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	<title>Innovation P&#233;dagogique et transition</title>
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	<description>Un site participatif, lieu de partage et d'&#233;change autour des initiatives en transitions et des innovations p&#233;dagogiques dans l'enseignement sup&#233;rieur francophone.</description>
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		<title>Innovation P&#233;dagogique et transition</title>
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		<title>Le temps et la pens&#233;e du possible</title>
		<link>https://www.innovation-pedagogique.fr/article3631.html</link>
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		<dc:date>2018-08-20T08:18:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
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		<dc:creator>Andr&#233; Levionnois</dc:creator>



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&lt;p&gt;Un article d'Andr&#233; Livionnoi, notes de lecture de &#034;Pineau, G. (2000). Temporalit&#233;s en formation. Vers de nouveaux synchroniseurs. Paris : Anthropos&#034; repris de Distances et M&#233;diations des Savoirs, une revue en licence CC by sa &lt;br class='autobr' /&gt;
Introduction &lt;br class='autobr' /&gt;
Il est courant de dire ou d'entendre dire que l'on n'a pas le temps, de temps, pour faire telle ou telle rencontre, se livrer &#224; telle ou telle activit&#233;. Trop souvent nous sommes pris par les al&#233;as de la vie quotidienne, comme si nous &#233;tions sans cesse (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.innovation-pedagogique.fr/rubrique2.html" rel="directory"&gt;Retours d'exp&#233;riences&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Un &lt;a href=&#034;https://journals.openedition.org/dms/2155&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;article&lt;/a&gt; d'Andr&#233; Livionnoi, notes de lecture de &#034;Pineau, G. (2000). Temporalit&#233;s en formation. Vers de nouveaux synchroniseurs. Paris : Anthropos&#034; repris de Distances et M&#233;diations des Savoirs, une revue en licence CC by sa&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3 spip&#034;&gt;Introduction&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il est courant de dire ou d'entendre dire que l'on n'a pas le temps, de temps, pour faire telle ou telle rencontre, se livrer &#224; telle ou telle activit&#233;. Trop souvent nous sommes pris par les al&#233;as de la vie quotidienne, comme si nous &#233;tions sans cesse engag&#233;s dans une course contre la montre, sans m&#234;me nous questionner sur ce qu'est le temps, et ce que nous pouvons en faire. Cette situation concerne maints aspects, domaines de la vie de chacun-e, dont la formation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, c'est justement en lien avec ce domaine, la formation, que Gaston Pineau, alors professeur en sciences de l'&#233;ducation &#224; l'Universit&#233; de Tours, tr&#232;s impliqu&#233; dans la r&#233;flexion et la formation au niveau des histoires et des r&#233;cits de vie, ainsi que de la formation exp&#233;rientielle, invite les lecteurs et lectrices de son livre intitul&#233; Temporalit&#233;s en formation, &#224; une r&#233;flexion sur le temps, les usages du temps, comment et en quoi chaque personne peut se r&#233;approprier le temps &#224; sa disposition dans la perspective d'une formation tout au long de la vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le propos du d&#233;veloppement qui va suivre est de pr&#233;senter les grandes lignes des &#233;l&#233;ments formul&#233;s et approfondis dans l'ouvrage.&lt;br class='autobr' /&gt;
Contenu de l'ouvrage&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Si l'on se r&#233;f&#232;re &#224; la d&#233;finition que donne le Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; de l'encyclop&#233;die, il s'agit de &#171; l'ensemble de toutes les connaissances embrass&#233;es par l'humain &#187;, voire, sans chercher &#224; approfondir, &#171; ouvrage qui fait le tour de toutes les connaissances humaines ou de tout un domaine de ces connaissances et les expose selon un ordre alphab&#233;tique ou th&#233;matique &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; partir de cette d&#233;finition, pouvons-nous dire que le livre de Gaston Pineau sur les &#171; temporalit&#233;s en formation &#187; constitue une sorte d'encyclop&#233;die sur le temps ? Rassemble-t-il toutes les connaissances sur le temps ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, le propos de Gaston Pineau n'est pas forc&#233;ment d'&#234;tre exhaustif sur le temps, bien que si nous dressions une carte mentale de son livre, nous pourrions l'intituler &#171; exploration du temps &#187;, abord&#233; en tant que tel, en soi, en relation avec les individus, consid&#233;r&#233; d'un point de vue scientifique, ainsi que comme support de formation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais si, au d&#233;but de cette fiche de lecture, se trouve une liste de quelques mots cl&#233;s, et de noms cl&#233;s, c'est pour d&#233;velopper une probl&#233;matique qui semble sous-jacente &#224; la pens&#233;e de Gaston Pineau. D'un c&#244;t&#233;, le temps fait partie de notre vie, lui est omnipr&#233;sent, la rythme selon les instruments de mesure du temps que l'&#234;tre humain a pu inventer ou bien de mani&#232;re naturelle, dans une dynamique chronologique, selon le &#171; kronos &#187;, au risque d'enfermer les individus, de les conditionner dans un univers r&#233;ifiant, de chosification ; de l'autre, le temps peut devenir porteur, s'inscrire dans une perspective de &#171; Kairos &#187;, c'est-&#224;-dire de d&#233;veloppement personnel, humain, d'implication dans sa vie, pouvant aller jusqu'&#224; l'&#233;laboration de sa propre histoire de vie, tout au long de la vie. Le propos n'est plus d'appartenir &#224; la vie, de faire partie de l'histoire, mais d'op&#233;rer un retournement dans le cadre duquel chacun-e d'entre-nous devient auteur de sa vie et de son histoire. De source d'ali&#233;nation, le temps devient le support d'une appropriation de sa vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;f&#233;rence &#224; Henri Lefebvre, il s'agit pour chacun-e d'entre-nous de construire, de conqu&#233;rir, de gagner son temps, de se l'approprier, par des rythmes articul&#233;s, multiples, diff&#233;rents, voire oppos&#233;s, en apparence, en tous les cas, tels que le jour et la nuit, c'est-&#224;-dire, ne plus les subir, ne plus en &#234;tre ali&#233;n&#233;s, mais d'en faire un outil, un moyen au service de chacun-e. Il s'agit ainsi de passer d'un statut schizo-chronique &#224; une position de chrono-formation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre organisation quotidienne, structur&#233;e par des horloges, des calendriers, des rythmes impos&#233;s, par la vie, par l'&#233;cole, les lieux, les milieux, les contextes de formation, professionnels, contribue &#224; destituer chacun-e, de ce qui lui a &#233;t&#233; donn&#233; &#224; la naissance, soit, d'une part, la vie, mais aussi, sa vie. Gaston Pineau parle d'une &#171; coupure temporelle &#187;, d'une &#171; schizo-chronie &#187; (chapitre II), et explore ces coupures, la coupure des &#171; macro-temps physiques et m&#233;taphysiques &#187;, celle des &#171; micro-temps biologiques &#187;, et celle des &#171; m&#233;so-temps personnels &#187;, coupure &#224; d&#233;passer, coupure qui n'est pas si insurmontable que &#231;a, notamment d&#232;s lors que l'on veut chercher des liens, des points communs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cadre de tous ces temps concernant notamment l'&#234;tre humain, se pose la question de l'&#233;ducation, de la formation, de l'apprentissage, qu'il est possible d'envisager &#171; tout au long de la vie &#187; (p. 41), dans une perspective d'autonomisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si nous n'avons pas le temps, d'autres l'ont pour nous et nous l'imposent, tel que ce f&#251;t le cas au 12e si&#232;cle de la part des pr&#234;tres, puis, entre les 12e et 17e si&#232;cles, les marchands, entre le 17e et le 20e si&#232;cle, les industriels, et enfin, au 20e si&#232;cle, divers organismes, ce pouvoir s'inscrivant respectivement dans des temps diff&#233;rents, soit le &#171; temps des dieux &#187;, le &#171; temps des corps &#187;, le &#171; temps des machines &#187;, et enfin, le &#171; temps des codes &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a donc une &#233;volution des temps, de ceux et celles qui en disposent et de ceux et celles qui y sont soumis-es, mais &#233;galement une &#171; guerre des temps &#187;, toujours au fil des si&#232;cles, que ce soit dans le domaine des sciences de la mati&#232;re, des sciences de la vie, de la cybern&#233;tique, de la thermodynamique, avec les personnalit&#233;s respectives impliqu&#233;es. Gaston Pineau en dresse une r&#233;trospective, tout ceci, et toutes ces personnes assistant, voire contribuant &#224; une lutte entre les forces &#171; entropiques &#187;, de dissociation, et celles &#171; n&#233;guentropoiques &#187;, organisatrices, structurantes, tout en sachant que ce n'est pas parce que deux forces semblent contraires, qu'elles sont antinomiques. Si des fronti&#232;res, quelle qu'en soit leur nature, existent, elles ne font pas que s&#233;parer. Les fronti&#232;res sont des occasions, des lieux de passage. Elles peuvent ne pas diviser, et permettre aux diff&#233;rences de communiquer, d'&#234;tre conjugu&#233;es. De m&#234;me, les diff&#233;rents temps de notre vie peuvent &#234;tre compl&#233;mentaires, d&#232;s lors que nous faisons en sorte non de les subir, mais de les conjuguer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette approche de complexit&#233;, de conjugaison, l'auteur faisant ainsi appel &#224; Edgar Morin (Morin, 1999) pour en parler, approche &#233;galement d'une transversalit&#233; d&#233;velopp&#233;e par Ren&#233; Barbier (Barbier, 1997), universitaire auquel Gaston Pineau se r&#233;f&#232;re aussi, avant d'aborder la notion d'autoformation. Par exemple au chapitre 9, Gaston Pineau prend en consid&#233;ration celle de l'auto-organisation, telle que nous pouvons la retrouver dans l'ADN de toute cellule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette capacit&#233; d'auto-organisation est une propri&#233;t&#233; de l'ADN, de m&#234;me que chacun-e d'entre nous est capable d'autoformation. Ainsi, partant de ce principe, de ces principes, que sont la complexit&#233;, la conjugaison, la transversalit&#233;, d&#232;s lors que chaque personne prend le temps de se positionner par rapport au temps, par rapport &#224; ses temps, ses rythmes propres, il peut d&#233;ployer ses capacit&#233;s de formation, d'autoformation, s'inscrire dans un cheminement personnel sur un fond d'inach&#232;vement de base auquel, par exemple, Georges Lapassade a pu approfondir et d&#233;velopper.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'enjeu principal des propos de Gaston Pineau est de rendre attentif au fait que chaque individu dispose des moyens n&#233;cessaires, que ce soit en lui, ses ressources personnelles, ou dans son environnement, par exemple, le temps, pour non plus subir sa vie, mais devenir auteur de son histoire et, ainsi, de sa formation selon la dynamique du &#171; Tout au Long de la Vie &#187; (Le Grand et Colin, 2008) qu'un auteur cit&#233; par Gaston Pineau, Jean-Louis Le Grand, en association avec la directrice de la collection &#171; Education &#187; des &#233;ditions Anthropos, soit, Lucette Colin, a pu d&#233;velopper.&lt;br class='autobr' /&gt;
Conclusion et appropriation&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'introduction de la pr&#233;sente revue th&#233;matique, Christophe Gremion et Fran&#231;ois Larose partent du constat que &#171; les technologies de l'information et de la communication prennent de plus en plus de place dans notre soci&#233;t&#233;, notamment en &#233;ducation et en formation &#187;, et font &#233;tat de l'impact de ce ph&#233;nom&#232;ne sur les rythmes de travail, de collaboration, ainsi que d'un changement du rapport de l'individu au temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est ainsi question de flexibilit&#233;, de libert&#233;, offerte, entre autres, par l'enseignement &#224; distance, mais aussi des MOOC, qui, cependant, imposent un certain cadre, &#171; une temporalit&#233; contraignante &#187;. Il y a en quelque sorte, comme un entre-deux, entre contrainte et libert&#233;, dans lequel les apprenant-e-s se trouvent, qui peut les d&#233;stabiliser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En lisant et en relisant le livre de Gaston Pineau, je crois que nous en sommes l&#224;, c'est-&#224;-dire, qu'entre la &#171; schizo-chronie &#187; et la &#171; chrono-formation &#187;, entre la r&#233;ification des individus d&#233;j&#224; d&#233;nonc&#233;e par Marx et reprise par l'&#233;cole de Francfort, et la libert&#233; qu'ils doivent assumer, il existe un entre-deux dans lequel, pour en revenir &#224; Henri Lefebvre, et en r&#233;f&#233;rence aux recherches de R&#233;mi Hess sur ce sociologue, un espace de possibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, pour reprendre le titre d'un livre r&#233;dig&#233; par un de mes anciens professeurs, en l'occurrence R&#233;mi Hess, soit &#171; Henri Lefebvre et la pens&#233;e du possible &#187; (Hess, 2009), je me permettrai de r&#233;sumer l'ouvrage de Gaston Pineau en ce titre, soit &#171; le temps et la pens&#233;e du possible &#187;. Car c'est &#224; cela que nous, lecteurs et lectrices, sommes appel&#233;s &#224; r&#233;fl&#233;chir, c'est-&#224;-dire comment, dans un ensemble de temps et de rythmes que nous subissons, changer notre position, notre positionnement, et y trouver tous les possibles qui nous permettent d'&#234;tre des acteurs et actrices de notre vie, des personnes inachev&#233;es en perp&#233;tuelle &#171; formation tout au long de la vie &#187;, qui construisent consciemment, en prenant leur temps, leur vie, et diminuent ainsi leur inach&#232;vement, se r&#233;alisent, en somme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#224; est, je crois, tout l'enjeu de l'ouvrage et de la pens&#233;e de Gaston Pineau.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.cnrtl.fr/definition/encyclopedie&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.cnrtl.fr/definition/encyclopedie&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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