Innovation Pédagogique
Institut Mines-Telecom

Une initiative de l'Institut Mines-Télécom avec un réseau de partenaires

Engager et personnaliser

Un article repris de https://tipes.wordpress.com/2016/02...

Un article paru sur le site TIPES


Dans mon article précédent « Un horizon à 5 ans pour l’enseignement supérieur », j’essayais d’organiser les tendances prévisibles en hiérarchisant par rapport à un système d’enseignement. Je reparcours aujourd’hui le dernier rapport «  Innovating Pedagogy » de l’Open University qui représente un travail remarquable d’analyse de l’évolution de la formation. Contrairement à l’Horizon Report, il est cumulatif dans le sens où il remet en perspective les travaux de l’année par rapport aux éditions précédentes. Il propose une grille de lecture sur l’ensemble des éditions qui est totalement centrée sur les apprentissages. Une des grandes questions posées par l’auteur principal Mike Sharples ces dernières années, a été de savoir quelles sont les pédagogies qui deviennent plus pertinentes quand on augmente le nombre de participants (en informatique on parle de passage à l’échelle). Une autre question est de savoir ce qu’on apprend mieux dans d’autres contextes. Une dernière bonne question est de se poser la place du corps et des émotions dans les apprentissages. Leur grille thématique sur les innovations pédagogiques est ainsi :

  • Passage à l’échelle
  • Connectivité
  • Réflexivité
  • Extension
  • Concrétisation (Embodiment)
  • Personnalisation

La dimension pédagogique est ainsi centrale. Et dans cette grille, les propositions de l’année 2015 sont concentrée autour de l’extension et de la personnalisation. Les 5 premières catégories ont pour objectif d’engager l’étudiant dans ses apprentissages. La dernière également, mais se concentre sur l’étudiant en tant qu’individu.

Par rapport au rapport américain, on retrouve des points qui sont abordés de manière différente. Le premier est la reconnaissance des apprentissages informels ou en situation. Comment valider des compétences qui sont acquises. C’est à la fois une question organisationnelle et dans certains contexte une question qui interroge l’analyse de données d’apprentissage que l’on peut réaliser. Quels parcours d’apprentissage proposer à chacun, si chacun est reconnu comme étant à un stade différent ? Comment évaluer ?

Ensuite, dans les deux rapports l’exploitation des données récoltées lors des apprentissages devient central pour personnaliser les apprentissages, pour évaluer tout au long de l’action, pour proposer des retours.

En termes de nouveaux objectifs de formation, il faut noter que le traitement des données devient central dans notre environnement. C’est une tendance lourde de la transition numérique. Certains affirment que cela change la manière de faire science, voire de comprendre notre environnement. Il est donc important de proposer des dispositifs qui permettent aux étudiants de manipuler des données. On retrouve de manière très claire ces questions dans le rapport « Innovating Pedagogy ». Cette année, c’est l’idée de faire de la science au travers de laboratoires distants, par exemple une observation réelle au travers d’un télescope distant. En 2013, le focus était fait autour des investigations citoyennes, une déclinaison des sciences participatives. Une tendance qui se dégage, est donc la récolte et l’exploitation des données par les étudiants eux-mêmes.

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Crédit photo : Operation The Heat Is On 30 par Anonymous9000 licence CC-by

Licence : Pas de licence spécifique (droits par défaut)

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