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	<title>Innovation P&#233;dagogique et transition</title>
	<link>https://www.innovation-pedagogique.fr/</link>
	<description>Un site participatif, lieu de partage et d'&#233;change autour des initiatives en transitions et des innovations p&#233;dagogiques dans l'enseignement sup&#233;rieur francophone.</description>
	<language>fr</language>
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		<title>Innovation P&#233;dagogique et transition</title>
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		<title>D&#233;bat : La double vie de l'&#233;tudiant</title>
		<link>https://www.innovation-pedagogique.fr/article3503.html</link>
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		<dc:date>2018-06-07T06:01:14Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>associ&#233;e &#224; Cimeos, Claude Patriat, Ing&#233;nieur de recherche, Isabelle Mathieu, Professeur &#233;m&#233;rite de Science politique, Sciences Information et Communication, Universit&#233; de Bourgogne</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Regarder la loi ORE de pr&#232;s. Les d&#233;tails sont importants. Surtout ceux qui touchent &#224; la sant&#233; &#233;tudiante. Sylvia Fredriksson/VisualHunt , CC BY &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Mon Dieu, arr&#234;tez-vous, laissez-moi m&#233;dicamenter cette affaire. &#187; (Moli&#232;re, &#171; Le m&#233;decin malgr&#233; lui &#187;) &lt;br class='autobr' /&gt;
Si l'on cherche un terrain o&#249; le changement de Pr&#233;sident et de majorit&#233; pr&#233;sidentielle aurait induit une rupture avec les politiques ant&#233;rieures, ce n'est pas, malgr&#233; le tohu-bohu autour de Parcoursup, du c&#244;t&#233; de l'enseignement sup&#233;rieur qu'il (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.innovation-pedagogique.fr/rubrique5.html" rel="directory"&gt;The conversation&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;figure&gt;&lt;img src='https://www.innovation-pedagogique.fr/local/cache-vignettes/L496xH325/file-20180604-17-86f93c6a-c27a9.jpg?1706916725' width='496' height='325' /&gt;&lt;figcaption&gt;&lt;span class=&#034;caption&#034;&gt;Regarder la loi ORE de pr&#232;s. Les d&#233;tails sont importants. Surtout ceux qui touchent &#224; la sant&#233; &#233;tudiante.&lt;/span&gt; &lt;span class=&#034;attribution&#034;&gt;&lt;a class=&#034;source&#034; href=&#034;https://visualhunt.com/f2/photo/8213736302/b08ac7af95/&#034;&gt;Sylvia Fredriksson/VisualHunt &lt;/a&gt;, &lt;a class=&#034;license&#034; href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by/4.0/&#034;&gt;CC BY&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&#171; Mon Dieu, arr&#234;tez-vous, laissez-moi m&#233;dicamenter cette affaire. &#187; (Moli&#232;re, &#171; Le m&#233;decin malgr&#233; lui &#187;)&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Si l'on cherche un terrain o&#249; le changement de Pr&#233;sident et de majorit&#233; pr&#233;sidentielle aurait induit une rupture avec les politiques ant&#233;rieures, ce n'est pas, malgr&#233; le tohu-bohu autour de Parcoursup, du c&#244;t&#233; de l'enseignement sup&#233;rieur qu'il faut esp&#233;rer le trouver. De r&#233;formes en r&#233;formettes, on poursuit dans la voie d'une mutation opaque qui fait perdre &#224; l'universit&#233; une part essentielle de son ambition universelle et humaniste : la voici encore plus r&#233;duite &#224; l'horizon exclusif et &#233;troit de la formation professionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre la loi Savary et la loi Fioraso, l'&#233;volution de l'&#233;criture des missions universitaires t&#233;moigne de cette stup&#233;fiante atrophie des ambitions. Par un biais technique, la &lt;a href=&#034;https://bit.ly/2GykZDd&#034;&gt;loi du 8 mars 2018 relative &#224; l'orientation et &#224; la r&#233;ussite des &#233;tudiants (ORE)&lt;/a&gt; s'inscrit dans cette funeste continuit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Le diable est dans le d&#233;tail&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#192; bien lire l'article 34 de la &lt;a href=&#034;https://bit.ly/1ffZ0jE&#034;&gt;constitution du 4 octobre 1958&lt;/a&gt;, aucune des mesures prises pour l'orientation et la r&#233;ussite des &#233;tudiants ne relevait du domaine de la loi qui, selon l'alin&#233;a 4, ne fixe que les principes fondamentaux en cette mati&#232;re. Les am&#233;nagements propos&#233;s appartiennent &#224; l'&#233;vidence au domaine r&#233;glementaire, donc au gouvernement : la mesure la plus frappante, celle pr&#233;voyant la cr&#233;ation d'un dispositif d'orientation pr&#233;alable &#224; l'inscription, ne remet pas du tout en cause le principe fondamental d'acc&#232;s &#224; l'enseignement sup&#233;rieur pour tous les titulaires du baccalaur&#233;at.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au contraire, le projet affirm&#233; est de lui donner une r&#233;elle mat&#233;rialit&#233;. En revanche, le consacrer en l'inscrivant dans une loi risquait de focaliser l'attention sur le proc&#233;d&#233;, donc d'ouvrir la voie &#224; ses d&#233;tracteurs pour y d&#233;celer une intention s&#233;lective voil&#233;e. Ce qui ne manqua pas de se produire !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, pourquoi prendre le risque de solenniser une solution technique promue comme une am&#233;lioration par rapport &#224; l'arbitraire tirage au sort, et qui laisse en suspens la question fondamentale de l'articulation entre la fin du secondaire et l'entr&#233;e dans le sup&#233;rieur ? Probablement pour deux raisons : d'abord pour proc&#233;der &#224; la validation l&#233;gislative, sous la pression du calendrier, d'un dispositif mis en place avant m&#234;me toute intervention normative ; ensuite, et ce n'est pas sans lien, afin de se mettre &#224; l'abri de recours intempestifs devant la juridiction administrative comp&#233;tente pour les d&#233;crets et arr&#234;t&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce qui nous retiendra ici, plus que cette question de Parcoursup qui a fait couler beaucoup d'encre, c'est un autre aspect de la loi ORE, pass&#233; totalement inaper&#231;u, qui concerne les conditions de vie &#233;tudiante. Il y a d'abord l'ex&#233;cution d'une promesse &#233;lectorale : la suppression du r&#233;gime sp&#233;cial de s&#233;curit&#233; sociale. &lt;strong&gt;&#192; partir de la rentr&#233;e de 2018, les nouveaux &#233;tudiants seront rattach&#233;s au r&#233;gime g&#233;n&#233;ral&lt;/strong&gt; (les anciens devront patienter encore un an). La suppression de la cotisation repr&#233;sente un sensible all&#232;gement des frais pay&#233;s au moment de l'inscription (217 euros en 2017).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis vient le &#171; d&#233;tail &#187; qui en dit long sur la vision que l'on se fait du statut de l'&#233;tudiant et de son mode de gestion : il est contenu &#224; l'article 12-V de &lt;a href=&#034;https://bit.ly/2GykZDd&#034;&gt;la loi&lt;/a&gt; et a &#233;t&#233; int&#233;gr&#233; &#224; l'&lt;a href=&#034;https://bit.ly/2kNIQXi&#034;&gt;article L 841-5 du Code de l'&#201;ducation.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;L'&#233;tudiant tron&#231;onn&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Article &#233;tonnant deux fois : par ce qu'il propose, et par la mani&#232;re dont il dispose. Par ce qu'il propose d'abord :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&#171; Une contribution destin&#233;e &#224; favoriser l'accueil et l'accompagnement social, sanitaire, culturel et sportif des &#233;tudiants et &#224; conforter les actions de pr&#233;vention et d'&#233;ducation &#224; la sant&#233; r&#233;alis&#233;es &#224; leur intention est institu&#233;e [&#8230;]. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&#201;trange r&#233;surgence. Il s'agit donc de percevoir un suppl&#233;ment aux droits d'inscription fix&#233; au d&#233;part &#224; 90 euros, le choc &#233;tant att&#233;nu&#233; par la suppression de la cotisation sociale. Or plusieurs universit&#233;s dans les ann&#233;es 1990, pour faire face &#224; leurs missions, particuli&#232;rement en mati&#232;re sportive et culturelle, pr&#233;levaient des &#171; droits sp&#233;cifiques &#187; qui leur permettaient de financer les services correspondants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les syndicats &#233;tudiants, l'UNEF en t&#234;te, s'&#233;taient mobilis&#233;s contre cette pratique, en allant jusqu'&#224; attaquer les universit&#233;s concern&#233;es devant la juridiction administrative o&#249; ils ont obtenu gain de cause. De fil protestataire en aiguille juridictionnelle, on en arriva &#224; proscrire totalement ce compl&#233;ment, pourtant bien utile pour encourager les universit&#233;s &#224; agir dans le domaine de la vie &#233;tudiante. Le voici qui r&#233;appara&#238;t, impos&#233; par un &#201;tat incapable d'int&#233;grer cette charge &#224; la dotation globale des &#233;tablissements, ou d'assumer une augmentation des droits d'inscription dont les montants restent ridicules.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la surprise vire &#224; la stup&#233;faction, lorsqu'on lit &#224; l'alin&#233;a V :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&#171; La contribution est acquitt&#233;e aupr&#232;s du centre r&#233;gional des &#339;uvres universitaires et scolaires dans le ressort territorial duquel l'&#233;tablissement a son si&#232;ge. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;C'est donc le CROUS qui effectuera la r&#233;partition de la nouvelle contribution, selon un bar&#232;me qui sera &#233;tabli par d&#233;cret. Le choix de cet op&#233;rateur, derri&#232;re son apparence purement technique, n'est ni neutre ni innocent. &lt;strong&gt;Le CROUS ne sera pas seulement un op&#233;rateur collecteur et redistributeur : il est formellement habilit&#233; &#224; conserver une partie de la manne collect&#233;e en sus de ses ressources propres.&lt;/strong&gt; Ce qui revient &#224; lui faire partager les missions des universit&#233;s d'une mani&#232;re concurrentielle : car, au fil des ann&#233;es, les &#233;tablissements d'enseignement sup&#233;rieur ont d&#233;velopp&#233; leurs propres outils tant en mati&#232;re de sant&#233; qu'en mati&#232;re culturelle et sportive. Parall&#232;lement, les CROUS ont fait de m&#234;me. Comment traiter la question des doublets ? Quelle efficacit&#233; peut avoir une cl&#233; de r&#233;partition d&#233;cid&#233;e par d&#233;cret, alors m&#234;me que sur le terrain, les initiatives des &#233;tablissements et donc leurs besoins diff&#232;rent d'un site &#224; l'autre ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; donc ce qui s'appelle, &#224; proprement parler, jeter son bonnet par-dessus le moulin. Nous avons, dans ces m&#234;mes colonnes, soulign&#233; le lourd archa&#239;sme d'un syst&#232;me des &#338;uvres universitaires con&#231;u &#224; une &#233;poque totalement r&#233;volue de l'histoire universitaire, &#224; la fois hypercentralis&#233;e et socialement &#233;litaire. La confiscation de la gestion des conditions de vie &#233;tudiante prive les universit&#233;s d'un levier essentiel en m&#234;me temps qu'elle fracture toute approche unifi&#233;e du statut de l'&#233;tudiant. &#192; l'heure o&#249; la d&#233;centralisation invite &#224; une synergie des &#233;tablissements universitaires avec les collectivit&#233;s territoriales, o&#249; l'&#233;volution des cadres juridiques autorise ces derni&#232;res &#224; prendre en main la question du logement &#233;tudiant, on persiste, &#224; contre-sens du bon sens et des recommandations de la Cour des comptes, dans le vieux monde d'&#338;uvres surann&#233;es !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Logement, restauration, sant&#233;, sport et culture : le lobby des CROUS et du CNOUS continue &#224; faire prosp&#233;rer son nid dans le c&#339;ur des universit&#233;s. Coalition tacite de hauts fonctionnaires ignorant les &#233;volutions ? Indiff&#233;rence des responsables universitaires &#224; la dimension &#233;ducative des conditions de vie ? Quoiqu'il en soit, voici consomm&#233;e la rupture entre la vie &#233;tudiante, incluant l'apprentissage des savoirs et la culture, et la vie de l'&#233;tudiant ramen&#233;e &#224; sa condition pratique.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;L'universit&#233; diminu&#233;e&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit l&#224; d'une v&#233;ritable r&#233;gression dans la conception des missions des universit&#233;s. D&#232;s 1968 pourtant, la loi Faure pr&#233;voit que celles-ci &#171; facilitent les activit&#233;s culturelles, sportives et sociales des &#233;tudiants, condition essentielle d'une formation &#233;quilibr&#233;e et compl&#232;te &#187; (art. 1 de la &lt;a href=&#034;https://bit.ly/2J7vAvb&#034;&gt;loi du 12 novembre 1968 d'orientation de l'enseignement sup&#233;rieur&lt;/a&gt;). Accompagnant la premi&#232;re vague de d&#233;mocratisation massive de l'enseignement sup&#233;rieur dans les ann&#233;es 1980, la loi Savary introduit explicitement une mission de professionnalisation. En m&#234;me temps, elle tente de conjuguer &#171; l'&#233;l&#233;vation du niveau scientifique culturel et professionnel de la nation et des individus qui la composent &#187; avec &#171; la r&#233;duction des in&#233;galit&#233;s sociales et culturelles &#187; (art. 2 de la &lt;a href=&#034;https://bit.ly/2gOfiJ9&#034;&gt;loi du 26 janvier 1984 sur l'enseignement sup&#233;rieur&lt;/a&gt;). D&#233;sormais dot&#233;es d'un conseil des &#233;tudes et de la vie universitaire, les universit&#233;s ont pour mission de d&#233;velopper la culture et de &#171; favoriser l'innovation, la cr&#233;ation individuelle et collective dans le domaine des arts, des lettres, des sciences et des techniques &#187; (art. 7).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce cadre &#8211; qui restait encore trop flou puisque les conditions de mise en &#339;uvre n'&#233;taient pas pr&#233;cis&#233;es &#8211; vont pouvoir se d&#233;ployer sur les campus des services voire des centres culturels, charg&#233;s de conduire une action culturelle con&#231;ue en lien avec l'enseignement et la recherche, et en prise avec l'environnement institutionnel et social. Certes, les promoteurs de ces structures auront bien souvent d'&#233;normes difficult&#233;s &#224; les imposer et seront contraints &#224; toutes sortes de bricolages pour les faire vivre : tiraill&#233;e entre l'indiff&#233;rence des enseignants-chercheurs, la concurrence exerc&#233;e par les CROUS et la convoitise des organisations &#233;tudiantes, l'action culturelle universitaire est souvent per&#231;ue comme une intruse dans une institution qui peine &#224; encaisser le v&#233;ritable choc culturel que constituent la massification et la professionnalisation de l'Universit&#233;. Or c'est pr&#233;cis&#233;ment ce double ph&#233;nom&#232;ne qui la rend n&#233;cessaire, pour autant que l'objectif soit r&#233;ellement &#171; d'&#233;lever le niveau scientifique culturel et professionnel de la nation &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233;cessaire et exemplaire : l'Universit&#233;, d&#233;sormais ouverte aux cat&#233;gories sociales qui jusque-l&#224; ne s'y sentaient pas l&#233;gitimes, aurait pu et d&#251; devenir un pr&#233;cieux laboratoire pour exp&#233;rimenter la construction de liens &#233;quitables et fructueux entre culture cultiv&#233;e, culture de masse et cultures populaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faudra un autre choc culturel, celui des attentats de 2015 et 2016, pour qu'enfin la loi pr&#233;voie la possibilit&#233; pour les universit&#233;s de se doter de services communs d&#233;di&#233;s au &#171; d&#233;veloppement de l'action culturelle, sportive et artistique, et &#224; la diffusion de la culture scientifique, technique et industrielle. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Curieusement, c'est en effet la &lt;a href=&#034;https://bit.ly/2igSekS&#034;&gt;loi du 27 janvier 2017&lt;/a&gt; relative &#224; l'&#233;galit&#233; et &#224; la citoyennet&#233; qui inscrit formellement cette possibilit&#233; dans le Code de l'&#201;ducation &#8211; cette m&#234;me loi qui, dans son chapitre 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; intitul&#233; &#171; Encourager l'engagement r&#233;publicain de tous les citoyens et les citoyennes pour faire vivre la fraternit&#233; &#187;, cr&#233;e une r&#233;serve civique. Certes, le dispositif restait incomplet, puisque le chapitre du Code de l'&#201;ducation consacr&#233; aux &#171; activit&#233;s p&#233;ri universitaires, sportives et culturelles &#187; ne traite que la question du sport&#8230; et aucunement celle de la culture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce chemin d&#233;tourn&#233; restait une victoire sur la pr&#233;tention des CROUS &#224; s'emparer de l'action culturelle, qu'aucun texte l&#233;gislatif ne leur confie sp&#233;cifiquement. Il confirmait enfin, plus de trente apr&#232;s la loi Savary et les combats des premiers pionniers de l'action culturelle universitaire, le r&#244;le de l'art et de la culture dans le processus de formation des &#233;tudiants. Restait &#224; en &#233;tablir ou consolider les moyens financiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette perspective, la cr&#233;ation d'une contribution sp&#233;cifique, telle qu'institu&#233;e par la loi ORE, est &#233;videmment une bonne nouvelle. Mais sa perception par les CROUS est un contresens funeste et co&#251;teux, qui confie une part essentielle de toute formation &#171; &#233;quilibr&#233;e et compl&#232;te &#187; &#224; des &#233;tablissements n'ayant aucune comp&#233;tence en mati&#232;re &#233;ducative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela au m&#233;pris de la n&#233;cessaire articulation de l'action artistique et culturelle avec la transmission du savoir, et au risque de r&#233;duire le p&#233;rim&#232;tre de la culture &#224; l'animation amateur de la vie &#233;tudiante. La seule mani&#232;re d'emp&#234;cher cette d&#233;rive, d'&#233;viter les doublets et les concurrences st&#233;riles, serait d'enfin int&#233;grer les CROUS aux &#233;tablissements universitaires. Mais &#224; l'&#233;vidence, cette &#233;vidence d&#233;range&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.innovation-pedagogique.fr/local/cache-vignettes/L1xH1/count-5e0ea91d-be3e9.gif?1706916725' alt=&#034;The Conversation&#034; width='1' height='1' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;fine-print&#034;&gt;&lt;em&gt;&lt;span&gt;Claude Patriat est cofondateur de l'association nationale A+U+C, dont il &#233;t&#233; copr&#233;sident pendant 10 ans ; il a par ailleurs &#233;t&#233; 20 ans vice-pr&#233;sident de l'Universit&#233; de Bourgogne en charge de la culture.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;fine-print&#034;&gt;&lt;em&gt;&lt;span&gt;Isabelle Mathieu a &#233;t&#233; charg&#233;e de mission &#224; l'association nationale A+U+C.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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