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	<title>Innovation P&#233;dagogique et transition</title>
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	<description>Un site participatif, lieu de partage et d'&#233;change autour des initiatives en transitions et des innovations p&#233;dagogiques dans l'enseignement sup&#233;rieur francophone.</description>
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		<title>Innovation P&#233;dagogique et transition</title>
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		<title>Enseigner des habilet&#233;s gymniques pour la performance de haut niveau Se rendre signifiantes les r&#233;alisations des gymnastes au moyen de structures cognitives m&#233;taphoriques</title>
		<link>https://www.innovation-pedagogique.fr/article11796.html</link>
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		<dc:date>2022-04-08T06:27:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Cathy Rolland</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.innovation-pedagogique.fr/IMG/png/biennale2021.png' align=&#034;right&#034; height=&#034;70&#034; width=&#034;70&#034;&gt;Notre contribution vise, &#224; partir d'une &#233;tude empirique, &#224; alimenter les discussions relatives aux &#233;laborations cognitives qui s'expriment au cours d'une activit&#233; professionnelle. La recherche a pr&#233;cis&#233;ment port&#233; sur les pratiques d'entra&#238;neurs experts en gymnastique artistique en visant la compr&#233;hension des connaissances qui leur permettent d'intervenir aupr&#232;s des gymnastes afin d'am&#233;liorer leur r&#233;alisation des habilet&#233;s gymniques dans une perspective de performance sportive.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.innovation-pedagogique.fr/rubrique54.html" rel="directory"&gt;Biennale de l'&#233;ducation&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_7578 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;https://labiennale-education.eu&#034; class=&#034;spip_out spip_doc_lien&#034;&gt; &lt;img src='https://www.innovation-pedagogique.fr/local/cache-vignettes/L500xH46/bandeautitrebiennale-11-8da7f.png?1649399289' width='500' height='46' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&#034;center text-center&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rolland Cathy&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Universit&#233; Clermont Auvergne, laboratoire Activit&#233;, Connaissance, Transmission, &#201;ducation, F-63000 Clermont-Ferrand, France.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Cathy.rolland@uca.fr&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1. Introduction&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre contribution vise, &#224; partir d'une &#233;tude empirique, &#224; alimenter les discussions relatives aux &#233;laborations cognitives qui s'expriment au cours d'une activit&#233; professionnelle. La recherche a pr&#233;cis&#233;ment port&#233; sur les pratiques d'entra&#238;neurs experts en gymnastique artistique en visant la compr&#233;hension des connaissances qui leur permettent d'intervenir aupr&#232;s des gymnastes afin d'am&#233;liorer leur r&#233;alisation des habilet&#233;s gymniques dans une perspective de performance sportive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1.1. De repr&#233;sentations de probl&#232;mes r&#233;ifi&#233;s &#224; des repr&#233;sentations fonctionnelles &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'activit&#233; humaine est fondamentalement cognitive dans la mesure o&#249; elle mobilise et construit des connaissances (Theureau, 2015). Cette consid&#233;ration largement partag&#233;e s'accompagne d'une difficult&#233; &#224; clarifier le statut ontologique de ces connaissances, &#224; rendre compte de leurs fondements en lien avec l'engagement pratique (et non contemplatif) des acteurs. Cette difficult&#233; est manifeste dans la terminologie employ&#233;e pour en rendre compte : savoirs d'action, savoirs pratiques (Barbier, 1996), qui fait voisiner l'activit&#233; effective dans son expression observable et ce qui la sous-tend cognitivement. Comment d&#233;crire ces connaissances en conciliant leur manifestation &#233;ph&#233;m&#232;re, ponctuelle dans des activit&#233;s &lt;i&gt;in situ&lt;/i&gt; n&#233;cessairement idiosyncrasiques, et leur persistance plus ou moins p&#233;renne comme ressources individuelles ?&lt;strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;Les approches cognitivistes (et plus particuli&#232;rement computationnelle) pensent les relations entre connaissance et action de mani&#232;re disjointe. &#201;labor&#233;e par analogie avec le fonctionnement des ordinateurs, la th&#233;orie computationnelle envisage la cognition comme un syst&#232;me algorithmique dont les processus consistent en des manipulations de symboles mentaux et aboutissent au d&#233;clenchement de l'action. Ainsi, l'action efficace rel&#232;ve d'un processus calculatoire qui mobilise en amont des repr&#233;sentations fid&#232;les d'un &#233;tat du monde, consid&#233;r&#233; porteur de propri&#233;t&#233;s en propre. Ce sch&#233;ma lin&#233;aire du fonctionnement cognitif avec une cognition centrale articulant la perception et l'action, instaure une c&#233;sure entre le fonctionnement cognitif et la structure de l'action r&#233;alis&#233;e dans le monde en temps r&#233;el (Steiner, 2008). La cognition est consid&#233;r&#233;e comme un syst&#232;me de r&#233;solutions de probl&#232;mes pr&#233;d&#233;finis, pos&#233;s de l'ext&#233;rieur. Cette mod&#233;lisation proc&#232;de d'une lecture s&#233;mantique de l'activit&#233; de ce syst&#232;me : elle met en lumi&#232;re un point de vue pertinent pour un observateur omniscient et non pour le syst&#232;me lui-m&#234;me (Peschard, 2004).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En rupture avec ces approches qui r&#233;duisent les situations d'intervention &#224; des probl&#232;mes pr&#233;d&#233;finis et l'activit&#233; des professionnels &#224; l'acquisition de &#171; comp&#233;tences constitu&#233;es, stabilis&#233;es et circonscrites &#187; (Weill-Fassina, Rabardel, &amp; Dubois, 1993), des perspectives scientifiques s'attachent &#224; consid&#233;rer la complexit&#233; des situations et la diversit&#233; des conduites adaptatives possibles. Elles s'appuient sur une distinction embl&#233;matique entre activit&#233; prescrite et activit&#233; r&#233;elle (Amalberti, De Montmollin, &amp; Theureau, 1991 ; Clot, 1999 ; Leplat, 1997), cette derni&#232;re ne pouvant &#234;tre saisie &#224; partir de cadres normatifs, de proc&#233;dures &lt;i&gt;ad hoc&lt;/i&gt;. L'activit&#233; est suppos&#233;e construire des repr&#233;sentations que Penelaud (2010) qualifie de &lt;i&gt;fonctionnelles&lt;/i&gt;, &#233;voquant les concepts d'&lt;i&gt;image op&#233;rative&lt;/i&gt; (Ochanine, 1981), de &lt;i&gt;repr&#233;sentation occurrente&lt;/i&gt; (Amalberti &amp; Hoc, 1998) ou encore de &lt;i&gt;repr&#233;sentation fonctionnelle&lt;/i&gt; (Leplat, 1985). Ces repr&#233;sentations sont d&#233;finies comme des &#171; constructions circonstancielles faites dans un contexte particulier &#224; des fins sp&#233;cifiques &#187; (Richard, 1990, p. 36). La notion de &lt;i&gt;repr&#233;sentations pour l'action&lt;/i&gt; renvoie &#224; l'id&#233;e que les activit&#233;s repr&#233;sentatives s'&#233;laborent dans la dynamique des actions, en fonction de la finalisation vis&#233;e par l'acteur pour l'utilisation, l'organisation et les transformations de la situation (Weill-Fassina, Rabardel, &amp; Dubois, 1993). Ainsi, les connaissances mises en jeu dans l'action sont consid&#233;r&#233;es comme des construits mentaux, des mod&#232;les ou structures internes m&#233;moris&#233;es qui ne r&#233;sultent pas de simples activit&#233;s contemplatives mais d'un ajustement pratique &#224; des situations particuli&#232;res. Par exemple, la th&#233;orie des mod&#232;les mentaux d&#233;velopp&#233;e par Johnson-Laird (1983) propose un cadre explicatif de tels processus mentaux, particuli&#232;rement adapt&#233; &#224; la compr&#233;hension de la r&#233;solution de probl&#232;mes pratiques in&#233;dits, impr&#233;visibles. L'&#233;laboration du mod&#232;le int&#232;gre le processus d'&#233;mergence de nouvelles unit&#233;s conceptuelles (lorsque celles disponibles s'av&#232;rent inadapt&#233;es) et donc l'apprentissage par recombinaison de ses constituants. Les cat&#233;gories cr&#233;&#233;es affinent ainsi le mod&#232;le (Holland, Holyoak, Nisbett, &amp; Thagard, 1986). En tant que processus, le mod&#232;le mental organise ainsi l'activit&#233; cognitive sans la r&#233;duire &#224; une simple mobilisation de connaissances m&#233;moris&#233;es, mais en permettant l'&#233;laboration de r&#233;ponses uniques adapt&#233;es &#224; la sp&#233;cificit&#233; de la situation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que reposant sur l'hypoth&#232;se de la construction d'une repr&#233;sentation analogique de la situation pr&#233;sente &#224; partir d'un traitement des informations qualifi&#233; de &lt;i&gt;bottom-up&lt;/i&gt; (de bas en haut), la th&#233;orie des mod&#232;les mentaux appara&#238;t incompatible pour Barsalou (2008) avec les th&#233;ories de la cognition ancr&#233;e, dans la mesure o&#249; ils s'appuient en partie sur des repr&#233;sentations amodales, c'est-&#224;-dire ind&#233;pendantes de l'activation de constituants sensoriels, moteurs et &#233;motionnels. Mobilis&#233;es dans le domaine de l'analyse des pratiques professionnelles, ces approches d'ob&#233;dience cognitiviste, tendent &#224; r&#233;ifier la connaissance, &#224; la concevoir comme reflet psychique plus ou moins d&#233;form&#233; des propri&#233;t&#233;s du monde, ainsi s&#233;parable de l'aspect unitaire de l'exp&#233;rience des acteurs. Elles offrent une perspective qui s&#233;pare la cognition de l'action et ses ancrages contextuel et incarn&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1.2. Une approche anthropo-ph&#233;nom&#233;nologique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La compr&#233;hension des pratiques professionnelles a pris une orientation anthropo-ph&#233;nom&#233;nologique avec des approches vari&#233;es telles que l'anthropologie ou l'ergonomie cognitives (Theureau, 2004), la didactique professionnelle (Pastr&#233;, 2011a), la clinique de l'activit&#233; (Clot, 2008), qui partagent une &#171; entr&#233;e activit&#233; &#187; (Barbier &amp; Durand, 2003).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exp&#233;rience v&#233;cue par les professionnels dans les situations concr&#232;tes et ordinaires de travail en constitue l'objet central. En effet, la situation professionnelle et l'activit&#233; qui y est d&#233;ploy&#233;e sont consid&#233;r&#233;es au travers du prisme exp&#233;rientiel des acteurs. Ainsi, l'activit&#233; des sujets est un ajustement dynamique &#224; ce qui est signifiant pour eux et s'accompagne conjointement d'une transformation de leur cognition. Leurs pouvoirs d'agir en situation r&#233;v&#232;lent l'ancrage exp&#233;rientiel d'une connaissance model&#233;e par l'interaction corporelle sensible &#224; la situation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cadre th&#233;orique de l'&#233;naction (Varela, 1989 ; Varela, Thompson &amp; Rosch, 1993 ; Maturana &amp; Varela, 1994) que nous avons adopt&#233; offre un mod&#232;le de relation du sujet &#224; l'environnement qui ne d&#233;finit pas &lt;i&gt;a priori&lt;/i&gt; ce que sont les processus cognitifs mis en jeu au fil de cette relation. Elle fonde le postulat selon lequel &#171; &lt;i&gt;la connaissance ne pr&#233;-existe pas en un seul lieu ou une forme singuli&#232;re ; elle est &#224; chaque fois &#233;nact&#233;e dans des situations particuli&#232;res&lt;/i&gt; &#187; ((Varela, Thompson &amp; Rosch, 1993, p. 243). Cette position th&#233;orique a orient&#233; les travaux vers l'&#233;tude de la dynamique exp&#233;rientielle des acteurs en situation concr&#232;te. Conjointement, elle est &#224; l'origine d'une difficult&#233; rencontr&#233;e par les th&#233;oriciens : rendre compte de la dimension &#233;mergente et ajust&#233;e de la cognition aux contingences des situations, et tout &#224; la fois de son lien aux exp&#233;riences ant&#233;rieures v&#233;cues. Pens&#233;e de fa&#231;on radicale, la dimension d'&#233;mergence dynamique tend &#224; effacer du paysage cognitif toute stabilisation repr&#233;sentationnelle, arri&#232;re-plan de d&#233;j&#224;-l&#224;, de s&#233;dimentation historique de l'exp&#233;rience.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2.	Ancrages th&#233;oriques&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le paradigme de l'enaction offre un cadrage th&#233;orique de la connaissance ouvert &#224; la dimension exp&#233;rientielle, permettant d'&#233;tudier l'exp&#233;rience professionnelle des entra&#238;neurs experts lorsqu'ils guident les apprentissages des gymnastes. Plus pr&#233;cis&#233;ment, il s'agit de saisir leur activit&#233; d'observation des r&#233;alisations des gymnastes lorsqu'ils s'exercent sur les agr&#232;s et leur activit&#233; d'intervention aupr&#232;s d'eux destin&#233;e &#224; orienter leur pratique vers les transformations attendues, en termes de significations qu'elles ont pour eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette th&#233;orie de la cognition qu'est l'enaction envisage le processus cognitif non plus comme la mise en relation des deux p&#244;les pr&#233;d&#233;finis que sont le sujet et l'objet (Peschard, 2004), mais comme la constitution mutuelle (au travers du couplage structurel) d'un syst&#232;me vivant et de l'environnement qu'il se donne (Varela, 1989). L'environnement &#233;nact&#233;, d&#233;fini par l'organisme, est un monde de significations, un domaine cognitif qui lui est propre. Son &#233;mergence est une cons&#233;quence de l'hypoth&#232;se forte de ce paradigme : l'autopo&#239;&#232;se (Maturana &amp; Varela, 1994). Les &#234;tres vivants sont envisag&#233;s comme des unit&#233;s syst&#233;miques d&#233;pendant de leur structure, des relations entre leurs constituants. Ils constituent ainsi des domaines relationnels, des zones de perturbations qui les affectent et auxquels ils s'adaptent pour assurer la viabilit&#233; de leur structure. Ces adaptations engendrent une transformation conjointe de cette structure en tant que sujet, et du monde qu'elle conna&#238;t. La cognition renvoie ainsi &#224; l'exercice d'un savoir-faire qui s'exprime dans des actions situ&#233;es et incarn&#233;es (Varela, Thompson &amp; Rosch, 1993). Ces couplages structurels, port&#233;s par les capacit&#233;s sensori-motrices, l'histoire des interactions pass&#233;es, mais aussi les sp&#233;cificit&#233;s des contextes culturels et des &#233;v&#233;nements qui s'y d&#233;roulent, donnent lieu &#224; une dynamique d'exp&#233;riences, &#224; un flux de construction de perspectives signifiantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3.	M&#233;thodes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3.1. Construction des mat&#233;riaux &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la mesure o&#249; l'exp&#233;rience de travail renvoie &#224; la transformation conjointe des sujets et de leurs activit&#233;s (Barbier &amp; al., 2020), son analyse suppose la description de la dynamique des activit&#233;s dans ses dimensions observable et v&#233;cue par les acteurs eux-m&#234;mes. Dans leur dimension comportementale, les actions d&#233;crites concernent les interactions avec les gymnastes destin&#233;es &#224; accompagner leurs apprentissages et am&#233;liorer leurs r&#233;alisations d'habilet&#233;s gymniques (adresses verbales sous forme d'injonctions, d'explications, gestes impliquant tout ou parties du corps, manipulation corporelle des gymnastes, placements et d&#233;placements par rapport au gymnaste pour observer ses productions motrices, etc.). Ces interactions dynamiques, incarn&#233;es et sensibles s'accompagnent d'exp&#233;riences perceptives qui sont &#233;nigmatiques pour le chercheur. Que per&#231;oivent les entra&#238;neurs des actions motrices fugaces et complexes des gymnastes lorsqu'ils cherchent &#224; perfectionner ces derni&#232;res ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Afin de saisir ces exp&#233;riences perceptives, des entretiens d'explicitation ont &#233;t&#233; provoqu&#233;s, destin&#233;s &#224; construire des donn&#233;es en deuxi&#232;me personne (Vermersch, 1994) qui rel&#232;vent de ce que peut comprendre le chercheur de l'exp&#233;rience subjective des entra&#238;neurs, de son point de vue en premi&#232;re personne, grammaticalement exprim&#233;e en &#171; Je &#187; (Petitmengin, 2006, p. 3). L'exp&#233;rience de terrain propre &#224; la d&#233;marche anthropologique a offert l'opportunit&#233; de co-construire en situation des interactions dialogiques originales fond&#233;es sur des explicitations situ&#233;es (Filliettaz, 2011), qui consistent en une production discursive des entra&#238;neurs adress&#233;e au chercheur dans le d&#233;roul&#233; de son activit&#233;. Cette modalit&#233; d'interactions dialogiques a &#233;t&#233; exploit&#233;e pour instituer une m&#233;thodologie originale d'entretien ax&#233;e sur une &#171; instruction situ&#233;e au pair &#187; (Rolland, 2018). Elle offre des engagements conjoints d'activit&#233;s, dans lesquels le chercheur (reconnu comme pair mais en position d'asym&#233;trie de connaissances concernant l'enseignement des habilet&#233;s concern&#233;es) s'engage dans une activit&#233; d'apprentissage de ce que l'entra&#238;neur lui explicite de ce qu'il per&#231;oit et fait aupr&#232;s des gymnastes. Cette construction intersubjective de mat&#233;riaux de significations porte sur des activit&#233;s d'enseignement en contexte dont les protagonistes font l'exp&#233;rience par leur pr&#233;sence corporelle respective dans les situations r&#233;elles. L'engagement authentique du chercheur pour saisir l'activit&#233; en cours encourage les entra&#238;neurs &#224; fouiller leurs exp&#233;riences et d&#233;tailler plus finement les descriptions qu'il lui adresse. Pour autant, le d&#233;cours de l'activit&#233; d'enseignement n'est pas interrompu par le chercheur et l'entra&#238;neur est libre de d&#233;clencher les &#233;changes quand cela lui para&#238;t opportun. Des entretiens post-s&#233;quences d'entra&#238;nement permettent de compl&#233;ter les explicitations spontan&#233;es adress&#233;es dans la dynamique de l'activit&#233; d'enseignement d'une habilet&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les participants sont dix-sept entra&#238;neurs (cinq femmes et douze hommes) reconnus comme experts dans la formation des gymnastes au sein de la communaut&#233; f&#233;d&#233;rale ; ils exercent au sein de p&#244;les France d'entra&#238;nement de la F&#233;d&#233;ration Fran&#231;aise de Gymnastique ou de clubs de niveau national. Le suivi de leurs activit&#233;s sur plusieurs ann&#233;es, et les conditions vari&#233;es d'investigation (gymnastes, habilet&#233;s, p&#233;riodes d'entra&#238;nement, etc.) a offert les conditions d'une compr&#233;hension de l'activit&#233; des entra&#238;neurs, &#224; partir de 200 s&#233;quences d'intervention d&#233;crites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3.2. Traitement des mat&#233;riaux&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mat&#233;riaux descriptifs font l'objet d'une analyse qualitative inductive qui ne dissocie pas les &#233;l&#233;ments significatifs explicit&#233;s des actions effectivement r&#233;alis&#233;es dans les contextes singuliers d'intervention. L'analyse s'est ainsi inspir&#233;e de l'approche de la &lt;i&gt;grounded theory&lt;/i&gt; (Glaser &amp; Strauss, 1992), afin de d&#233;voiler les cat&#233;gories indig&#232;nes des entra&#238;neurs en sp&#233;cifiant les conditions sous lesquelles elles sont invoqu&#233;es et sp&#233;cifi&#233;es, et sans leur imposer des cadres explicatifs surplombants. La m&#233;thode de comparaison continue (Strauss, 1992) a &#233;t&#233; mobilis&#233;e afin de raffiner progressivement les cat&#233;gories permettant de rendre compte des diff&#233;rentes occurrences. Un syst&#232;me th&#233;orique plausible, coh&#233;rent et dense s'est ainsi progressivement construit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4.	R&#233;sultats&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En situation d'enseignement des habilet&#233;s, les entra&#238;neurs alternent entre des activit&#233;s d'exploration des r&#233;alisations motrices&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les expressions indig&#232;nes utilis&#233;es par les entra&#238;neurs pour qualifier (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; des gymnastes et d'interventions aupr&#232;s d'eux destin&#233;es &#224; r&#233;guler&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; On parle de r&#233;gulation lorsque la reprise A' de l'action A est modifi&#233;e (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; leurs essais successifs. Ces interventions, principalement individualis&#233;es, prennent la forme d'adresses verbales (injonctions concomitantes ou post&#233;rieures &#224; la r&#233;alisation, explications, descriptions du mouvement effectivement r&#233;alis&#233; ou attendu), de manipulations corporelles des gymnastes (arr&#234;t dans une position, accompagnement du mouvement), de modifications du dispositif de pratique (ajout, d&#233;placement de mat&#233;riel, apport d'une aide humaine, etc.), de descriptions mim&#233;es (avec le corps, les avant-bras et/ou les mains) du mouvement r&#233;alis&#233; ou attendu. Elles mettent en exergue, comme le souligne Papin (2008), le d&#233;calage entre les productions observ&#233;es par l'entra&#238;neur et celles attendues : &#171; &lt;i&gt;la t&#234;te en bas, ce n'est pas possible&lt;/i&gt; &#187; (entra&#238;neur A), &#171; &lt;i&gt;corrige ton &#233;paule droite&lt;/i&gt; &#187; (entra&#238;neur D), &#171; &lt;i&gt;l&#224;, c'est un petit peu trop t&#244;t &lt;/i&gt; &#187; (Entra&#238;neur L). Elles manifestent ainsi une intelligence pratique (Dessors, 2009) que nous nous attachons &#224; caract&#233;riser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4.1. Un engagement corporel n&#233;cessaire aupr&#232;s des gymnastes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Guider l'activit&#233; d'apprentissage des gymnastes suppose pour les entra&#238;neurs qu'ils puissent orienter leurs tentatives successives de r&#233;alisation de mani&#232;re efficiente. L'enjeu consiste &#224; permettre l'&#233;mergence de progr&#232;s en limitant les r&#233;p&#233;titions, l'engagement physique des gymnastes, source potentiel de blessures physiques. Conjointement, il s'agit de veiller &#224; la qualit&#233; des techniques motrices de mani&#232;re &#224; pouvoir les exploiter dans une formation gymnique &#224; long terme, n&#233;cessitant de complexifier les acquisitions initiales. Pour ce faire, les entra&#238;neurs experts veillent &#224; circonscrire l'objet de leurs interventions de mani&#232;re &#224; engager les gymnastes dans une voie de recherche de transformations bien cibl&#233;e. Ils peuvent ainsi insister vivement aupr&#232;s des gymnastes de fa&#231;on &#224; ce que ceux-ci manifestent des changements plus ou moins notables en direction des objectifs vis&#233;s : &#171; &lt;i&gt;Tu n'essaies pas de changer ; Qu'est-ce que je t'ai demand&#233;&lt;/i&gt; &lt;i&gt; ?&lt;/i&gt; &#187; (Entra&#238;neur G &#224; un gymnaste).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Afin de cadrer ces engagements conjoints d'activit&#233;s, les entra&#238;neurs cherchent &#224; se rendre intelligibles leurs r&#233;alisations, autrement dit &#224; rep&#233;rer ce qui dans l'activit&#233; motrice des gymnastes m&#233;rite d'&#234;tre am&#233;lior&#233; au service d'une recherche de performance sportive &#224; court, moyen et long terme. Leur engagement corporel en situation fonde la construction de ph&#233;nom&#232;nes perceptifs signifiants pour eux. Ils observent visuellement les gymnastes selon des positionnements judicieusement choisis ; ils &#233;coutent leurs interactions avec le mat&#233;riel (des frappes s&#232;ches et appuy&#233;es, des successions rythm&#233;es d'appui, etc.) ; ils manipulent leur corps en mouvement et per&#231;oivent des r&#233;sistances, des poids, des all&#232;gements, des orientations spatiales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pertinence pragmatique de ces ph&#233;nom&#232;nes perceptifs s'affine au cours des interactions d'enseignement-apprentissage avec les gymnastes, &#224; condition que ces derniers soient enr&#244;l&#233;s dans une recherche conjointe de transformation de leur activit&#233; motrice selon les indications successives fournies par l'entra&#238;neur. Cet engagement conjoint permet &#224; l'entra&#238;neur d'appr&#233;cier l'efficience de ses connaissances et de les ajuster aux circonstances particuli&#232;res d'intervention. En effet, l'activit&#233; d'enseignement d'une m&#234;me habilet&#233; diverge en fonction des caract&#233;ristiques singuli&#232;res des gymnastes (leurs qualit&#233;s physiques, leur parcours sportif par exemple), des circonstances locales (moment dans la pr&#233;paration de la saison ou la carri&#232;re sportive par exemple), etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4.2. Des ph&#233;nom&#232;nes perceptifs parcellaires et unifi&#233;s&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les ph&#233;nom&#232;nes perceptifs qui &#233;mergent en situation portent sur des s&#233;quences discr&#232;tes du mouvement, des portions distinctes fr&#233;quemment nomm&#233;es &#171; &lt;i&gt;Phases de Placement&lt;/i&gt; &#187; dans la communaut&#233; des entra&#238;neurs. Cette appellation, pourtant partag&#233;e, rend compte d'une cat&#233;gorie indig&#232;ne qui n'a pas fait l'objet de formalisations th&#233;oriques dans les ouvrages de r&#233;f&#233;rence relatifs &#224; l'entra&#238;nement sportif en gymnastique. Elle est celle des praticiens et est donc fond&#233;e sur une logique op&#233;ratoire d'enseignement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sa pertinence fonctionnelle provient du fait qu'elle constitue pour le couple enseignant-gymnaste une unit&#233; d'action partag&#233;e. L'attention des deux protagonistes est donc focalis&#233;e sur le perfectionnement de certaines des phases de l'habilet&#233;. Perfectionner la r&#233;alisation d'une phase consiste en deux exigences &#224; concilier : a) donner &#224; voir &#224; l'entra&#238;neur, &#224; un instant t de la r&#233;alisation, un placement particulier de son corps, des diff&#233;rentes entit&#233;s corporelles les unes par rapport aux autres, selon un positionnement dans l'espace d'&#233;volution ; b) assurer la continuit&#233; du mouvement, c'est-&#224;-dire la transition efficiente avec les phases qui la pr&#233;c&#232;de et la suive. En cons&#233;quence, les qualit&#233;s perceptives assign&#233;es aux phases par les entra&#238;neurs portent sur des propri&#233;t&#233;s g&#233;om&#233;triques (les formes g&#233;om&#233;triques dessin&#233;es par le placement d'entit&#233;s corporelles les unes par rapport aux autres), des propri&#233;t&#233;s topologiques (la position spatiale de la forme corporelle dans l'espace de travail), des propri&#233;t&#233;s micro-temporelles (le moment de d&#233;clenchement de certaines actions, le temps de maintien d'un placement), des propri&#233;t&#233;s dynamiques relatives aux actions motrices qui d&#233;clenchent et soutiennent le mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En situation, certaines propri&#233;t&#233;s sont &#233;nact&#233;es et participent &#224; la construction de cette intelligibilit&#233; pratique. La description que l'entra&#238;neure P fournit verbalement &#224; la gymnaste suite &#224; sa r&#233;alisation d'un salto arri&#232;re tendu d&#233;cal&#233; en poutre (Figure 1) indique : a) une qualit&#233; topologique : &#171; &lt;i&gt;tu es haute&lt;/i&gt; &#187; ; b) une propri&#233;t&#233; g&#233;om&#233;trique : &#171; &lt;i&gt;mais tu es cass&#233;e &lt;/i&gt; &#187; en montrant avec ses mains l'angle ferm&#233; que forme son buste et sa jambe droite dans la phase a&#233;rienne (Image 2 de la Figure 1). Cette description manifeste une connaissance perceptive complexe qui coordonne la forme synth&#233;tique globale et ses caract&#233;ristiques constituantes. Ainsi, la propri&#233;t&#233; signifiante est partie du tout et repr&#233;sente ce tout, l'exprime par les relations causales dans lesquelles elle est impliqu&#233;e. En effet, les propri&#233;t&#233;s que les entra&#238;neurs connaissent pour agir aupr&#232;s des gymnastes forment un ensemble signifiant coh&#233;rent, ce qui conf&#232;re &#224; chacune la signification de la totalit&#233;. Les entra&#238;neurs peuvent alors choisir une voie d'intervention en visant la modification d'une de ces propri&#233;t&#233;s, y compris si elle n'est qu'inf&#233;r&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_7579 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;95&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.innovation-pedagogique.fr/IMG/png/biennale165.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.innovation-pedagogique.fr/local/cache-vignettes/L500xH142/biennale165-762c6.png?1649399289' width='500' height='142' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-7579 '&gt;&lt;strong&gt;Figure 1 : R&#233;alisation d'un salto arri&#232;re tendu sur poutre basse (lecture de droite &#224; gauche)
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4.3. Une construction dynamique de sens en situation&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces propri&#233;t&#233;s signifiantes sont construites dans la dynamique temporelle de la r&#233;alisation globale de l'habilet&#233;. En effet, chaque phase transitoire est impliqu&#233;e dans une relation causale historique, une logique diachronique, la qualit&#233; de la r&#233;alisation d'une phase d&#233;terminant la qualit&#233; de la phase qui lui succ&#232;de. Les entra&#238;neurs interviennent fr&#233;quemment sur les phases en amont de celle qu'ils per&#231;oivent spontan&#233;ment. S'agissant de la r&#233;alisation du salto arri&#232;re tendu d&#233;cal&#233; (Figure 1), l'entra&#238;neure P demande &#224; la gymnaste de modifier la phase pr&#233;c&#233;dente : &#171; &lt;i&gt;change la pouss&#233;e &lt;/i&gt; &#187;. Elle pr&#233;cise plus tard qu'elle attend un prolongement (propri&#233;t&#233; micro-temporelle) de l'extension du corps lors de la phase de pouss&#233;e et de d&#233;collage du corps au-dessus de la poutre. Ainsi, elle cherche &#224; transformer la forme globale du corps lors de la phase a&#233;rienne (Image 2 de la Figure 1) en &#233;vitant que la jambe droite ne vienne se fermer sur le buste et n'acc&#233;l&#232;re la rotation, rendant d&#233;licate la phase de r&#233;ception (Image 3).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'intelligibilit&#233; des r&#233;alisations repose sur une synth&#232;se, fond&#233;e sur des relations causales, qui agr&#232;ge des ph&#233;nom&#232;nes perceptifs parcellaires. Ces ph&#233;nom&#232;nes perceptifs s'affinent, se densifient au fil des tentatives de r&#233;alisation des gymnastes, dans l'empan temporel exploit&#233; pour enseigner une habilet&#233;. Ils sont &#233;mergents en situation, non d&#233;termin&#233;s a priori par des connaissances &#233;tablies. En effet, les entra&#238;neurs font l'exp&#233;rience en situation de ph&#233;nom&#232;nes perceptifs nouveaux qui alimentent alors leurs ressources cognitives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;5.	Discussion&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les significations &#233;mergentes en situation mettent en &#233;vidence des indices parcellaires du mouvement (une entit&#233; corporelle, un placement sur l'agr&#232;s, un &#233;tat tonique, etc.), des figures synth&#233;tiques (des lignes, des angles, etc.). Elles r&#233;pondent pour les entra&#238;neurs aux exigences conjointes de se rendre intelligibles des mouvements complexes, et de limiter les indications de transformation adress&#233;es aux gymnastes. Ces indices indiqu&#233;s aux gymnastes sont des focus &#233;mergents, appropri&#233;s pour les protagonistes de la situation d'enseignement-apprentissage en cours. Constitutifs du r&#233;seau empiriquement &#233;labor&#233; de relations causales synchroniques et diachroniques caract&#233;ristique des phases, ils rendent compte de mani&#232;re m&#233;tonymique&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La m&#233;tonymie est une figure de style m&#233;taphorique qui consiste &#224; mettre un (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; de la phase auxquelles ils se r&#233;f&#232;rent. En effet, lorsque les entra&#238;neurs agissent sur une propri&#233;t&#233; d'une phase, ils agissent &#233;galement sur d'autres propri&#233;t&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;mergence &lt;i&gt;in situ&lt;/i&gt; de la phase de placement comme unit&#233; d'action proc&#232;de d'une abstraction, op&#233;ration mentale qui consiste &#224; isoler une propri&#233;t&#233; d'une totalit&#233; concr&#232;te, le mouvement gymnique. Ce mouvement d'extraction d'une dimension consid&#233;r&#233;e ind&#233;pendamment de la totalit&#233; dont elle provient, rel&#232;ve d'un processus qualifi&#233; pour certains de conceptualisation (Pastr&#233;, 2011b), ou pour d'autres de typicalisation (Rosch, 1978 ; Theureau, 2004). Il correspond &#224; un processus de cat&#233;gorisation, qui ne se restreint plus aux objets naturels du monde mais concernent notamment des actions, savoirs, interpr&#233;tations (Theureau, 2004). Ce processus de cat&#233;gorisation offre une perspective sur la situation et permet aux individus de comprendre les cons&#233;quences d'&#233;v&#233;nements et d'anticiper les &#233;volutions probables de situations actuelles. Son caract&#232;re adaptatif le rapproche des invariants op&#233;ratoires d&#233;crits par Piaget (1974), puis par Vergnaud (1990) au sein de sa th&#233;orie des champs conceptuels. Contrairement &#224; Piaget, Vergnaud envisage les invariants op&#233;ratoires comme des outils sp&#233;cifiques &#224; un champ professionnel ou conceptuel. Pastr&#233; (2011a) souligne leur ancrage situationnel et leur statut d'interface entre les dimensions du r&#233;el pertinentes pour l'action et l'acteur et les propositions qu'il tient pour vraies pour guider son action. La phase de placement, en tant que syst&#232;me de propri&#233;t&#233;s, peut &#234;tre assimil&#233;e &#224; un &#171; concept pragmatique &#187;, dans la mesure o&#249; ses caract&#233;ristiques sont en congruence avec les propri&#233;t&#233;s que Pastr&#233; (2011a) lui attribue : a) le concept pragmatique a son origine dans l'action elle-m&#234;me. La notion de phase de placement n'est pas constitu&#233;e comme savoir institutionnalis&#233; ; b) pour autant, tout comme le concept pragmatique, elle poss&#232;de une dimension sociale dans la mesure o&#249; elle est partag&#233;e dans la communaut&#233; gymnique. Les entra&#238;neurs en font un usage pratique sans avoir besoin d'en &#233;noncer pr&#233;cis&#233;ment ses caract&#233;ristiques ; c) le concept pragmatique est un concept organisateur de l'action qui s'accompagne d'indicateurs permettant de fonder des diagnostics de situations. Les diagnostics des entra&#238;neurs s'appuient sur des propri&#233;t&#233;s h&#233;t&#233;roclites qu'ils assignent aux phases et qui fournissent &#224; celles-ci leur ancrage pragmatique et situ&#233;. Tout en la faisant &#233;merger, le concept de &#171; Phase de placement &#187; procure une signification particuli&#232;re &#224; la propri&#233;t&#233; identifi&#233;e. Indicateurs et concept pragmatique fonctionnent ainsi de mani&#232;re co-d&#233;termin&#233;e ou co-&#233;mergente. Cette co-d&#233;termination conf&#232;re au concept pragmatique une dualit&#233; : il est &#224; la fois tourn&#233; vers l'action (les indicateurs renvoient &#224; la variable phase de placement) et vers la cognition (la phase de placement, comme variable d&#233;termin&#233;e et d&#233;terminante (constitu&#233;e et constituante), s'inscrit dans un r&#233;seau de d&#233;termination qui constitue les ressources cognitives de l'acteur) (Pastr&#233;, 1999). Cette caract&#233;ristique de co-d&#233;termination reconnue au concept pragmatique lui permet de respecter l'enjeu, pour le concept ou type constitu&#233; pour expliquer l'organisation de l'activit&#233;, de repr&#233;senter une ressource non seulement organisatrice d'actions qui manifestent des r&#233;gularit&#233;s mais &#233;galement g&#233;n&#233;ratrices d'adaptations inventives aux circonstances (Poizat, Salini, &amp; Durand, 2013).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les entra&#238;neurs testent, de mani&#232;re syst&#233;matique, des r&#233;gulations au fil des essais des gymnastes, en les rappelant de mani&#232;re redondante ou en les r&#233;orientant. Cette intelligence du t&#226;tonnement et de la pertinence situ&#233;e caract&#233;rise celle du bricoleur. Son exp&#233;rience n'est pas livresque comme chez l'ing&#233;nieur ; elle est &lt;i&gt;intuiti personae&lt;/i&gt;, fond&#233;e sur l'observation attentive des choses et de leurs relations (Dupont-Beurier, 2006, p. 67). Elle manifeste un fonctionnement cognitif &#233;mergent entre l'acteur et la situation, qui allie une adaptabilit&#233; pragmatique fond&#233;e sur la cr&#233;ativit&#233; et le rep&#233;rage &#233;conomique de r&#233;gularit&#233;s. La cat&#233;gorie &#171; phase de placement &#187; &#233;merge au sein d'une structure conceptuelle m&#233;taphorique qui fait &#171; voir &#187; l'habilet&#233; comme un D&#233;-placement, une succession de placements corporels, que les gymnastes apprennent &#224; conduire intentionnellement. Cette structure offre des mises en relation non d&#233;terministes des propri&#233;t&#233;s typiques &#233;nact&#233;es, une disposition conceptuelle g&#233;n&#233;ratrice de nouvelles propri&#233;t&#233;s. En effet, les entra&#238;neurs sont capables d'accro&#238;tre, au fil de leurs exp&#233;riences, les propri&#233;t&#233;s qu'ils assignent aux phases. Les situations empiriques font l'objet d'une activit&#233; de conceptualisation pour et dans l'action qui les d&#233;termine selon une perspective particuli&#232;re (Pastr&#233;, 2011b). En tant qu'activit&#233;, la conceptualisation ne fige pas l'activit&#233; d'entra&#238;nement relativement &#224; des classes de situations et des concepts qui y seraient associ&#233;s. Elle offre des ressources &#224; l'&#233;mergence de configurations de situations multiples et ouvertes. L'activit&#233; et le sujet se transforment donc continuellement.&lt;/p&gt;
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		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les expressions indig&#232;nes utilis&#233;es par les entra&#238;neurs pour qualifier l'objet de leur attention ont &#233;t&#233; conserv&#233;es. Le &#171; mouvement &#187;, la &#171; r&#233;alisation &#187; d&#233;signent ainsi l'action motrice en tant qu'&#233;v&#233;nement ph&#233;nom&#233;nal pour les entra&#238;neurs, sans pr&#233;sager des significations que ces &#233;v&#233;nements acqui&#232;rent pour eux en cours d'intervention.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; On parle de r&#233;gulation lorsque la reprise A' de l'action A est modifi&#233;e par les r&#233;sultats et l'analyse de cette action A. &#187; Durand (2002, p. 197)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;La m&#233;tonymie est une figure de style m&#233;taphorique qui consiste &#224; mettre un mot &#224; la place d'un autre dont il fait entendre la signification. Dans le cas pr&#233;sent il s'agirait plus pr&#233;cis&#233;ment d'une synecdoque, par laquelle on prend la partie pour le tout dans une relation globale de causalit&#233;. C'est donc en tant que processus cognitif et pas seulement rh&#233;torique que la m&#233;tonymie est ici convoqu&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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