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	<title>Innovation P&#233;dagogique et transition</title>
	<link>https://www.innovation-pedagogique.fr/</link>
	<description>Un site participatif, lieu de partage et d'&#233;change autour des initiatives en transitions et des innovations p&#233;dagogiques dans l'enseignement sup&#233;rieur francophone.</description>
	<language>fr</language>
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		<title>Innovation P&#233;dagogique et transition</title>
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		<title>Lectrures : Les Territoires du vivant. Un manifeste bior&#233;gionaliste</title>
		<link>https://www.innovation-pedagogique.fr/article20189.html</link>
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		<dc:date>2024-10-28T08:08:27Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Louise Graf</dc:creator>



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&lt;p&gt;Un article repris de Vertigo, la revue &#233;lectronique en sciences de l'environnement, une publication sous licence CC by nc nd &lt;br class='autobr' /&gt;
Louise Graf, &#171; Les Territoires du vivant. Un manifeste bior&#233;gionaliste &#187;, VertigO - la revue &#233;lectronique en sciences de l'environnement [En ligne], Lectures, mis en ligne le 11 octobre 2024, consult&#233; le 27 octobre 2024. URL : http://journals.openedition.org/vertigo/45713 ; DOI : https://doi.org/10.4000/12ihs &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans Les Territoires du vivant, paru une premi&#232;re fois (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.innovation-pedagogique.fr/rubrique38.html" rel="directory"&gt;Enseigner la transition &#233;cologique&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Un &lt;a href=&#034;http://journals.openedition.org/vertigo/45713&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;article&lt;/a&gt; repris de &lt;a href=&#034;https://journals.openedition.org/vertigo/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Vertigo&lt;/a&gt;, la revue &#233;lectronique en sciences de l'environnement, une publication sous licence CC by nc nd &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Louise Graf, &#171; Les Territoires du vivant. Un manifeste bior&#233;gionaliste &#187;, VertigO - la revue &#233;lectronique en sciences de l'environnement [En ligne], Lectures, mis en ligne le 11 octobre 2024, consult&#233; le 27 octobre 2024. URL : &lt;a href=&#034;http://journals.openedition.org/vertigo/45713&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://journals.openedition.org/vertigo/45713&lt;/a&gt; ; DOI : &lt;a href=&#034;https://doi.org/10.4000/12ihs&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://doi.org/10.4000/12ihs&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans Les Territoires du vivant, paru une premi&#232;re fois en 2018 et r&#233;&#233;dit&#233; l'ann&#233;e derni&#232;re augment&#233; d'une postface, Mathias Rollot, docteur en architecture et enseignant-chercheur &#224; l'ENSA de Grenoble, s'int&#233;resse &#224; un impens&#233; de la th&#233;orie bior&#233;gionale : l'architecture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le bior&#233;gionalisme, en tant qu'approche &#233;cologique pr&#233;conisant une organisation des soci&#233;t&#233;s en fonction des sp&#233;cificit&#233;s culturelles et environnementales des territoires &#224; l'&#233;chelle locale, appara&#238;t, selon lui, comme une perspective de plus en plus pertinente pour appr&#233;hender la crise climatique actuelle. L'auteur avait d&#233;j&#224; contribu&#233; &#224; faire conna&#238;tre cette approche en France &#224; travers plusieurs publications&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Notamment Mathias Rollot et Marin Schaffner, Qu'est-ce qu'une bior&#233;gion ?, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et en traduisant Dwellers in the land (1985) de Kirkpatrick Sale, essayiste am&#233;ricain n&#233; en 1937, pionnier dans la d&#233;fense du mod&#232;le bior&#233;gional. Dans sa pr&#233;face &#224; l'&#233;dition fran&#231;aise, Mathias Rollot justifie le succ&#232;s r&#233;cent du concept de &#171; bior&#233;gion &#187; (Berg, 1978), plus encore que celui de d&#233;croissance, par le fait qu'il permet enfin de chercher des solutions orient&#233;es vers le non-humain, ce qui rattache le bior&#233;gionalisme au mouvement plus large de l'&#233;cologie profonde (Naess, 1973), moins anthropocentr&#233; que l'&#233;cologie classique mais consid&#233;rant plut&#244;t les besoins de la biosph&#232;re et d&#233;fendant la nature ind&#233;pendamment de son utilit&#233; pour l'humain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment penser l'architecture &#224; l'heure o&#249; les constructions nous semblent de plus en plus d&#233;contextualis&#233;es de la r&#233;alit&#233; culturelle et environnementale des territoires ? L'architecture peut-elle &#234;tre autrement qu'anthropocentr&#233;e ? L'ouvrage interroge notre mani&#232;re d'envisager la crise &#233;cologique et le r&#244;le de l'architecture dans l'approche bior&#233;gionale. &#192; la fois architecte et chercheur, Mathias Rollot livre une r&#233;flexion stimulante pour penser les enjeux &#224; venir, tout en nous pr&#233;venant de deux choses. D'abord, la potentielle r&#233;cup&#233;ration de certaines id&#233;es par les tenants d'une &#171; Nouvelle droite &#187; valorisant l'identit&#233; nationale et la terre, un culturalisme et un chauvinisme dont le bior&#233;gionalisme se d&#233;fend. Ensuite, de m&#233;priser ce qu'il peut y avoir d'utopique dans l'hypoth&#232;se bior&#233;gionale, rappelant au contraire la n&#233;cessit&#233; de penser l'utopie dans toute sa radicalit&#233;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Au sens d'Alice Carab&#233;dian dans Utopie radicale : par-del&#224; l'imaginaire des (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son introduction, Mathias Rollot d&#233;finit son texte comme &#171; une proposition th&#233;orique au service de l'action &#187; (p. 19), en r&#233;ponse au constat suivant : apr&#232;s avoir d&#233;truit, il va falloir reconstruire, sur le plan ontologique et sur le plan pratique, trouver une &#233;thique et une esth&#233;tique nouvelles. Sur un ton proph&#233;tique rappelant celui des th&#233;ories bior&#233;gionales du XXe si&#232;cle, l'auteur &#233;rige le bior&#233;gionalisme en nouvelle voie qui impose de &#171; consid&#233;rer pleinement qu'il ne saurait y avoir un comportement &#233;cologique universel unique &#187; (p. 21). En d'autres termes, les politiques &#233;cologiques n&#233;cessaires ne peuvent &#234;tre que des politiques bior&#233;gionales, localis&#233;es et sp&#233;cifi&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un tel contexte, pourquoi avons-nous encore besoin d'&#171; id&#233;aux architecturaux &#187; ? L'instabilit&#233; caract&#233;ristique de notre &#171; modernit&#233; liquide &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Mathias Rollot reprend souvent ce concept issu de la philosophie allemande (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; nous incite &#224; (re)chercher des rep&#232;res, qui seraient aussi des repaires : qu'elle soit &#171; &#233;difice &#187;, &#171; discipline &#187;, &#171; &#233;thique partag&#233;e &#187; ou &#171; action &#187; (p. 30), l'architecture se pr&#233;sente alors comme &#171; opportunit&#233; de lutte contre l'absurdit&#233; moderne &#187; (p. 31). En tant qu'&#233;difice, l'architecture oppose sa pr&#233;sence physique au tout-num&#233;rique mais demeure pourtant, dans sa forme actuelle, archa&#239;que, ne r&#233;pondant plus ad&#233;quatement &#224; nos besoins corporels et mentaux. L'architecture, qui rel&#232;verait d'un &#171; contrat social, tant &#233;thique qu'esth&#233;tique &#187; (p. 40) m&#233;rite d'&#234;tre repens&#233;e, autant dans l'enseignement de la discipline que dans sa pratique. Selon Mathias Rollot, cet imp&#233;ratif implique la red&#233;finition suivante de l'architecture : &#171; L'architecture est l'art de penser et d'organiser les relations entre humains et non-humain en un point g&#233;ographique donn&#233; &#187; (p. 45). Cette d&#233;finition recentre le r&#244;le de la construction sur la m&#233;diation entre l'humain et le non-humain, le vivant et le non-vivant, et vise &#224; mobiliser l'architecture pour r&#233;pondre aux enjeux environnementaux en la sortant des sph&#232;res cloisonn&#233;es de l'art et de la technique (chapitre 3).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La deuxi&#232;me partie de l'ouvrage examine la notion de &#171; post-architecture &#187; qui accompagne la catastrophe climatique. L'&#232;re post-architecturale se manifeste lorsque les espaces construits semblent d&#233;serts, malgr&#233; la prolif&#233;ration des &#233;difices. Ce ph&#233;nom&#232;ne refl&#232;te un sentiment croissant de d&#233;connexion entre les implantations humaines et les territoires, d&#251; &#224; l'uniformit&#233; du b&#226;ti. La post-architecture c'est aussi l'av&#232;nement des ville intelligentes (smarts cities en anglais) et des espaces jetables (junk spaces en anglais), lieux sur-planifi&#233;s, d&#233;connect&#233;s des &#233;cosyst&#232;mes locaux, accentuant les in&#233;galit&#233;s sociales et environnementales. Pour repenser nos mani&#232;res de vivre et de construire, il faudrait alors emprunter la voie &#171; de l'&#233;quilibre et de la mesure, celle de l'articulation entre le local et le mondial, entre humanit&#233; et milieux naturels, entre autonomie et interd&#233;pendance &#187; (p. 79). En outre, contrairement &#224; l'&#233;cologie politique, le bior&#233;gionalisme pr&#233;conise une organisation fond&#233;e exclusivement sur les caract&#233;ristiques culturelles et &#233;cologiques des territoires, sans se r&#233;f&#233;rer &#224; une analyse plus globale des structures politiques et &#233;conomiques qui les r&#233;gissent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La troisi&#232;me partie, &#171; L'opportunit&#233; bior&#233;gionale &#187; (p. 81), insiste sur la difficult&#233; d'aborder la catastrophe climatique car celle-ci fait jouer des &#233;v&#232;nements supraliminaires&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;D&#233;finis par G&#252;nther Anders dans Et si je suis d&#233;sesp&#233;r&#233;, que voulez-vous que (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; : pour la saisir, l'humain ne peut agir qu'&#224; son &#233;chelle. Ainsi, une architecture bior&#233;gionale lui offrirait la possibilit&#233; de se reconnecter au territoire qu'il habite, plut&#244;t que de demeurer &#233;tranger &#224; celui-ci, permettant d'&#171; en-visager &#187; (p. 108) de nouveau le monde, de le r&#233;-incarner &#171; en questionnant le sens de la construction, et en retrouvant &#233;ventuellement les raisons et les modalit&#233;s de la construction du b&#226;ti vernaculaire ; ou encore en inventant des alliances in&#233;dites entre fonctionnements &#233;cosyst&#233;miques et soci&#233;t&#233;s humaines &#187; (p. 108). De quelle r&#233;volution architecturale s'agit-il alors ? Celle d'une architecture non anthropocentr&#233;e, enrichie des id&#233;es de l'&#233;cologie et de la philosophie, concevant des installations durables faites de diff&#233;rents h&#233;ritages, sans chercher &#224; faire table rase, reposant sur un r&#233;seau de mobilit&#233;s douces et offrant un espace &#224; la spontan&#233;it&#233;. L'architecture bior&#233;gionale sera &#233;galement tourn&#233;e vers les fili&#232;res locales et artisanales, accordant aux territoires une autonomie &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, les derni&#232;res pages de l'ouvrage questionnent l'existence potentielle d'&#171; esth&#233;tiques bior&#233;gionales &#187; (p. 144). &#192; l'appui des th&#233;ories de Georg Simmel ou Hannah Arendt, l'auteur rappelle que le go&#251;t en esth&#233;tique est toujours li&#233; &#224; des convictions politiques et existentielles. D&#232;s lors, dans une esth&#233;tique bior&#233;gionale, le go&#251;t ne saurait &#234;tre seulement relatif &#224; une philosophie humaine : il faudrait consid&#233;rer des th&#233;ories esth&#233;tiques plus aptes &#224; prendre en compte l'enti&#232;ret&#233; du monde, humain et non-humain, voire envisager une nouvelle &#171; symbolique partag&#233;e &#187; (p. 149). Cependant, aucun style bior&#233;gional n'est clairement d&#233;fini dans l'ouvrage, car il s'agit pr&#233;cis&#233;ment selon Mathias Rollot de favoriser la libre expression de la spontan&#233;it&#233; du vivant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le livre a le m&#233;rite de s'appuyer sur une large litt&#233;rature interdisciplinaire, citant &#224; la fois des penseur-se-s de l'&#233;cologie, des philosophes, des g&#233;ographes et historien-ne-s et des architectes modernes sensibles &#224; des pr&#233;occupations similaires comme Frank Lloyd Wright et Alvar Aalto, mais aussi des architectes contemporains comme Simon Teyssou, devenu depuis laur&#233;at du Prix d'Urbanisme 2023, pr&#233;sent&#233; comme l'exemple d'une architecture bior&#233;gionale possible. Alternant entre constats d&#233;senchant&#233;s et perspectives vivifiantes, Les Territoires du vivant propose un &#233;clairage historique et philosophique sur les notions de l'&#233;cologie bior&#233;gionale, ainsi qu'une approche critique des constructions modernes, dans une perspective &#224; la fois novatrice et n&#233;cessaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bibliographie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Anders G., David C. (trad), 2022, Et si je suis d&#233;sesp&#233;r&#233;, que voulez-vous que j'y fasse ?, Allia, Paris, 96 p.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Berg P., 1978, Re-inhabiting a Separate Country : A bioregional Anthology of Northern California, Planet Drum Books, San Francisco, 220 p.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Carab&#233;dian A., 2022, Utopie radicale : par-del&#224; l'imaginaire des cabanes et des ruines, &#201;ditions du Seuil, Paris, 160 p.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Naess A., 1973, The Shallow and the Deep, Long-Range Ecology Movements, Inquiry, 16, p. 95 - 100.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rollot M., Schaffner M., 2021, Qu'est-ce qu'une bior&#233;gion ?, &#201;ditions Wildproject, Marseille, 152 p.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sale K., 1985, Dwellers in the land : The Bioregional Vision, Sierra Club Books, San Francisco, 228 p.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Notamment Mathias Rollot et Marin Schaffner, Qu'est-ce qu'une bior&#233;gion ?, illustr&#233; par Emmanuel Constant&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Au sens d'Alice Carab&#233;dian dans Utopie radicale : par-del&#224; l'imaginaire des cabanes et des ruines, cit&#233;e par l'auteur, c'est &#224;-dire des utopies radicales &#224; hauteur de l'ampleur des d&#233;sastres pr&#233;sents et futurs.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Mathias Rollot reprend souvent ce concept issu de la philosophie allemande contemporaine, notamment chez Zygmunt Bauman, pour d&#233;crire une nouvelle phase de la modernit&#233; marqu&#233;e par une grande instabilit&#233; due aux changements rapides.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;D&#233;finis par G&#252;nther Anders dans Et si je suis d&#233;sesp&#233;r&#233;, que voulez-vous que j'y fasse ? comme des &#233;v&#233;nements tellement d&#233;mesur&#233;s qu'ils &#233;chappent &#224; une r&#233;elle appr&#233;hension.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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