<?xml
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Innovation P&#233;dagogique et transition</title>
	<link>https://www.innovation-pedagogique.fr/</link>
	<description>Un site participatif, lieu de partage et d'&#233;change autour des initiatives en transitions et des innovations p&#233;dagogiques dans l'enseignement sup&#233;rieur francophone.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.innovation-pedagogique.fr/spip.php?id_auteur=16176&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Innovation P&#233;dagogique et transition</title>
		<url>https://www.innovation-pedagogique.fr/local/cache-vignettes/L64xH64/siteon0-b9b71.png?1691667292</url>
		<link>https://www.innovation-pedagogique.fr/</link>
		<height>64</height>
		<width>64</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Loi sur l'interdiction des r&#233;seaux sociaux aux moins de 15 ans : o&#249; m&#232;ne la censure du Conseil constitutionnel ?</title>
		<link>https://www.innovation-pedagogique.fr/article26724.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.innovation-pedagogique.fr/article26724.html</guid>
		<dc:date>2026-08-23T07:32:03Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Professeur de droit public, Universit&#233; de Bretagne occidentale, Val&#232;re Ndior</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;L'ESSENTIEL &lt;br class='autobr' /&gt;
Le Conseil constitutionnel a censur&#233;, mi-ao&#251;t, la loi interdisant les r&#233;seaux sociaux aux moins de 15 ans au motif d'atteinte &#224; la libert&#233; d'expression et &#224; la vie priv&#233;e. &lt;br class='autobr' /&gt;
Plut&#244;t que d'interdire l'ensemble des r&#233;seaux sociaux, la loi, qui sera r&#233;&#233;crite en septembre, devrait neutraliser les fonctionnalit&#233;s toxiques en fonction de l'&#226;ge. &lt;br class='autobr' /&gt;
Une r&#233;ponse europ&#233;enne est indispensable pour contraindre les plateformes &#224; appliquer ces r&#232;gles de pr&#233;vention des risques. &lt;br class='autobr' /&gt;
Par une (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.innovation-pedagogique.fr/rubrique5.html" rel="directory"&gt;The conversation&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'ESSENTIEL&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt; &lt;li&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Conseil constitutionnel a censur&#233;, mi-ao&#251;t, la loi interdisant les r&#233;seaux sociaux aux moins de 15 ans au motif d'atteinte &#224; la libert&#233; d'expression et &#224; la vie priv&#233;e.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt; &lt;li&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Plut&#244;t que d'interdire l'ensemble des r&#233;seaux sociaux, la loi, qui sera r&#233;&#233;crite en septembre, devrait neutraliser les fonctionnalit&#233;s toxiques en fonction de l'&#226;ge.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt; &lt;li&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une r&#233;ponse europ&#233;enne est indispensable pour contraindre les plateformes &#224; appliquer ces r&#232;gles de pr&#233;vention des risques.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;hr&gt; &lt;p&gt;Par une d&#233;cision du 14 ao&#251;t 2026, le Conseil constitutionnel a &lt;a href=&#034;https://www.conseil-constitutionnel.fr/decision/2026/2026911DC.htm&#034;&gt;censur&#233;&lt;/a&gt; l'article 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; de la loi qui devait interdire l'acc&#232;s des mineurs de moins de 15 ans aux r&#233;seaux sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Adopt&#233;e le 21 juillet dans le sillage &lt;a href=&#034;https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/dossiers/effets_psychologiques_tiktok_mineurs&#034;&gt;du rapport d'une commission d'enqu&#234;te&lt;/a&gt; ayant document&#233; les effets du r&#233;seau social TikTok sur les mineurs, salu&#233;e par le chef de l'&#201;tat qui avait aussit&#244;t &lt;a href=&#034;https://www.linforme.com/tech-telecom/article/reseaux-sociaux-interdits-aux-moins-de-15-ans-l-elysee-convoque-les-plateformes_4949.html&#034;&gt;convoqu&#233; des repr&#233;sentants de plateformes&lt;/a&gt; &#224; l'&#201;lys&#233;e, elle ne pourra finalement pas s'appliquer en septembre 2026.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Une censure qui vise la m&#233;thode, non la finalit&#233;&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;Le texte avait &#233;t&#233; d&#233;f&#233;r&#233; par deux saisines parall&#232;les de l'opposition : &lt;a href=&#034;https://www.conseil-constitutionnel.fr/sites/default/files/as/root/bank_mm/decisions/2026911dc/2026911dc_saisinedep1.pdf&#034;&gt;La France insoumise (LFI) le 23 juillet&lt;/a&gt; et les &lt;a href=&#034;https://www.conseil-constitutionnel.fr/sites/default/files/as/root/bank_mm/decisions/2026911dc/2026911dc_saisinedep2.pdf&#034;&gt;socialistes le lendemain&lt;/a&gt;. Fait notable, aucune ne contestait l'objectif de la loi. Toutes deux reconnaissaient la n&#233;cessit&#233; de prot&#233;ger les mineurs des risques suscit&#233;s par les r&#233;seaux sociaux, mais d&#233;non&#231;aient le dispositif envisag&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Conseil constitutionnel lui-m&#234;me a reconnu que le l&#233;gislateur mettait en &#339;uvre l'exigence constitutionnelle de protection de l'int&#233;r&#234;t sup&#233;rieur de l'enfant et poursuivait l'objectif de valeur constitutionnelle de pr&#233;vention des atteintes &#224; l'ordre public. Il a n&#233;anmoins censur&#233; l'article 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; de la loi pour deux motifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier tient &#224; ce que l'application de la loi engendrerait une atteinte disproportionn&#233;e &#224; la libert&#233; d'expression. En effet, l'interdiction est formul&#233;e en des termes g&#233;n&#233;raux et frappe indistinctement tous les services vis&#233;s (quels que soient leurs fonctionnalit&#233;s, leurs contenus ou les risques qui leur sont associ&#233;s, y compris ceux dont la dangerosit&#233; pour les mineurs n'est pas &#233;tablie), et tous les mineurs, sans &#233;gard pour leur &#226;ge, leur maturit&#233; ou l'appr&#233;ciation de leurs parents. Faute d'une &#171; appr&#233;ciation particuli&#232;re du risque &#187;, le l&#233;gislateur estime que l'atteinte n'est &#171; ni adapt&#233;e, ni n&#233;cessaire, ni proportionn&#233;e &#187; &#224; l'objectif poursuivi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le second motif tient &#224; la vie priv&#233;e : interdire l'acc&#232;s aux moins de 15 ans oblige tout un chacun, adultes compris, &#224; prouver son &#226;ge avant de pouvoir se connecter. Or, en s'abstenant de fixer les conditions et les limites de cette v&#233;rification g&#233;n&#233;ralis&#233;e, le l&#233;gislateur n'a pr&#233;vu aucune des garanties l&#233;gales qu'exige la protection de la vie priv&#233;e. L'absence d'un tel verrou suffisait &#224; entra&#238;ner la censure.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Une fragilit&#233; annonc&#233;e&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;Juridiquement, la censure &#233;tait pr&#233;visible et r&#233;sulte des impasses rencontr&#233;es tout au long de l'&#233;criture de la loi. D&#232;s son &lt;a href=&#034;https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/textes/l17b2107_avis-conseil-etat&#034;&gt;avis du 8 janvier 2026&lt;/a&gt;, le Conseil d'&#201;tat avait point&#233; l'absence, dans une pr&#233;c&#233;dente version, de d&#233;finition des notions de &#171; plateforme &#187; et de &#171; r&#233;seau social &#187;, l'incompatibilit&#233; potentielle avec le droit de l'Union europ&#233;enne (UE) et les risques d'atteinte aux exigences de proportionnalit&#233;. Les parlementaires ont tent&#233; de colmater ces br&#232;ches au fil des amendements apport&#233;s au texte, qu'il s'agisse par exemple de passer d'une obligation pesant sur les plateformes &#224; une interdiction visant le mineur, de s'appuyer sur les d&#233;finitions emprunt&#233;es au droit de l'UE ou de pr&#233;voir le recours &#224; une approche par liste fix&#233;e par arr&#234;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le probl&#232;me est que ces approches ont pein&#233; &#224; appr&#233;hender leur objet. La loi risquait d'englober aussi bien des jeux vid&#233;o dot&#233;s de fonctionnalit&#233;s sociales que des messageries priv&#233;es d&#232;s lors qu'elles int&#232;grent des fonctions de diffusion, &#224; l'instar des &#171; cha&#238;nes &#187; WhatsApp. En cherchant &#224; interdire l'utilisation d'un outil difficile &#224; saisir juridiquement, le texte a fini par pr&#233;senter une architecture instable. Une interdiction mal pens&#233;e manque sa cible et ne produit pas les effets escompt&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Le risque d'empi&#232;tement sur le droit europ&#233;en&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;La r&#233;glementation europ&#233;enne a pes&#233; de mani&#232;re d&#233;cisive sur le processus l&#233;gislatif. Le r&#232;glement europ&#233;en sur les services num&#233;riques (DSA) proc&#232;de &#224; ce que l'on appelle une harmonisation maximale. Dans son champ, les &#201;tats ne peuvent ajouter d'obligations nationales &#224; la charge des plateformes. La protection des mineurs rel&#232;ve plus pr&#233;cis&#233;ment de son &lt;a href=&#034;https://digital-strategy.ec.europa.eu/fr/library/commission-publishes-guidelines-protection-minors&#034;&gt;article 28&lt;/a&gt;, pr&#233;cis&#233; par des lignes directrices. Avant m&#234;me la censure, la Commission europ&#233;enne avait rendu, le 6 juillet 2026, un &lt;a href=&#034;https://www.leclubdesjuristes.com/societe/numerique/majorite-numerique-bruxelles-met-un-coup-darret-au-parlement-francais-16906/&#034;&gt;avis circonstanci&#233;&lt;/a&gt; : sans contester le principe d'un &#226;ge minimal, elle jugeait que la loi empi&#233;tait sur le cadre de coop&#233;ration harmonis&#233; du DSA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le l&#233;gislateur s'est donc ex&#233;cut&#233; : il a expurg&#233; le texte des obligations qui pesaient sur les plateformes. &#192; l'issue de ce toilettage, la loi se contentait d'interdire l'acc&#232;s, sans organiser la moindre v&#233;rification ni pr&#233;voir de garanties. Ce qui rendait la loi compatible avec le droit de l'UE est donc pr&#233;cis&#233;ment ce qui l'a rendue contraire &#224; la Constitution : elle ne pouvait satisfaire les deux &#224; la fois.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Cibler les fonctionnalit&#233;s, non les services&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;C'est l&#224; que se joue l'avenir de la r&#233;gulation des r&#233;seaux sociaux et des plateformes en g&#233;n&#233;ral. Plut&#244;t que d'interdire une cat&#233;gorie instable et &#233;volutive par essence, il convient d'identifier et de hi&#233;rarchiser les risques r&#233;els, qui ne sont ni de m&#234;me nature ni de m&#234;me intensit&#233;. Le Conseil d'&#201;tat l'avait d'ailleurs soulign&#233; : une interdiction indistincte met sur le m&#234;me plan des r&#233;seaux aux effets d&#233;l&#233;t&#232;res document&#233;s (exposition &#224; des contenus nocifs, m&#233;caniques de captation de l'attention, risques de harc&#232;lement ou pr&#233;dation) et des services sans danger av&#233;r&#233;, tels des espaces collaboratifs &#233;ducatifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le droit europ&#233;en appr&#233;hende d&#233;j&#224; en partie ces enjeux. Les lignes directrices de l'article 28 du DSA imposent une s&#233;curit&#233; d&#232;s la conception et &#171; par d&#233;faut &#187;, et consid&#232;rent que les fonctionnalit&#233;s engendrant un usage excessif sont, en principe, d&#233;j&#224; prohib&#233;es. La piste la plus solide n'est donc pas d'exclure les mineurs en bloc, mais de neutraliser les fonctionnalit&#233;s toxiques pour &lt;em&gt;tous&lt;/em&gt; les utilisateurs et d'en moduler l'acc&#232;s selon l'&#226;ge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le sens du &lt;a href=&#034;https://commission.europa.eu/topics/digital-economy-and-society/special-panel_fr&#034;&gt;rapport d'experts remis &#224; la Commission europ&#233;enne en juillet 2026&lt;/a&gt;, qui recommande une interdiction avant 13 ans et un acc&#232;s encadr&#233;, sur des services &#171; s&#251;rs &#187; par d&#233;faut, jusqu'&#224; 18 ans, ou de &lt;a href=&#034;https://www.anses.fr/fr/content/securiser-les-usages-des-reseaux-sociaux-pour-proteger-la-sante-des-adolescents&#034;&gt;l'avis de l'Anses&lt;/a&gt;, pour qui seuls les r&#233;seaux respectant un cahier des charges technique devraient &#234;tre accessibles aux mineurs. Une telle approche prot&#232;ge sans priver purement et simplement les adolescents d'un espace de socialisation et d'information.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Encore faut-il que les plateformes jouent le jeu, ce dont on peut douter. Aux &#201;tats-Unis, &lt;a href=&#034;https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/les-enjeux/proces-meta-les-plateformes-vont-elles-changer-de-modele-9876724&#034;&gt;Meta est impliqu&#233; dans plusieurs contentieux&lt;/a&gt;. Une coalition d'&#201;tats f&#233;d&#233;r&#233;s accuse l'entreprise d'avoir con&#231;u ses services pour rendre les adolescents captifs. Les documents internes vers&#233;s aux d&#233;bats d&#233;peignent une entreprise qui, bien que consciente des dangers qu'elle suscite, n'a pas agi pour les pr&#233;venir. Confier la protection des plus vuln&#233;rables &#224; ceux dont le mod&#232;le &#233;conomique repose sur l'attention capt&#233;e ne saurait suffire.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Une d&#233;termination politique intacte&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;La censure n'a pas refroidi les promoteurs de la loi. La d&#233;put&#233;e d'Ensemble pour la R&#233;publique (EPR) Laure Miller a &lt;a href=&#034;https://www.rtl.fr/actu/politique/une-decision-a-contre-courant-sur-rtl-la-deputee-laure-miller-deplore-la-censure-de-l-interdiction-des-reseaux-sociaux-aux-moins-de-15-ans-par-le-conseil-constitutionnel-7900662247&#034;&gt;aussit&#244;t annonc&#233;&lt;/a&gt; vouloir relancer le processus l&#233;gislatif et rectifier le tir, au nom de la protection des enfants. Le chef de l'&#201;tat a charg&#233; le premier ministre S&#233;bastien Lecornu de &lt;a href=&#034;https://www.lemonde.fr/pixels/article/2026/08/14/l-interdiction-des-reseaux-sociaux-aux-moins-de-quinze-ans-censuree-par-le-conseil-constitutionnel_6746255_4408996.html?srsltid=AfmBOopKRMUYuUl_lB9wjZyPt0wsJQgdkFlGeRhCgCmibXUOmkaGmbFD&#034;&gt;pr&#233;parer un nouveau texte&lt;/a&gt; plus &#171; robuste &#187;. L'objectif semble &#234;tre de faire aboutir le projet avant la fin de l'actuel mandat pr&#233;sidentiel, tout en rejetant la responsabilit&#233; d'un &#233;ventuel &#233;chec sur le juge constitutionnel ou sur l'Union europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La France n'est pas seule &#224; (tenter de) l&#233;gif&#233;rer en la mati&#232;re. L'Australie a instaur&#233;, depuis d&#233;cembre 2025, une interdiction visant les utilisateurs de moins de 16 ans. Ainsi, &lt;a href=&#034;https://www.theguardian.com/australia-news/2026/jan/15/australia-u16-social-media-ban-millions-accounts-blocked&#034;&gt;4,7 millions de comptes ont &#233;t&#233; restreints&lt;/a&gt;, mais des &lt;a href=&#034;https://theconversation.com/more-than-80-of-kids-still-using-social-media-despite-ban-new-esafety-report-finds-288808&#034;&gt;contournements massifs&lt;/a&gt; rappellent que la fermeture de comptes ne traite pas les probl&#232;mes de fond. L'Espagne, l'Autriche, le Danemark, le Royaume-Uni ou la Gr&#232;ce l&#233;gif&#232;rent ou explorent cette possibilit&#233;. Du c&#244;t&#233; de la Commission europ&#233;enne, la pr&#233;sidente Ursula von der Leyen plaide pour un &lt;a href=&#034;https://fr.euronews.com/my-europe/2026/07/13/ursula-von-der-leyen-soutient-des-restrictions-adaptees-a-lage-sur-les-reseaux-sociaux&#034;&gt;approche concert&#233;e &#224; l'&#233;chelle de l'UE&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est peut-&#234;tre l&#224; que m&#232;ne la d&#233;cision rendue le 14 ao&#251;t par le Conseil constitutionnel. En rappelant qu'un &#201;tat seul ne peut ni d&#233;finir les r&#233;seaux sociaux ni organiser la v&#233;rification d'&#226;ge sans heurter le droit europ&#233;en, elle conforte, en creux, ceux qui plaident pour une r&#233;ponse europ&#233;enne. La question n'est plus de savoir s'il faut prot&#233;ger les enfants en ligne &#8211; le consensus existe &#8211;, mais de quelle mani&#232;re et avec quelle effectivit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.innovation-pedagogique.fr/local/cache-vignettes/L1xH1/count-6c5ead19-e8394.gif?1787470354' alt=&#034;The Conversation&#034; width='1' height='1' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;fine-print&#034;&gt;&lt;em&gt;&lt;span&gt;Val&#232;re Ndior est membre de l'Institut universitaire de France et dirige, &#224; l'Universit&#233; de Brest, un programme de recherche consacr&#233; aux r&#233;seaux sociaux (2022-2027). Ce dernier b&#233;n&#233;ficie d'une subvention publique. L'auteur ne re&#231;oit aucune instruction ni directive.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
