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	<title>Innovation P&#233;dagogique et transition</title>
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	<description>Un site participatif, lieu de partage et d'&#233;change autour des initiatives en transitions et des innovations p&#233;dagogiques dans l'enseignement sup&#233;rieur francophone.</description>
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		<title>Innovation P&#233;dagogique et transition</title>
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		<title>Information scientifique et diffusion des savoirs : entre fragmentations et interm&#233;diaires</title>
		<link>https://www.innovation-pedagogique.fr/article4540.html</link>
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		<dc:date>2019-01-30T10:41:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ch&#233;rifa Boukacem-Zeghmouri, Hans Dillaerts</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Un articlede Ch&#233;rifa Boukacem-Zeghmouri et Hans Dillaerts revie de la revue Fran&#231;aise des Sciences de l'information et de la communication, un site sous licence CC by sa nc &lt;br class='autobr' /&gt;
Introduction &lt;br class='autobr' /&gt;
Jamais sciences et technologies n'ont autant anim&#233; les cercles de d&#233;bats scientifiques, &#233;conomiques, politiques et culturels que depuis ces trente derni&#232;res ann&#233;es. Ces d&#233;bats se cristallisent d'abord autour des transformations de l'Universit&#233; et des organismes de recherche au prisme de leur globalisation (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.innovation-pedagogique.fr/rubrique31.html" rel="directory"&gt;Revue Fran&#231;aise des Sciences de l'information et de la communication&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Un &lt;a href=&#034;https://journals.openedition.org/rfsic/5522&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;article&lt;/a&gt;de Ch&#233;rifa Boukacem-Zeghmouri et Hans Dillaerts revie de la revue Fran&#231;aise des Sciences de l'information et de la communication, un site sous licence CC by sa nc&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3 spip&#034;&gt;Introduction&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Jamais sciences et technologies n'ont autant anim&#233; les cercles de d&#233;bats scientifiques, &#233;conomiques, politiques et culturels que depuis ces trente derni&#232;res ann&#233;es. Ces d&#233;bats se cristallisent d'abord autour des transformations de l'Universit&#233; et des organismes de recherche au prisme de leur globalisation (Whitley, 2010) et sous la pression d'injonctions lib&#233;rales (Radder, 2010). Ils se prolongent subs&#233;quemment autour des politiques publiques de recherche et d'&#233;valuation qui interviennent dans la d&#233;finition des mod&#232;les de diffusion des savoirs scientifiques et de leurs mod&#232;les d'affaires associ&#233;s. La question importante des infrastructures de recherche d&#233;di&#233;es en regard des pratiques des communaut&#233;s scientifiques qui favorisent l'entr&#233;e de nouvelles cat&#233;gories d'acteurs &#233;marge &#233;galement &#224; un d&#233;bat qui rel&#232;ve d'une &#233;conomie politique de la communication scientifique (Tyfield, 2017).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces questions qui retiennent aujourd'hui l'attention des sciences humaines et sociales, sont en r&#233;alit&#233; anciennes. De par leur acc&#233;l&#233;ration et de par leur exacerbation, ils caract&#233;risent pour la science, telle qu'elle se gouverne, telle qu'elle se produit et se diffuse aujourd'hui, y compris dans la soci&#233;t&#233;. Sciences et technologies sont donc, comme le soulignait Yves Gingras r&#233;cemment (&lt;a href=&#034;http://www.prixduquebec.gouv.qc.ca/&#8203;ceremonie/&#8203;index.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.prixduquebec.gouv.qc.ca/&#8203;ceremonie/&#8203;index.html&lt;/a&gt;) le reflet de notre &#233;poque, qu'elles dominent et marquent de leur empreinte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3a Science Ouverte, ou Open Science pour sacrifier aux anglicismes, puise ses potentialit&#233;s r&#233;alisatrices dans cet entrelacs des sciences et des technologies qui permet de porter un regard instruit sur ce qui fait et d&#233;finit aujourd'hui le statut de l'information scientifique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors m&#234;me que nous &#233;crivons ces lignes pour achever ce num&#233;ro th&#233;matique, deux &#233;v&#232;nements significatifs touchent directement l'actualit&#233; du sujet :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; La premi&#232;re &#233;dition des Journ&#233;es Nationales pour la Science Ouverte (JNSO), organis&#233;es par le Comit&#233; pour la Science Ouverte, intitul&#233;es &#171; De la strat&#233;gie &#224; l'action &#187; (&lt;a href=&#034;https://jnso2018.sciencesconf.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://jnso2018.sciencesconf.org&lt;/a&gt;), qui se sont tenues du 4 au 6 d&#233;cembre, &#224; Paris. Ces journ&#233;es prolongent l'annonce du &#171; Plan national de la science ouverte &#187; lanc&#233; par la ministre de l'Enseignement sup&#233;rieur, de la Recherche et de l'Innovation, Mme Fr&#233;d&#233;rique VIDAL, le 4 juillet 2018, pour d&#233;ployer une politique consacr&#233;e &#224; l'ouverture de la science dans l'ensemble de son cycle, de la production, &#224; la diffusion. Ces journ&#233;es ont permis de mesurer le chemin parcouru depuis les premi&#232;res d&#233;clarations en faveur du Libre Acc&#232;s. Elles ont &#233;galement donn&#233; &#224; voir la complexit&#233; des enjeux qui pr&#233;sident &#224; la r&#233;alisation de l'agenda d'une science ouverte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'annonce &#8211; &#224; l'automne 2018 &#8211; et l'impl&#233;mentation du Plan S (Else, 2018) et surtout de la controverse qui l'accompagne, port&#233;e par bon nombre d'acteurs de la publication scientifique (&#233;diteurs, auteurs, agences de moyens et de financement de la recherche, biblioth&#232;ques). Ce plan, coalition de quelques-unes des plus grandes agences de financement nationales europ&#233;ennes, incluant pour la France l'Agence Nationale pour la Recherche (ANR), pr&#233;conise la publication d'articles dans des revues ou plateformes en Libre Acc&#232;s. Outre le fait que son impl&#233;mentation reste encore &#224; d&#233;finir, &#224; l'heure o&#249; nous &#233;crivons ces lignes, le Plan S contribue &#224; renforcer l'ouverture de l'acc&#232;s &#224; l'information scientifique valid&#233;e, mais nous questionne quant &#224; l'articulation des plateformes et des mod&#232;les de diffusion. Le Libre Acc&#232;s poursuit ainsi sa migration des sph&#232;res militantes aux sph&#232;res des agendas politiques et scientifiques (Dillaerts, 2017). Et surtout, l'Openness devient plus que jamais le credo autour duquel les strat&#233;gies des acteurs priv&#233;s &#8211; notamment les &#233;diteurs historiques et les &#233;diteurs Open Access &#8211; se construisent (Sch&#246;pfel, 2015).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s lors, tout en prenant appui sur l'enjeu de l'ouverture de la diffusion de l'information scientifique, se pose plus clairement la question de la red&#233;finition de la sph&#232;re de la communication scientifique qui comprend d&#233;sormais une audience plus large et des attentes soci&#233;tales et socio-&#233;conomiques plus importantes. Les modalit&#233;s de production de l'information scientifique, associ&#233;es &#224; d'autres normes de communication, se retrouvent ainsi red&#233;finies &#224; l'aune des modalit&#233;s de la diffusion ouverte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pr&#233;sent num&#233;ro, avait pour objectif initial de constituer un espace de discussion scientifique et critique pour les logiques de fragmentation et de mont&#233;e des interm&#233;diaires qui caract&#233;risent la g&#233;n&#233;ralisation de la libre diffusion des savoirs scientifiques (voir appel : &lt;a href=&#034;https://journals.openedition.org/&#8203;rfsic/&#8203;3509&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://journals.openedition.org/&#8203;rfsic/&#8203;3509&lt;/a&gt;). Ces deux logiques sont document&#233;es s&#233;par&#233;ment dans la litt&#233;rature anglo-saxonne. La fragmentation est trait&#233;e avec une focale informationnelle propre &#224; l'Information Science and Librarianship (Bawden, 2012) tandis que la mont&#233;e des interm&#233;diaires est trait&#233;e par une focale Medias (Kohl, 2012).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, pour bien saisir l'ampleur des interactions entre sciences et technologies, autour desquelles s'organise notre th&#233;matique, nous avons fait le choix d'une approche info-communicationnelle. Il ne s'agit pas de marquer une diff&#233;rence ou une opposition, mais plut&#244;t de b&#233;n&#233;ficier de la f&#233;condit&#233; des liens qui existent entre ces deux p&#244;les th&#233;matiques, que les dispositifs num&#233;riques resserrent. L'approche info-communicationnelle pr&#233;sente en effet l'int&#233;r&#234;t de prendre en compte &#171; production &#187; et &#171; diffusion &#187;, amont et aval, dans une dynamique o&#249; la modification de l'un entra&#238;ne des effets, voire des modifications de l'autre. Cette approche permet &#233;galement d'ouvrir la th&#233;matique &#224; un nouveau type de questionnements auxquels l'information scientifique n'est pas toujours soumise. Enfin, cette approche propre &#224; l'analyse des fili&#232;res des industries culturelles au sein desquelles &#233;margent nos questionnements (Boukacem-Zeghmouri, 2015), est d'autant plus op&#233;rante et a &#233;t&#233; entendue et prise en compte par les auteurs des travaux accueillis au sein de ce num&#233;ro th&#233;matique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, neuf textes ponctuent le cheminement de ce dossier, mobilisant des terrains originaux pour des probl&#233;matiques d'information scientifique avec des appareillages m&#233;thodologiques construits, associant approches quantitatives et qualitatives. Le num&#233;ro a accueilli deux textes anglophones et un &#233;crit professionnel du monde des biblioth&#232;ques acad&#233;miques, acteurs de la premi&#232;re heure pour la libre diffusion des savoirs scientifiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour structurer l'introduction du dossier, nous avons choisi de la pr&#233;senter selon trois grands axes qui d&#233;gagent ce que nous identifions comme des enjeux de la tension que produit l'Openness sur les formes de diffusion et de circulation des savoirs scientifiques : &#171; Le risque et l'engagement pour le chercheur &#187;, &#171; Le message, c'est le m&#233;dium &#187;, &#171; L&#233;gitimit&#233; et l&#233;gitimation des fragments &#187;. Le lecteur pourra appr&#233;hender ces axes autant comme des lignes directrices destin&#233;es &#224; valoriser les contributions re&#231;ues, que des axes programmatiques. Ils ont donc pour fonction de canaliser et de structurer les recherches actuelles autour des mutations de la communication et de la publication de l'information scientifique dans des mod&#232;les ouverts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;coupage propos&#233; n'emp&#234;che pas des r&#233;sonances entre les trois volets qui se compl&#232;tent ou se recouvrent sur des concepts ou des objets communs. C'est le fruit d'une formulation de probl&#233;matiques qui ont tent&#233; de prendre en compte &#224; la fois, des analyses de strat&#233;gies d'acteur, d'offre de contenus, de discours, de pratiques ou bien de qualification d'unit&#233;s documentaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les relectures &#8211; en double aveugle &#8211; faites aux &#233;tapes successives du r&#233;sum&#233; et de l'article, par le comit&#233; de lecture expert r&#233;uni pour ce num&#233;ro &#8211; que nous avons ici l'occasion de remercier vivement pour l'important travail accompli &#8211; ont largement contribu&#233; &#224; faire que ces r&#233;sonances se manifestent en maillage. Cela a pour int&#233;r&#234;t de confirmer qu'&#224; l'heure de la science ouverte, l'analyse des formes actuelles de la diffusion des savoirs scientifiques ne peut se faire sans la prise en compte des mutations des modalit&#233;s de la production.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3 spip&#034;&gt;Risque(s) et engagement&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Trois textes couvrent ici la question trop peu document&#233;e de ceux de qui d&#233;pend la transition vers une diffusion ouverte des savoirs scientifiques, les &#171; petites mains &#187; de la diffusion, les chercheurs. Dans la cha&#238;ne de la valeur de plus en plus complexe de la diffusion ouverte des savoirs scientifiques, le risque et l'engagement du chercheur &#224; diffuser librement ses savoirs est une question fondamentale. Elle fait du chercheur un acteur &#224; part enti&#232;re, qui face aux politiques d'&#233;valuation de la recherche, &#224; une science globalis&#233;e et &#224; des infrastructures transversales, d&#233;veloppe ses propres strat&#233;gies. Elles visent &#224; minimiser le risque et l'incertitude pour sa trajectoire professionnelle, tout en sacrifiant &#224; des valeurs auxquelles il adh&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le texte de Philippe Terral, de l'Universit&#233; Paul Sabatier, intitul&#233; &#171; La recherche interventionnelle en sant&#233; : divers engagements dans la production collaborative de connaissances &#187; investi le domaine interdisciplinaire des Recherches Interventionnelles en Sant&#233; des Populations (RISP), pour donner la parole &#224; des acteurs s'exprimant sur des pratiques. Ils nous donnent ainsi leur perception de la nature de l'engagement dans la production collaborative et interdisciplinaire. La recherche est fond&#233;e sur de l'observation ethnographique, coupl&#233;e &#224; des entretiens semi-directifs. Les quatre cat&#233;gories descriptives d'engagement d&#233;gag&#233;es par l'analyse de l'auteur sont des niveaux de collaboration interdisciplinaire. Elles sont &#224; appr&#233;hender comme des &#233;tapes d'adh&#233;sion des acteurs aux injonctions des politiques publiques de recherche &#224; collaborer par l'interdisciplinarit&#233; comme levier de la circulation des savoirs (Dillaerts, 2014). Cette contribution est particuli&#232;rement int&#233;ressante &#224; partir du versant des ajustements de la conception des acteurs quant &#224; leurs conceptions de la diffusion et de la circulation de l'information scientifique. Elle r&#233;v&#232;le les leviers et les motivations de la collaboration de la m&#234;me fa&#231;on qu'elle met la lumi&#232;re sur les difficult&#233;s et les obstacles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le texte de David Nicholas, du groupe de recherche Ciber et ses co-auteurs, intitul&#233; &#171; Early career researchers : observing how the new wave of researchers is changing the scholarly communications market &#187;, rend compte des r&#233;sultats interm&#233;diaires d'une &#233;tude men&#233;e sur trois ann&#233;es aupr&#232;s d'un panel de 116 jeunes chercheurs, issus de 7 pays (Chine, France, Espagne, &#201;tats-Unis, Malaisie, Pologne, Royaume-Uni) qui cheminent dans un monde acad&#233;mique comp&#233;titif et globalis&#233;, en vue de s'y &#233;tablir. L'&#233;tude a constitu&#233; un observatoire in&#233;dit des pratiques de cette communaut&#233; que l'on peut qualifier tour &#224; tour de jeune, pr&#233;caire, comp&#233;titive et mobile. L'int&#233;r&#234;t de l'&#233;tude r&#233;side dans le fait de donner &#224; voir les strat&#233;gies d&#233;ploy&#233;es par ces jeunes chercheurs dans la course aux postes et &#224; la titularisation, et plus particuli&#232;rement, la mani&#232;re avec laquelle ils ont recours &#224; l'offre &#233;largie d'outils et de plateformes num&#233;riques pour participer &#8211; ou pas &#8211; &#224; la libre diffusion de leur production scientifique. L'&#233;tude donne &#224; voir les d&#233;terminants de la participation des jeunes chercheurs aux dynamiques &#171; Open &#187; de la diffusion des savoirs scientifiques, de leurs tensions avec les logiques d'&#233;valuation des carri&#232;res des chercheurs, du r&#244;le des cultures disciplinaires, ou bien encore des questions plus pragmatiques de formation et de comp&#233;tences. L'un des apports majeurs de l'&#233;tude est qu'elle nous apprend que la libre diffusion des savoirs scientifiques, valeur partag&#233;e entre chercheurs, n'est mobilis&#233;e que si elle ne rentre pas en conflit de leurs int&#233;r&#234;ts de succ&#232;s dans leur carri&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le texte de Joachim Sch&#246;pfel, d'H&#233;l&#232;ne Prost et d'Amel Fraisse de l'Universit&#233; de Lille, s'est pench&#233; sur la place de la publication en Libre Acc&#232;s dans les revues de r&#233;f&#233;rence pour les sciences de l'information et de la communication (SIC). Le texte &#233;marge aux nombreux travaux qui analysent et documentent depuis quelques ann&#233;es la &#171; transition Open &#187; des revues scientifiques et de leur mod&#232;le &#233;ditorial (Chartron, 2017). Les r&#233;sultats expos&#233;s sont int&#233;ressants au titre de la discipline &#224; laquelle nous appartenons bien entendu, mais &#233;galement au titre d'autres disciplines qui peuvent r&#233;v&#233;ler les m&#234;mes tendances : la marche &#8211; parfois forc&#233;e &#8211; vers une diffusion en Libre Acc&#232;s (Chartron, 2018). Celle-ci m&#233;rite l'attention de nos analyses, car elle peut montrer le caract&#232;re instrumental de l'Openness dans des disciplines o&#249; les communaut&#233;s ne montrent pas encore de normes sociales adapt&#233;es. En creux des tensions et des articulations entre les deux principales voies du Libre Acc&#232;s (le vert et le dor&#233;), se d&#233;gagent les strat&#233;gies commerciales des &#233;diteurs et les politiques d'&#233;valuation de la recherche qui jouent de concert un r&#244;le int&#233;gratif des mod&#232;les ouverts de diffusion. Enfin, un autre int&#233;r&#234;t de cette recherche est de montrer les diff&#233;rents niveaux et nuances d'ouvertures des revues, en fonction de leur impact, orchestr&#233;s par les &#233;diteurs, et qui n'est pas sans lien sur les pratiques et strat&#233;gies de publication des chercheurs.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3 spip&#034;&gt;&#171; Le message, c'est le m&#233;dium &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Au sein de cet axe, nous regroupons trois textes qui montrent le poids des interm&#233;diaires dans les r&#233;gulations actuelles de la publication scientifique, notamment le recours syst&#233;matique &#224; la plateforme comme strat&#233;gie d'int&#233;gration, dans les pratiques des chercheurs, et par l&#224; m&#234;me dans la fili&#232;re de la publication de l'information scientifique. Les textes r&#233;unis ici soulignent donc, &#224; travers des terrains diff&#233;rents, le ph&#233;nom&#232;ne de &#171; plateformisation &#187; (Bouquillion, 2018) qui op&#232;re &#233;galement dans ce secteur et qui participe &#224; un niveau suppl&#233;mentaire d'industrialisation de la fili&#232;re (Mirowski, 2018). La plateforme devient &#171; l'outil &#187; par lequel une nouvelle cat&#233;gorie d'acteurs devient &#233;ligible &#224; investir le monde de la publication de l'information scientifique ouverte. Dans cette transition vers l'Openness, les pratiques ne font pas toujours la distinction entre des plateformes d'archives ouvertes, de m&#233;dias sociaux ou d'&#233;diteurs, pas plus qu'elles ne font la distinction entre le statut des contenus qui y sont archiv&#233;s, t&#233;l&#233;charg&#233;s, stock&#233;s, diffus&#233;s. Ceci n'est pas sans rappeler la c&#233;l&#232;bre formule de Marshal McLuhan &#171; The medium is the message &#187; (McLuhan, 1977).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le texte d'&#201;velyne Broudoux, de l'INTD CNAM, intitul&#233; &#171; Ecrilecture : la litt&#233;ratie informationnelle &#224; la crois&#233;e de l'offre et des services des interm&#233;diaires &#187;, montre comment les pratiques et modalit&#233;s d'&#233;laboration et de production des contenus scientifiques sont d&#233;sormais assist&#233;s de plateformes d&#233;velopp&#233;es par une nouvelle cat&#233;gorie d'acteurs, issus pour la plupart du Web. Dans une approche de Data Reuse, l'auteure fait une r&#233;utilisation de donn&#233;es d'une enqu&#234;te au profit d'une probl&#233;matique ambitieuse : elle fait le pari de qualifier la nature des interm&#233;diaires impliqu&#233;s, de caract&#233;riser leur offre de services et leurs strat&#233;gies, tout en donnant &#224; voir leur impact sur ce que l'auteur qualifie d'&#233;crilecture. Le texte rejoint en cela une des th&#233;matiques de l'appel &#224; articles du num&#233;ro et couvre ainsi une question encore peu exploit&#233;e dans la litt&#233;rature francophone. Dans son analyse, &#201;velyne Broudoux montre que la mont&#233;e des interm&#233;diaires dans la fili&#232;re de la publication scientifique, aux c&#244;t&#233;s des acteurs historiques, se fonde entre autres sur un agenda d'Openness. Cependant, celui-ci achoppe encore &#224; des pratiques encore peu d&#233;velopp&#233;es, notamment en mati&#232;re d'&#171; Open Peer reviewing &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le texte de Nat&#225;lia Martins Flores et de Priscila Muniz de Medeiros, respectivement de l'universit&#233; de Pernambuco et de l'Universit&#233; de Alagoas, au Br&#233;sil, intitul&#233; &#171; Science on YouTube : Legitimation Strategies of Brazilian Science YouTubers &#187; nous montre depuis un terrain br&#233;silien la place qu'occupe un acteur du Web, Youtube, dans les pratiques de diffusion des savoirs scientifique en direction du grand public. Cette recherche s'appuie sur un cadre th&#233;orique fran&#231;ais pour analyser les strat&#233;gies de l&#233;gitimation des YouTubers fond&#233;es sur des sc&#233;nographies discursives vari&#233;es (didactique, scientifique ou bien encore journalistique). La figure du Youtuber, qui repose et d&#233;pend de la plateforme Youtube, est &#224; appr&#233;hender comme un nouvel acteur de la diffusion des savoirs, entre le sp&#233;cialiste et le m&#233;diateur scientifique (Welbourne, 2016) (Bed-Deum, 2016). Ce que r&#233;v&#232;le aussi en creux cette &#233;tude, est l'enjeu fort de la comp&#233;tition pour une audience large et r&#233;active, qui fait la valeur d'un nouveau genre narratif de la communication de la science, et par l&#224; m&#234;me de la plateforme elle-m&#234;me. Notori&#233;t&#233; et r&#233;putation des youtubers d&#233;pendent de m&#233;triques, comptabilis&#233;es par un algorithme opaque, instable et dont le ma&#238;tre mot est &#171; Impact &#187; (Boukacem-Zeghmouri, 2017).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le texte de Lucie Delias et M&#233;lanie Lallet, intitul&#233; &#171; La rem&#233;diation des savoirs en sant&#233; dans les communaut&#233;s en ligne sur les transidentit&#233;s &#187; nous donne l'occasion d'observer la mani&#232;re dont des communaut&#233;s, constitu&#233;es et d&#233;ploy&#233;es en ligne, qualifi&#233;es ici de communaut&#233;s &#233;pist&#233;miques, prennent elles-m&#234;mes en charge la production et la diffusion de savoirs scientifiques. Cette rem&#233;diation d&#233;pathologisante de la sant&#233; des personnes trans nous montre comment en regard de l'expertise scientifique l&#233;gitime, peut se constituer, gr&#226;ce aux plateformes du Web, une l'expertise profane. Mais plus fondamentalement, &#224; l'heure o&#249; la fraude scientifique jette l'opprobre sur l'int&#233;grit&#233; de la d&#233;marche scientifique, l'article pose en filigrane, la question de l'amateur (Flichy, 2010) et des d&#233;terminants de la confiance que peuvent porter les profanes &#224; la parole du scientifique (Nowotny, 2001) (Nicholas, 2014). La libre circulation et diffusion des savoirs scientifiques ouvre la voie &#224; des strat&#233;gies communicationnelles, v&#233;ritable levier de r&#233;appropriation politique et participative des savoirs par des amateurs &#171; sachants &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3 spip&#034;&gt;La l&#233;gitimit&#233; des fragments&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les textes qui composent le dernier volet de ce num&#233;ro th&#233;matique convergent dans le fait d'investiguer la valeur de &#171; contenus &#187; peu visibles, peu valoris&#233;s, et dont la reconnaissance de leur double statut documentaire et scientifique est questionn&#233;e. ll s'agit par la m&#234;me occasion de comprendre dans quelle mesure, ces pratiques de conception &#171; fragment&#233;e &#187; participent &#8211; ou non &#8211; &#224; des intentionnalit&#233;s de recherches ouvertes et collaboratives (Cotte, 2017). De mani&#232;re corollaire, il est question de rendre compte de la l&#233;gitimit&#233; des fragments &#224; travers leur lisibilit&#233; documentaire (Bachimont, 2004) dans les intentionnalit&#233;s de production des chercheurs qui participent ainsi aux mutations du statut du document scientifique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le texte de Elsa Poupardin et M&#233;lody Faury, de l'Universit&#233; de Strasbourg, intitul&#233; &#171; Hypotheses.org : l'inscription d'une pratique de communication dans l'activit&#233; de recherche &#187; nous conduit &#224; consid&#233;rer la l&#233;gitimit&#233; des formes de production de l'information scientifique. Cette question est d'autant plus importante que l'ouverture de l'acc&#232;s et l'&#233;largissement de la diffusion nous engagent &#224; repenser le statut des vecteurs &#233;tablis de la communication scientifique, tel que l'article. De fait, peut-on envisager que le syst&#232;me de la communication scientifique puisse int&#233;grer et donc l&#233;gitimer de nouvelles formes de production ? La question n'est pas nouvelle (Gu&#233;ret, 2013) (Shema, 2012), mais les auteurs y r&#233;pondent par une approche originale qui donne la parole aux carneti&#232;res et carnetiers de la plateforme Hypoth&#232;ses.org, tout en analysant leurs pratiques. L'analyse permet d'appr&#233;hender neuf logiques qui entrent en jeu dans la mani&#232;re avec laquelle les carnetiers et les carneti&#232;res envisagent leur &#171; travail &#187;. Mais surtout elle permet de conclure que le blogging scientifique ne se substitue pas &#224; la publication scientifique confirmant ainsi les r&#233;sultats de travaux port&#233;s sur d'autres terrains. Un autre apport de cette contribution, r&#233;side dans sa discussion de l'appareillage m&#233;thodologique pour d&#233;crire, discuter et rendre compte de la circulation de ce type de production de connaissance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un v&#233;ritable chantier de recherche pour les SIC s'entrouvre ici, et permet d'observer par un angle de vue in&#233;dit de quelle mani&#232;re les m&#233;canismes de l'&#233;valuation de la recherche scientifique participent &#8211; et dans certains cas exacerbent &#8211; un processus de fragmentation amorc&#233; par l'instrumentation technique (reprographie puis num&#233;rique). En d&#233;coulent de mani&#232;re directe les travaux actuels autour des nouvelles m&#233;triques de l'impact, scientifique et social, sur le Web (Boukacem-Zeghmouri, 2017) (Desrochers, 2018). Le champ m&#234;me de la bibliom&#233;trie s'en trouve renouvel&#233; et appelle &#224; mobiliser de nouvelles m&#233;thodologies (Thelwall, 2016).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nathalie Joubert, de l'Universit&#233; de Toulouse III, dans son texte Du m&#233;diateur documentaire traditionnel au producteur de dispositifs info-communicationnels : application d'une m&#233;thode documentographique &#224; des documents cartographiques dormants prolonge ce versant de l'axe avec une contribution qui nous engage &#224; prendre en compte de nouvelle approches, notamment documentographiques, qui permettent de d&#233;crire et diffuser la valeur des connaissances des documents non-textuels. Ici, c'est l'objet documentaire &#171; cartes &#187; qui est investi, dans une double approche info-communicationnelle. Des gisements de documents sont revisit&#233;s &#224; l'aune d'usages, autres que ceux pour lesquels ils ont &#233;t&#233; destin&#233;s. Cette proposition montre la nature des nouvelles formes de m&#233;diations documentaires que proposent aujourd'hui les communaut&#233;s des professionnels des biblioth&#232;ques et de l'information pour donner de la valeur &#224; des contenus jusque-l&#224; peu explor&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'article d'Isabelle Gras et de Charles Zaremba, d'Aix-Marseille Universit&#233;, intitul&#233; &#171; La coop&#233;ration entre l'archive ouverte HAL AMU et les Presses universitaires de Provence : une dynamique au service de la science ouverte et de la bibliodiversit&#233; &#187; vient prolonger cette th&#233;matique, en montrant comment des communaut&#233;s de professionnels peuvent &#234;tre amen&#233;es &#224; collaborer ensemble pour r&#233;aliser un plus grand partage des connaissances scientifiques, par le biais d'une archive ouverte (HAL). Cette contribution, qui participe &#224; un &#233;largissement de la typologie des documents scientifiques, montre de mani&#232;re concr&#232;te et particuli&#232;rement int&#233;ressante, comment cette d&#233;marche rejaillit sur la reconnaissance des m&#233;tiers de la m&#233;diation documentaire et scientifique (Borrego, 2018). Les missions des &#233;tablissements ne sont pas en reste et connaissent, elles aussi, des questionnements et des adaptations. Le partage des infrastructures, des comp&#233;tences et la r&#233;flexion commune pour l'acc&#232;s et la pr&#233;servation des savoirs scientifiques devient donc un levier pour l'adaptation et l'ajustement aux nouveaux contextes &#171; ouverts &#187; dans lesquels ils se pratiquent. Ce retour d'exp&#233;rience, focalis&#233; sur l'&#233;volution des pratiques professionnelles des deux communaut&#233;s, n'est pas sans questionner, par r&#233;flexivit&#233;, la transformation des objets de l'information-documentation, de ses techniques et de ses enseignements (Finlay, 2015).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour conclure, nous rappellerons simplement que la question de la diffusion libre de l'information scientifique, est ancienne. Elle est abord&#233;e, d&#232;s 1942, par, Robert K. Merton (Merton, 1942), fondateur de la sociologie des sciences, dans une p&#233;riode o&#249; toutes les formes de d&#233;mocraties ont &#233;t&#233; menac&#233;es. D'autres disciplines se sont empar&#233;es de cette question comme nous avons eu l'occasion de la rappeler, sans pour autant l'&#233;puiser. Le r&#244;le que jouent aujourd'hui les technologies num&#233;riques dans la concr&#233;tisation d'une diffusion ouverte des savoirs scientifiques inscrit cette th&#233;matique au sein de celles &#233;ligibles aux recherches en SIC. Pour traiter pleinement de cette question, qui se caract&#233;rise aujourd'hui par la complexit&#233; de ses enjeux et par la permanence de son &#233;volution, l'approche info-communicationnelle est indispensable. Alors qu'elle s'inscrit dans l'identit&#233; des SIC en France, elle commence seulement &#224; &#234;tre formalis&#233;e &#224; l'&#233;tranger, o&#249; elle est pr&#233;sent&#233;e comme un d&#233;fi de recherche majeur pour appr&#233;hender les mutations de la diffusion des savoirs scientifiques (Altman, 2018). C'est cette approche que ce dossier a souhait&#233; souligner, c'est &#224; cette approche qu'il a tent&#233; de contribuer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bibliographie&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Des DOI (Digital Object Identifier) sont automatiquement ajout&#233;s aux r&#233;f&#233;rences par Bilbo, l'outil d'annotation bibliographique d'OpenEdition.&lt;/p&gt;
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DOI : 10.1016/j.acalib.2018.07.012&lt;/p&gt;
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&lt;p&gt;Ch&#233;rifa Boukacem-Zeghmouri et Hans Dillaerts, &#171; Information scientifique et diffusion des savoirs : entre fragmentations et interm&#233;diaires &#187;, Revue fran&#231;aise des sciences de l'information et de la communication [En ligne], 15 | 2018, mis en ligne le 01 janvier 2019, consult&#233; le 09 f&#233;vrier 2019. URL : &lt;a href=&#034;http://journals.openedition.org/rfsic/5522&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://journals.openedition.org/rfsic/5522&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Auteurs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ch&#233;rifa Boukacem-Zeghmouri&lt;/strong&gt; est Professeure en Sciences de l'Information et de la Communication &#224; l'Universit&#233; de Lyon, Lyon 1 (D&#233;partement Informatique) et membre de l'&#201;quipe Lyonnaise en Information Communication (ELICO 4147). Ses travaux de recherches analysent les mutations de la communication scientifique entre pairs, vers des mod&#232;les ouverts et collaboratifs. Les nouvelles formes de production, de circulation, d'&#233;valuation et de l&#233;gitimation de la recherche scientifique constituent depuis plusieurs ann&#233;es ses principales th&#233;matiques de recherches. Elle a, dans ce champ, employ&#233; des approches qualitatives et bibliom&#233;triques qu'elle mobilise de mani&#232;re s&#233;par&#233;e ou articul&#233;e. Elle a publi&#233; dans des revues nationales et internationales, particip&#233; &#224; des expertises europ&#233;ennes, organis&#233; des &#233;v&#232;nements scientifiques nationaux et internationaux, dont une journ&#233;e nationale d&#233;di&#233;e &#224; la science ouverte en juin 2018. Elle a port&#233; et particip&#233; &#224; plusieurs projets de recherches nationaux (dont une ANR JCJC) et internationaux (dont un projet europ&#233;en et une &#233;tude financ&#233;e par la CE) dont les th&#233;matiques rel&#232;vent de l'&#233;conomie politique de la publication scientifique. Ch&#233;rifa Boukacem-Zeghmouri est co-pilote (avec Didier Torny) du groupe de travail (GT) &#171; Evaluation &#187; du Comit&#233; pour la Science Ouverte (COSO).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Articles du m&#234;me auteur&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;https://journals.openedition.org/rfsic/4635&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Early career researchers : observing how the new wave of researchers is changing the scholarly communications market&lt;/a&gt;. Paru dans Revue fran&#231;aise des sciences de l'information et de la communication, 15 | 2018&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Hans Dillaerts &lt;/strong&gt; est Ma&#238;tre de Conf&#233;rences en Sciences de l'Information et de la Communication &#224; l'Universit&#233; Paul-Val&#233;ry Montpellier 3 o&#249; il est responsable de la licence professionnelle Dispositifs de gestion et de diffusion de l'information num&#233;rique. Il est directeur du d&#233;partement Information Documentation &#8211; (ITIC) et membre de l'&#233;quipe de recherche LERASS-CERIC. Ses th&#233;matiques de recherche s'articulent, depuis sa th&#232;se de doctorat, autour des modes de production, de m&#233;diatisation et de diffusion des savoirs scientifiques. Elles s'inscrivent dans une approche socio-&#233;conomique de l'information scientifique et technique. Il anime deux sites web d&#233;di&#233;s &#224; ses th&#233;matiques, InfoDoc MicroVeille &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;https://microblogging.infodocs.eu/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://microblogging.infodocs.eu/&lt;/a&gt; et le carnet de recherche collaboratif DLIS
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;https://dlis.hypotheses.org/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://dlis.hypotheses.org/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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