervention &#224; la Journ&#233;e &#171; Intelligence artificielle &#187;, CIEP. R&#233;cup&#233;r&#233; le 5 septembre de &lt;a href=&#034;https://www.ciep.fr/actualites/2019/02/11/journee-intelligence-artificielle&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.ciep.fr/actualites/2019/02/11/journee-intelligence-artificielle&lt;/a&gt; et de &lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.youtube.com/watch&lt;/a&gt; ?v =xpl0WcvxSVY&amp;t =83s&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toussaint, B. M., Luengo, V. et Jambon, F. (2017). Analyse de connaissances perceptivo-gestuelles dans un Syst&#232;me Tutoriel Intelligent. Sciences et Technologies de l'Information et de la Communication pour l'&#201;ducation et la Formation (STICEF).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Van Harmelen, M. et Workman, D. (2012). Analytics for learning and teaching. JISC CETIS Analytics Series, 3, 1-41.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;f&#233;rence &#233;lectronique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Daniel Peraya et Vanda Luengo, &#171; Les Learning Analytics vus par Vanda Luengo &#187;, Distances et m&#233;diations des savoirs [En ligne], 27 | 2019, mis en ligne le 13 octobre 2019, consult&#233; le 18 novembre 2019. URL : &lt;a href=&#034;http://journals.openedition.org/dms/4096&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://journals.openedition.org/dms/4096&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;A. Mille avance la notion d'Obsel : &#171; Obsels (short for &#8216;Observed elements') are the atomic elements of traces &#187;. Voir : &lt;a href=&#034;https://kernel-for-trace-based-systems.readthedocs.io/en/latest/concepts/obsel.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://kernel-for-trace-based-systems.readthedocs.io/en/latest/concepts/obsel.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les travaux de S. Iksal et de ses coll&#232;gues portent sur la sp&#233;cification et la collecte des donn&#233;es &#224; travers l'environnement UTL (Usage Tracking Langages). Voir notamment Choquet, C. et Iksal, S. (2007). Mod&#233;lisation et construction de traces d'utilisation d'une activit&#233; d'apprentissage : une approche langage pour la r&#233;ing&#233;nierie d'un EIAH, STICEF, 14, 419-456. R&#233;cup&#233;r&#233; le 5 septembre 2019 &#224; : &lt;a href=&#034;https://www.persee.fr/doc/stice_1952-8302_2007_num_14_1_968&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.persee.fr/doc/stice_1952-8302_2007_num_14_1_968&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir &lt;a href=&#034;https://www.canal-u.tv/video/capte/run_2018_introduction_aux_learning_analytics_vanda_luengo.46591&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.canal-u.tv/video/capte/run_2018_introduction_aux_learning_analytics_vanda_luengo.46591&lt;/a&gt; Intervention capt&#233;e le jeudi 8 novembre 2018.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir notamment Labarthe et Luengo (2016) cit&#233; par Peraya, D. (2019), DMS, 25, &#167;14.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://oro.open.ac.uk/45312/1/LAK16%20LACE%20panel%20final.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://oro.open.ac.uk/45312/1/LAK16%20LACE%20panel%20final.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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