Innovation Pédagogique
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Formations à la vidéo numérique et nouvelles compétences. Action !

22 mars 2014 Retours d’expériences 351 visites 0 commentaire

Un article repris du blog Apprendre avec un blog, un blog pour apprendre, de Jean-Paul Moiraud, PRCE Université Lyon3 - Faculté de droit, un site sous livence CC by Nc nd

S’achemine t-on vers l’organisation des Césars de l’éducation ? J’imagine l’heureux lauréat endimanché dans son costume de cérémonie déclarer qu’il ne serait rien sans sa famille, son IPR, son chef d’établissement, son directeur de labo, son président d’Université, ses étudiants, son équipe. Qu’il ne s’y attendait vraiment pas, mentionnant qu’il sera bref dans son discours "non préparé" de 30 minutes.

Scénario fiction ? Assurément mais cela ne l’est pas complètement parce que les techniques du cinéma se sont petit à petit instillées dans notre profession. Une nouvelle compétence apparaît dans le monde éducatif, savoir dompter les techniques de l’écran. La transmission du cours reste, certes, l’objectif principal pour permettre à nos élèves et étudiants d’apprendre. Nous devons cependant aussi instrumenter notre travail en adoptant des automatismes d’autres disciplines, la vidéo en fait partie. Il est donc entendu que l’enseignement est inscrit dans la pluridisciplinarité. La pédagogie Vs les techniques de l’actor’s studio ? Probablement pas mais ne négligeons pas les compétences que nous devons (devrons) acquérir.

Une vidéo pédagogique est un acte complexe pour plusieurs raisons :

Tous les enseignants ne disposent pas d’un studio adapté aux enregistrements. Ce luxe dont sont dotés les universités (en tout cas la mienne) renvoie aux nombreuses vidéos réalisées à la maison ou dans son bureau. Il faut dans tous les cas scénariser sa vidéo c’est-à-dire :

  • Écrire son texte ;
  • L’exprimer en vidéo, ce qui signifie aller au-delà de la simple lecture ;
  • Professionnaliser le champ de vision notamment lorsque l’on est à domicile. Il s’agit de passer de l’espace personnel au cadrage scénarisé du professionnel ;
  • Gérer la fluidité du son afin de rendre, a minima, audible et a maxima intéressant le propos ;
  • Gérer l’éclairage. Si le halo de lumière, l’ombre est un thématique platonicienne intéressante, elle peut se révéler catastrophique dans une vidéo pédagogique. Comment gérer l’éclairage pour ne pas être sur-exposé ou trop souvent sous exposé ?
  • Il sera question d’image de soi aussi, j’imagine assez aisément que l’on ait pas envie de renvoyer une image trop terne à ses étudiants. Faut-il une touche de maquillage ? Quid des lunettes qui reflètent la lumière de l’écran ? La barbe de trois jours où le rasage de près ? Un vêtement qui s’accorde avec l’arrière plan…

Le paradigme de l’enseignement change de l’intime de la classe (amphi) à l’exposition du web le passage est rude. Ne devenons pas les Mary Pikford, Gloria Swanson ou autres Lillian Gish de la pédagogie.

Un ensemble de question auxquelles nous n’avons à ce jour peu de réponses. Mon expérience professionnelle est parfois faite de réussite, en matière vidéo j’ai plutôt des expériences décevantes voire piètres. Je n’ai aucune formation en techniques vidéos quand tout mon métier m’oriente vers ces techniques. Il faut que nous engagions cette réflexion sur les nouveaux contours du métier et les compétences à acquérir. Le chantier est immense, l’objectif étant de passer doucement du bricolage aux pratiques assurées.

Licence : CC by-nc-nd

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