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	<title>Innovation P&#233;dagogique et transition</title>
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	<description>Un site participatif, lieu de partage et d'&#233;change autour des initiatives en transitions et des innovations p&#233;dagogiques dans l'enseignement sup&#233;rieur francophone.</description>
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		<title>Innovation P&#233;dagogique et transition</title>
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		<title>La coop&#233;ration entre concepteurs et tuteurs et l'&#233;volution du r&#244;le du tuteur dans un &#233;tablissement unimodal d'enseignement &#224; distance</title>
		<link>https://www.innovation-pedagogique.fr/article2234.html</link>
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		<dc:date>2017-08-12T08:47:52Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno Poellhuber, Florent Michelot, Marie-No&#235;lle Fortin, Martine Chomienne</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;En FAD, la s&#233;paration des r&#244;les de conception et d'encadrement des cours est encore d'actualit&#233; dans plusieurs &#233;tablissements sp&#233;cialis&#233;s. Toutefois, avec les &#233;volutions technologiques, le r&#244;le du tuteur a passablement &#233;volu&#233; et l'am&#233;lioration de la qualit&#233; des cours et de la r&#233;ussite &#233;tudiante n&#233;cessite une certaine coop&#233;ration entre les &#233;quipes de conception et les &#233;quipes d'encadrement. La pr&#233;sente recherche vise &#224; d&#233;crire le r&#244;le des tuteurs tel que per&#231;u par les diff&#233;rents acteurs de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.innovation-pedagogique.fr/rubrique3.html" rel="directory"&gt;Veille&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En FAD, la s&#233;paration des r&#244;les de conception et d'encadrement des cours est encore d'actualit&#233; dans plusieurs &#233;tablissements sp&#233;cialis&#233;s. Toutefois, avec les &#233;volutions technologiques, le r&#244;le du tuteur a passablement &#233;volu&#233; et l'am&#233;lioration de la qualit&#233; des cours et de la r&#233;ussite &#233;tudiante n&#233;cessite une certaine coop&#233;ration entre les &#233;quipes de conception et les &#233;quipes d'encadrement. La pr&#233;sente recherche vise &#224; d&#233;crire le r&#244;le des tuteurs tel que per&#231;u par les diff&#233;rents acteurs de l'&#233;tablissement, et &#224; d&#233;terminer l'&#233;tat de la coop&#233;ration entre les &#233;quipes de conception et les &#233;quipes d'encadrement. Elle s'ancre dans la th&#233;orie de l'&#233;change social et dans le mod&#232;le de coop&#233;ration interprofessionnelle de Saint-Arnaud. Une &#233;tude de cas essentiellement qualitative misant sur des entrevues individuelles et des entrevues de groupe avec quatre conseillers p&#233;dagogiques (CP), six tuteurs et deux responsables administratifs a &#233;t&#233; men&#233;e. Les r&#233;sultats mettent en &#233;vidence des diff&#233;rences assez importantes entre le r&#244;le effectivement assum&#233; par les tuteurs et le r&#244;le qui leur est officiellement attribu&#233;, ainsi que plusieurs diff&#233;rences de perception quant &#224; ce r&#244;le. En ce qui concerne la nature de la relation professionnelle entre tuteurs et concepteurs, la situation la plus habituelle rel&#232;ve d'une structure de pression, mais lorsque les tuteurs jouent un r&#244;le quelconque dans le processus de conception, la relation tend &#224; &#233;voluer vers une structure de coop&#233;ration. Plusieurs mesures ont &#233;t&#233; prises par l'&#233;tablissement pour favoriser la coop&#233;ration entre ces deux groupes de professionnels et reconna&#238;tre davantage le r&#244;le des tuteurs, mais plusieurs d&#233;fis demeurent, notamment en ce qui concerne l'implantation de grilles d'&#233;valuation dans une perspective d'approche par comp&#233;tences (APC).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Un &lt;a href=&#034;http://dms.revues.org/1857&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;article&lt;/a&gt; de Bruno Poellhuber, Martine Chomienne, Florent Michelot et Marie-No&#235;lle Fortin repris de la revue &lt;a href=&#034;http://dms.revues.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Distance et M&#233;diations des Savoirs&lt;/a&gt;, une revue sous licnece CC by sa&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3 spip&#034;&gt;Introduction&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Avec la g&#233;n&#233;ralisation des services postaux, il y a plus d'un si&#232;cle, rendant possibles les cours par correspondance, la formation &#224; distance (FAD) a pris son essor. Cette premi&#232;re &#232;re de la FAD, o&#249; les cours par correspondance &#233;taient rois (Taylor, 2000), s'est faite dans un mod&#232;le &#171; industriel &#187; fond&#233; sur la rationalisation, la division du travail et la production de masse (Peters, 1967). Elle visait &#171; la production &#224; grande &#233;chelle de dispositifs de formation correspondant aux besoins d'une large population, ou adaptables, &#224; moindre co&#251;t, &#224; diff&#233;rents publics plus r&#233;duits &#187; (Depover et Quintin, 2011). Ce mod&#232;le a engendr&#233; une organisation du travail et une sp&#233;cialisation diff&#233;renciant le travail des concepteurs de celui des charg&#233;s de l'encadrement. Tr&#232;s pr&#233;sente dans la litt&#233;rature sur la FAD (Moore, 1993 ; Anderson, 2008), la r&#233;f&#233;rence &#224; des &#233;quipes de concepteurs (course team) sp&#233;cialis&#233;s en d&#233;coule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, l'arriv&#233;e des m&#233;dias de masse a donn&#233; lieu &#224; l'&#233;mergence d'une nouvelle g&#233;n&#233;ration de FAD (Taylor, 2000 ; Anderson et Dron, 2007 ; Depover et Quintin, 2011), bas&#233;e sur l'exploitation des m&#233;dias de diffusion. Ce mod&#232;le a influenc&#233; le travail d'&#233;laboration du mat&#233;riel m&#233;diatique, mais sans en changer le mod&#232;le p&#233;dagogique (Depover et Quintin, 2011). Les th&#233;oriciens de la FAD (Holmberg, 1989 ; Keegan, 1996) ont vant&#233; les m&#233;rites de la personnalisation et de la libert&#233;, en insistant sur le d&#233;veloppement de cours &#171; autoportants &#187; o&#249; l'encadrement r&#233;side en partie dans le mat&#233;riel p&#233;dagogique et o&#249; les interventions humaines des tuteurs et les besoins de m&#233;diation ou de rem&#233;diation restent limit&#233;s. Plusieurs &#233;tablissements d&#233;di&#233;s &#224; la FAD se sont ainsi form&#233;s autour de ces principes au Qu&#233;bec, en France et dans le monde, notamment le CNED, le Centre coll&#233;gial de FAD (anc&#234;tre du C&#233;gep &#224; distance), la T&#201;LUQ, l'universit&#233; Athabasca ou l'Open University.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela &#233;tant, avec les ann&#233;es 1990 et l'apparition de l'Internet, on a assist&#233; &#224; ce que plusieurs acteurs ont appel&#233; une troisi&#232;me g&#233;n&#233;ration de FAD. Celle-ci a donn&#233; lieu &#224; la cr&#233;ation d'un grand nombre de cours sur le Web et &#224; une focalisation sur la m&#233;diatisation du mat&#233;riel plut&#244;t que sur les dispositifs d'encadrement (Glikman, 2002 ; David, 2002). Toutefois, est apparu ensuite un regain d'int&#233;r&#234;t envers les dispositifs (Glikman, 2002) qui offraient des outils de communication (courriels, forums, etc.) entre tuteurs et apprenants. Les institutions de FAD ont vu dans ces nouveaux outils un moyen de briser l'isolement des apprenants, cause d'abandon fr&#233;quemment cit&#233;e (Garrisson, 1987 ; Cropley et Kahl, 1983).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces &#233;volutions technologiques ont aussi fait ressortir la n&#233;cessit&#233; d'une transformation des r&#244;les des concepteurs et tuteurs. Selon Depover et Quintin, ces m&#233;dias interactifs am&#232;nent une transformation profonde des approches p&#233;dagogiques mobilis&#233;es en FAD, car ils permettent d'augmenter quantitativement et qualitativement les &#171; interactions qui sont mises en &#339;uvre au b&#233;n&#233;fice de l'apprenant &#187; (voir aussi Wallance, 2003). Ce mod&#232;le prend davantage en compte la n&#233;cessit&#233; de m&#233;diation humaine dans le processus d'apprentissage en FAD. Dans cette perspective, l'encadrement individuel ou collectif devient important pour la r&#233;ussite, m&#234;me si certains en critiquent la nature ou la forme (Depover, 2013 ; Dir et Simonian, 2015 ; Guillemet, 2004).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les faits, le r&#244;le d&#233;volu aux tuteurs se transforme par rapport &#224; ce qu'il &#233;tait dans le mod&#232;le industriel. Cependant, faire &#233;voluer l'organisation du travail et la d&#233;finition des r&#244;les des concepteurs et personnes charg&#233;es de l'encadrement repr&#233;sente un d&#233;fi pour les &#233;tablissements d'enseignement &#224; distance. Pour plusieurs, le travail se fonde encore sur des distinctions datant du mod&#232;le industriel, ce qui n'est pas n&#233;cessairement le cas des &#233;tablissements bimodaux venus plus tard &#224; la FAD, o&#249; conception et encadrement sont souvent assur&#233;s par les m&#234;mes personnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si, dans les &#233;tablissements dont l'organisation du travail est h&#233;rit&#233;e du mod&#232;le industriel, une &#233;volution des r&#244;les du tuteur semble avoir eu lieu, on note une certaine ambigu&#239;t&#233; quant au r&#244;le attendu et au r&#244;le effectif de ces derniers et des autres encadrants. Depover et Quintin (2011) soulignent ainsi le statut professionnel mal d&#233;fini des tuteurs. Leurs t&#226;ches officielles semblent souvent assimil&#233;es &#224; la correction, alors que leurs r&#244;les effectifs semblent plus riches. D&#233;j&#224;, dans une revue de litt&#233;rature, Daele (2002) soulignait l'&#233;mergence de nouveaux r&#244;les des tuteurs, que l'on peut plus ais&#233;ment associer au mod&#232;le fond&#233; sur l'interaction, &#224; savoir des r&#244;les social, d'organisation, p&#233;dagogique, et technique. Les &#233;crits de Glikman (2011) et de Bawane et Spector (2009) vont dans le m&#234;me sens en identifiant des comp&#233;tences sp&#233;cifiques au travail des tuteurs qui ne viennent pas imm&#233;diatement &#224; l'esprit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, m&#234;me si le m&#233;tier de tuteur n'est pas neuf, il est en red&#233;finition. Cette &#233;volution des r&#244;les n'a pas &#233;chapp&#233; aux tuteurs qui ont commenc&#233; &#224; revendiquer une meilleure reconnaissance, notamment dans un conflit de travail &#224; la T&#201;LUQ en 2012.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La n&#233;cessit&#233; d'une collaboration concepteurs/tuteurs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme on l'a vu, dans plusieurs &#233;tablissements unimodaux, le processus de conception des cours est confi&#233; &#224; des concepteurs et il se distingue du processus d'encadrement, habituellement confi&#233; &#224; des tuteurs. Ces derniers jouent un r&#244;le d'interm&#233;diaire entre apprenants et concepteurs et doivent travailler avec du mat&#233;riel de cours qu'ils n'ont pas con&#231;u (Rodet, 2012). Ces conditions sont susceptibles d'amener des distorsions : &#171; il n'est pas rare que les th&#233;ories d&#233;clar&#233;es par les professeurs et les principes mis en &#339;uvre dans leurs cours [par les tuteurs] diff&#232;rent &#187; (Decamps et Depover, 2011, p. 111). Par ailleurs, les tuteurs sont en contact avec les &#233;tudiants et sont en mesure de v&#233;rifier la mani&#232;re dont le mat&#233;riel p&#233;dagogique est re&#231;u par ceux-ci.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les buts sont l'apprentissage ainsi que la r&#233;ussite des &#233;tudiants, dimension probl&#233;matique en FAD, et que l'on vise l'am&#233;lioration des cours &#224; distance, il appara&#238;t que le travail entre les &#233;quipes de conception et les tuteurs devrait se faire sur la base de la coop&#233;ration (Rodet, 2010). Cependant, m&#234;me souhait&#233;e, elle ne semble pas toujours se concr&#233;tiser (Decamps et Depover, 2011).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3 spip&#034;&gt;Cadre conceptuel&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le sujet de la coop&#233;ration entre tuteurs et concepteurs peut &#234;tre pos&#233; comme une probl&#233;matique de coop&#233;ration interprofessionnelle. Ici, nous mobilisons la th&#233;orie de l'&#233;change social (Blau, 1964) et le mod&#232;le de coop&#233;ration professionnelle de Saint-Arnaud (2003), qui peuvent &#234;tre rapproch&#233;s sur plusieurs points.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La th&#233;orie de l'&#233;change social&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bas&#233;e sur les travaux de Blau (1964), la th&#233;orie de l'&#233;change social conceptualise les relations sociales comme un processus d'&#233;change qui peut &#234;tre r&#233;ciproque ou d&#233;s&#233;quilibr&#233;. Des liens mutuels &#233;mergent lorsque les partenaires d'un &#233;change social ont des b&#233;n&#233;fices r&#233;ciproques, mais un d&#233;s&#233;quilibre se cr&#233;e quand les b&#233;n&#233;fices sont unilat&#233;raux. Selon cette th&#233;orie, qui repose sur la th&#232;se de la justice de Rawls contre la doctrine utilitariste, d&#232;s qu'une des parties n'offre pas des conditions de r&#233;ciprocit&#233;, selon la perception de l'autre partenaire, elle perd toute possibilit&#233; de coop&#233;ration. Inversement, si les gens sentent que leur environnement de travail est empreint de loyaut&#233; et qu'il y a r&#233;ciprocit&#233;, ils manifestent alors un comportement de partage des connaissances et de coop&#233;ration (Tsai et Cheng, 2012). La condition de r&#233;ciprocit&#233; est donc incontournable dans la manifestation des modalit&#233;s de coop&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le mod&#232;le de coop&#233;ration professionnelle de Saint-Arnaud&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Saint-Arnaud (2003), se fondant sur les travaux d'Argyris (1990) et de Sch&#246;n (1987), propose un mod&#232;le des relations qu'entretiennent des professionnels entre eux ou avec des clients. Il propose une typologie des relations professionnelles en trois structures : la structure de pression, de service et de coop&#233;ration. Le but de l'interaction, le sens de l'influence d'un acteur sur l'autre et l'acteur principalement sollicit&#233; varient selon le type de relation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, dans une &#171; structure de pression &#187;, un des acteurs d&#233;termine un but qui ne peut &#234;tre atteint que par la contribution de l'acteur sollicit&#233;. Le premier acteur attend du second qu'il agisse ou qu'il lui donne de l'information et le sens de l'influence va du premier vers le deuxi&#232;me. Par ailleurs, la relation client-professionnel constitue le prototype de la &#171; structure de service &#187;. Dans ce cas de figure, les besoins du client d&#233;terminent le but de l'interaction. Dans ce type de relation, la demande vient du client et la relation est tout de m&#234;me asym&#233;trique. Le professionnel dispose de ressources et de connaissances dont le client a besoin pour atteindre son but et le client d&#233;cide s'il engage le professionnel ou non. Enfin, &#171; la structure de coop&#233;ration &#187; est caract&#233;ris&#233;e par le fait que &#171; les partenaires se concertent dans la poursuite d'un but commun [, qu'ils] se reconnaissent mutuellement des comp&#233;tences &#224; l'&#233;gard du but vis&#233; [et que le], pouvoir est partag&#233;, chacun des partenaires exer&#231;ant une influence sur l'autre tout en respectant son champ de comp&#233;tence &#187; (Saint-Arnaud, 2003, p. 88).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le fond, cette approche reprend la condition de r&#233;ciprocit&#233; de la th&#233;orie de l'&#233;change social, notamment par la reconnaissance des comp&#233;tences de l'autre et l'influence bidirectionnelle, mais Saint-Arnaud met aussi en &#233;vidence la n&#233;cessit&#233; de converger vers un but commun.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les objectifs de cette recherche&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La recherche vise &#224; d&#233;crire le r&#244;le des tuteurs, tel que per&#231;u par les acteurs d'un &#233;tablissement d'enseignement &#224; distance unimodal, et &#224; d&#233;terminer l'&#233;tat de la coop&#233;ration entre les &#233;quipes de conception et d'encadrement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une recherche de type exploratoire par &#233;tude de cas multiples a &#233;t&#233; men&#233;e aupr&#232;s de quatre &#233;tablissements dans une d&#233;marche qualitative (Creswell, 2012). Cet article expose le cas d'un de ces &#233;tablissements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Contexte : structure et fonctionnement de l'&#233;tablissement&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Pr&#233;sentation de l'&#233;tablissement&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'&#233;tablissement vis&#233;, enti&#232;rement d&#233;di&#233; &#224; la FAD, des probl&#232;mes de coop&#233;ration entre &#233;quipes de conception et d'encadrement se sont pos&#233;s au fil des ans. Cet &#233;tablissement propose plus de 300 cours &#224; distance, qui s'adressent aussi bien &#224; de jeunes &#233;tudiants inscrits dans les programmes r&#233;guliers d'autres &#233;tablissements, qu'&#224; une client&#232;le plus &#226;g&#233;e, d&#233;j&#224; sur le march&#233; du travail, qui &#233;tudie en formation continue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Structure organisationnelle de l'&#233;tablissement&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cours ont &#233;t&#233; &#233;labor&#233;s dans un service responsable de leur conception. Dans celui-ci, des conseillers (ou ing&#233;nieurs) p&#233;dagogiques, au centre du processus, agissent comme gestionnaires de projets et travaillent en collaboration avec des experts de contenu recrut&#233;s comme auteurs ou r&#233;viseurs pour l'&#233;laboration du mat&#233;riel p&#233;dagogique pour chaque cours d&#233;velopp&#233;. Des producteurs multim&#233;dias s'occupent de la mise en forme et de la m&#233;diatisation du mat&#233;riel. Une &#233;quipe s'occupe aussi de la gestion de la qualit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les conseillers p&#233;dagogiques (CP), qui travaillent dans les locaux de l'&#233;tablissement, forment et encadrent l'&#233;quipe de conception des cours. La conception du mat&#233;riel p&#233;dagogique, des activit&#233;s d'apprentissage et des &#233;valuations sont du ressort des experts de contenu qui s'assurent notamment que soit respect&#233;e l'approche par comp&#233;tences (APC), implant&#233;e au Qu&#233;bec dans tous les programmes de niveau coll&#233;gial depuis 1994. Les CP assument la r&#233;vision et la r&#233;&#233;criture de ces documents. Ils disposent d'un bureau dans l'&#233;tablissement, mais ont la possibilit&#233; de faire du t&#233;l&#233;travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des sp&#233;cialistes des cours d&#233;velopp&#233;s sont recrut&#233;s comme &#171; experts de contenus &#187;. Ils travaillent habituellement en bin&#244;mes, l'un &#224; titre d'auteur et l'autre de r&#233;viseur, dans le cadre d'un mandat contractuel temporaire limit&#233; au d&#233;veloppement d'un cours sp&#233;cifique. Ces experts sont normalement des enseignants, parfois &#224; la retraite, et travaillent de leur domicile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'issue des processus de conception et de production, un ou plusieurs &#171; tuteurs &#187; sont recrut&#233;s. Leur premi&#232;re t&#226;che consiste &#224; s'approprier le mat&#233;riel p&#233;dagogique. Ces tuteurs rel&#232;vent du &#171; secteur du tutorat &#187;, qui s'occupe &#233;galement de l'animation p&#233;dagogique et du d&#233;veloppement professionnel des tuteurs. Ce service s'assure aussi que les tuteurs respectent les r&#232;gles &#233;nonc&#233;es dans un guide du tuteur-accompagnateur. Les tuteurs sont eux aussi des enseignants actifs ou retrait&#233;s ayant une exp&#233;rience dans la discipline. Ils sont travailleurs autonomes (autoentrepreneurs) et &#339;uvrent en g&#233;n&#233;ral depuis leur domicile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon la politique de l'&#233;tablissement, les tuteurs doivent accueillir les &#233;tudiants, les encadrer, r&#233;pondre &#224; leurs questions, corriger leurs &#233;valuations (de plus en plus &#224; l'aide de grilles d'&#233;valuation mesurant l'atteinte de comp&#233;tences), leur donner une r&#233;troaction et, finalement, transmettre &#224; l'&#233;quipe de conception des commentaires sur le cours. La r&#233;mun&#233;ration est associ&#233;e &#224; la correction et le montant attribu&#233; au premier devoir est major&#233; pour tenir compte du travail d'accueil individuel de chaque &#233;tudiant auquel est tenu le tuteur.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3 spip&#034;&gt;M&#233;thodologie&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cette recherche s'ancre dans une &#233;pist&#233;mologie et une d&#233;marche qualitative &#224; vis&#233;e compr&#233;hensive et interpr&#233;tative et diff&#233;rents moyens ont &#233;t&#233; mis en &#339;uvre pour en assurer la validit&#233; (Gohier, 2004 ; Muchielli, 2009).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Visant &#224; d&#233;crire un cas typique parmi les &#233;tablissements unimodaux de FAD, cet article rend compte de la situation telle qu'elle est v&#233;cue, narr&#233;e et interpr&#233;t&#233;e par les acteurs eux-m&#234;mes, et vise &#224; assurer la transf&#233;rabilit&#233; par une description riche du contexte (Gohier, 2004).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Collecte de donn&#233;es&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La collecte de donn&#233;es a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e en trois &#233;tapes pour assurer la cr&#233;dibilit&#233; de la recherche par le biais de la validation interne des donn&#233;es (Gohier, 2004). Une 1re &#233;tape a consist&#233; en la r&#233;alisation d'entretiens individuels semi-dirig&#233;s d'environ 45 minutes aupr&#232;s de six tuteurs, quatre CP (ing&#233;nieurs p&#233;dagogiques) de l'&#233;quipe de conception et deux cadres responsables des politiques p&#233;dagogiques et administratives (&#171; responsables administratifs &#187; ci-apr&#232;s). Une grille d'entrevue identique a &#233;t&#233; utilis&#233;e aupr&#232;s des r&#233;pondants afin d'obtenir leur point de vue sur les m&#234;mes objets et ainsi permettre une &#233;tude plus exhaustive du cas et la triangulation des donn&#233;es. L'objet principal de la recherche &#233;tant le degr&#233; de collaboration entre les &#233;quipes de conception et les &#233;quipes d'encadrement, il &#233;tait essentiel d'obtenir le point de vue des acteurs de chacun de ces groupes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;sultats de la premi&#232;re analyse des entretiens ont &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;s pour validation (2e &#233;tape de collecte) &#224; la communaut&#233; des acteurs des services de conception et de diffusion, &#224; savoir les CP, les experts de contenu et les tuteurs. Ceci repr&#233;sente un premier moyen de triangulation et de validation des r&#233;sultats, ainsi qu'un moyen d'atteindre le crit&#232;re d'&#233;quilibre dans une recherche qualitative (Gohier, 2004). Cette validation a permis de mettre en &#233;vidence des points &#224; approfondir lors des deux entrevues de groupe suivantes (3e &#233;tape de la collecte), l'une men&#233;e avec les CP et l'autre avec les tuteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors des deux s&#233;ries d'entrevues (individuelles et de groupe), les th&#232;mes suivants &#233;taient abord&#233;s : l'organisation du travail, le r&#244;le de chacun, la collaboration entre &#233;quipes, la communication, les relations entre &#233;quipes de conception et d'encadrement, ainsi que la reconnaissance du travail de chacun. Les entretiens se terminaient par un questionnement sur les d&#233;fis se posant aux r&#233;pondants et &#224; l'&#233;tablissement quant &#224; la r&#233;ussite &#233;tudiante, ainsi que des suggestions pour y r&#233;pondre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les tuteurs interrog&#233;s ont une longue exp&#233;rience d'encadrement dans l'&#233;tablissement (de 10 &#224; 20 ans). Du c&#244;t&#233; de l'&#233;quipe de conception, nous avons interrog&#233; quatre CP dont l'exp&#233;rience de travail dans l'&#233;tablissement varie de deux &#224; dix ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les cas &#233;tudi&#233;s, tuteurs et &#233;quipes de conception ne proviennent pas n&#233;cessairement des m&#234;mes programmes et leurs discours peuvent refl&#233;ter des r&#233;alit&#233;s de travail diff&#233;rentes. Chacun des groupes parle d'une r&#233;alit&#233; qui ne fait pas n&#233;cessairement &#233;cho &#224; celle de l'autre. Finalement, les responsables administratifs provenaient de deux secteurs diff&#233;rents de l'&#233;tablissement, l'un reli&#233; &#224; la conception des cours et l'autre au tutorat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#201;thique de la recherche&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La recherche a &#233;t&#233; men&#233;e en respectant les r&#232;gles d'&#233;thique et sous couvert d'un certificat d'&#233;thique formellement obtenu. Les participants ont &#233;t&#233; inform&#233;s de la nature de leur participation, de leur droit de retrait, de la nature des donn&#233;es qui allaient &#234;tre publi&#233;es et ont donn&#233; un consentement libre et volontaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La m&#233;thode d'analyse des donn&#233;es&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les entrevues individuelles ont &#233;t&#233; enregistr&#233;es et transcrites sous forme de verbatim, qui ont &#233;t&#233; s&#233;par&#233;s en unit&#233;s de sens &#233;quivalant &#224; une id&#233;e. La grille de codification devant pouvoir &#234;tre appliqu&#233;e &#224; trois cat&#233;gories socioprofessionnelles distinctes a &#233;t&#233; &#233;labor&#233;e dans une approche de codage th&#233;matique mixte o&#249; la plupart des cat&#233;gories provenaient du cadre th&#233;orique, mais o&#249; certaines ont &#233;merg&#233; &#224; partir des propos des interview&#233;s. Elle a &#233;t&#233; d&#233;finie, puis mise &#224; l'essai de mani&#232;re consensuelle dans la premi&#232;re s&#233;rie d'entrevues par deux assistants de recherche travaillant sous la supervision directe du chercheur principal. Le codage visait &#224; classifier les r&#233;ponses en un nombre limit&#233; de cat&#233;gories pertinentes en regard des objectifs de recherche (Miles et Huberman, 2003).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois stabilis&#233;e, la grille a &#233;t&#233; appliqu&#233;e par les deux assistants qui ont cod&#233; ind&#233;pendamment trois entrevues compl&#232;tes et ont obtenu un accord interjuges consid&#233;r&#233; comme satisfaisant de 79 % pour ces trois entrevues, assurant ainsi la fiabilit&#233; des donn&#233;es et leur constance interne (Gohier, 2004).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3 spip&#034;&gt;R&#233;sultats et discussion&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le contexte de travail&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;quipes de conception et les tuteurs appartiennent &#224; deux services diff&#233;rents. Au moment des entrevues, nous avons constat&#233; qu'une d&#233;marche de rapprochement &#233;tait d&#233;j&#224; amorc&#233;e entre ces services, par le biais de rencontres entre responsables administratifs, et ayant men&#233; &#224; certaines mesures visant &#224; la coop&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Le r&#244;le des tuteurs&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le tableau 1 ci-dessous expose le r&#244;le officiel conf&#233;r&#233; aux tuteurs et le r&#244;le de ces derniers tel qu'il est per&#231;u (par les tuteurs eux-m&#234;mes, par les CP et par les responsables administratifs). Afin de mettre en exergue la pr&#233;sence ou non de distorsions, les convergences r&#244;le/perception sont pr&#233;sent&#233;es en soulignement simple, tandis que les divergences r&#244;le/perceptions le sont en soulignement double.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2083 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;38&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.innovation-pedagogique.fr/local/cache-vignettes/L480xH403/img-1-small480-3-6fc6b.png?1502527736' width='480' height='403' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-2083 '&gt;&lt;strong&gt;Tableau Synth&#232;se du r&#244;le des tuteurs
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://dms.revues.org/docannexe/image/1857/img-1-small580.png&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Agrandir&lt;/a&gt; &lt;a href=&#034;http://dms.revues.org/docannexe/image/1857/img-1.png&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Original (png, 468k)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mani&#232;re dont les tuteurs per&#231;oivent leur r&#244;le est plut&#244;t coh&#233;rente avec ce qui est attendu d'eux. Cependant, ils semblent relever l'ambigu&#239;t&#233; de leur r&#244;le. Dans la mesure o&#249; ils sont &#171; en premi&#232;re ligne &#187;, ils se voient comme la &#171; porte d'entr&#233;e &#187; des &#233;tudiants avec l'&#233;tablissement, peu importe le sujet, m&#234;me si l'&#233;tablissement pr&#233;voit d'autres processus ou personnes-ressources. Administration, p&#233;dagogie, voire soutien moral : le tuteur est un point de contact polyvalent qui serait insuffisamment soulign&#233; dans la d&#233;finition de son r&#244;le. En pratique, des tuteurs se sentiraient l'obligation d'intervenir promptement aupr&#232;s des &#233;tudiants qui s'adressent &#224; eux pour leurs demandes. Cela transpara&#238;t dans le fait que les tuteurs s'accordent un r&#244;le de pilier historique (&#171; m&#233;moire institutionnelle &#187;) et fonctionnel (&#171; colonne vert&#233;brale &#187;) de l'&#233;tablissement. En appui &#224; cela, ils soulignent qu'ils repr&#233;sentent une &#233;quipe stable contrairement &#224; celle des CP o&#249; on observe un roulement de personnel important.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, dans l'ensemble, les CP et les cadres ne per&#231;oivent que partiellement le r&#244;le des tuteurs, car ils les voient surtout &#171; comme des correcteurs &#187;. M&#234;me si un des CP conc&#232;de que, &#171; de nos jours, en FAD, le tuteur a un r&#244;le beaucoup plus important que celui-l&#224; [c'est-&#224;-dire la correction] &#187;, ce m&#234;me CP n'entrevoit un r&#244;le gu&#232;re plus large que celui &#171; d'accompagnateur [,] d'encadreur &#187;. Lors des entrevues de groupe, les membres des &#233;quipes de conception se sont montr&#233;s surpris de l'importance que les tuteurs accordent &#224; leur r&#244;le. De leur c&#244;t&#233;, les tuteurs ont indiqu&#233; qu'ils se sentent per&#231;us comme des techniciens et des correcteurs. Or, en tant qu'enseignants, ils ont l'impression qu'une partie de leurs comp&#233;tences est insuffisamment reconnue. L'un d'eux nous confie : m&#234;me si &#171; tous ne s'investissent pas tous de la m&#234;me mani&#232;re [&#8230;] ils ont tous des comp&#233;tences &#187;. Par ailleurs, les tuteurs ne se sentent pas assez consult&#233;s : &#171; ils nous envoient les cours et ils nous disent comment nous devrions encadrer les &#233;tudiants. Mais ils ne nous ont pas consult&#233;s &#187;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'implantation de l'APC est un point d'achoppement important entre CP et tuteurs : un responsable administratif s'inqui&#232;te du fait &#171; qu'il y a plus de tensions [entre le tuteur et le conseiller p&#233;dagogique] qu'ant&#233;rieurement, quand c'&#233;tait corrig&#233; selon les contenus&#8230; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les &#233;l&#233;ments relatifs &#224; la coop&#233;ration entre tuteurs et CP&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Pr&#233;sentation des diff&#233;rentes formes de rapports tuteurs-CP&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La s&#233;paration des r&#244;les fait en sorte que plusieurs mentionnent que le travail s'y fait &#171; en silo &#187;, &#171; en vase clos &#187; : il y a un manque de communication entre secteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les rapports tuteurs-CP diff&#232;rent selon que les tuteurs sont engag&#233;s comme tuteur uniquement, ayant pour r&#244;le l'encadrement des &#233;tudiants (la majorit&#233; d'entre eux) ou comme tuteurs et experts de contenus participant &#224; la conception du mat&#233;riel p&#233;dagogique (certains d'entre eux).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le premier cas, les tuteurs n'ont pas acc&#232;s directement aux CP et r&#233;ciproquement. Les communications entre les acteurs doivent passer par le secteur du tutorat qui joue un r&#244;le d'interm&#233;diaire, donnant lieu &#224; une relation qualifiable &#171; d'indirecte &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les autres cas, ces tuteurs font temporairement partie de l'&#233;quipe de conception. Ils ont alors une relation directe, mais &#233;pisodique, avec les CP de la conception et, lorsque les tuteurs ont termin&#233; leur travail d'experts de contenu, ils redeviennent &#171; simples &#187; tuteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque la collaboration est directe, m&#234;me pour de br&#232;ves p&#233;riodes, les CP et tuteurs parlent de &#171; partenariat &#187;. Un CP explique ainsi cette situation : &#171; on travaille sur un cours. Ils me disent des choses, me posent des questions, je leur retourne le document, je leur sugg&#232;re des choses. [&#8230;] La r&#233;ciprocit&#233;, c'est beaucoup sur la relation &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque la relation est indirecte, par exemple, quand il s'agit du r&#244;le des tuteurs (am&#233;lioration du mat&#233;riel p&#233;dagogique en fournissant des commentaires aux CP sur le mat&#233;riel afin d'am&#233;liorer l'exp&#233;rience des &#233;tudiants), la transmission des recommandations se fait vers le secteur du tutorat. Ce service achemine alors les plus pertinentes &#224; la gestion de la qualit&#233; ou directement aux CP selon qui les recommandations sont bien re&#231;ues et prises en consid&#233;ration. Par contre, les tuteurs manifestent des frustrations li&#233;es &#224; la perception d'un manque de suivi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs CP sont aussi d'avis qu'il existe un manque de reconnaissance du travail du tuteur. Plusieurs CP souhaitent plus de reconnaissance du travail des tuteurs et certains mentionnent qu'ils aimeraient les conna&#238;tre davantage. Un CP mentionne que la reconnaissance commence par la connaissance de l'autre : &#171; la consultation des tuteurs avant la conception du cours permettrait de conna&#238;tre les tuteurs, de conna&#238;tre vraiment leurs int&#233;r&#234;ts &#187;. Certains CP relativisent toutefois leurs propos sur la reconnaissance du travail des tuteurs. Ils expliquent que les modes d'organisation des services diff&#232;rent et que les dynamiques disciplinaires sont parfois plus fortes que les dynamiques de programmes. Certains CP soulignent &#233;galement des situations o&#249; ils consultent les tuteurs, mais o&#249; ces derniers n'ont pas de commentaires &#224; &#233;mettre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, plusieurs CP reconnaissent l'int&#233;r&#234;t de consulter ou d'&#233;couter les tuteurs : &#171; l'id&#233;e de les rencontrer, de prendre le temps d'expliquer&#8230; d'&#233;couter ce qu'ils ont &#224; dire envoie le message que les tuteurs comptent pour les CP &#187;. Une CP explique : &#171; j'aimerais &#234;tre invit&#233;e aux rencontres de tuteurs, pour savoir qu'est-ce qu'on pourrait faire pour am&#233;liorer &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;La relation tuteurs-CP, une relation de coop&#233;ration ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Relativement aux cadres th&#233;oriques retenus pour interpr&#233;ter la coop&#233;ration entre les &#233;quipes de conception et les &#233;quipes tutorales, nous avons particuli&#232;rement explor&#233; les cat&#233;gories relatives &#224; l'existence d'un but commun, au sens de la relation et &#224; la reconnaissance du travail des tuteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; La pr&#233;sence d'un but commun&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;pondants s'entendent pour dire qu'ils tendent vers un but commun, condition premi&#232;re d'une relation de coop&#233;ration, qui comprend la notion de r&#233;ussite, mais aussi de satisfaction des &#233;tudiants. Pour certains, l'atteinte de ce but passe par une meilleure collaboration entre tuteurs et CP, car elle contribuerait &#224; une meilleure qualit&#233; du mat&#233;riel p&#233;dagogique, une meilleure utilisation du mat&#233;riel de cours et, ultimement, les &#233;tudiants en b&#233;n&#233;ficieraient. Un CP dit avoir &#171; l'impression que plus on va travailler ensemble [CP et tuteur] plus &#231;a va avoir un impact positif sur les &#233;tudiants parce qu'on va s'am&#233;liorer &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il existe toutefois des divergences sur la mani&#232;re d'atteindre ce but et sur les r&#244;les attendus des uns des autres. Une tutrice ajoute ainsi : &#171; il faut arr&#234;ter de pr&#234;cher pour notre paroisse et comprendre qu'on est une &#233;quipe, on ne travaille pas l'un contre l'autre, on travaille tous pour le succ&#232;s de l'&#233;tudiant ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le sens de l'influence&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En raison de la difficult&#233; de mettre sur pied une relation de collaboration, on note que les rapports entre les parties peuvent prendre plusieurs formes. Le degr&#233; de collaboration entre tuteurs et CP demeure tr&#232;s variable, allant de l'absence de relation et de collaboration &#224; une relation et collaboration excellente. En cons&#233;quence, le sens de l'influence va lui aussi &#233;voluer selon le degr&#233; de ce partenariat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un premier cas de figure, les CP vont donner des directives quant au mat&#233;riel de cours et &#224; la mani&#232;re d'encadrer et d'&#233;valuer les &#233;tudiants. Les tuteurs vont ainsi recevoir lesdites directives, et les appliquer, se retrouvant dans une position plut&#244;t passive o&#249; l'influence va du CP vers le tuteur et la nature de la relation rappelle la structure de pression de Saint-Arnaud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un deuxi&#232;me cas de figure, ressemblant au premier, on observe que certains tuteurs n'appliquent pas les directives re&#231;ues des CP. Ils vont les questionner, les adapter, les modifier ou s'y opposer. &#171; Ils ne se rendent pas compte que si l'autre tuteur respecte les &#233;valuations, il y a un probl&#232;me &#187;. Cette r&#233;action correspond &#224; une r&#233;sistance, la difficult&#233; la plus typique r&#233;sultant d'une structure de pression dans le mod&#232;le de Saint-Arnaud. Dans cette situation, le tuteur cherche &#224; sortir du r&#244;le passif qui lui est assign&#233; et &#224; exercer une influence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce comportement peut &#234;tre expliqu&#233; par le fait que les tuteurs sont d'abord des enseignants exp&#233;riment&#233;s, habitu&#233;s &#224; jouir d'une grande autonomie et ayant une id&#233;e pr&#233;cise sur la mani&#232;re d'encadrer et donner les cours. Il pourrait aussi &#234;tre le fruit de la position de t&#233;moins privil&#233;gi&#233;s des tuteurs qui consid&#232;rent qu'ils sont sur le terrain, dans l'action, en relation directe avec les &#233;tudiants, qu'ils voient la mani&#232;re dont le mat&#233;riel est re&#231;u et utilis&#233;, ainsi que les am&#233;liorations &#224; y apporter. &#192; partir de cette position privil&#233;gi&#233;e aupr&#232;s des &#233;tudiants, les tuteurs revendiquent un r&#244;le dans les processus de conception : &#171; ce sont les tuteurs [qui vont les utiliser], c'est pourquoi il faut vraiment impliquer les tuteurs dans la structure des nouveaux cours &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un 3e et dernier cas de figure, celui o&#249; le tuteur a contribu&#233; ou a &#233;t&#233; embauch&#233; dans une &#233;quipe de conception des cours, le tuteur devient un partenaire du CP, au moins pour un temps. La relation devient plus bidirectionnelle et chacun influence l'autre. &#192; la lumi&#232;re du discours des tuteurs, ces cas semblent correspondre &#224; une structure de coop&#233;ration. Les comp&#233;tences disciplinaires et didactiques des tuteurs sont mises &#224; contribution et reconnues. Les tuteurs ont alors la perception d'un travail fait en partenariat ainsi que d'une volont&#233; r&#233;elle et appliqu&#233;e de travailler ensemble. L'acc&#232;s direct &#224; l'autre et la r&#233;ciprocit&#233; semblent engendrer une communication et une relation de qualit&#233; : ils se sentent valoris&#233;s d'&#234;tre approch&#233;s ne serait-ce que pour une simple consultation. Certains tuteurs ajoutent toutefois que lorsqu'ils redeviennent tuteurs sans &#234;tre impliqu&#233;s dans la conception, le partenariat avec les CP ne se poursuit pas et ils perdent l'acc&#232;s direct aux CP.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; La reconnaissance du travail des tuteurs&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour &#233;tablir une relation de collaboration, la r&#233;ciprocit&#233; entre les parties doit &#234;tre instaur&#233;e, ce qui implique la reconnaissance des comp&#233;tences de l'autre. Les tuteurs sont nombreux &#224; aspirer &#224; davantage de reconnaissance : &#171; il y a des tuteurs qui sont un peu fatigu&#233;s, ils sentent que depuis des ann&#233;es on ne les &#233;coute pas &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les tuteurs pensent que la meilleure mani&#232;re pour s'assurer qu'ils utilisent et s'approprient le mat&#233;riel con&#231;u par les CP est de tenir compte de leur opinion. Pour eux, la reconnaissance pourrait se concr&#233;tiser par l'&#233;coute, la consultation, l'invitation &#224; participer &#224; la mise &#224; jour et &#224; la conception des cours. Si on les consulte, &#171; ils vont dire, &#8220;on a &#233;t&#233; consult&#233;&#8221;, &#8220;on fait partie de&#8221;, &#8220;on nous consid&#232;re comme des personnes comp&#233;tentes&#8221; &#187;. Les tuteurs souhaitent &#234;tre plus actifs, plus impliqu&#233;s dans le processus de conception et avoir un partenariat plus &#233;troit avec les CP.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#233;fis rencontr&#233;s et strat&#233;gies de d&#233;passement&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une derni&#232;re section des entrevues portait sur les principaux d&#233;fis qui rendent difficile ou freinent la coop&#233;ration entre les &#233;quipes tutorales et les &#233;quipes de conception, avec des pistes d'action relatives &#224; ces diff&#233;rents d&#233;fis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pr&#233;sentation des d&#233;fis identifi&#233;s par les membres de l'&#233;tablissement&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;L'implantation de l'APC et des &#233;valuations &#224; &#233;chelons crit&#233;ri&#233;s&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CP et responsables administratifs soulignent que l'adh&#233;sion des tuteurs &#224; l'utilisation de l'APC est un d&#233;fi de taille, plus particuli&#232;rement quant aux grilles d'&#233;valuation &#224; &#233;chelons crit&#233;ri&#233;s. Les CP &#171; ne savent pas jusqu'&#224; quel point les tuteurs sont en mesure de prendre correctement en charge ce type d'&#233;valuation &#187;. Contrairement aux CP, les tuteurs n'ont jamais eu de formation v&#233;ritable &#224; l'APC et sont souvent vus par les CP comme y r&#233;sistant. Ces derniers croient que des tuteurs font une utilisation inad&#233;quate du mat&#233;riel p&#233;dagogique en adaptant le mat&#233;riel ou en mettant de c&#244;t&#233; les grilles. Du c&#244;t&#233; des tuteurs, l'utilisation des grilles suscite une insatisfaction &#233;lev&#233;e : ils se plaignent de difficult&#233;s &#224; classer les &#233;tudiants dans des grilles comprenant cinq ou six &#233;chelons, d&#233;plorent le manque de consid&#233;ration de l'&#233;quipe de conception qui ne les a pas consult&#233;s lors de leur &#233;laboration. Ils aimeraient que les grilles soient test&#233;es avant finalisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les responsables administratifs sont sensibles aussi bien &#224; la n&#233;cessit&#233; de d&#233;velopper des grilles &#224; &#233;chelons crit&#233;ri&#233;s qu'&#224; la n&#233;cessit&#233; de les tester sur le terrain : &#171; le CP &#233;labore le meilleur outil qui soit, mais il faut qu'il soit pr&#234;t &#224; accepter que, dans le suivi de premi&#232;re ann&#233;e, on lui dise que sa grille ne permet pas de discriminer ou qu'elle a trop d'&#233;chelons. [Sinon,] le tuteur se retrouve avec un outil qui n'est pas n&#233;cessairement celui qu'il utilise quand il enseigne. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des suggestions sont faites : simplifier les grilles d'&#233;valuation, donner aux tuteurs la possibilit&#233; de les valider, ainsi que cr&#233;er des occasions de pr&#233;senter les cours et les outils d'&#233;valuation aux tuteurs. On sugg&#232;re &#233;galement de cr&#233;er une formation continue sur l'APC pour les tuteurs, les CP et les experts de contenu. Des r&#233;pondants proposent en outre de revoir plus r&#233;guli&#232;rement les &#233;valuations, la r&#233;ussite des &#233;tudiants d&#233;pendant de la qualit&#233; des cours et des outils d'&#233;valuation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Le r&#244;le de chacun et la place des tuteurs dans la conception des cours&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les types de r&#233;pondants s'entendent sur la n&#233;cessit&#233; d'enrichir la d&#233;finition du r&#244;le des tuteurs. La plupart sugg&#232;rent de donner une certaine place aux tuteurs dans la conception, ce qui pourrait &#234;tre fait par la pr&#233;sence d'un repr&#233;sentant des tuteurs dans l'&#233;quipe de conception ou en donnant aux tuteurs la possibilit&#233; de valider les crit&#232;res et indicateurs des grilles de correction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une deuxi&#232;me recommandation vise &#224; ce que les r&#244;les et responsabilit&#233;s de chacun soient mieux d&#233;finis et mieux respect&#233;s par tous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On sugg&#232;re aussi aux tuteurs de d&#233;laisser leur r&#244;le d'enseignant pour faire confiance et respecter le travail des CP et des experts de contenu. Enfin, on &#233;voque une formation &#233;ventuelle des tuteurs aux exigences du processus de la conception pour qu'ils puissent comprendre la mani&#232;re dont il se d&#233;roule, et ainsi clarifier les t&#226;ches et responsabilit&#233;s qui incombent &#224; chacun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;L'&#233;tablissement d'une v&#233;ritable coop&#233;ration entre tuteurs et CP&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question de la nature des rapports de coop&#233;ration entre tuteurs et CP est au centre des d&#233;fis identifi&#233;s. Selon l'un des CP, &#171; il n'y a pas de m&#233;canismes mis en place pour qu'on connaisse les tuteurs et &#231;a brime la collaboration &#187;. Pour plusieurs, la collaboration entre tuteurs et CP est cruciale pour la qualit&#233; des cours et la r&#233;ussite. Plusieurs des strat&#233;gies sugg&#233;r&#233;es misent sur une forme d'int&#233;gration du tuteur dans la conception des cours, ce qui permettrait de s'assurer de l'adoption du mat&#233;riel par les tuteurs et d'un meilleur suivi des directives. &#171; Ce sont les tuteurs [qui vont utiliser le mat&#233;riel], c'est pourquoi il faut vraiment les impliquer dans la structure des nouveaux cours. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains sugg&#232;rent que la collaboration devrait passer par une communication directe : &#171; &#192; partir du moment o&#249; tu am&#233;liores les contacts directs, tu favorises la connaissance mutuelle&#8230; plus on collabore, plus on va r&#233;ussir. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres pistes sont aussi &#233;voqu&#233;es quant aux outils de communication. On sugg&#232;re d'am&#233;liorer ces outils ainsi que la fr&#233;quence des communications, notamment gr&#226;ce &#224; la poursuite du d&#233;veloppement d'Octopus, une plateforme de suivi des remarques des tuteurs vis-&#224;-vis des modifications du mat&#233;riel p&#233;dagogique. Plusieurs tuteurs et CP sugg&#232;rent que l'acc&#232;s &#224; la plateforme soit &#233;tendu &#224; tous les CP.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les autres strat&#233;gies propos&#233;es portent sur la cr&#233;ation d'occasions d'&#233;changes entre tuteurs et CP portant sur la r&#233;ussite &#233;tudiante (rencontres, visioconf&#233;rences, comit&#233;s). Ainsi, on propose d'inviter des CP aux rencontres annuelles, d'organiser la communaut&#233; de pratique des tuteurs en y int&#233;grant les CP, d'inviter des CP aux visioconf&#233;rences avec les tuteurs et de jumeler un tuteur &#224; un CP.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les mesures mises en &#339;uvre pour favoriser la collaboration&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au moment o&#249; nous avons r&#233;alis&#233; les entrevues individuelles, cinq mesures &#233;taient en voie d'implantation, mais semblaient encore m&#233;connues des r&#233;pondants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Afin de favoriser les tuteurs comme experts de contenus, ils sont d&#233;sormais prioris&#233;s dans les appels de candidatures pour les experts de contenu afin de travailler sur un cours. Les tuteurs sont sollicit&#233;s par les CP pour donner leur avis ; dans ce cadre, ils sont les premiers inform&#233;s. De plus, &#224; comp&#233;tence &#233;gale, les tuteurs de l'&#233;tablissement sont maintenant retenus prioritairement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dor&#233;navant, le CP et l'expert de contenu d'un nouveau cours ou d'un cours r&#233;vis&#233; en profondeur, doivent pr&#233;senter le mat&#233;riel p&#233;dagogique aux tuteurs de la discipline susceptibles d'encadrer les &#233;tudiants, par des rencontres virtuelles en visioconf&#233;rence pour favoriser l'appropriation du contenu et des approches p&#233;dagogiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les nouveaux cours sont &#233;valu&#233;s syst&#233;matiquement apr&#232;s un essai d'une ann&#233;e, lorsqu'ils sont suivis par un nombre suffisamment important d'&#233;tudiants. Cette op&#233;ration permet aux tuteurs de r&#233;pondre &#224; un questionnaire &#233;valuant le mat&#233;riel p&#233;dagogique du cours qui a &#233;t&#233; r&#233;vis&#233;, am&#233;lior&#233; et syst&#233;matis&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de la diffusion d'un cours, le recueil des demandes de modification du mat&#233;riel est maintenant syst&#233;matis&#233; et instrument&#233;. Gr&#226;ce au logiciel Octopus, les tuteurs peuvent entrer leurs demandes et constater leur &#233;tat de traitement. Tous les tuteurs et professionnels du tutorat y ont acc&#232;s et les requ&#234;tes peuvent &#234;tre lues et comment&#233;es par tous. Seuls quelques membres des &#233;quipes de conception ont acc&#232;s &#224; cette plateforme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis peu, des CP sont invit&#233;s &#224; participer &#224; la rencontre annuelle organis&#233;e par le service du tutorat. Ils y agissent comme animateurs, pr&#233;sentateurs ou observateurs. Ces rencontres constituent une occasion de contact direct.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3 spip&#034;&gt;Discussion et conclusion&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'organisation du travail dans l'&#233;tablissement est encore h&#233;rit&#233;e d'un mod&#232;le industriel de la FAD, avec une s&#233;paration entre les services qui s'occupent de la conception et du tutorat, mais aussi des processus de conception.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec l'av&#232;nement du courriel et autres communications &#233;lectroniques, le r&#244;le des tuteurs s'est graduellement modifi&#233; et les pr&#233;occupations pour am&#233;liorer la r&#233;ussite et la qualit&#233; des cours ont grandi. Ainsi, m&#234;me dans ce mod&#232;le o&#249; le r&#244;le des tuteurs est en principe limit&#233;, on constate qu'il est plus riche et plus important que ce qui leur est officiellement attribu&#233;, notamment en raison du fait qu'ils sont en premi&#232;re ligne avec les apprenants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'organisation du travail de l'&#233;tablissement est coh&#233;rente avec le mod&#232;le p&#233;dagogique dominant. Cependant, il ne semble optimal ni pour l'am&#233;lioration de la qualit&#233; des cours et de la r&#233;ussite &#233;tudiante ni pour la reconnaissance du travail des tuteurs. En effet, nos donn&#233;es ont mis en &#233;vidence des d&#233;fis reli&#233;s &#224; l'&#233;tablissement d'une v&#233;ritable coop&#233;ration entre CP et tuteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les propos des tuteurs et des CP font ressortir des difficult&#233;s dans leur coop&#233;ration. Elles concernent le d&#233;s&#233;quilibre dans leurs relations, o&#249; le sens de l'influence va g&#233;n&#233;ralement du CP vers le tuteur. Il peut en d&#233;couler un manque de r&#233;ciprocit&#233; et de reconnaissance des tuteurs. Ceci traduit davantage une structure de pression que de coop&#233;ration. Dans ce contexte, la majorit&#233; des tuteurs aspirent &#224; plus de reconnaissance et r&#233;clament un plus grand r&#244;le dans la conception des cours, d'autant qu'ils ont l'expertise d'enseignement dans la discipline et l'exp&#233;rience de la FAD.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces difficult&#233;s semblent dues &#224; l'organisation du travail, au manque d'acc&#232;s &#224; l'autre, &#224; la pr&#233;sence d'un interm&#233;diaire syst&#233;matique entre les tuteurs et les CP, &#224; la pr&#233;dominance de relations indirectes et au manque de communications et de r&#233;troactions. Les tuteurs n'ont pas la perception de r&#233;ciprocit&#233; et la coop&#233;ration s'av&#232;re difficile dans ces circonstances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aussi, dans les cas o&#249; les tuteurs ont pu jouer un r&#244;le dans le processus de conception des cours, c'est la dynamique des &#233;changes qui semble modifi&#233;e ; les relations deviennent plus directes, la collaboration plus significative et la relation plus &#233;quilibr&#233;e et bidirectionnelle. Ces cas semblent relever d'une structure de coop&#233;ration o&#249; la reconnaissance du travail des tuteurs ne semble plus un enjeu. Toute initiative visant &#224; &#233;tablir des contacts directs entre tuteurs et CP, &#224; donner un r&#244;le aux tuteurs dans le processus de conception des cours (m&#234;me un r&#244;le de consultation &#224; certaines &#233;tapes) ou &#224; reconna&#238;tre l'importance du travail ex&#233;cut&#233; par les tuteurs, semble de nature &#224; faire &#233;voluer les relations vers une structure de coop&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est int&#233;ressant de noter que l'organisation semble disposer des instruments lui permettant de se r&#233;guler elle-m&#234;me, puisque les d&#233;fis identifi&#233;s par les r&#233;pondants correspondent dans une large mesure &#224; l'analyse que nous aurions pu faire &#224; partir du discours de chacun. De plus, l'&#233;tablissement est d&#233;j&#224; sensibilis&#233; &#224; ce probl&#232;me de coop&#233;ration entre professionnels et a d&#233;j&#224; commenc&#233; &#224; mettre en place plusieurs mesures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, deux probl&#232;mes importants semblent subsister. L'un concerne l'APC et l'autre, la d&#233;finition des r&#244;les de chacun. Sur le plan de l'APC, il semble qu'il faille viser une meilleure appropriation et adh&#233;sion &#224; celle-ci par les tuteurs, par exemple par la formation, mais aussi par un processus plus rigoureux de conception et de mise &#224; l'&#233;preuve des grilles, processus dans lequel les tuteurs devraient &#234;tre impliqu&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concernant la d&#233;finition, la perception et la compr&#233;hension des r&#244;les de chacun, il semble y avoir un &#233;cart entre l'importance que donnent les tuteurs &#224; leur r&#244;le et celle que les CP attendent d'eux. Jusqu'o&#249; les aspirations des tuteurs &#224; influencer la conception doivent-elles &#234;tre satisfaites, si on veut conserver une certaine sp&#233;cialisation des r&#244;les ? Une meilleure acceptation du travail des &#233;quipes de conception semble aussi n&#233;cessaire pour les tuteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette recherche, le recueil et la confrontation des points de vue des cat&#233;gories d'acteurs sur les m&#234;mes questions ont permis d'enrichir le regard sur la coop&#233;ration entre tuteurs. Cependant, cette recherche a &#233;t&#233; men&#233;e aupr&#232;s de tuteurs et de CP volontaires qui ne sont pas n&#233;cessairement repr&#233;sentatifs des deux corps en raison des biais possibles d'autos&#233;lection. On pourrait dire qu'elle souffre d'une absence de vue plus g&#233;n&#233;rale, mais qu'elle gagne en profondeur (Patton, 1990). Elle est essentiellement qualitative et ses r&#233;sultats ne peuvent &#234;tre g&#233;n&#233;ralis&#233;s. Les efforts ont plut&#244;t &#233;t&#233; consacr&#233;s &#224; veiller &#224; la transf&#233;rabilit&#233; des r&#233;sultats par une description riche (Drapeau, 2004).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous plusieurs aspects, le cas du pr&#233;sent &#233;tablissement est typique de plusieurs &#233;tablissements de FAD qui se retrouvent face &#224; l'&#233;chec relatif d'une d&#233;finition trop limitative du r&#244;le des tuteurs dans une organisation du travail encore fond&#233;e sur le mod&#232;le industriel, et face au d&#233;fi de la n&#233;cessit&#233; d'une plus grande m&#233;diation humaine pour l'apprentissage. Les pressions pour l'&#233;volution vers un mod&#232;le fond&#233; sur l'interaction entra&#238;nent une n&#233;cessaire r&#233;flexion et red&#233;finition du r&#244;le des tuteurs ou des encadrants. Dans tous les cas, la coop&#233;ration entre &#233;quipes de conception et &#233;quipes d'encadrement semble un facteur exer&#231;ant une grande influence sur la r&#233;ussite des apprenants.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3 spip&#034;&gt;Bibliographie&lt;/h3&gt;
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Les utilisateurs des institutions abonn&#233;es &#224; l'un des programmes freemium d'OpenEdition peuvent t&#233;l&#233;charger les r&#233;f&#233;rences bibliographiques pour lesquelles Bilbo a trouv&#233; un DOI.&lt;/p&gt;
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&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour citer cet article&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
R&#233;f&#233;rence &#233;lectronique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bruno Poellhuber, Martine Chomienne, Florent Michelot et Marie-No&#235;lle Fortin, &#171; La coop&#233;ration entre concepteurs et tuteurs et l'&#233;volution du r&#244;le du tuteur dans un &#233;tablissement unimodal d'enseignement &#224; distance &#187;, Distances et m&#233;diations des savoirs [En ligne], 18 | 2017, mis en ligne le 20 juin 2017, consult&#233; le 12 ao&#251;t 2017. URL : &lt;a href=&#034;http://dms.revues.org/1857&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://dms.revues.org/1857&lt;/a&gt; ; DOI : 10.4000/dms.1857&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Auteurs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Bruno Poellhuber&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Facult&#233; de sciences de l'&#233;ducation, Universit&#233; de Montr&#233;al&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;bruno.poellhuber@umontreal.ca&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Articles du m&#234;me auteur&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://dms.revues.org/1835&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Quelles sont les caract&#233;ristiques de l'emploi et du travail des tuteurs en formation ouverte et &#224; distance ?&lt;/a&gt; [Texte int&#233;gral]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Paru dans Distances et m&#233;diations des savoirs, 18 | 2017&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://dms.revues.org/1332&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'engagement et la persistance dans les dispositifs de formation en ligne : regards crois&#233;s&lt;/a&gt; [Texte int&#233;gral]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Paru dans Distances et m&#233;diations des savoirs, 13 | 2016&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://dms.revues.org/829&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Dans les cours &#224; distance autorythm&#233;s : la difficult&#233; de communiquer&lt;/a&gt; [Texte int&#233;gral]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Exp&#233;rimentation d'un logiciel social et d'une visioconf&#233;rence dans deux cours &#224; distance autorythm&#233;s &#8211; deuxi&#232;me it&#233;ration Paru dans Distances et m&#233;diations des savoirs, 7 | 2014&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Martine Chomienne&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;C&#233;gep &#224; distance&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;mchom@c&#233;gepadistance.ca&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Florent Michelot&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Candidat au doctorat en andragogie, Universit&#233; de Montr&#233;al&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;florent.michelot@umontreal.ca&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Marie-No&#235;lle Fortin&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Assistante de recherche, Universit&#233; de Montr&#233;al&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;marienoelle59@yahoo.ca&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Articles du m&#234;me auteur&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;http://dms.revues.org/829&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Dans les cours &#224; distance autorythm&#233;s : la difficult&#233; de communiquer&lt;/a&gt; [Texte int&#233;gral]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Exp&#233;rimentation d'un logiciel social et d'une visioconf&#233;rence dans deux cours &#224; distance autorythm&#233;s &#8211; deuxi&#232;me it&#233;ration&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Paru dans Distances et m&#233;diations des savoirs, 7 | 2014&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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